Archives du mot-clé Keri Hilson

Nelly  » 5.0  » [deluxe edition] @½


Y a-t-il vraiment un quelconque intérêt à écouter un nouvel album de Nelly, franchement. Il y a eu en 2000 Country Grammar, considéré comme un classique du genre, avec des sonorités qui aurait pu être développée par la suite mais ce ne fut pas le cas. Son successeur Nellyville a connu un gros succès commercial, après c’en était fini des prods de Jay E et le rappeur de St Louis n’avait plus rien d’autre à parler que de son compte en banque et des nanas. Une fois ça va, deux fois ça saoule, 5.0 c’en est trop. C’est à se demander à quoi ça lui sert de sortir des albums, même si la réponse paraît évidente. Ecouté vite fait, aussitôt oublié.

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T.I., DJ Drama – DJ MLK {Fuck a Mixtape} Gangsta Grillz @@@½


Il aura fallu à peine quelques jours pour T.I retrouve ses bonnes vieilles habitudes, comme l’illustre très bien le clip de « I’m back » (voir la vidéo). Le King of the South est de revenu dans le game et ça va chier. Et comme en 2004 quand il venait de purger sa première peine de prison, Tip a la dalle d’un rookie qui veut tout déchirer. Retranché dans son studio avec des gros noms de prod (Toomp, Timbo, Swizz Beatz…), T.I rattrape le temps perdu avec cette grosse grosse mixtape bien lourde, préparée par DJ Drama et DJ MLK, qui ravira les amateurs de trap muzik, signe précurseur d’un retour en grâce.

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The Clipse « Til’ The Casket Drops » @@@@


C’est Décembre, le temps hivernal est propice au retour des snowmen Malice et Pusha T. Les deux frangins galériens de Virginia Beach nous ont concocté de la poudre en sachet avec un changement de taille dans leur composition. La recette n’est plus la même, c’est une première pour les Clipse : les Neptunes ne sont plus responsables de la production toute entière de la nouvelle came des frères Thornton, elle est maintenant partagée avec Sean C & LV (ex-Hitmen) et DJ Khalil & Chin. Et ce n’est pas le seul risque entrepris sur ‘Til The Casket Drops. Aux consommateurs de juger de cette troisième livraison.

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Timbaland presents « Shock Value II » @½


Lorsque Timbaland a débarqué en 1996 en produisant pour Ginuwine, Aaliyah et Missy Elliott, il a littéralement révolutionné le rap et r&b. Il était en avance sur son temps, tout le monde était unanime sur ce point. Au début des années 2000 et jusque Under Construction pt2 son style était encore avant-gardiste. Après son hiatus de quelques années qui lui a servi à produire Shock Value, Timbo a voulu étendre son emprise sur la pop et rock avec des sonorités plus actuelles. Le temps sur lequel il était en avance l’avait rattrapé si l’on puit dire.

Shock Value a été certifié platine aux Etats-Unis, il s’agit du plus gros succès mondial de Timbaland. Cet album a levé la malédiction selon laquelle ses albums en tant que producteur/rappeur n’avait qu’une faible survie commerciale. Et quand quelque chose fonctionne auprès du public, on récupère les éléments qui ont engendré ce succès, on l’exploite à fond et on ressort un produit « too much ». C’est ce qui s’est passé avec Shock Value II, Timbo a élaboré un sous-produit ultra-édulcoré de Shock Value.

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R Kelly « Untitled » @@@½


Hahaha, ce cher Robert Kelly… Il me fait rire. Bizarrement, depuis son histoire de pédophilie et la révélation de son syndrôme Lolita, on ne le voit plus du tout du même oeil… Avec une tonne de chefs d’inculpations sur le dos, il n’en est pas ressorti indemne de ses procès mais blanchi… par des taches de sperme krkrkrkr.

Sérieux Robert, tu es pathétique, tu as franchi la ligne jaune de ton jet d’urine ! Débarquer dans ce contexte sur des tapis rouges avec un masque de Zorro façon soirée orgiaque ou des cheveux blond platine dans un vidéoclip, krkrkrkr… et cette interview où tu t’es couvert de ridicule avec cette question culte « what you mean by a teenage girl? ». Krkrkr… c’est trop drôle.

