Archives du mot-clé Robert Glasper

Terrace Martin presents the Pollyseeds « Sounds Of Crenshaw Vol. 1 » @@@@


Au début, Terrace Martin était connu pour n’être qu’un simple producteur westcoast comme les autres, léguant ses travaux pour des grands noms comme Snoop Dogg, 9th Wonder, Murs, Kendrick Lamar… C’est avec son superbe projet perso 3ChordFold qu’on a réellement mesuré son immense talent de musicien/auteur/producteur, de sa vision de la musique. Son travail aura été salué une fois que le grand public l’a découvert pour sa participation significative sur To Pimp a Butterfly de Kendrick. Fort de cette estime grandissante, il sort son projet Velvet Portraits sur son label tout neuf, Sounds of Crenshaw Records. C’est le nom du premier volume de cet album des Pollyseeds, le groupe qu’il vient de former.

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Karriem Riggins « Headnod Suite » @@@@


Karriem Riggins n’est pas du genre producteur superstar, très loin de là, et pourtant il a collaboré avec beaucoup d’entre eux, de stars du hip-hop et de la soul, et pas que. Jugez-en un peu, ce vieil ami de J Dilla a joué de la batterie ou créé des beats pour Madlib, Roy Hargrove, Slum Village, Erykah Badu, Paul McCartney (ne cherchez pas d’intrus), Elzhi, Kaytranada, Kanye West et récemment, il a été le maître d’oeuvre du dernier bijou de Common, Black America Again. Voilà pour la remise à jour du résumé de ses collaborations.

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SYD « Fin » @@@@½


Elle détenait depuis plusieurs semaines ce qui pourrait bien être, sans vouloir trop s’avancer, le meilleur album soul/r&b de l’an 2017, ce qui rendait tout le monde excité d’impatience. Elle en est navrée pour vous madame Kehlani, navrée aussi pour toi l’ami Matt Martians qui l’a doublée d’une semaine avec ta très bonne sortie solo, navrée de vous éclipser de la sorte. Mais pas désolé. Elle, la personne dont il est question, c’est la chanteuse/auteure/compositrice/DJ star du groupe The Internet : Sydney Bennett, que l’on a d’abord connue comme Syd the Kyd au sein des Odd Future, et maintenant Syd tout simplement. Avec les multiples sens que l’on peut attribuer au titre de ce premier essai en major, Fin n’est qu’un début.

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Omar « Love in Beats » @@@@


Ce cher Omar Lye-Fook, qu’on appelle communément et simplement par son nom de scène Omar, sort pour la St Valentin son second album sur la structure Freestyle Records, baptisé Love in Beats. Pourquoi pas, l’indépendance. Quand on réalise que Omar Lye Fooks a démarré sa carrière d’artiste voilà 27 ans, qu’il a côtoyé les meilleurs comme les plus grands artistes soul, r&b et hip-hop de la planète (Stevie Wonder, Common, Angie Stone, les français de Hocus Pocus, Guru des Gangstarr, Lamont Dozier…), plus une décoration en tant que que membre du Most Excellent Order of the British Empire, son statut de légende urbaine de la scène soul britannique lui suffit, tant que sa musique reste de la mousse au chocolat.

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Common « Black America Again » @@@@½


Les élections américains du 8 novembre 2016 ont été annonciatrices de lendemains difficiles pour les communautés noires et hispaniques aux Etats-Unis. Barack Obama, premier président noir, donnera son siège du bureau ovale à un milliardaire septuagénaire xénophobe et sexiste, pro-arme, pro-vie, adoubé par le KKK, désavoué par son propre camp républicain et sans expérience du monde politique. Certains artistes, comme A Tribe Called Quest qui fait son grand retour, ont senti le vent tourner dans la mauvaise direction. Common, le vétéran de Chicago, ne faillit pas à l’appel et se dresse avec un onzième album plus soul et revendicatif que jamais.

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Robert Glasper (with Miles Davis) « Everything’s Beautiful » @@@@½


Directeur musical du film Miles Away, le biopic de Miles Davis avec Don Cheadle, Robert Glasper s’est imprégné de cette expérience pour livrer un album hommage au célèbre trompettiste de jazz, Everything’s Beautiful. À la carte, onze titres à l’interprétation libre et absolument savoureux.

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Kendrick Lamar « untitled unmastered » @@@@


Sortir des albums de nulle part en prévenant une semaine maximum à l’avance, ou bien carrément sans prévenir du tout, commence à devenir une habitude dans l’industrie musicale. Mais l’effet de surprise est toujours réel. C’est le coup de poker que la structure Top Dawg Entertainment a tenté en livrant un mini-album de démos (ou ‘leftover’) de Kendrick Lamar, logiquement intitulé untitled unmastered. On peut voir ça aussi comme un cadeau suite à sa récompense du Grammy Award du meilleur album rap avec To Pimp a Butterfly.

