Archives du mot-clé Georgia Ann Muldrow

Robert Glasper (with Miles Davis) « Everything’s Beautiful » @@@@½


Directeur musical du film Miles Away, le biopic de Miles Davis avec Don Cheadle, Robert Glasper s’est imprégné de cette expérience pour livrer un album hommage au célèbre trompettiste de jazz, Everything’s Beautiful. À la carte, onze titres à l’interprétation libre et absolument savoureux.

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Georgia Ann Muldrow « A Thoughtiverse Unmarred » @@@½


Une dame qu’on apprécie beaucoup dans le milieu indépendant vient de sortir son premier album rap, Georgia Ann Muldrow. Notre grande prêtresse d’une soul libre et spirituelle change ses habitudes pendant les trente-cinq minutes de A Thoughtiverse Unmarred, opus entièrement produit par Chris Keys et édité sur le label indie n°1 actuel, Mello Music Group (hé oui encore eux).

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The Black Opera « The Great Year » @@@@


Jusqu’à maintenant, The Black Opera était un groupe de l’ombre, un collectif d’artistes sans noms ni visages qui ne vivait que pour leur art, pour la scène, pour leurs messages. Leur quatrième album The Great Year paru fin Septembre chez Mello Music Group va leur permettre de laisser la lumière les révéler.

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Mello Music Group : Mandala vol.1 « Polysonic Flows » @@@@½, Mandala vol.2 « Today’s Mathematics » @@@@


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Le label indépendant Mello Music Group a connu deux superbes millésimes consécutifs, jugez-en donc : People Hear What They See d’Oddisee, Trophies d’OC & Apollo Brown ou encore Dice Game avec Guilty Simpson pour 2012, et l’album éponyme des Ugly Heroes, The City under the City de L’Orange & Stik Figa, le premier solo d’Uptown X.O. ou encore Quelle Chris et l’album collaboratif de Gensu Dean & Planet Asia en 2013. Jamais a-t-on connu sur la Côte Est un label d’indie hip-hop nous gratifiant d’autant de sorties de cette qualité depuis… Rawkus Records.

Pour commencer en beauté un cru 2014 qui s’annonce riche (ça parle d’un nouvel album des Diamond District et d’un projet commun entre Rapper Big Pooh et le producteur Nottz), MMG (à ne pas confondre avec la concession de Miami) plante le décor avec non pas une, mais deux nouvelles compilations Mandala (« cercle » en sanscrit, NdR) : Polysonic Flows et Todays’s Mathematics.

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Dudley Perkins « Dr Stokley » @@@@


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Le chanteur et rappeur Dudley Perkins a livré à l’Automne son cinquième album Dr Stockley sous son véritable nom, ce qui porte son nombre de LP à 15 (environ) en comptant les albums sortis avec son alias Declaime et les autres projets de sa structure indé SomeOthaShip. Sauf que celui-ci est édité ni chez lui, ni chez Stones Throw, mais sur le label hip-hop indie qui monte, à savoir Mello Music Group.

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Georgia Ann Muldrow « Seeds » @@@@


Seeds est le premier album de Georgia Ann Muldrow dont elle n’assure pas la production. Cette artiste solo très polyvalente et créative s’en est remise cette fois entièrement au fertile Madlib pour faire germer ses idées.

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Mello Music Group « Self Sacrifice » @@@@


Les initiales MMG ne signifient pas que Maybach Music Group, le label de Rozay, elles sont aussi celles de Mosley Music Group, label de Timbaland, et Mello Music Group, un label indépendant qui regroupe des membres du crew Low Budget et d’autres  jeunes MCs/producteurs très talentueux comme Georgia Ann Muldrow, Finale, Has-Lo, Sean Born, Apollo Brown. Self Sacrifice est la seconde compilation du label après Helpless Dreamer en 2010.

