Archives du mot-clé Sha Money XL

Domo Genesis « Genesis » @@@½


Je me demandais si Hodgy Beats n’allait pas être le prochain membre des Odd Future à s’échapper solo mais, non  ce n’est pas le cas : c’est Domo Genesis qui se lance dans le grand bain. Et pour compléter la surprise, Genesis ne sonne pas du tout comme je pouvais l’imaginer, vraiment pas.

Lire la suite Domo Genesis « Genesis » @@@½

Mac Miller « GO:OD AM » @@@@


On va commencer par un paragraphe d’intro ma Foi classique. Fort d’un succès majeur en indépendant avec Blue Slide Park et Watching Movies With The Sound Off chez Rostrum,  Mac Miller est passé en major en signant chez Warner un deal de 10 millions de dollar (d’après la rumeur) pour ouvrir son label REMember Music. From the bottom… maintenant le revoilà après un an de silence radio depuis sa mixtape Faces avec son troisième LP GO:OD AM. C’est là qu’il faut cliquer pour lire la suite si vous naviguez depuis le site.

Lire la suite Mac Miller « GO:OD AM » @@@@

Big Boi « Vicious Lies and Dangerous Rumors » [Deluxe Edition] @@@@


Même quand il est question d’un album solo d’un membres des Outkast, c’est toujours la même question qui revient: qu’est-ce qu’on va découvrir dans ce nouvel album? Jusqu’où va-t-il nous emmener? Le sujet, Big Boi, avec son troisième opus Vicious Lies and Dangerous Rumors. Les gens n’étaient pas prêts.

Lire la suite Big Boi « Vicious Lies and Dangerous Rumors » [Deluxe Edition] @@@@

Blastah Beatz « Graduate Studies » @@@@


Blastah Beatz est un nom qui revient sporadiquement dans les crédits d’instrus de rappeurs américains. Il se fait connaître début 2009 en réalisant quelques instrumentaux pour Padded Room de Joe Budden, puis plus tard Kool G Rap et d’autres encore qui se retrouvent sur cet album Graduate Studies. Une des particularités de ce beatmaker repéré par Sha Money XL est qu’il est franco-portugais, mais ce n’est pas tout.

Lire la suite Blastah Beatz « Graduate Studies » @@@@

Slim The Mobster « War Music » hosted by DJ Whoo Kid [mixtape] @@@


Cela fait à peu près deux, trois ans que Slim Da Mobster traîne dans les studios d’Aftermath sans qu’on n’ait pu jamais juger de quoi il était capable, jusqu’à cette mixtape War Music hostée par DJ Whoo Kid. Le nouveau rookie de Dr Dre s’est entouré de Snoop Dogg et Sha Money XL (ex-président de G Unit) pour cette livraison qui répondra son talent supposé.

Lire la suite Slim The Mobster « War Music » hosted by DJ Whoo Kid [mixtape] @@@

Reks « Rhythmatic Eternal King Supreme » @@@@


Reks avait marqué l’année 2008 au fer rouge avec Grey Hairs, un album millésimé qui surpassait même le trop surestimé Politics As Usual de son confrère bostonien Termanology. Revoilà qu’il frappe à nouveau avec l’album ‘acronyme’ R.E.K.S. (pour Rhythmatic Eternal Supreme King) chez ShowOff, structure indépendante du DJ/producteur reconnu Statik Selektah. Protections obligatoires, ses rimes provoquent des ecchymoses. Puis zieutez un coup la liste de producteurs sur la pochette, du béton armé !

> Ecouter R.E.K.S. sur One Mic

Lire la suite Reks « Rhythmatic Eternal King Supreme » @@@@

Stat Quo « Statlanta » @@@½


Statlanta, un album que l’on n’attendait plus… C’est la malheureuse histoire d’un album qui marinait depuis 2003, quand Stat Quo était la seconde signature Shady/Aftermath avec 50 Cent. Laissé pour compte toutes ces années, normal que sa sortie soit passée quasi inaperçue avec tout ce long processus de retour à l’anonymat, sans avoir eu son tour de briller. Si ce n’est des apparitions publiques sur Encore et la mixtape The Re-Up d’Eminem.