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Kendrick Lamar « To Pimp a Butterfly » @@@@@


Aout 2013, le couplet de Kendrick Lamar sur « Control » de Big Sean crée un énorme séisme qui a secoué tout le rap américain comme cela n’est pas arrivé depuis très longtemps. Son but : devenir le numéro 1, en se couronnant lui-même Roi de la Côte Est. Culotté, sans parler du name-dropping, suscitant des réactions de toute part. Et après, « que de la gueule » ? Détrompez-vous, To Pimp a Butterfly est l’oeuvre d’un artiste qui a les épaules d’un leader-né, une oeuvre plus Noire qu’il n’y parait. Il n’y a qu’à regarder la pochette renversante de l’album pour le comprendre.

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Vous ne prendrez pas sa liberté de penser…

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Il est encore difficile de prendre la mesure une semaine après sa sortie -avancée d’une semaine- du potentiel immense de ce second album en major de K dot, et il faudra bien plusieurs mois, voire plusieurs années pour se rendre compte de son impact, déjà très important, à tous les niveaux, culturel comme commercial en battant des records de lecture en streaming notamment. Ce qui est certain, c’est que le rappeur de Compton est parti dans une dimension bien plus vaste, musicalement comme sur le plan socio-politique. L’idée de To Pimp a Butterfly a germé après la sortie Good Kid, m.A.A.d. City qui l’a propulsé comme le prince incontesté de la Westcoast. Le succès à gérer, la pression qui devient plus écrasante, puis le contexte très tendu aux Etats-Unis avec ces bavures policières envers des afro-américains qui ont embrasé les rues comme les esprits de toute une communauté, parallèlement à une résurgence de l’histoire de l’esclavage.

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On perçoit un début de réponse à la formule « To pimp a butterfly » dès le premier morceau « Wesley’s Theory » (en référence à l’acteur Wesley Snipes inculpé pour évasion fiscale), lorsque raisonne un sample de soul « every nigger is a star ». Kendrick Lamar porte sa vision de l’industrie du divertissement qui fait miroiter monts et merveilles pour l’attirer et mieux l’influencer, le système qui lui répond dans le second couplet. Entre les deux versets, les bons conseils de son mentor Dr Dre lui viennent en aide. Kendrick Lamar expliquera à la fin du disque le sens de cet album, de la formule « to pimp a butterfly », par le fait que le système veuille détourner le talent d’artistes afro-américains, vu métaphoriquement comme un papillon. Je reviendrai plus tard sur ce dernier track « Mortal Man« , parce qu’il se passe franchement quelque chose d’incroyablement surréaliste et hautement symbolique sur ce morceau.

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Comme pour GKMC, To Pimp a Butterfly suit un ou plusieurs fils conducteurs, avec des thèmes récurrents pour apporter une cohérence et de la matière à ses propos. Sur Good Kid m.A.A.d. City, c’était les tribulations d’un adolescent avec ses homies, sa vie au milieu des gangs et sa copine Sherane. Ici la coqueluche d’Aftermath raconte le parcours et les conflits intérieurs qu’il a connu pour ne pas être tenté par le diable, ses excès et ses tentations. En parallèle, il entame un texte qu’il complète au fur et à mesure, utilisant un temps de parole dans les dernières secondes de certaines pistes, et dont les premiers mots qui reviennent sont « I remember you was conflicted, misusing your influence… » On ne connaîtra que le texte entier tout à la fin aussi, un texte qui résume parfaitement son récent vécu et son état d’esprit, ce après le morceau « Mortal Man« . Le rappeur fait aussi référence à Lucy (sur « For Sale?« ), une personnification de Lucifer. Mais avant d’aller plus loin, Kendrick Lamar ré-affirme son statut de roi à qui on veut couper les jambes sur « King Kunta » (en référence à l’esclave Kunta Kinte qui a fini un pied coupé) avec ces vers :

« I made it past 25 and there I was/ A little nappy headed nigga with the world behind him/ Life ain’t shit but a fat vagina/ Screamin’ « Annie are you ok? Annie are you ok? »/Limo tinted with the gold plates/Straight from the bottom, this the belly of the beast/From a peasant to a prince to a motherfuckin’ king »

Petit à petit le californien se retrouve confronté aux péchés et aux démons qu’entraînent cette sensation de pouvoir sur « Institutionalized » et ce que cela implique d’un point de vue psychologique lorsque la conscience s’en mêle sur « These Walls« , pour qu’au final cette ivresse lui fasse tourner la tête et sombrer dans l’alcool et la dépression sur « u« . Le rappeur termine des rimes aux larmes quand sa conscience (moment où il prend une voix bizarre) s’adresse à lui, comme c’était le cas sur « Swimming Pools« . « Alright » arrive à pic pour repositiver quand la fameuse Lucy vient s’adresser à lui sur « For Sale? » et tenter de corrompre son âme à nouveau. C’est là que Kendrick Lamar décide de se ressourcer et rentrer chez lui (« Momma« ) pour retrouver les pieds sur terre.

