Archives du mot-clé Nature Sounds

Blu « Good to be home » @@@½


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Cela faisait un bail que Blu n’avait pas sorti un projet solo, si on se base sur les premiers leaks de NoYork. C’est pourquoi le MC de couleur a mis les bouchées double avec Good to be Home (Nature Sounds). Vous avez bien lu : double ration de raps, de samples et de featurings.

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The infamous Havoc of Mobb Deep « 13 » @@@½


Des deux Mobb Deep, Havoc est celui qui a le plus évolué dans l’ombre de son comparse, davantage sollicité pour ses prods que pour ses raps, ce qui peut paraître injuste vu ce qu’il est capable de faire au micro. Pour ce qui est de sa discographie solo, elle est moins reluisante que Prodigy, se limitant à deux projets peu relevants. D’un naturel discret, il se couvre de ridicule sur Twitter fin 2012 en insultant Prodigy, puis se rétractant en avançant des excuses bidons. Une diss-track semi-subliminale suivra (« Separated« ) après ses conneries sur le réseau social, mettant à mal le retour des Mobb Deep. Finalement les choses finissent par se tasser (ouf…), au nom du 20e anniversaire du groupe, avec une tournée à la clé. Son 3e opus, 13 (parce que 13 pistes), lui, était resté programmé quoiqu’il arrive.

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R.A. The Rugged Man « Legends Never Die » @@@@½


Il ne fait pas partie du top10 des meilleurs MCs de la planète et pourtant, il en a largement le potentiel. Lui, c’est R.A. The Rugged Man, rappeur blanc totalement déglingo découvert au début des années 90, co-signé par Notorious B.I.G,. mais dont la carrière a débuté sur le tard, en 2004 avec Die, Rugged Man, Die. Il n’est pas très présent dans l’underground new-yorkais mais chacune de ses apparitions en featuring provoque un traumatisme psychologique. Son couplet sur « Uncommon Valor: a Vietnam Story » des Jedi Mind Tricks a indéniablement marqué les cervelles au fer rouge. Il aura fallu attendre neuf longues années pour qu’un second album, Legends Never Die, voir le jour chez Nature Sounds (laissons de côté la compilations de ‘lost and found’ Legendary Classics) pour démontrer que sa folie n’est une légende urbaine : il est fou, complètement fou.

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Styles P « Float » @@@


Float est le second disque en six mois de Styles P après le pas terrible terrible The World most Hardest MC Project, dans un format similaire à celui-ci, soient une dizaine de morceaux plutôt courts. Ce nouveau projet est intégralement produit par Scram Jones, beatmaker new-yorkais qui a travaillé pour C-N-N, Ghostface, Rhymefest, Saigon, Raekwon et un tas d’autres. On peut pas décrire cet album plus simplement.

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Durag Dynasty « 360 Waves » @@@½


Les ‘durag’ ce sont ces morceaux de tissu (synthétiques ou non) ou de vêtement souvent blancs ou noirs que l’on noue sur la tête. Plus qu’une mode, les durags font partie intégrante de la panoplie du dress code des rappeurs depuis plus de quinze ans. Durag Dynasty est le nom du collectif formé de Planet Asia et ses lieutenants de Gold Chain Military Killa Ben et Tri State, plus Alchemist qui campe le rôle de producteur de 360 Waves, ainsi que tous ceux qui portent des durag.

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Masta Killa « Sellin’ My Soul » @@½


L’un des personnages les plus discrets du Wu-Tang sort de la pénombre. Masta Killa vient d’acter sa présence dans les bacs avec une modeste galette, Sellin’ My Soul (Nature Sounds). Vu que la note attribuée à cet album fera froncer les sourcils ou les relever selon vos réactions, autant expliquer pourquoi sans le sempiternel cérémonial du paragraphe introductif.

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Blu « Open » @@@½


Considéré comme le troisième album de Blu,  » Open  » ressemble plus en réalité à une compilation laissant divers inconnus ou méconnus, hommes ou femmes, kicker des rimes sur des instrumentaux produits par Blu lui-même, sous l’alias GodLeeBarnes. Plus précisément, ce projet part d’un principe convivial semblable un ‘open bar’ (jeu de mot), où chacun peut venir s’exprimer à tour de rôle, seul ou à deux, pendant deux-trois minutes sur un même beat jazzy dont seul Blu a le secret. A quand une date pour sa sortie en major NoYork?

Blu « HerFavoriteColo(u)r » @@@½


Diffusé en libre téléchargement en 2010, HerFavoriteColo(u)r de Blu vient d’être publié tel quel en format physique grâce à la générosité de la structure indépendante Nature Sounds. En attendant la sortie prochaine de NoYork! chez Warner, cette édition est l’occasion pour moi de réécouter et revenir sur cet objet atypique, cette petite autoproduction du producteur/rappeur californien que je décrirai comme un court-métrage d’auteur à regarder les yeux grands fermés.

