Archives du mot-clé Nelly

Aminé « Good For You » @@@½


C’est Aminé son prénom, avec un ‘é’, comme les acides aminés qui constituent les protéines, et non pas comme le chanteur raï’n b français qu’on a rapidement oublié dans les années 2000. Ce type qu’on ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam il y a encore 3-4 mois, depuis la couverture controversée de la promo 2017 des XXL Freshmen, pourrait bien être la petite surprise de l’été 2017. Personne ne l’a vu venir, normal, on ne sait pas d’où il sort. Enfin si, on le sait, en tapant sur Google on apprend que le rappeur débarque de Portland, dans l’Orégon, où la scène rap est ultra-confidentielle. Ce qui n’empêche pas cet album à la pochette bien fun de sortir chez Universal.

Lire la suite Aminé « Good For You » @@@½

Nelly « M.O. » @@


Depuis le succès phénoménal de Country Grammar en 2000 (plus de 8 millions d’albums vendus à ce jour rien qu’aux States), Nelly n’a cessé de cumuler les certifications multi-platine avec Nellyville et les albums jumeaux Sweat/Suit faisant de lui le rappeur mainstream par excellence avec les clichés qui vont avec (vas-y que j’ai de grosses jantes chromées, des dentiers en métal rare et des gonzesses à gogo dans mes clips). Mais en 2008 la situation s’est inversée de façon spectaculaire: ses deux derniers albums se sont mal vendus. Et ce 7e, M.O., encore plus avec seulement 15 000 copies écoulées la semaine de sa sortie. Comment expliquer cela?

Lire la suite Nelly « M.O. » @@

Talib Kweli « Prisoner of Conscious » @@@½


Attendu de longue date, bien avant même Gutter Rainbow, Prisoner of Conscious (le -ness a disparu entre temps) devait être une nouvelle pierre angulaire dans la discographie de Talib Kweli. Ambitieux sur le papier, le très réputé MC de Brooklyn nous dévoile finalement un 5e album prévisible, de qualité, mais prévisible.

Lire la suite Talib Kweli « Prisoner of Conscious » @@@½

Nelly  » 5.0  » [deluxe edition] @½


Y a-t-il vraiment un quelconque intérêt à écouter un nouvel album de Nelly, franchement. Il y a eu en 2000 Country Grammar, considéré comme un classique du genre, avec des sonorités qui aurait pu être développée par la suite mais ce ne fut pas le cas. Son successeur Nellyville a connu un gros succès commercial, après c’en était fini des prods de Jay E et le rappeur de St Louis n’avait plus rien d’autre à parler que de son compte en banque et des nanas. Une fois ça va, deux fois ça saoule, 5.0 c’en est trop. C’est à se demander à quoi ça lui sert de sortir des albums, même si la réponse paraît évidente. Ecouté vite fait, aussitôt oublié.

Lire la suite Nelly  » 5.0  » [deluxe edition] @½

DJ Khaled « Victory » @@


Faire le vide dans sa tête est fortement conseillé si l’on entreprend d’écouter un disque de DJ Khaled. Surtout quand il nous réchauffe la même soupe pour la troisième fois et qu’il nous chauffe littéralement les oreilles avec ses gimmicks insoutenables.

Simulant sa propre gloire et celles des ghettos (de Miami plus exactement), le voilà qu’il se met à crier Victory (We The Best Music Group/Terror Squad/ E1 Entertainment) à qui l’entend. Tous ses potes de Blackberry sont là pour le supporter, nous avec, mais pas dans le sens où il l’entend. Il y a des fois où l’on aimerait être sourd à notre guise. Quand même, on va pas se forcer à l’aimer…

Lire la suite DJ Khaled « Victory » @@

Nelly « Brass Knuckles » @@


Plus de 20 millions d’albums vendus rien qu’aux Etats-Unis, voilà ce qui fait le palmarès de Nelly. Même KRS-One le vantait d’être la raison pour laquelle le hip-hop vendait tant de disques dans le monde. Country Grammar était véritablement un album unique en son genre dans le paysage Midwest/Dirty South, et après ce succès phénoménal, c’est comme si Nelly a préféré devenir l’archétype du rappeur archi-commercial, au sens superficiel et commun du terme. Ceci étant, après quatre disques vendus comme petits pains (industriels), dont l’incroyable coup double Sweat/Suit (et de sa version album unique incluant « Grillz »), Nelly va devoir faire face à un défi de taille s’il veut perdurer dans le rap game : reconquérir l’intérêt de ses millions d’acheteurs potentiels. Les scores de vente de Brass Knuckles (Motown/Universal), son nouvel album, rendront compte de la popularité actuelle de Nelly.

Lire la suite Nelly « Brass Knuckles » @@

Rick Ross « Trilla » @@@1/2


Souvenez-vous il y a environ deux-trois ans, Houston avait engrangé un buzz phénoménal. Devenue un temps la capitale du Dirty South, de nouvelles têtes originaires de cette ville ont profité de cette surexposition pour éclater au grand jour en surfant sur la mode du ‘screwed and chopped’ (Slim Thug, Mike Jones, Paul Wall, Chamillionnaire,…).