La suite devient encore plus intéressante, le rappeur a ouvert en grand ses champs de perception. « Hood Politics » constitue une critique envers les rap listeners et leur mentalité, avec ces brillants analogismes, et néologismes, que sont les Democrips et les Rebloodicans, en référence aux deux gangs de L.A.. On retient particulièrement cette phrase énervée qui rend hommage à la moitié des Run The Jewels « Critics want to mention that they miss when hip hop was rapin/ Motherfucker if you did, then Killer Mike would be platinum », avant de menacer quelques rimes plus loin « I’m the only nigga next to Snoop that can push the button ». Il évoque ensuite sur « Complexion (Zulu Love) » un sujet de prédilection de rappeurs dits « conscients » et engagés, à savoir la couleur de peau, avec pour finir un superbe couplet de la rappeuse Rapsody, la seule et unique personne habilité à poser un couplet sur tout To Pimp a Butterfly, si on exclut l’apparition du doggfather Snoop Dogg sur « Instutionalized« . Il démontre sur « How Much Cost a Dollar » aussi qu’en tant que storyteller, il peut narrer des fictions inspirées de la réalité d’un personnage tiers. Mais c’est bien « The Blacker the Berry » le morceau rap le plus sombre de Kendrick Lamar. Servi par une prod très lourde signée Boi-1da (et une apparition non-créditée du chanteur ragga Assassin), le nouveau Roi débute ses couplets par « I’m the biggest hypocrite of 2015 » avant d’entamer un texte sur la haine raciale et ces ressentiments très enfouis. Tout le contraire du titre qui suit, « i« , le single radio où Kendrick Lamar affiche sa fierté pour sa communauté sur un sample des Isley Brothers. Il y scande le terme de « negus », définition de « empereur noir » en éthiopien, pour ne plus dénigrer le N-word.

C’est là qu’on arrive à « Mortal Man« . Kendrick Lamar termine son texte et termine sur un dialogue social et politique avec… Tupac Shakur, aussi réaliste que la dernière apparition publique de son fantôme holographique à Coachella en 2013.

 

 

…ni de créer

Puis on repasse à la piste 1, on réécoute, on capte les éléments qu’on n’a pas encore saisi, les détails, et arrivé en bout de piste 16, repeat. Cette fois pour faire le tour des productions, gérées par un cercle très fermé de producteurs de la maison TDE (comme Sounwave et Tae Beast), de musiciens hyper-talentueux et autres artistes les plus doués de leur génération. C’est déjà le choc des générations sur le premier morceau, quand le père de P-Funk George Clinton prête sa voix sur un instrumental co-signé par Flying Lotus. La musique Funk retrouve le vent en poupe ces mois-ci et quelle soit ‘P’ ou ‘G’, elle imprègne chaque recoin de l’album. To Pimp a Butterfly demeure un album de rap californien avant tout, il en possède les gènes. Il y en a sur « King Kunta« , à travers de sample de DJ Quik (tiré de « Get Nikked » de Mausberg) jusque « i » avec ce riff emprunté aux Isley Brothers (samplé pour la première fois en 89 par les Beastie Boys sur « B-Boy bouillabaisse« ).

Pas de gangsta-rap, ni de trap. Kendrick Lamar s’est entouré d’une équipe de musiciens et chanteurs qui savent admirablement expérimenter les mélanges entre Nu soul et musique Hip-Hop, à savoir Terrace Martin (dont le saxophone est quasi omniprésent sur l’album), Stephen « Thundercat » Bruner qui donne de la basse et sa voix, Taz Arnold des Sa-Ra Creative Partners (Talib Kweli, John Legend, Erykah Badu, Pharoahe Monch…), Bilal, Anna Wise, James Fauntleroy et même Robert Glasper qui illumine l’outro de « Blacker the Berry« . C’est cet orchestre idéal, de noms qui se connaissent mutuellement dans le milieu, qui apporte ces savoureuses saveurs de nu soul et jazz à To Pimp a Butterfly. On retrouve même de l’afro-beat sur l’outro de « Momma« , c’est à se demander si on navigue toujours dans le symbolisme.