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OC & AG « Oasis » @@@@


Il fallait réagir très vite à la déconvenue The Movement, l’album de la ‘reformation’ des Diggin In The Crates survenue en 2008 sans Big L, sans Big Pun (sans couplets posthumes pour ainsi dire), ni Fat Joe (il vient de signer l’arrêt de mort de sa carrière). Au chapitre des retours manqués, il y a eu aussi l’anecdotique Huge Hefner Chronicles de Diamond D. Ce crew underground new-yorkais le plus en vue à la fin des années 90 n’est plus ‘big’, n’est plus ‘fat’ aujourd’hui, soit, mais il reste ‘giant’ avec Andre, OC, technique avec Lord Finesse et dans le biz avec Show. La réponse ne s’est pas faite attendre. Oasis (Nature Sounds) est la preuve vivante que les membres restants du D.I.T.C. & co ont encore de très bons restes.

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J Dilla « Jay Stay Paid » @@@@


D’habitude on se méfie pas mal des albums posthumes, on en a eu la très mauvaise expérience avec l’héritage de 2Pac : fonds de tiroirs rafistolés grossièrement conduisant à des albums bâclés aux instrus inadaptés, prises de voix approximatives à l’authenticité indéterminée (on n’est pas à l’abri d’une imitation), collaborations virtuelles hautement improbables, bataille judiciaire pour l’attribution des droits d’auteur… D’où cette appréhension à chaque qu’un projet posthume apparaît dans les bacs.

Sauf que lorsqu’on parle de Jay Dee aka J Dilla, c’est le sentiment inverse qui se produit : on veut à tout prix écouter les dernières beats de son vivant et continuer rêver de ce que serait le rap game aujourd’hui si ce génie était encore en vie. Parce qu’il fut un immense producteur, membre de The Ummah, un des piliers du mouvement Soulquarian; Parce qu’il a partagé la vedette du label Stones Throw avec Madlib tout en développant à son échelle la scène hip-hop de Detroit et en restant à l’écart de l’élite de producteurs ultra-friqués; Parce que sa musique, intemporelle, a plusieurs fois évolué en créant des nouvelles tendances. Il était réellement une icône underground inspirant le respect le plus profondément solennel qui soit. Avez-vous déjà en toute honnêteté écouté un instru passable, voire mauvais, de Dilla ? Hein ?

Moi jamais. Du coup, je m’arrache n’importe quel disque pourvu qu’il possède un de ses instrus édités post-mortem (BORN LIKE THIS de DOOM, Yancey Boys, Carte Blanche de Phat Kat, Ode to the Ghetto de Guilty Simpson et bien d’autres encore), même s’ils figuraient sur Donuts! Alors imaginez ma tête lorsque j’ai vu Jay Stay Paid (Nature Sounds), l’ultime recueil des derniers travaux de James Yancey… Faites resonner les sirènes!

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DOOM « BORN LIKE THIS » @@@@1/2


doom-born-like-this1Génialissime, c’est le terme qui me sort de la bouche quand j’écoute BORN LIKE THIS. Rien que la couverture qui ressemble à une affiche d’exposition culturelle imaginaire sur des civilisations occultes, à cheval entre très anciennes cultures disparues il y a plusieurs siècles et SF spécial super-héros… ou devrais-je dire super-vilains ! Le titre de ce troisième (véritable) album – où l’on remarque au passage que DOOM a perdu son préfixe ‘MF’ durant ces années de hiatus – repris d’un film de Charles Bukowski, que l’on entend proférer des paroles apocalyptiques tiré de son poème « Dinosauria, We » sur le morceau « Cellz ». A l’heure où les Iron Man, Spider Man ou Hulk cartonnent dans les box-office, il était temps que Daniel Dumile revêt son masque de métal pour semer le désordre et le chao… pour notre plus grand bien.

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Pete Rock « NY’s Finest » @@@


Rien qu’avec un titre comme NY’s Finest (Nature Sounds), une liste de featurings alléchante et cette pochette typée Blaxploitation (inspirée de celle de Hell de James Brown), beaucoup de puristes attendaient de pied ferme un retour en bonne et due forme de Pete Rock, tel un messie venant raviver la flamme du Hip Hop (dira-t-on d’un air théâtral). « New-York n’a pas eu un album comme ça depuis trop longtemps », avait-il déclaré sur cette prometteuse sortie. Mais à l’arrivée, nos espérances s’ébranlent : c’est la désillusion, la magie s’est comme dissipée…

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Masta Killa « No Said Date » @@@@½


Masta Killa est le dernier membre du Wu-Tang à avoir sorti son premier album, c’est pour ça que No Said Date (Nature Sounds) ce quelque chose de particulier par rapport aux autres membres du groupe. C’était un réel événement sur la planète Wu. Après onze ans de carrière rapologique et quatre albums avec le Wu-Tang Clan, voici enfin (!) donc le premier album solo de Masta Killa. Ce n’était pas trop tôt…

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