Blu & Oh No « A Long Red Hot Los Angeles Summer Night » @@@@


Blu & MainFrame, Blu & Exile, Blu/MED/Madlib, Union Analogtronics x Blu, Blu & Nottz et désormais Blu & Oh No. Pas tant une surprise que ça de les voir tous les deux sur une même galette, chacun ayant un goût prononcé pour les collab LPs, et des atomes crochus. Pour ainsi dire, A Long Red Hot Los Angeles Summer Night (Nature Sounds) était une évidence et une bonne chose de faite.

Blu, Oh No et leurs homies ont alors décidé de faire les 400 coups la nuit du solstice d’été. Au crépuscule, « The Lost Angels Anthems » donne le ton d’office pour démarrer cette virée nocturne dans la Cite des Anges où le tracklisting ressemble à une liste de scènes de crime. Mais avant de se retrouver dans des situations très chaudes, « It Never Rains In South L.A. » nous rafraichit la tête avec cet instrumental aux violons venteux et Blu a une explication à cette anomalie climatique : la pluie n’existe pas, c’est simplement Dieu qui pleure pour les morts. Ça y est, il est « Round By Midnight » (feat le vétéran Abstract Rude) et c’est le moment où les choses sérieuses se passent à Los Angeles.

Et il se passe vraiment plein de choses sur cet album commun, entre autre parce que Oh No propose un arsenal de beats parfois différents les uns des autres, allant d’ambiances jazzy et soulful (« Liquor Store« , « Champagne« , « Straight No Chaser« , « Facing Time« ) à des ajouts de sonorités plus électro ou psyché-rock, garantissant des moments de tension comme sur « The Robbery » (avec les complices Montage One et Tri State), « Boogie to Flex » et, dans une moindre mesure, « Pop Shots« . Blu use d’un flow relativement dynamique, par rapport à une époque où sa voix monocorde avait parfois tendance à nous ramollir. Dans l’attitude, l’ancien hipster qui flirte avec les gangsters se rapproche de plus en plus d’un Evidence. Sur le plan lyrical, très axé storygelling, on notera de nombreuses traces de classiques hip-hop, comme à « Regulate » de Warren G et « Ante Up » des M.O.P. sur « The Robbery« , ou encore « Murder Was The Case » de Snoop Dogg sur « Murder Case » (on s’en serait douté).

Rien de nouveau sous la lune californienne me direz-vous et c’est vrai, on a déjà vu et tout entendu dessus, mais de concentrer ce monde de la nuit dans un seul album est une très bonne idée. Blu et Oh No ne perdent jamais le fil (très) rouge de A Long Red Hot Los Angeles Summer Night, avec des titres qui provoquent quelques sueurs comme « Boogie To Flex » (feat MED et Ca$hus King), « The Robbery » et « Stalkers » (pour la vision en 16/9e nous immergeant comme dans un film). La dernière partie du disque, vers « Facing Time« , se termine logiquement par un séjour en prison avec même un petit « Jail Cypher » improvisé avec d’autres detenus (Jabee, Carl Roe, Mic Holden…), jusqu’à la sortie avec « Fresh Out« . Pas l’album le plus marquant dans la riche discographie de Blu néanmoins lui et Oh No nous proposent un opus dont le thème est respecté de bout en bout, avec des moments vraiment tendus, d’autres plus chill, des instants qui font bailler un peu (normal la nuit faut dormir). C’est au fur et à mesure des écoutes successives que A Long Red Hot Los Angeles Summer finit par se révéler être une très bonne sortie, encore plus si vous l’écoutez en bagnole passé 22h.

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