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M.E.D. « Classic » @@@@½


Définition du mot ‘classique’ dans le rap en 2011 : terme abusé et galvaudé depuis plusieurs années par bon nombre de rappeurs vaniteux en pleine promotion de leurs nouvelles sorties.
Avant que ça ne devienne un non-sens, le terme référentiel de ‘classique’ était une distinction majeure, la reconnaissance de l’immense valeur artistique d’un album par le public et les critiques. Usuellement, on dit d’un album que c’est un classique parce qu’il a marqué les esprits lors de sa sortie (à grande ou petite échelle) et cette considération, ce caractère culte durable et unanime rend cette pièce incontournable au sein d’un genre musical et même en dehors. Un classique, quel qu’il soit, a une portée culturelle et historique.
Histoire de remettre les pendules à l’heure, le rappeur M.E.D. donne sa version d’un Classic estampillé Stones Throw.
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Erykah Badu « New AmErykah part two : Return of the Ankh » @@@@½


Une femme sait se faire attendre. Erykah nous a fait languir deux longues années depuis 4th World War (lire la chronique), avec cette promesse d’une suite : Return of the Ankh (Control Freaq Records/ Universal Motown). C’est-à-dire que durant ce hiatus, notre déesse de la NuSoul a mis au monde son troisième enfant, fruit de son union avec Jay Electronica.

Quant aux adeptes du baduisme, ils trouveront de la nourriture pour leurs esprits avec cette offrande divine, en commençant par la contemplation des détails de l’illustration de son livret entre psychédélisme, symbolisme et vieille SF, sur laquelle Erykah Badu est une androïde en cours d’émancipation.

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Mos Def « The Ecstatic » @@@


Bon, bon, bon… doucement. Avant d’écouter quoi que ce soit, je lis sur HipHopDX que The Ecstatic est le meilleur album de Mos Def depuis Black On Both Side, Big Ad sur MSN m’avait confirmé cet avis très favorable. Autre part, sur le blog SoulBrothaMusic (si je me souviens bien), je lis que Mos Def s’est encore planté avec un album presqu’aussi mal fini que True Magic. Stop l’agitation, temps de réflexion.

Il est vrai que le goût d’inachevé de True Magic nous était resté en travers de la gorge, pourtant je l’ai gardé chez moi ce disque, malgré son aspect de CD jetable. Parce que j’aime beaucoup Mos Def qu’il soit rappeur ou acteur (S’il vous plaît, Rembobinez de Michel Gondry est un petit chef d’oeuvre). Cependant il était hors de questions que Mos Def resalope un album après ce qu’il nous a pondu la fois dernière. Oh non… Et ben si.

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PPP « Abundance Official Mixtape » @@@@


abundance-mixtape-cover-design-by-waajeedPPP, trois lettres répétées qui signifient Platinum Pied Pipers, duo de producteurs venant de Detroit, Waajeed et Saadiq. Cela fait des mois que le cercle très fermé d’adeptes de la scène hip-hop/soul du 313 surveillent de très près la sortie imminente de Abundance, titre de leur second album à paraître fin Janvier 2009 aux US chez Ubiquity. En guise d’apéritif dînatoire (vu la consistance), cette mixtape officielle hostée – pour franciser le terme – par Waajeed, contenant moult remixes d’extraits appartenant à leur premier LP Triple P datant de 2005 (que je recommande chaudement à tous les amoureux de Soul Hop made in Detroit) et des exclusivités bien sûr, apportant un avant-goût du plat de résistance à suivre en Abundance

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Madlib The Beat Konducta « WLIB AM: The King of the Wigflip » @@@1/2


Pete Rock, Jay Dee/J Dilla, Will.I.Am, Marley Marl, DJ Jazzy Jeff, King Britt, DJ Spinna, Foreign Exchange, Nicolay, Clutch Player, DJ Vadim… Il y en a eu des producteurs, méconnus ou illustres, européens ou américains, qui se sont succédés chez le label anglais BBE Records.

