Flatbush ZOMBiES « 3001: The Laced Odyssey » @@@@


C’est l’album que les amateurs de Beast Coast attendaient tous impatiemment en ce premier trimestre de 2016. Les A$AP Mob, Pro Era, Bodega Bamz et les Underachievers défintivement lancés, au tour des Flatbush ZOMBiES de se révéler en plein jour avec 3001: The Laced Odyssey presque quatre ans après avoir déambulé avec leur EP D.R.U.G.S.. Une chose est déjà sûre : ce trio de morts-vivants new-yorkais (jusqu’au nom de leur label Glorious Dead) représentent l’avenir de l’underground new-yorkais.

 

Plongée dans l’univers narcotique et mélanco-psychédélique de Erick Arc Elliot (qui produit tout l’album), Zombie Juice et Meechy Darko (celui avec sa grosse voix de déglingué). La porte d’entrée de « The Odyssey » se fait par des pianos lancinants qui reviennent de manière récurrente le long de l’album jusque leur dernier single « This Is It » bouilli à l’acide en passant par l’interlude fonce-dé « Fly Away« . Pour le style, les zombies de Flatbush possèdent un panel de beats et tempos variés, allant du downtempo « Spike Lee Joint » aux herbes arômatiques (fumées de voix en fond et saxophone parce qu’on est à New-York) à la trap avec ces grosses basses qui laminent telle une lame de fond sur « New Phone, Who Dis?« . Plus horror-core que leurs pairs de la côte bestiale, Erick surprend toutefois, outre par ses refrains, par une musicalité étonnante comme ces guitares sur le single « Bounce » (faisant état des brutalités policières), ou encore avec la  partie instrumentale de « Ascension » où Meech semble subir un exorcisme.  Déroutant aussi ce changement d’instru à 180° sur « Good Grief » pour un beat totalement soulful avec la voix charmante de Diamante, à la manière des prods de Tyler the Creator.

À travers ce trip hallucinogène sous les « psychotropiques », le trio révèle de nombreuses références défuntes comme Biggie, Eazy-E ou encore 2Pac qui est un peu leur Jésus Christ à eux. Oui, ils ont sans doute besoin de séances de psychothérapie, mais certainement pas de cure de désintoxication parce qu’on aime la façon dont les Flatbush ZOMBiES mitonnent leurs raps à la fois bruts de décoffrage et obscène, avec de la sauce champipi pour « R.I.P.C.D. » (avec un impressionnant couplet de Meechy) et sous LSD pour « Trade-Off« . 3001 A Laced Odyssey est un album à leur image, plus sobre que prévu pour ne pas être victime d’une overdose. Tiens, en parlant de ça, qu’en est-il de l’album des Overdoz?

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