Ce monument du r&b depuis 20 ans n’a plus que son immense talent et sa renommée pour sauver sa carrière en péril. C’est qu’il parvient tout de même à arrondir ses fins de mois en étant employé en freelance pour des refrains bling-bling et champagne par tel ou tel rappeur krkrkrkrkr. Il a du bol le Rob’. En dehors de ses apparitions, il s’est fait extrêmement discret depuis l’annulation de Twelve Play : Fourth Quarter [lire l’article]. A tel point qu’il n’a eu aucune promo et que son nouvel album n’a même pas de titre krkrkr… Je vais quand même essayer d’être pro dans ma critique mais je ne vous promets rien. Cette chronique vous est présentée par les produits Abena-Frantex krkrkrkr…

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Sean Paul « Imperial Blaze » @@@


Avec les rythmes ragga-dancehall des best-sellers Dutty Rock et Trinity, Sean Paul (qu’on prononce toujours « Cheûne Pôl ») a régné sans partage sur les dancefloors jusqu’en 2005 au moins, à la fin duquel il a pu survivre à l’explosive vague reggaeton et su empêcher Shaggy et Wayne Wonder de se réapproprier l’entièreté de leurs terres. Après une tentative de retour avortée par sa propre volonté à la rentrée 2007 (pour mieux préparer son disque), le voilà qu’il fait irruption sans prévenir en plein été avec Imperial Blaze pour récupérer sa couronne avec dans ses bagages une kyrielle de tubes : 19 en tout.

Son bouillant single « So Fine » a réalisé une percée remarquée en grillant la politesse à Pitbull, Black Eyed Peas, Pussycat Dolls et compagnie, mais la compétition a été rude et difficile pour trouver sa place sur les compilations des hits de l’été 2009… Peut-être pendant les prochaines grandes vacances ?

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Fabolous « Loso’s Way » @@1/2


Je pensais qu’un jour Fabolous referait un album de l’acabit de Real Talk, le plus réussi à ce jour pour ma part, mais je ne me fais pas trop d’illusions. Il a beau faire partie de la catégorie des rappeurs mainstreams, j’ai du mal à le considérer comme un rappeur pro. Pour essayer de faire « comme les grands », ou plutôt « comme son ancien boss », Fabo a eu un super idée pour son second LP chez Def Jam : reprendre le concept de American Gangster de Jay-Z, c’est-à-dire s’inspirer d’un film de gangster pour mettre en scène sa vie inventée. En l’occurrence, le film qui lui a servi d’inspiration est Carlito’s Way. En soi, ce n’est pas l’idée du siècle, combien de rappeurs ne sont pas inspirés de films de gangster, Scarface en tête ? Autant vous prévenir, Loso’s Way n’est pas du gangsta rap et ne répond pas aux objectifs.

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Asher Roth « Asleep In The Bread Aisle » @@@


Ils fleurissent de partout les petits nouveaux prêts à se jeter dans le grand bain comme des gamins excités. Il y a un peu plus d’un an encore, Asher Roth, 23 ans, était quasi inconnu du public rap avant d’exploser du jour au lendemain sur le net avec ses freestyles impressionnants pour finir quelques semaines après en couverture d’XXL, sur  une mixtape avec DJ Drama (payé 500 000$ pour le tuyau) et signé en major chez Universal via la filiale SRC Records (maison de Akon, David Banner…).

Avec des événements qui s’enchaînent plus vite que la vitesse du son,  il est un peu dangereux pour un rappeur un herbe d’en franchir le mur en n’étant pas encore  mûr et sûr.  Surtout lorsqu’il fait face à un problème d’image en forçant la comparaison avec son idôle, Eminem, tout ça parce qu’il est blanc et il est fort en impro. Il en fallait peu pour lui coller l’étiquette de ‘nouvel Eminem’, une situation qui l’amuse plus ou moins. Asleep In The Bread Aisle, son premier effort, allait nous renseigner la durabilité de ce jeune phénomène.

