Archives du mot-clé Best Kept Secret

SZA « Ctrl » @@@@


Si SZA a bien appris une chose au sein de l’équipe TDE, la team de choc de Kendrick Lamar, ScHoolboy Q et consorts, c’est que la patience est une vertu. Des mois que la jeune chanteuse de 26 ans trouvait que ça ramait trop pour sortir ce premier album studio, se connectant sur Twitter pour partager son mécontentent en 140 caractères jusqu’à menacer de rage quit l’industrie du disque, ce à quoi répondait Punch, son boss, que tout était tout était sous contrôle afin tempérer notre artiste.

Fin de l’atermoiement, Crtl est maintenant prêt à se télécharger en format numérique sur vos disques dur, les enceintes ou écouteurs branchés sur ‘output’. Merci de cliquer sur ‘Lire la suite’ si vous lisez depuis la page principale du site.

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Wale « The Album About Nothing » @@


Pour son quatrième album (hé oui que le temps passe vite), le washingtonien Wale a tenu à faire un clin d’oeil à sa Mixtape About Nothing qui l’a fait connaître en 2008 (suivi plus tard de la suite More About Nothing) et décliner le concept en album. Lui, comme Drake, Kid Cudi, J.Cole, Big K.R.I.T. et bien sûr Kendrick Lamar, a fait partie de cette première génération de rappeurs qui autour de 2010 a commencé par gagner leur popularité sur Internet avec des mixtapes téléchargeables sans dépenser le sou avant de capitaliser dans l’industrie du disque. L’ironie voudra que cet Album About Nothing nous rende nostalgique de cette période pas si lointaine.

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Teyana Taylor « VII » [deluxe edition] @@@@


Vous ne connaissez pas Teyana Taylor? Googlez-là et vous verrez que cette jeune chanteuse harlémite n’est pas née de la dernière pluie. Elle n’a qu’à peine 16-17 ans quand elle signe chez Star Trak et débute avec le single « Google Me » au début de l’année 2008, qui n’était pas aussi viral qu’attendu. N’étant donc pas dans les priorités de chez Interscope, Teyana passe au petit et au grand écran (Stomp The Yard 1 et 2) et sort en parallèle de sa carrière d’actrice une mixtape en 2009 From a Planet Called Harlem, histoire de rappeler à sa major que -allooooo- elle est aussi chanteuse de r&b.

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Skyzoo « A Dream Deferred » @@@½


Skyzoo, l’un des plus brillants lyricistes de sa génération nous gratifie d’un album sophomore, The Dream Deferred. Le natif de Brooklyn découvert par 9th Wonder poursuit son émancipation en tant que MC ainsi que son indépendance vis-à-vis de Jamla Records, en fondant notamment son propre label The Faculty sous l’égide de Duck Down Records. Arrivera-t-il à trouver ses nouvelles marques ?

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Schoolboy Q « Habits & Contradictions » @@@½


Après Jay Rock et Kendrick Lamar, au tour du Black Hippy Schoolboy Q de faire ses preuves avec Habits & Contradictions, son second album digital. Parce que comme eux et ses collègues du label Top Dawg Entertainment comme les Pac Div, il fait partie de ces nouvelles sensations de la westcoast sur lesquelles on compte pour les dix prochaines années.

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Soopafly « Best Kept Secret » @@@@


Un des producteurs de l’ombre du gangsta-rap westcoast revient avec le très ambitieux Best Kept Secret. Ce titre n’est pas usurpé quand il est question de Soopafly. Collaborateur de longue date de Dr Dre (il était son claviériste dans les années 90) et producteur pour Snoop Dogg depuis Tha Doggfather, il rejoint la Dogg Pound Gangsta Clique pour livrer des beats carabinés et profite pour se mettre à rapper parmi la meute de chiens. Dix ans après la sortie de son premier album solo Dat Whoopty Whoop, Soopafly est toujours dans le coup et ce nouvel album le prouve.

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Chris Barz « Class[Sickz] Out The Dark » @@@@½


La date est celle du 25/12/2009. Sorry pour le cadeau de Noël en retard, j’ai mis du temps avant de me décider à télécharger ce free album. Vous allez me dire « encore un ?!? », je sais, je regarde tout comme vous le flux incessant d’albums gratuits de jeunes rappeurs qui fleurissent partout sur Internet et dont la plupart sont parfois meilleurs que 90% des sorties actuelles. Il a fallu que je fasse une sélection affinée afin de ne diffuser que mes coups de <3 car il m’est humainement impossible de tout passer en revue.

Après Dom Kennedy, KJ et X.O., la dernière petite trouvaille, c’est Chris Barz (symbolisé « x||z »), que j’ai déniché sur le blog de No’, Ekiemag.com (une caverne d’Ali Baba pour mélomanes). Cet LP sans prix d’achat, nommé Class[Sickz] Out The Dark, est produit par les Best Kept Secret (Wale, Rhymefest, Skyzoo et Little Brother), un duo de producteurs à suivre de très près. Inutile de préciser que je vous recommande vivement de l’importer sans tarder.

