Archives du mot-clé Ludacris

Quincy Jones « Q: Soul Bossa Nostra » @@@½


Une Légende Vivante, avec majuscules s’il-vous-plaît. Faut-il présenter encore cet éminent jazzman au nombre incalculable de standards de la Soul et qui a produit Thriller de Michael Jackson, l’album le plus vendu de la galaxie ? Sinon questionnez vos parents ou grand-parents, ils doivent en connaître un rayon sur ce grand monsieur de la black music. Revenu dans le fil de l’actualité depuis la disparition de Michael Jackson, Quincy Jones sort cette compilation Soul Bossa Nostra qui revisite un échantillon de ses classiques par divers artistes urbains contemporains.

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Dr Dre « Detox is Coming » [mixtape]


« Look out for Detox », c’étaient les mots de Dre sur « Higher » de The Game. Depuis ce temps-là, chaque année, Detox est repoussé d’une année. Dr Dre est en studio, Dr Dre y travaille dessus sans relâche, Detox va sortir bientôt… Cinq ans que ça dure.

À côté de ça, le docteur a eu le temps de produire Big Bang de Busta puis lui dire au-revoir, faire un partenariat juteux avec les casques Beats By Dr Dre (avec la promo qui va avec), annuler The Reformation de Bishop Lamont et le remercier, produire Relapse d’Eminem, passer dans une pub pour Dr Pepper, re-signer Game et se lancer dans le business de l’alcool avec son Aftermath Cognac.

Marre d’attendre, comme tout le monde. C’est à croire qu’il se fout de notre gueule des fois. Sauf que, il semblerait que des informations grouillent à travers le net concernant Detox : ça arrive, et cette fois, c’est sérieux. Dr Dre avait récemment affirmé dans une interview pour le magasine Vibe qu’il ne s’est plongé à fond sur ce projet que cette année. Detox is Coming.

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Usher « Raymond V Raymond » @@


Ce qui a accompagné la sortie de ce 6e album d’Usher, c’était le flot de commentaires négatifs qui a déferlé sur Twitter. De partout ça criait à la catastrophe, pire que 2012 ! Les premiers singles sont affreux, c’est un fait, et tous ces gens en détresse sur ma timeline qui ont regretté d’avoir écouté l’albuma vant sa sortie ont manifesté pour le boycotter. La colère n’est manifestement pas retombée.

De mon côté, puisque la première tentative de collision géante du CERN a échoué, pour je ne sais quelle raison, un coup de folie m’a pris : je me suis lancé, sacrifié même, dans un twittlive track by track de Raymond V Raymond. Tant qu’à faire, pourquoi pas les copier/coller avec quelques notes supplémentaires, puisqu’une prochaine écoute, il n’y en aura jamais.

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Ludacris « Battle of the sexes » @@@ [+bonus]


Battle of the Sexes de Ludacris abordait la question de l’égalité des sexes. On entend souvent dire que le rap c’est misogyne et ça dégrade l’image de la femme, etc, etc… Le concept développé ici par Luda visait de donner la parole aux femmes, à des rappeuses ou ‘femcees’ comme on dit, et c’est ce que j’ai décidé de faire : ce sont Candice, Claire, Hana, Wadji et Natalie qui vont donner leur avis sur cet album et son thème, parce qu’il n’y a qu’elles pour juger si le rappeur d’Atlanta est un vrai gentleman. Ou pas.

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Raheem DeVaughn « The Love & War Masterpeace » @@@@½


Cela ne fait plus de doute maintenant : Raheem DeVaughn sonne comme un nom prestigieux de la soul/r&b. Confirmé par deux nominations aux Grammy Awards (en 2008 pour son titre « Woman » et en 2009 avec « Customer »), Raheem n’a pourtant pas bouleversé ses habitudes en continuant de collaborer aussi bien avec des pointures du rap (De La Soul, Ghostface, The Game) que des artistes hip-hop pas encore révélés au grand public (X.O. Des Diamond District, Apple Juice Kid,…). Le succès ne lui est pas monté à la tête, seul la reconnaissance de son immense talent lui suffit. Et sa soul music haut de gamme, il s’en sert sur The Love & War Masterpeace (choisissez de préférence la version Deluxe) pour transmettre l’éternel message de paix « faites l’amour, pas la guerre », à travers un discours engagé.

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DJ Khaled « Victory » @@


Faire le vide dans sa tête est fortement conseillé si l’on entreprend d’écouter un disque de DJ Khaled. Surtout quand il nous réchauffe la même soupe pour la troisième fois et qu’il nous chauffe littéralement les oreilles avec ses gimmicks insoutenables.