Flo Rida « R.O.O.T.S. » @


Oups, on dirait que j’ai enterré Flo Rida un peu trop vite en le qualifiant de ‘two-hit-wonder’. Rappelez-vous, dans ma chronique de Mail On Sunday, j’avais conclu par – je cite : «Les appréciateurs du genre le ressortiront pour l’été, les autres dans un an histoire de se dire « putain c’était quand pas même génial ce skeud ». Et peut-être que deux ans plus tard postera-t-on un avis de recherche sur ce « mec qui rappait ‘Low’ avec T-Pain et un morceau avec Timbaland » dans la rubrique « qu’est-il est devenu ? », à moins qu’il sorte de l’oubli avec une seconde livraison d’ici là. »

Il l’a sorti, cette seconde livraison et jamais je n’aurai cru une seconde l’an passé qu’il regrimperai en tête des ventes de singles, en 2009, avec son hit « Right Round » pendant 6 semaines ! Quitte à s’incruster sur nos bandes FM aux heures de grande écoute. Je l’admets, je m’en ronge les ongles de son succès. C’est comme Plies, l’autre rookie originaire de Miami dont je n’ai écouté aucun de ses disques : je ne comprends pas comment un rappeur comme lui puisse cartonner autant, ou alors ses featurings r&b rend ses singles trop racoleurs pour moi. Enfin bref, pour moi il n’y a aucun intérêt à éprouver envers un artiste pressé de sortir des skeuds tant qu’il est au sommet de sa réussite.

Aussi, je pense que la ville de Miami jouit d’un buzz sans précédent depuis 2004, c’est devenu en quelque sorte la nouvelle ‘gangsta city’ avec ses valeurs sûres comme Trick Daddy, Rick Ross et le sauvetage récent de Pitbull. Depuis, tous les rappeurs qui émergent de la péninsule floridienne sont promis au succès. Est-ce que la success-story de Flo Rida va durer encore longtemps ?

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Keri Hilson « In A Perfect World… » @@@


Keri Hilson est la protégée de Polow Da Don, et Polow Da Don fait partie de l’entourage de Timbaland. Après, les choses se sont faites d’elles-mêmes et Timbo en a fait sa nouvelle égérie. Faisant à l’origine partie d’une team de songwriter, The Clutch, Keri a collaboré avec bon nombres de grands artistes dans l’industrie du disque, en écrivant des chansons pour Britney Spears, Mary J Blige, Jennifer Lopez, Mario… (je ne vais pas faire la liste complète, il y a des sites très bien renseignés pour ça.)

Si elle commence à se faire un nom et de l’expérience dans le milieu, c’est Timbo qui lui offre son ticket d’entrée avec le tube « The Way I Are » qui a cartonné en Europe l’été 2007, embrayant par après sur « Scream », quatrième single extrait de Shock Value avec la plantureuse Nicole Scherzinger des Pussycat Dolls. Elle enchaînera ensuite d’autres apparitions pour chanter des refrains, comme celui de « Hero » de Nas, et c’est dans cette dynamique – en légère perte de vitesse – qu’elle sort son premier album, In A Perfect World…, produit principalement par le trio Polow Da Don/Timbaland/Danjahandz, qui ont rapproché leurs labels respectifs Zone 4 et Mosley Music Group pour l’occasion.