Ce trop long début de carrière en statu quo (quelle ironie!), parcellée de singles qui ne terminaient pas assez haut dans les charts et de street-albums, a enfin concrétisé ce mois de Juillet 2010 dans la discrétion la plus totale grâce à un mécène, Sha Money XL, ex-manageur et producteur des G-Unit, qui l’a signé sur sa structure Dream Big Records. Moi-même je n’étais pas au courant de la sortie de Statlanta jusqu’à ce que des reviews soient publiées sur des sites américains. Chronique d’un LP sorti six ans trop tard ? Pas tout à fait.

Lire la suite Stat Quo « Statlanta » @@@½

50 Cent « Before I Self-Destruct » @@@


Alors alors – écris-je en me frottant les mains – j’ai quelque chose de très délicat à confier à mes lecteurs. Beaucoup de gens l’ont peut-être déjà remarqué quand je sévissais sur Rap2K, ces gens-là me reprochant un manque d’objectivité que je niais en réponse, et seules quelques connaissances sont au courant de ce mal qui m’habite depuis sept ans. J’en connais qui vont avoir un air moqueur en l’apprenant, d’autres qui hausseront les épaules mais il faut que ça sorte : je suis officiellement un ‘hater’ de 50 Cent.
Attendez deux secondes avant de me pendre sur la place publique, j’ai dit que je n’aimais pas la personne de 50 Cent mais nulle part que je déteste sa musique. Quand vous regarderez ma page ‘discrographie’, vous observerez que j’ai en ma possession l’édition limitée de The Massacre et Curtis. Et je pense mettre la main sur GRODT bientôt. Cette critique de Before I Self-destruct, qui comme celles de ses précédents albums fera débat, est l’occasion (rêvée ?) de poursuivre avec un malin plaisir mon analyse de la descente vertigineuse et prédite de 50 et son empire dans un premier temps, puis dans un second temps une chronique la plus objective possible de ce quatrième album.

Lire la suite 50 Cent « Before I Self-Destruct » @@@

Lil Scrappy « Born 2 Die, Bred 2 Live » @@@


Lil Scrappy ça ne vous rappelle rien ? Oui, c’est le membre de la clique BME et accessoirement le protégé de Lil Jon, ce qui lui a valu par ailleurs le titre de Prince of the Crunk. Mais ce n’est pas tout ! C’est le nom du petit chien bagarreur dans le dessin animé Scoobidoo (…). Maintenant voilà, vous connaissez l’origine de son pseudonyme. De toute façon, il n’y a qu’à le voir bouger comme un teigneux dans le clip de « Whatchu Gon’ Do » de Lil Jon & The Eastside Boyz pour en témoigner. Bref, ce jeune rookie originaire d’Atlanta révélé en 2004 est devenu depuis l’objet de maintes convoitises, à commencer par 50 Cent qui voulu tenter de se l’arracher en l’appâtant à ses soirées. Bon, pour couper la poire en deux, il partagera la production éxécutive de Bred 2 Die, Born 2 Live avec Lil Jon. Comme ça, Lil Scrappy pourra faire la jointure entre Crunk et le son ‘maison’ de chez G Unit.

Chronique originale écrite le 23 Janvier 2007

Lire la suite Lil Scrappy « Born 2 Die, Bred 2 Live » @@@

2Pac « Pac’s life » @@@


Au début, il devait sortir cette année 2006 un album commémoratif en l’honneur du triste anniversaire des dix ans de la disparition de Lesane Crooks alias Tupac Shakur aka 2Pac ou encore Makaveli. On parlait d’un double-album même, avec son lot de rumeurs habituelles comme entre autre la participation exclusive de Dr Dre… Et comme un malheur n’arrive jamais seul, un malencontreux concours de circonstance a voulu que Death Row (le ‘label rouge’ californien qui a dominé le rap game durant les années 90) fasse son dépôt de bilan ce mois de Septembre 2006, survenu après quelques sombres affaires judiciaires. Curieux hasard n’est-ce pas. Mais depuis quelques temps déjà c’est la société Amaru qui détient les masters de 2Pac et non plus Suge Knight. Quelque part, c’est rassurant de voir que Afeni Shakur, la mère du défunt rappeur, a pu s’approprier les droits des œuvres inédites de son fils et non plus le baron du gang des Bloods. En contrepartie, depuis ce droit de succession pourrait-on dire, la génitrice en question est devenue une redoutable femme d’affaire (disques, ligne de vêtement Makaveli Branded,…) et présidente de multiples associations portant le nom de Shakur. C’est pourtant la seule personne qui puisse posséder la légitimité d’user du nom de Tupac, apparentement familial oblige.

