Warren G « I Want I All » @@@@½


« I want it all : money, fast cars/
Diamond rings, gold chains and champagne/
Shit, every damn thing/
I want it all : houses, expenses/
My own business, a truck, heep, and a couple a Benz’s/
I want it all : brand new socks and drawers/
And i’m ballin everytime I stop and talk to y’all »


Warren G affirme son penchant pour le luxe et la vie tranquille sur son 3e album solo. Et c’est ce à quoi aspire justement ‘I Want It All’ : du rap gangsta bien laid-back et mélodique produit intégralement par Warren Griffin III lui-même. Le morceau en lui-même possède un mid-tempo bien pépère accompagné de trompettes, quelques notes de pianos, une ligne de basse entièrement acoustique (entièrement rejoués à partir du standard « I Like It » de la fratrie DeBarge) et un couplet de Mack 10, montrant bien que comme son demi-frère Dr Dre, Warren est meilleur producteur que rappeur. Et il adore se faire quelques petits exercices de style avec justement un clin d’œil à son docteur de frère sur « Dope Beat ».

Bien plus gangsta que d’habitude aux vues de la liste très riche invités de haut rang (dont vous vous rendrez compte au fil de la chronique), les chansons à la fois hardcores et suaves se suivent et ne se ressemblent pas. Dès le début de l’album, on a droit à des gangsters d’amour machistes Kurupt, Nate Dogg et RBX sur « Gangsta Love », et « Why Oh Why » avec le DPG au complet. Les choses plus sérieuses démarrent juste après avec les Crucial Conflict, et leurs flows proche des Bone Thugs’N Harmony, sur « Dollars Make Sense ». Et enfin on arrive au fameux single « I Want I All ».

Ce disque marque aussi enfin la première collaboration officielle des 213 au complet avec Nate et Snoop Dogg pour un cours de G-ologie avec « Game Don’t Wait ». Une mise en valeur certaine grâce à ce morceau phare, véritable point de départ de futurs autres morceaux en commun. Dommage que le remix signé Dr Dre avec Xzibit en renfort ne serve pas de bonus track de choix car le remix de « I Want It All » soulignant la connexion avec la côte East, signalée par la présence de Memphis Bleek et Drag-On, aurait pu être dispensable.

En parlant de collaboration East/West, le G Child a su recréer un beat proche de ceux de Swizz Beatz pour pouvoir faire poser les Ruff Ryders Drag-On (encore lui) et la rappeuse Eve sur « We Got That ». Un pas en avant diplomatique certes mais d’un niveau inférieur aux autres très bons morceaux. Jermaine Dupri a l’air moins serein sur le matérialiste « Havin’ Thangs », complété par l’un des personnages récurrent de ‘I Want It All’ : Nate Dogg. Le meilleur reste « If We Give You A Chance » qui invite le roi du storytelling, Slick Rick en personne. Et l’instrumental reste purement typé rap californien, avec ce coup de guitare funk bien groove et des chants féminins pour ensoleiller. Le top du top se trouve sur « G Spot » et ses longueurs suivies par les chants omniprésents de Val Young et El DeBarge lui-même.

Bien moins commercial que son prédécesseur et curieusement plus orienté au niveau des collaborations de tout horizon, on blâmera un peu les petits ratés avec les morceaux aux featuring Eastcoast. Le reste des invités Westcoast et Dirty South vient enrichir ce disque clinquant et mélodieux, dans la plus pure tradition d’un G Funk moderne et toujours aussi agréable à l’écoute. Warren G a voulu tout avoir et nous a bien fait de nous le faire savoir.

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