Puis les projecteurs se sont braqués vers la Floride, sur la ville cosmopolite de Miami, avec des artistes établis tels que Pitbull, Trick Daddy, Trina, l’assourdissant DJ Khaled… Miami est le carrefour caribéen idéal entre les Etats-Unis, Cuba, Porto Rico et les pays d’Amérique latine, une destination de rêve pour tout vacancier en quête d’exotisme, immigrés clandestins hispaniques et trafiquants de drogue.

Dans ce vivier de gros poissons en tout genre, communément surnommée Vice City, Rick Ross a propagé sa réputation depuis son Port of Miami en 2006, grâce à ses classiques « Hustlin’ » et « Push It ». Pour asseoir sa notoriété plus que quiconque, le rappeur fait part de son nouvel arrivage, Trilla, en référence au célébrissime Thriller de Michael Jackson.

  Lire la suite Rick Ross « Trilla » @@@1/2

DJ Drama « Gangsta Grillz : The Album » @@@1/2


Une compilation officielle de mixtape DJs contenant une foule de rappeurs n’est pas une invention tombée de la dernière pluie. Nombreux sont les DJs qui depuis dix ans maintenant sortent un album en signe de réussite sur ce marché parallèle qu’est le circuit des mixtapes. DJ Clue? est un peu le précurseur de ce genre de compil’, premier DJ à être passé au format CD, ringardisant la vieille K7, et préférant parler fort dans les tours de passe-passe pour éviter de scratcher. En gros, avec sa série The Professionnal, le DJ officiel du Roc A Fella a ouvert un boulevard dans lequel ont foncé quantité de DJs peu habiles sur le plan technique. Des célèbres l’ont copié, comme Funkmaster Flex, DJ Kayslay,… jusqu’à DJ Khaled. Le facteur qui détermine le taux de succès de ce genre d’album est la hype du DJ, sa notoriété dans le hood et le nombre de rappeurs ou producteurs enregistrés sur son téléphone portable. Tant pis pour les phases de scratches parfois spectaculaires et les mixes inédits, l’heure est à la nouveauté, celui qui comptera le plus de bangers sur son disque.

Avec sa série de Gangsta Grillz, DJ Drama est devenu au fil du temps le DJ le plus en vue du Dirty South. Ses mixtapes sont pour la plupart de bonne qualité et les artistes mainstreams se l’arrachent. T.I. parvient à le faire signer sur son label Grand Hustle, et quelques semaines et coups de cellphone plus tard, son album débarque dans les bacs avec un coup de pub inattendu. Les jours précédant sa sortie, Drama est victime d’une arrestation musclée spectaculaire digne d’une intervention du GIGN, pour… violation de droits d’auteur. Cette persécution est-elle un avertissement de la RIAA ? 

Lire la suite DJ Drama « Gangsta Grillz : The Album » @@@1/2

Ali & Gipp « present Kinfolk » @@@1/2


Un album annoncé depuis bientôt trois ans et que l’on n’attendait plus, des sorties sporadiques de singles desservant un impact médiatique trop discret, pour une collaboration qui aurait failli ne pas voir le jour, comme ce fut le cas de celle entre Ceel-Lo & Jazze Pha. Ali & Gipp present Kinfolk (Dirty Ent/Universal), la rencontre entre Ali, le quart des St Lunatics, et Big Gipp, le quart des Goodie Mob, a su se faire attendre. Pas qu’on n’était pas au courant de l’arrivée dans les bacs, mais ce n’est jamais une bonne nouvelle qu’un disque finisse oublié dans un fond de tiroir d’une major. Ouf, Ali & Gipp ont été épargnés par ces aléas de l’industrie du disque ! 

Lire la suite Ali & Gipp « present Kinfolk » @@@1/2

T.I. « T.I. vs T.I.P. » @@@


Avec King, T.I. a atteint les sommets (des charts, des top ventes, des award shows…) pour enfin devenir ce qu’il a toujours prétendu être : un MC incontournable de la scène Hip Hop, une figure influente et puissante qui dépasse son statut d’autoproclamé King of the South (comme on aime à le rappeler). Mais suite à pas mal d’événements malheureux encourus durant l’année 2006/2007, comme le meurtre de son ami et garde du corps plus la déception lors des Grammy Awards, T.I. s’est regardé sur le revers du disque de platine plutôt que le nombril. Face à sa propre conscience est né le concept de son cinquième album, cette confrontation avec son alter-ego T.I.P., une remise en cause qui a découlé sur le schisme T.I. vs T.I.P. Clifford Harris schizophrène ? Ange et démon ? Pas du tout, il s’agit seulement d’un rapport centré sur soi-même purement humain, entre l’ego et l’homme. Répercussion directe sur le plan artistique, l’opus se scinde en trois actes : T.I., T.I.P. et T.I. vs T.I.P..