Lire la suite 2Pac « Pac’s life » @@@

Busta Rhymes « The Big Bang » @@@@½


La signature de Busta Rhymes sur Aftermath Records, le bastion de Dr Dre, a fait un grand boum dans le rap game il y a deux ans. La collaboration étroite entre le légendaire docteur et le MC le plus farfelu de la planète, établie sur ‘Genesis’ en 2001 avec le fracassant « Break Yo Neck », a porté son fruit, un fruit qui a mûrit pendant plus d’un an, un an d’attente (de trop) pour les fans habitués aux sorties annuelles de Busta. 2006 est l’année du phoenix et à Busta d’imploser avec ‘The Big Bang’ (Aftermath/Polydor), son septième album dont le titre inspire une certaine ambiguité : la naissance d’un univers et une grosse bombe sonique. C’est par ailleurs le troisième point de départ, si on peut dire, de la carrière solo de Busta Rhymes, et une seconde renaissance après son divorce d’avec J Records. Bus-a-Bus grossit de façon significative les rangs d’Aftermath/Interscope aux côtés de pointures de haut standing : la dream team Eminem, 50 Cent, Eve et The Game. Une nouvelle maison, un nouveau producteur à la renommée indiscutable et un homme nouveau (il a coupé ses dreads de façon symbolique) qui se veut, la trentaine passée, plus que jamais le leader de la nouvelle école.

Chronique originale écrite le 1er Juillet 2006

Lire la suite Busta Rhymes « The Big Bang » @@@@½

Mobb Deep « Blood Money » @@@½


Autant être honnête avec ce disque (et avec moi-même), ça ne serait que du respect pour les Mobb Deep. Déjà, mon impression sur Blood Money, musicalement parlant, est meilleure que pour ‘Amerikaz Nightmare‘. Je pensais qu’ils avaient touché le fond avec cet album et qu’ils allaient continuer à râcler mais j’avoue avoir un bon feeling avec les productions en tout cas. Je kiffe bien « Daydreamin« , « Creep« , « Smoke It« , le joli « Pearly Gates » produit par Exile, « Put Them In Their Place« … ça reste du Mobb Deep c’est certain. Mais mini coup de gueule pour le morceau avec Mary J Blige (« It’s Alright« ) qui repompe le même sample (que je kiffe bien qd même) qu’Alchemist pour « Tick Tock » avec Nas et Prodigy. D’ailleurs Alchemist sur ce disque il me déçoit un poil avec « Infamous« , qui utilise un breakbeat maintes et maintes fois repris (Common & De La Soul, AZ…). En vrai, j’aime bien quand même ces deux morceaux, bien que réchauffés. Tout ça ne sonne pas ‘G Unit’ en tout cas mais jutement en parlant d’eux…

D’après un commentaire publié le 5 Juin 2006

Lire la suite Mobb Deep « Blood Money » @@@½

50 Cent « The Massacre » @@@½


L’été 2004, David Guetta chantait « Money! Get rich! Or die tryin! ». Un tube dance très jet-set qui parle de ce que ça parle. Pendant ce temps-là, dans la bastion d’Aftermath, 50 Cent enchaîne les prises de bec avec de nombreux rivaux tels que Ja Rule, Jadakiss et compagnie, en plus de mettre en orbite sa nouvelle recrue The Game qui a cartonné ce début d’année avec ‘The Documentary’. Donc les diss pour se faire un peu pub, ‘The Valentine’s Day Massacre’ repoussé et écourté en ‘The Massacre’ pour faire monter la sauce : c’est encore du marketing signé Aftermath/Interscope, du rap bizness autrement dit. Sans parler de la formule déjà bien rôdée par son mentor Eminem, c’est-à-dire la ‘controversy sells’. Autant de faits qui ont pour effet de faire croire que l’album sera exceptionnel.

