Dogg Pound « Keep on Ridin' » @@@


Je crois avoir loupé un wagon avec le DPG. Je m’étais arrêté à leur album Dogg Chit et là, à mon grand étonnement, je viens de m’apercevoir qu’ils ont sorti fin 2009 That Was Then, This Is Now. Zut alors. C’est passé alors, mais alors très inaperçu par chez nous. Paraît-il que cet LP n’avait rien d’officiel (vous savez les rumeurs hein…). Il était question que leur prochain album se nomme Westcoast Aftershocc, c’est ce qui était écrit dans le livret de Dogg Chit.

Finalement non, c’est bien 100 Wayz qui est disponible en import depuis Août 2010. Mais quelques semaines avant 100 Wayz est sorti un autre disque, Keep On Ridin’, chez Gangsta Advisory, le label de Daz Dillinger. Entre temps je n’ai pas pu écouter les derniers solos de Daz (Public Enemies) et le Kurupt (Streetlights). Bon ben je vais essayer de me rattraper le temps perdu avec cette livraison, tant qu’à faire.

Keep On Ridin’ commence sur un air de déjà-vu… un beat qui ressemble à « Addictive » de Truth Hurts. Dans l’ordre Bad Lucc, Daz, Damani, Problem, Soopafly et Kurupt se passent le mic pour représenter sur « We Da West », Snoop marmonnant juste quelques paroles pour appuyer sa présence avec ses protégés. Evidemment que ça fait plaisir d’entendre des types comme Butch Cassidy (« Keep On Ridin’ »), même si on aurait préféré de loin Nate Dogg. Le rap game n’est plus le même depuis qu’il ne chante plus les refrains, il nous manque. Les choses ont tellement changé en dix ans, qu’écouter Snoop Dogg – dont l’image de gangsta rappeur paraît si lointaine – sur des instrus westcoast traditionnels on va dire (on reconnaît la patte de Daz et Soopafly à la prod) provoque un semblant de nostalgie.

Mais Daz et Young Gotti, et tout le DPGC, ne lâchent pas le morceau, ils persistent à faire perdurer ce gangsta rap californien qui a bercé notre adolescence comme avec le bassy « All Nite ». En s’actualisant bien sûr, nous sommes en 2010. Pour pas ne refaire tout à fait ce qui a été fait avant, Soopafly et Daz cherchent de nouvelles sonorités et les idées dans ce flot de sons souvent doucereux (« Leave a Message », « If U Want Me 2 Stay », « Real Wit Cha »). Mention archi-mauvais en ce qui concerne « My Coopdeville » pour le beat signé Bangladesh.

Cet album pour rouler tient la route, mais, voilà tout ce qu’il reste du gangsta rap westcoast? Cette pensée a traversé mon esprit jusqu’à ce que Snoop dise dans le dernier morceau (« Don’t Give a Fucc »), dans le blabla de l’outro, qu’il s’agit en réalité d’une mixtape… Aaaaah d’accooooord… tout s’explique ! C’est pour ça que c’est pas si terrible, je comprends mieux… Cela veut dire qu’il y aura mieux après alors ? À voir.

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