Simulant sa propre gloire et celles des ghettos (de Miami plus exactement), le voilà qu’il se met à crier Victory (We The Best Music Group/Terror Squad/ E1 Entertainment) à qui l’entend. Tous ses potes de Blackberry sont là pour le supporter, nous avec, mais pas dans le sens où il l’entend. Il y a des fois où l’on aimerait être sourd à notre guise. Quand même, on va pas se forcer à l’aimer…

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Blakroc @@@@


Non ce n’est pas l’image d’une carte postale délavée d’un hiver à Mourmansk que vous voyez à gauche, c’est la pochette de l’album éponyme Blakroc, qui n’est autre que le projet indépendant de l’année 2009. Prenez une poignée rappeurs américains, enfermez-les dans un studio avec de la musique blues-rock et voyez ce qu’il en ressort. C’est ça l’idée, celle de Damon Dash, l’ancien bras droit de Jay-Z à la grande époque de Roc-A-Fella et instigateur de Blakroc. Les Black Keys sont en charge des compositions et l’ingénieur du son Joel Hamilton, une légende des studios new-yorkais, à l’enregistrement.

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Don Cannon & The Cool Kids « Gone Fishin' » (mixtape) @@@@


Jeunes surdoués originaires de Chicago découverts grâce à leur EP The Bake Sale (lire la chronique) et ensuite lors de la tournée européenne de Jay-Z pour qui ils se produisaient en première partie, les Cool Kids s’apprêtent à sortir leur premier long format, When Fish Rides Bicycles, dans les mois qui viennent. Autant dire que la sortie est imminente.

Afin de ménager notre patience, Chuck Inglish et Mikey Rocks se sont associés avec le mixtape DJ/producteur Don Cannon pour cette mixtape Gone Fishin’ disponible gratuitement sur leur site Internet (coolxkids.com/). Verdict après 3 écoutes par jour en moyenne : ça va être du hipster-hop monstrueusement lourd.

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Ciara « Fantasy Ride » @@1/2


J’ai failli zapper ce troisième album de Ciara. Pour être honnête, je m’en fichais au départ. Je ne gardais pas un grand souvenir de ses deux premiers disques, superficiels et commerciaux. Mais je me suis fait avoir. C’est en écoutant le jingle hebdomadaire du Grand Journal sur Canal + que j’ai découvert son nouveau single sans savoir quel était le titre et qui en était les interprètes. J’aimais bien, c’était rythmé, dans un style funk neo-eighties. Réponse sur le plateau de l’émission : « Love Sex Magic » de Ciara avec Justin Timberlake en featuring. La chanteuse y a fait un bref passage le temps de quelques questions inintéressantes et d’une danse du ventre improvisée pour la promo de son nouveau CD, Fantasy Ride. Ravi par ce hit qui fera un tabac dans les clubs non-fumeurs, j’osais espérer que cet album soit du même acabit. Au moins j’aurais essayé d’y croire…

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Jim Jones « Pray IV Reign » @@1/2


Au début, en 2002, Jimmy Jones n’était pas trop connu dans le rap cainri, c’était le plus nul de la bande des Diplomats. Quelques années plus tard, sa carrière a suivi une courbe croissante, avec comme point culminant son hit « We Fly High ». La hiérarchie au sein des Dipset en a subi quelques bouleversements depuis : Cam’Ron a effacé le numéro de portable de Juelz Santana et Jim, le Capo est aux yeux de tous devenu chef charismatique des Dipset.

Exit le flop cuisant de Harlem’s American Gangster (le contre-plan foireux au American Gangster de Jay-Z), dernier acte de son statut d’indépendant, rien n’a empêché l’ascension irrésistible de Jim Jones. Au top de sa notoriété en 2006, le self-made-man/hustler/rappeur/entrepreneur de Diplomat Records s’est vu offrir le poste de vice-président de Koch Records et une signature en tant qu’artiste chez la maison de disque Columbia, sous la tutelle de Rick Rubin. Sitôt fait, Jim est parti narguer Jay-Z genre « tralalère regarde je taffe avec tes potes, ça te la coupe hein? ».