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NaS (untitled) @@@@½


Nas avait en 2006 provoqué LA polémique, une crise sans pareil au sein du rap game, et ce, rien qu’en livrant un album répondant au funeste nom de Hip Hop is Dead, entraînant alors de nombreux artistes de musique rap et leur public dans des débats houleux, passionnés et argumentés pour en arriver à la question qui dérange : faut-il accepter ce fait (plus ou moins avéré) comme une vérité, et si oui, est-ce réversible ? Les réponses ont été tout juste énoncées que déjà Nas revient semer un vent de panique d’un tout autre ordre, en passant à une échelle ‘bigger than hip-hop’, encore avec un nouvel intitulé, Nigger. Les réactions furent immédiatement explosives. Toute la communauté afro-américaine, les américains haut placés, les médias, tous les concernés ont vivement réagi autour de l’usage de ce mot devenu un tabou aux States, autour de ce fameux N-word ouvertement exposé. Du kérosène aspergé sur les braises d’une dispute sur l’utilisation courante de ces mots blasphématoires dans les textes de rap (tels que ‘nigga’, ‘bitch’, etc.), qui, pour de nombreux responsables de maison de disque, de juristes et président d’associations, sont responsables de la banalisation de la violence et de propos insultants, susceptibles de dévaloriser l’image des Noirs. Des rappeurs comme Master P et Chamillionaire ont choisi de ne plus jurer dans leurs lyrics, libre à eux, mais le problème est plus profond, enraciné dans l’histoire et les mentalités.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Nas a reçu le soutien de beaucoup d’artistes rap dans sa démarche de vouloir briser des interdits imposés par la censure, tandis que d’autres n’y voyaient là qu’un coup marketing. Le défi maintenant était de pouvoir sortir ce disque avec cet intitulé qui fait frémir les Etats-Unis. Connaissant les aptitudes innées de Nas en matière d’écriture et de créativité, je me suis dit en attendant sa sortie qu’il fallait simplement lui faire confiance sur le message qu’il allait porter, son intention est clairement de relancer une révolution invisible à peine voilée. Malheureusement, dans un pays où le racisme est ancré dans les institutions, face à la pression de son label (traduite par des reports de sortie), des distributeurs (Wall-Mart en tête) qui ne supporteraient pas de commercialiser Nigger, Nas n’a pu accomplir sa mission jusqu’à terme. L’album est devenu éponyme (ou ‘untitled’), Nas, un geste félicité par le Révérend Al Sharpton. A vrai dire, il aurait fallu un moyen détourné pour y parvenir, comme les NWA avec Efil4zaggin et 2Pac avec Strictly for my N.I.G.G.A.Z. Mais n’en déplaise à ces hypocrites et autres détracteurs, cette modification ne changeait en rien la nature du contenu. Qui plus est, la photo très parlante d’un Nas au dos scarifié de la lettre ‘N’ en couverture compense le poids du mot ‘nigger’. En revanche, il le réutilise pour The Nigger Tape (lire la chronique) et le 15 Juillet 2008, l’album par qui le scandale arrive sort enfin. Une belle victoire en soi.

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Mario « Go! » @@@@


Tiens, Mario a sorti un album ? Oui, dans la discrétion la plus complète… Pire, ce 3e solo Go est sorti fin d’année 2007 dans la plus grande indifférence. Et personne n’en a relayé l’info, hormis les annonces de sorties l’été dernier. A force d’avoir été repoussé de multiples reprises par sa maison de disque, toute sa promo a été capotée pour finalement atterrir dans les bacs sans aucun bruit, le volume a nettement baissé depuis son single « How Do I Breathe » qui tournait depuis… plus d’un an déjà. Pourtant, avec ce titre, Mario avait des arguments solides pour convaincre son public, tant par sa prestation que la production réussie des Star Gate. Et cette fois sans l’assistance de Ne-Yo à l’écriture, maintenant devenu un concurrent sérieux dans le milieu. 

À vrai dire en 2007, le r&b masculin n’a pas trop décollé, hormis Musiq Soulchild – mais c’est plus de la Nusoul – T-Pain et Chris Brown, les autres valeurs montantes comme Ne-Yo, Bobby Valentino, J Holyday et même le King du R&B R Kelly ne se sont pas franchement illustrées : impressions mitigées, déceptions sur le plan commercial… Pourtant, Mario Barrett (de son vrai nom) leur tient la mesure à bien des égards, avec un niveau d’interprétation indéniable et un timbre de voix feutré qui le démarque sensiblement de ses confrères. Bref, tout ça pour en arriver au fait que c’est très triste qu’un tel artiste n’a pas la carrière et le succès discographique mérités, d’autant plus que Go est un très bon disque, celui d’un chanteur en phase de maturation. Il fallait en parler sans plus attendre.