(chronique écrite le 11 Juillet 2007 sur Rap2K.com)

Lire la suite T.I. « T.I. vs T.I.P. » @@@

R Kelly « Double Up » @@1/2


Soucieux de devoir rester assis sur son trône de King du R&B, R Kelly double la mise en 2007 avec Double Up. Deux fois mieux de R Kelly sur un seul disque ? Cela paraît insensé à la vue de sa prestigieuse discographie. Quoique, son avant-dernier opus en date, TP3 Reloaded, n’était franchement pas fameux. Dans l’alternative, il pourrait s’agir pourquoi pas d’un coup de bluff d’un artiste qui nourrit son égo grâce à sa renommée de classe internationale. D’où maintenant une question qui gêne : un chanteur de l’acabit de R Kelly peut-il dépérir sur le plan musical ?

Lire la suite R Kelly « Double Up » @@1/2

Pharrell Williams « In my mind… » @@@½


Ce n’est pas Sagittarius qui écrit, mais le fan des Neptunes depuis 1999 : ‘Kaleidoscope’ de Kelis a été pour un moi un électrochoc aux effets irréversibles. Depuis, je me suis interessé de près à ce duo de producteurs originaire de Virginia Beach, dont il serait inutile de retracer le parcours. Quoique…

Chronique originale écrite le 29 Juillet 2006

Lire la suite Pharrell Williams « In my mind… » @@@½

Notorious BIG « Duets – The Final Chapter » @@@


Notorious BIG est mort, vive les morts ! Nous sommes le Noël 2005 et Diddy décide de faire un jubilé pour célébrer Biggie Smalls en invitant le gratin du rap et des producteurs. Bon autant être franc (et pas objectif), Biggie Duets masque en réalité une compilation de remixes. L’idée du multimillionnaire patron de Bad Boy est malicieuse : reprendre des anciens couplets issus de Ready to Die et Life After Death, les mélanger avec les rappeurs et chanteurs du moment sur de tout nouveau instrumentaux récents et tadaaaaam. Le tour de passe-passe aurait pu être réussi si on avait pas deviné son secret en quelques secondes.

D’après un commentaire rédigé Décembre 2005.

Lire la suite Notorious BIG « Duets – The Final Chapter » @@@

Snoop Dogg « R&G (Rhythm & Gangsta) : The Masterpiece » @@@@


Ce 7e album du chien de Long Beach, c’est du R&G. R&B Westcoast? Gangsta soul? G Funk moderne? Non, c’est du Rhythm & Gangsta. Ce n’est pas non plus un album de l’acabit de ‘Doggystyle’ ou ‘Tha Last Meal’ mais un essai tout différent de ce qu’il a faut jusque maintenant. Des craintes persistaient aussi depuis ‘Paid Tha Cost’ où Snoop Dogg avait pris une tournure moins gangsta au sens propre, évoluant vers un style plus pimpisé. C’est l’heure de faire les comptes aussi…

Chronique originale écrite en Novembre 2004 sur Rap2K.com, avec quelques modifications.

Lire la suite Snoop Dogg « R&G (Rhythm & Gangsta) : The Masterpiece » @@@@

T.I. « Urban Legend » @@@@½


Le beef entre T.I. et Ludacris fut un des grands épisodes rap sudiste de l’été 2004. On garde tous en mémoire « Stomp » sur l’album de Young Buck (Straight Outta Ca$hville) où les deux protagonistes se sont affrontés verbalement sur les différentes version de ce morceau véner’, et c’est finalement Luda a eu le dernier mot sur l’auto-proclamé King Of South avec « Stay off the TIP of my dick ».

Non content de ce coup de revers, le jeune T.I. (24 ans à l’époque) a mis les bouchées doubles avec Urban Legend son troisième LP, pour se mesurer aux prochaines sorties de Ludacris et Lil Flip, son autre Nemesis sur le terrain Dirty South mainstream. Il faut dire que le rappeur avait la rage puisqu’il venait de vivre peu avant son premier épisode pénitencier. Par conséquent, la liste des producteurs est impressionnante pour l’époque : le roi du crunk Lil Jon, The Neptunes qui l’aident depuis I’m Serious, Jazze Pha, Mannie Fresh et KLC pour la touche Nouvelle-Orléans, Daz Dillinger (« My Life« ), Scott Storch, David Banner, Swizz Beatz… La liste-A comme disent les cairns. Moins d’invités mais non des moindres : Nelly, Lil Kim, Trick Daddy, B.G., Lil Wayne quand il n’était pas devenu l’alien qu’il est aujourd’hui, etc… Certes T.I. a mis un peu de côté la trap music qu’il a initié avec ses deux premiers opus dans le but affirmée de faire un putsch en se donnant les moyens de ses ambitions.

Chronique originale écrite en Novembre 2004.

Lire la suite T.I. « Urban Legend » @@@@½