Mais ne vous leurrez pas, ceci n’est que du spectacle orchestré par 50 lui-même et ses deux producteurs, Slim Shady et Dr Dre. Depuis ‘Get Rich Or Die Tryin’ sorti il y a deux ans, Curtis Jackson pour les intimes, est devenu un véritable fauteur de trouble et cette fois, il a fait tomber le gilet pare-balles pour se montrer torse nu (voir cover). Un corps musclé pour exprimer une certaine immunité mais dont les traits soulignés rappellent que tout ceci n’est que superficiel et qu’il marche avec ‘S’ on his chest. Le challenge maintenant pour celui qu’on aime detester: vendre encore plus. Normal pour une personne qui relativise le talent en terme de ventes, question d’assurance? Et tiens, pour bien commencer ce massacre, sachez que The Game vient d’être limogé du G Unit! Donc ne le cherchez pas déjà en featuring sur l’album (aurait-ce été prémédité?).

Note : je me rappelle avoir chroniqué l’album le jour même de sa réception du CD (22 Février 2005). J’avais essayé dans l’intro de situer le contexte autour de cette machine marketing alors qu’il était le rappeur numéro 1 vs le rap game. The Massacre s’écoute encore tranquillement aujourd’hui, j’espère aussi que la chronique (qui n’a pas du tout été modifiée) rappelle bien le contexte de l’époque.

Lire la suite 50 Cent « The Massacre » @@@½

Tony Yayo « Thoughts of a Predicate Felon » @@½


La machine G Unit roule toujours avec cette image du groupe gangsta qui aime se faire détester. Poule aux œufs d’or de chez Interscope depuis plus de deux ans, on voit 50 Cent et ses lieutenants partout : dans les magasines, dans les publicités pour leur ligne de vêtement, sur MTV, bientôt au cinéma, sur nos radios. Marketing de masse oblige.

Tony Yayo est le dernier membre du G Unit à son sortir son exercice solo : ‘Thoughts Of A Predicate Felon’. Sa popularité, qu’elle soit en bien ou en mal, a déjà atteint des sommets alors qu’il était encore en prison grâce à la campagne ‘Free Yayo’. Plus besoin de présenter ce gaillard qui se fait porter maintenant comme le porte-parole du groupe et du label G Unit Records pour lui assurer une meilleure exposition médiatique.

Note : je me rappelle qu’avant sa sortie à la rentrée 2005, moment où j’ai écrit cette chronique (qui n’a pas ou peu été retouchée), Tony Yayo avait raconté qu’il vendra 700 000 la semaine de la sortie de l’album. Au final, c’est ce qu’il aura vendu au total. La première douche froide du G Unit, le point de départ de leur chute ?

Lire la suite Tony Yayo « Thoughts of a Predicate Felon » @@½

Slim Thug « Already Platinum » @@@@


Houston, nous avons un problème. Son nom : Slim Thug. Son label : Boss Hogg Outlawz. Son partenariat : Star Trak. Sa maison de disque : Geffen/ Interscope. Ses producteurs : Mr Lee et The Neptunes. Sa clique : Boyz N Blue. Sa hometown : H-Town.

Ce futur ponte du Dirty South a fait ses classes parmi Micheal Watts, patron de SwishaHouse, et feu DJ Screw, le même promoteur qui a remarqué Lil Flip. Avec ses compères Paul Wall et Mike Jones (who ?), ils ont à trois signé à eux trois le gros carton de l’hiver 2004/2005 « Still Tippin’ » qui les a fait connaître partout hors des frontières du Texas. Avec sa signature sur Geffen, Slim Thug était d’avance promu au rang de super artiste. Il s’autoproclamait déjà Boss Of The South grâce aux ventes faramineuses de ses mixtapes à H-Town, consacré platine dans le milieu underground. Ce qui a donné l’idée d’appeler son premier disque en major ‘Already Platinum’, avec en renfort les Neptunes et le producteur local Mr Lee à la production de ce rookie de l’année 2005.

Lire la suite Slim Thug « Already Platinum » @@@@