Dernier arrivant et pas des moindres, Otis Jackson Jr alias Madlib, connu aussi sous les alias The Beat Konducta a.k.a. Quasimoto ; Madlib, un crate-digger de génie, producteur féru de soul, jazz et musique du monde, et par-dessus tout, un acteur immanquable de la scène indie alternative, reconnu également en ‘major level’ pour ses travaux pour Ghostface, Talib Kweli et Nu AmErykah d’Erykah Badu. Et pour la première fois de sa carrière, le voilà qu’il livre un album portant le tampon BBE et l’écusson Beat Generation (gage de qualité premium), WLIB AM: King of the Wigflip. 

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Erykah Badu « New AmErykah Part One : 4th World War » @@@@


À tous les baduistes de la Terre, la reine mère Erykah arrive avec une missive pour éveiller les consciences endormies de son peuple de New Amerykah. Une nouvelle Erykah Badu, une nouvelle musique soul, une œuvre afro-américaine corps et âme dont voici la première partie sous-titrée 4th World War. Ce thème fort à méditer sert à dépeindre le vrai visage de l’Amérique moderne sous des traits sombres et ensanglantés, pointant du doigt ses plaies ouvertes par le système qui oppresse les minorités de descendants d’immigrés africains, maintenus en esclavage dans les ghettos des Etats-Unis de notre 21e siècle.

Retour en arrière pour commencer l’opus, vers les années 70, dans les années Blaxploitation. Malcom X, Martin Luther King, les Black Panthers, Jimi Hendrix,… la révolution était en marche, le rêve d’un métissage culturel, le combat contre le racisme étaient en route. « AmErykahn Promise » (réprise du morceau du même du groupe RAMP produit par l’illustre Roy Ayers) part de cette racine, de l’espoir de cette ère nouvelle, dans laquelle Erykah est née et a grandit, de cette époque pas si ‘peace & love’ pendant laquelle les communautés black ont lancé des affronts dans la volonté d’améliorer leur existence et leurs droits. « Je t’aimerai œil pour œil, dent pour dent (trad) » lance-t-elle dans ce flashback musical qui rappelle un moment clé de cette lutte pour la liberté. Trente ans plus tard, l’aube de ce rêve américain se trouve sous les ruines des archives de l’histoire, le combat continue encore sous une autre forme même si certaines choses se sont améliorées, en façade.

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Wildchild « Jack of all Trades », « Intellectual Intellect » @@@@


Il y a une vie après les Lootpack. Après les innombrables coups de génie du producteur Madlib (qu’on ne présente plus), Wildchild le MC a vécu ces dernières années au travers d’apparitions sur les divers projets de chez Stones Throw et des maxis réservés aux spécialistes. Mais les assidus qui suivent l’actualité du label californien et les artistes qui y gravitent autour attendaient tranquillement ce Jack Of All Trades (On The Corner/Nocturne), qui cache une surprise pour nous européens : un second opus bonus, Intellectual Intellect. Cool !!!
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Sa-Ra « The Hollywood Recordings » @@@@½


Les Sa-Ra Creative Partners, c’est une formation californienne composée de Om’Mas Keith, Shafiq Husayn et Taz Arnold, tous trois musiciens/producteurs/interprètes géniaux qui ne font rien comme personne dans la Voie Lactée. Ces hipsters en puissance au look rococo ultra-classos ont été pour moi ZE sensécheune de l’année 2007 avec leur premier LP Hollywood Recordings chez Babygrande. Peu de gens ont entendu parler de ces extra-terrestres hip-hop qui ont l’air d’avoir débarqué du XVIIe siècle avant que Kanye West les signe sur G.O.O.D Music. Hélas ou tant mieux, Sony-BMG absorbe le label de Kanye et les Sa-Ra redeviennent indépendants.

Comment décrire cet OVNI… Une rencontre entre George Clinton et Jay Dee répartie en trois entités, un Hip Hop d’un genre nouveau qui touille funkadelic et Soul psychélique avec cette attitude anti-conformiste que l’on retrouve chez les Outkast, et bien sûr cette touche très spécifique des Sa-Ra, que ce soit au niveau des chants ou des sonorités « electro-kitschic ».

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