Pour se lancer dans le grand bain, Jim Jones a fait appel à l’ancien ami de Jay-Z, Dame Dash, pour co-produire exécutivement son disque. La ligue des haters de Jigga au complet, décidément… Même si Jim avance que les Diplomats ont pu trouver un deal chez Roc A Fella grâce à Dame, Jay-Z y était aussi pour quelque chose dans leur réussite mais vous savez, quand deux ex-hustlers businessmen font la paire, avec un troisième qui s’en mêle pour manger la part du gâteau, ça créé des tensions internes qui ont abouti à la fin de la dynastie du ROC (c’est une des raisons du split). Néanmoins, Jim Capo et Dame ne suivent pas la règle du ‘business never personnal’ et ont commencé à faire des provocs envers Jigga leur fond de commerce. C’est bête.

Autre complément pour buzzer, des remixes affreux de « Day N Nite » de Kid Cudi et « Electric Feel » de MGMT, ainsi que le fameux « Jackin’ Swagga From Us » pour souffler sur les braises de son contentieux avec Jay-Z, qui de toute façon le considère que comme un vulgaire moucheron se noyant dans son verre de vin. À force de la ramener de la sorte, il faudra que Pray IV Reign frappe un grand coup. Que de la gueule!

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Chamillionaire « Mixtape Messiah 6 » @@@@


 

J’ai passé pratiquement tout mon mois de Janvier à chroniquer des mixtapes. Et quand y en a plus, y en ren’a comme on dit chez nous. Aujourd’hui, Mixtape Messiah 6, c’était incontournable. Pourquoi ? Parce que Chamillionaire est le roi de la mixtape à Houston depuis 2005 et qu’il le restera encore un long moment si on se fie à cette Mixtape Messiah sixième du nom.

Grâce à son giga buzz dans l’underground acquiert par le biais des mixtapes (comme 50 Cent avant lui) et son single « Ridin’ Dirty », The Sound of Revenge a été disque de platine, plus tard Ultimate Victory a conquiert une presse quasi unanime malgré des ventes en demi-teinte et malgré cet épisode peu glorieux, revanchard comme il est, il n’a pas lâché l’affaire puisqu’il a enchaîné avec une seconde trilogie de mixtapes entérinée par ce volume 6 annonçant son troisième solo, Venom, qui sortira très prochainement.

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Ludacris « Theater of the Mind » @@@@


DEF JAM RECORDINGS PRESENTS A DISTURBING THA PEACE PRODUCTION

A FILM FROM CHRISTOPER ‘LUDACRIS’ BRIDGES STARRING LUDACRIS « THEATER OF THE MIND » CO-STARRING  FLOYD MAYWEATHER JR  CHRIS ROCK  SPIKE LEE  VING RHAMES  JAMIE FOXX  JAY-Z  NAS  THE GAME  LIL WAYNE  COMMON  WILLY NORTHPOLE  PLAYAZ CIRCLE  T-PAIN  T.I.  RICK ROSS  PLIES  CHRIS BROWN MUSIC FROM LUDACRIS  DJ PREMIER  DJ TOOMP  DJ PAUL  SCOTT STORCH THE RUNNERS  DON CANNON  CLINTON SPARKS  WYLDFYER  9TH WONDER SWIZZ BEATZ  THE TRACKMASTERS  DARKCHILD  STREETRUNNER EXECUTIVE PRODUCERS LUDACRIS CHAKA ZULU SHAKIR STEWART PRODUCED BY DEF JAM  DTP DIRECTED BY LUDACRIS

Synopsis. Ludacris a une lubie en dehors du rap, le cinéma. Le virus l’a pris lorsqu’il a obtenu un premier petit rôle dans 2 Fast 2 Furious (en s’occupant aussi de la bande-son). Après le mécano imbibé de nitrouze, il fait sa B.A. dans Collision (film que je conseille vivement) aux côtés de Terrence Howard notamment. Et ça n’a pas arrêté depuis, au point qu’il lui a fallu quasiment plus de deux ans avant de pouvoir sortir enfin Theater of the Mind. Car après la sortie de Release Therapy Automne 2006, Luda n’a pas arrêté de squatter les plateaux de tournage : Game avec Gerard Butler (Leonidas dans 300), Ball Don’t Lie, RocknRolla de Guy Ritchie (l’ex-mari de Madonna) et prochainement dans Max Payne avec Mark Walberg dans le rôle principal. C’est cette expérience cinématographique qui a inspiré l’idée de Theater of the Mind, un album théâtral au casting de premier ordre, relatant les diverses facettes et facéties de Christopher Bridges alias Ludacris, le trublion d’Atlanta, chapitrée en 14 mini-épisodes. Lumière, caméra, action !