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Britney Spears « Blackout » @@@@


De Mickey Mouse aux tourments de la vie d’une personnalité du showbiz qui a mal tourné, c’est ainsi que devrait s’appeler ce chapitre de la croustillante vie Britney Spears. L’ex-petite fiancée de l’Amérique devenue une excitante vierge effarouchée après son langoureux baiser avec Madonna, s’était stabilisée dans les bras de Kevin Federline, avec qui elle a eu deux enfants. On était en droit de penser que son devoir de mère la responsabiliserait davantage mais c’est l’inverse qui s’est produit. Britney est devenue complètement déphasée et demande le divorce avec Fed-Ex (le nouveau surnom de K-Fed donné par la presse) et chaque fait et geste de sa vie privée étaient quotidiennement relatés dans la presse people, entre sa copine Paris Hilton et les déboires d’Amy Winehouse. Dans sa spirale infernale, Britney Spears est passée au stade de ‘stupid bitch’, errant dans les rues chic de Los Angeles sans culotte avec des fesses refaites, sans cheveux et sans ses rejetons, dont la garde a été accordée son ex-mari. C’est dans ce contexte chaotique que la chanteuse pop a enregistré Blackout, son cinquième album.

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Jennifer Lopez « Brave » @@


Cette année 2007, Jennifer Lopez a mis sa carrière ciné en stand-by pour se consacrer à son autre loisir, faire de la musique. Sept mois seulement après son premier album en espagnol Como Ama Una Mujer et son single ambassadeur « Que Hiciste », la chanteuse redébarque sans prévenir avec Brave, son cinquième album studio ‘en anglais’. Avec un coup double pour reconquérir (non sans beaucoup de mal) les ondes radios, les singles « Do It Well » et « Hold It, Drop It », des extraits pop/r&b dansants somme toute piètrement ordinaires, dans un style auquel J-Lo nous habitue incessamment depuis ses débuts de chanteuse, et qui malheureusement ne lui permet en rien de faire le poids face à des Gwen Stefani, Nelly Furtado ou encore la nouvelle arrivante Rihanna. 

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Timbaland « Shock Value » @@@1/2


Aux yeux de la planète Hip Hop et R&B, Timbaland fait partie de cette caste de producteurs géniaux et élitistes, engrenés dans une perpétuelle évolution artistique. Avec The Neptunes et Dr Dre, il est certainement l’un des rares musiciens influents à contrôler à sa guise les tendances de demain, avec la particularité d’être toujours en avance sur son temps. Pour Monsieur Tout-le-monde, il s’agit du grand manitou bodybuildé responsable des récents succès commerciaux et d’estime de Nelly Furtado (Loose) et Justin Timberlake (FutureSex/LoveSounds), celui que l’on aperçoit par intermittence dans leurs clips qui s’enchaînent sans cesse sur les grandes chaînes musicales. Maudits soient les ignorants ! Depuis plus de dix ans, Timbaland a assurément contribué à la réussite d’artistes rap et r&b (Ginuwine, la regrettée Aaliyah, Missy Elliott, Jay-Z, Bubba Sparxxx, Justin en 2002…), comptabilisé un nombre incalculable de hits successifs jusqu’en 2004, bref il a considérablement marqué son empreinte dans le hip hop en général. Sentant sa propre musique arriver à bout de souffle, Timbo a profité d’un long silence radio pour se dépasser humainement (par la musculation) et artistiquement, afin de réaliser ce retour en force magistral, le fait marquant de l’année 2006, avec une flopée de tubes invasifs et efficaces : « SexyBack » et « My Love » pour Justin Timberlake, « Maneater » et « Promiscuous Girl » pour Nelly Furtado.

Avec ce bagage de sons plus frais, plus modernes et surtout novateurs, Timbaland relance sa carrière de producteur dix ans après Tim’s Bio, avec à la clé de cette étape déterminante, ce Shock Value dont l’ultime objectif est de briser les barrières entre les courants et entrechoquer des genres musicaux. Lire la suite Timbaland « Shock Value » @@@1/2