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Wale « Attention Deficit » @@@@


Après Asher Roth, Kid Cudi et Drake, au tour de Wale de faire son entrée dans la cour des grands avec Attention: Deficit. Originaire de Washington et révélé très tôt par son street-hit « W.A.L.E.D.A.N.C.E. » aux MTV VMA 2007, il tape dans l’oeil de Mark Ronson (producteur de Rhymefest et Amy Winehouse) cette même année lorsqu’il lui propose de participer au remix de « Smile » de Lily Allen. Conséquence il signe sur AllIDo Records. Mais ça aurait très bien pu être Roc Nation, pour qui son pote Young Chris a joué les intermédiaires.

Ce sont les mixtapes qui ont surtout fait le buzz de ce rookie et sa reconnaissance croissante ne lui ont pas fait perdre les pédales, la preuve : ses dernières tapes Mixtape about Nothing et Back to the Feature [cliquez ici] sont de très bonne facture. Mais je sais par expérience que l’enthousiasme provoqué par la qualité des mixtapes peut très vite se transformer en désillusion une fois l’épreuve du premier album tombée. En ce qui concerne Wale, il a réussi son examen de passage.

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Skyzoo « The Salvation » @@@@½


Paris, 2049. La culture neo-hiptronic bat son plein avec des artistes comme S.Carter Jr et Pr Dre (qui vient de sortir Bionic 2050), les petit-enfants de feu Jay-Z et Dr Dre. Dans mon holo-pod tourne aussi des vieux classiques de Kanye West qui datent des années 2000 et les albums du groupe hardcore X-terminatorz Of Human Kind que j’ai téléchargé au format .mss9 (le format de compression semi-quantique de son émo-spatialisé).

Le téléchargement gratuit est monnaie courante à notre époque grâce la légalisation d’un système de paiement ultra-simplifié révolutionnaire en vigueur depuis 2034 grâce au N3D (Nouveaux Défenseurs des Droits Digitaux) : je pose la paume de ma main contenant ma nano-puce biométrique sur l’ID-scan pour explorer en réalité virtuelle la bibliothèque de MacTunes, je choisis les chansons ou les holo-films que je veux et ils téléchargent à la vitesse de 10To/s (vive les connexions satellites) pendant que l’artiste se voit automatiquement rémunéré par l’argent des virtu-publicités. Cette fonctionnalité a sonné la mort de l’industrie du disque à l’échelle mondiale. RIP Universal-Sony.

Mon pépé arrête pas de me rabâcher que la musique hip-hop, c’était mieux avant. Il trouve ce qu’il se fait trop artificiel. C’est sûr que ça n’a rien à voir le hip-hop du 20e siècle et début du 21e avec ce qu’il se fait maintenant avec les techniques de créa-samples, qui permettent d’associer avec parcimonie des loops filtrés à l’avance dans des banques de samples en ligne, des boîtes à rythmes à pulsations et des synthétiseurs à distorsion. En plus tout le monde peut faire son propre instru maintenant depuis la promulgation de la gratuité des samples d’oeuvres datant de plus dix ans. En plus les flows actuels sont soit hyper techniques, on rappe un peu comme des robots, soit abstract et ça ressemble à des récitations pleines de néologismes. Et les artistes qui marchent le mieux sont ceux qui ont le plus de connexions et les plus grosses communautés de net-fans.

C’était bien plus archaïque le hip-hop d’avant dans les méthodes de productions et les flows étaient plus fluides. Mais je respecte le hip-hop et l’électronica comme mon grand-père était fana de rap et adorait le jazz, la soul et la funk en son temps. Il m’arrive de lire ses rétrospectives pour ma culture personnelle. Un jour j’ai lu un article qui date de 2027 et qui s’intitulait ‘Le renouveau du rap new-yorkais à la fin des années 2000’ et dedans ça parlait de The Salvation de Skyzoo, que je connaissais pas du tout. Puisque je suis en parti d’accord avec ce qu’il dit (malgré le fait que j’ai eu du mal à m’habituer à la qualité sonore), j’ai recopié ce qu’il y écrivait dessus.

« Retour à une période où le hip-hop sortait d’une période de léthargie, une décennie avant que ce mouvement fusionne avec l’électro pour engendrer le son hiptronic actuel, qui contient une multitude de sous-genres comme l’électro-hop (pré-existant au début du nouveau millénaire), du hiptronic soul, l’écolo-hop (issue des camps de réfugiés climatiques), de la basstronic et japster hop. »

« Je parle de cette époque où les graffitis n’étaient pas encore phospho-luminescents, où le sampling était manuel, les scratches se faisaient encore sur de vrais vinyles, les rappeurs étaient signés sur des labels, ils rappaient de manière moins mécanique, et où le bling-bling (très ringard quand on y repense) était à la mode, le hipster-hop n’avait pas encore explosé, le son était stéréo, et où on ne stockait que 8Go de musique dans des antiques iPod aux minuscules écrans tactiles. […] Tout ça paraît tellement dérisoire en ce moment mais à l’époque c’était comme ça, et à mon humble avis, le rap sonnait tellement plus ‘vrai’, plus rentre-dedans, plus spontané, malgré toutes les merdes qui sortaient. »

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