Et Dr Dre ? Son nom n’apparaît qu’en tant que producteur exécutif, et sa voix sur « Wesley’s Theory« . Tous les titres sont pratiquement mixés par Ali. Les rumeurs racontent qu’il se cache sous l’alias DragonLove (crédité sur « How Much Cost a Dollar » et le très agréable « You Ain’t Gotta Lie« ), et c’est le producteur Sounwave qui l’aurait sous-entendu sur Twitter. Il faut avouer que le beat de « How Much Cost a Dollar » a mis la puce à l’oreille, on perçoit clairement la signature du docteur. Pourquoi utiliser un autre surnom ? Pour éviter les critiques ? Et puis pourquoi pas, après tout d’autres grands artistes l’ont fait, notamment Stevie Wonder qui avait employé le surnom El Toro Negro sur Perfect Angel de Minnie Ripperton. Le seul super-producteur qui participe à l’album n’est autre que Pharrell Williams (« Alright« ), tout l’inverse de Knxwledge, un artisan du hip-hop alternatif mais pas moins réputé. Et le légendaire Pete Rock est bel et bien impliqué, il s’occupe des scratches sur « Complexion« . Kendrick Lamar est le directeur artistique à bord, c’est écrit d’ailleurs.

 

En faisant la synthèse de To Pimp a Butterfly, musicale comme thématique, cet album s’intègre dans la lignée d’oeuvres nu soul très pro-Black dans l’âme, récentes comme Black Messiah de D’Angelo, undun des Roots, les deux volets New AmErykah d’Erykah Badu, comme lointaines, on pense à Like Water for Chocolate de Common ou encore Me Against the World de 2Pac, album qui fête ses 20 ans ce mois de Mars 2015. Ce ne sera pas nécessairement le meilleur des albums rap des mois passés ou à venir, mais sûrement le plus important, suffisamment pour remporter un Grammy Award l’an prochain. Si cela n’arrive pas, je mange mon chapeau.

Taylor McFerrin « Early Riser » @@@@@


Taylor-McFerrin-Early-Riser

Chez les McFerrin, on connaît surtout Bobby, l’auteur cette chanson culte du jazz-vocal « Don’t Worry Be Happy« . Maintenant on pourra compter sur son fils Taylor qui publie chez Brainfeeder un superbe premier essai, Early Riser.

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The Robert Glasper Experiment « Black Radio 2 » [Deluxe edition] @@@@


Au-delà de critiques très favorables, le premier volume Black Radio du Robert Glasper Experiment avait permis de redonner un gain d’intérêt à la Nusoul avec un projet rassemblant un éventail d’artistes liés de près ou de loin à ce mouvement musical, comme ce que faisait Roy Hargrove à l’époque avec RH Factor. Maintenant que le pianiste Robert Glasper possède le témoin bien en main, il aborde cette suite avec l’idée d’en faire plus, en regroupant un parterre de chanteurs – et rappeurs! – prestigieux. Encore plus si vous optez pour l’édition deluxe.

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Black Milk « No Poison No Paradise » @@@@@


Dans la liste déjà conséquente des « meilleurs albums rap de l’année 2013 », veuillez noter celui-ci : Black Milk No Poison No Paradise (Computer Ugly/Fat Beats Records). Le rappeur/producteur de Detroit s’est fait très discret ces derniers temps, pour mieux rebondir avec un quatrième LP très travaillé et différent de ce qu’il a pu faire auparavant, de la pochette à la note de clavier.

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Terrace Martin « 3ChordFold » @@@@½


On a d’abord connu Terrace Martin en tant que producteur. Depuis 2006, beaucoup de rappeurs westcoast ont fait appel à ses talents, Snoop Dogg, Murs (avec qui il a sorti l’album commun Melrose Place), Jay Rock, le Strong Arm Steady ou encore Kendrick Lamar sur Section.80 et Good Kid, m.A.A.d. City. En parallèle de ces graines qu’il a semé, il développe ses talents de compositeur et multi-instrumentiste en laissant bourgeonner une série d’EP (le dernier étant The 4 Luv Suite) et réalise une apparition remarquée sur Wonder Years de 9th Wonder, faisant des merveilles au saxophone. 3ChordFold est le premier fruit gorgé de soleil, juteux, frais et parfumé qui vient de tomber de l’arbre.

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Robert Glasper Experiment « Black Radio » @@@@


Comme le trompetiste Roy Hargrove, Robert Glasper fait partie de ces musiciens qui ont oeuvré autour des années 2000 au mouvement Soulquarian, cette mouvance réunissant hip-hop et néosoul. Il a travaillé aux côtés de Common, Erykah Badu, J Dilla mais aussi Meshell Ndeogecello, Maxwell, Q-Tip et Kanye West. Accompagné de sa propre formation The Robert Glasper Experiment, le pianiste, qui joue aussi du Fender Rhodes, revient avec Black Radio, son cinquième album paraissant chez le prestigieux label jazz Blue Note.

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