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T-Pain « Thr33 Ringz » @@@


T-Pain, le monsieur autotune du rap/r&b. Je vais vous raconter l’histoire d’un type qui a vulgarisé le nouveau gadget à la mode dans la monde de la musique. Dans la vie, T-Pain s’appelle Faheem Rasheed Najm, il n’est pas beau gosse, porte des dreads, lunettes noires et des dents en or pour se donner un style, joue du clavier dans sa chambre et ne sait pas bien chanter du tout. Jusqu’au jour où il découvrit l’autotune, cet appendice digital permettant à un mauvais chanteur de traffiquer sa voix comme un robot. Sa vie bascula du jour au lendemain comme par enchantement.

De simple producteur parfaitement anonyme, il est devenu à 20 ans un auteur à succès. Sentant chez lui un potentiel artistique et financier considérable, Akon le signe sur son label Konvict Muzik, et quelques mois plus tard, voilà T-Pain sur les chaînes musicales avec ses tubes « I’m Sprung » et « I’m In Luv With A Stripper ». Les gens l’aiment, ses pairs l’apprécient et le sollicitent… Il sort Epiphany, son deuxième album qui devint disque de platine grâce au hit « Buy U A Drank », clin d’œil au mouvement éphémère snap music. C’est la gloire qui vient vers lui, il devient un acteur majeur de la scène r&b, les gens veulent entendre sa voix digitale et ses productions très rythmées. Halala, comme le succès rend beau, et les gens sourds. Car sans son ami l’autotune, T-Pain, pour de vrai, il a une voix de canard, comme le prouve cette prestation scénique qui a tourné au vinaigre : 

Vous avez vu comme il chante faux ? Marrant hein ! Et dire qu’à cause de lui, beaucoup de rappeurs et chanteurs greffent cet autotune à leur micro pour se mettre à la page. Beaucoup de journalistes disent qu’il a la « Midas touch ». Ils n’ont pas tort, les artistes qui collaborent avec lui ont chopé le virus : Lil Wayne, Kanye West,… Et d’autres encore, comme 50 Cent (« Rider pt 2 »), Ron Brownz et bientôt notre Booba national usent de cet artifice à la mode. Ça fout la trouille hein. Revenons-en au sujet avec Thr33 Ringz, la tournée de T-Pain dans ce grand cirque qu’est le monde du showbiz US. 

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T.I. « Paper Trail » @@@


T.I. s’est lamentablement vautré de son trône de King of the South l’année dernière. D’abord sa couronne lui a paru trop petite, elle ne sied plus à sa tête enflée par la célébrité et l’orgueil. Comparer TI vs TIP, son plus mauvais album à ce jour, à un classique hip-hop comme Ready To Die ou All Eyez On Me lui a fait perdre une partie de sa streetcred. Lui qui avait tout raflé lors des cérémonies musicales s’est par la suite vu menotté quelques heures avant l’enregistrement des BET Awards édition 2007 lors d’une intervention du FBI, pour recel d’armes de gros calibre. Paper Trail, son septième album annoncé dès sa libération sous caution, était décrit comme l’album de la rédemption, un récit croustillant – il va de soi – sur ce chapitre très agité de sa vie. Qu’en est-il réellement ? 

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The Game « LAX » @@@@


Grâce à Doctor’s Advocate, The Game a prouvé à la face du monde qu’il ne devait pas son talent qu’à son recruteur Dr Dre et les refrains de 50 Cent, mais qu’il demeurait bel et bien le nouvel émissaire de la Westcoast. C’est en lui seul qu’il a puisé les ressources pour tenir le coup dans le rap game, au fait que les gens l’ont enfin accepté comme un vrai MC à part entière – qui sait en plus très bien choisir lui-même ses producteurs -, voguant bien au-delà de sa simple réputation de Bloods originaire de Compton pris sous l’aile du bon docteur en 2004 alors qu’il savait tout juste rapper. Avec le temps, Chuck Taylor (son autre alias) s’est aussi assagi, il attise moins la controverse. L’avez-vous entendu assener un diss ces derniers mois, hormis une pique envers les G Unit placée dans une interview ? Comme quoi, sa campagne G Unot a fait son effet, tout comme le buzz autour d’une possible collaboration avec Dr Dre sur The D.O.C., devenu LAX (le nom de l’aéroport international de Los Angeles), annoncé comme étant son dernier album solo… Info ou intox ? Le mystère demeure, mais le MC de Compton est notoirement une girouette de nature…

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