Archives du mot-clé DJ Green Lantern

Immortal Technique « The Martyr » [free album] @@@


Maintenant que le Président des Etats-Unis est afro-américain, on se demande où sont passés tous ces réacs aux discours anti-Bush anti-républicains anti-capitalistes antiques. L’un d’entre eux, Immortal Technique, donne signe de vie avec son album gratuit The Martyr, comme après un retour de guerre.

Lire la suite Immortal Technique « The Martyr » [free album] @@@

Saigon « The Greatest Story Never Told » @@@@½


Et dire que The Greatest Story Never Told n’a failli jamais voir le jour… Enregistré entre 2005 et 2007 et repoussé de multiples fois par Atlantic Records, ce premier album de Saigon aurait pu (du?) connaître un sort funeste. À force de persévérance, lui et Just Blaze ont pu mettre un terme définitif à cinq longues années d’attente, en livrant cet album – et c’est très rare pour être cité – presque dans la version prévue à l’origine. La vérité peut enfin être révélée. Lire la suite Saigon « The Greatest Story Never Told » @@@@½

DJ Skee & Funkmaster Flex presents Game « Purp & Patron » [double-mixtape] @@@½


Game a beau sortir single sur single, rien n’y fait, la mayonnaise ne prend pas. Son autre solution pour combler copieusement la sortie de RED Album, dont le délai ne cesse d’accroître (une habitude chez Aftermah Records), sortir des mixtapes de plus en plus fat. Avec Purp & Patron il a carrément mis les bouchées double : une double-mixtape, avec deux DJs (DJ Skee et Funkmaster Flex), des gros noms de la prod dont une double dose de Dr Dre et les Neptunes (principaux producteurs annoncés du RED Album) et deux fois trop de guests (Lil Wayne, Wiz Khalifa, Fabolous, Rick Ross, Pharrell, Snoop…). Quand on boit trop d’alcool, on voit double.

> Télécharger The Game – Purp & Patron (2 Disc)

Lire la suite DJ Skee & Funkmaster Flex presents Game « Purp & Patron » [double-mixtape] @@@½

Capone-N-Noreaga « The War Report 2 : Report The War » @@@@


Les audiences de Channel 10 lancé l’an dernier par Capone-N-Noreaga après neuf années de séparation (ponctuées par autant de street-albums foireux et de balais derrière les barreaux pour Capone) n’ont pas été au beau fixe. Le plus important était de passer le message selon lequel le duo de LeFrak est sorti de son silence radio avec un album satisfaisant.

Pour booster leur médiatisation, les C-N-N se sont associés avec H2O Records, à travers la personne estimable de Raekwon, et même Busta Rhymes pour livrer la séquelle de leur classique War Report. Sachant que Raekwon, co-producteur exécutif de War Report 2 donc, avait réussi haut la main son pari avec Only Built 4 Cuban Linx 2, j’étais en droit, en mon coeur de puriste, d’en attendre autant de Report the War (le sous-titre de ce 4e LP) de Capone et Noreaga, au moins à la hauteur de l’engouement suscité par cette suite très anticipée.

Lire la suite Capone-N-Noreaga « The War Report 2 : Report The War » @@@@

Karmaloop & DJ Green Lantern present Johnny Polygon « Rebel Without Applause » @@@@


Quand y en a pu, y en ren’a. De qui je parle, de nouvelles sensations hip-hop indie pardi ! En ce mois de Février, focus sur un alien : Johnny Polygon. Mis en lumière par Amanda Diva sur Spandex, Rhymes & Soul, ce Johnny a la banane, ou plutôt une coupe qui fait 90s avec ces mini-dreads. Ce drôle de luron porte des T-Shirt rigolos, des vieux jeans et des grosses lunettes qui font très 90s, et il a des influences rap allant des De La Soul à KRS-One, les idoles du golden age du hip-hop dans les 90s. Même le dessin de la pochette fait 90s. Un détail qui met la puce à l’oreille : il est managé par Green Lantern, qui produit cette mixtape Rebel Without Applause, une référence dérisoire aux Public Enemy, ça fait très 90s. Est-ce que ça sonne 90s pour autant, nan.

Lire la suite Karmaloop & DJ Green Lantern present Johnny Polygon « Rebel Without Applause » @@@@

Styles P & DJ Green Lantern « The Green Ghost Project » @@@½


DJ Green Lantern aka The Evil Genius x Styles P aka The Ghost = The Green Ghost Project. Sur le papier, cette association à la 9th Wonder & Buckshot s’annonce bouillante. Ajoutez à cela des productions, en plus de celles de Green Lantern, de Scram Jones, Vinny Idol, Buckwhild, Alchemist et Statik Selektah, et vous avez entre les oreilles un produit new-yorkais hautement inflammable. Encore plus street et toujours fidèle à son block du Yonkers (D), le MC des Lox revient à la place qui lui a toujours convenu, et de ce fait, il suit le chemin inverse des rappeurs qui aspirent à aller de l’underground vers le mainstream. Ce street-album officiel sera-t-il son meilleur album ?

Lire la suite Styles P & DJ Green Lantern « The Green Ghost Project » @@@½

Wale « Attention Deficit » @@@@


Après Asher Roth, Kid Cudi et Drake, au tour de Wale de faire son entrée dans la cour des grands avec Attention: Deficit. Originaire de Washington et révélé très tôt par son street-hit « W.A.L.E.D.A.N.C.E. » aux MTV VMA 2007, il tape dans l’oeil de Mark Ronson (producteur de Rhymefest et Amy Winehouse) cette même année lorsqu’il lui propose de participer au remix de « Smile » de Lily Allen. Conséquence il signe sur AllIDo Records. Mais ça aurait très bien pu être Roc Nation, pour qui son pote Young Chris a joué les intermédiaires.

Ce sont les mixtapes qui ont surtout fait le buzz de ce rookie et sa reconnaissance croissante ne lui ont pas fait perdre les pédales, la preuve : ses dernières tapes Mixtape about Nothing et Back to the Feature [cliquez ici] sont de très bonne facture. Mais je sais par expérience que l’enthousiasme provoqué par la qualité des mixtapes peut très vite se transformer en désillusion une fois l’épreuve du premier album tombée. En ce qui concerne Wale, il a réussi son examen de passage.

Lire la suite Wale « Attention Deficit » @@@@

M.O.P. « The Foundation » @@@1/2


Quatre cafés d’ingurgités et j’ai encore la tête dans le cul. Ben tiens, je vais me passer le dernier M.O.P. pour me donner un coup de pied au cul. Neuf ans qu’on attendait un VRAI skeud du duo le plus hardcore de la banlieue de Brooklyn. Putain ça remonte à loin Warriorz quand on y pense, grosse pièce du boucher ça ! Le bordel monstre qu’avait causé « Ante Up » et son remix, « Cold As Ice », des classiques qui font toujours mal à notre époque. Beaucoup de nostalgie quand j’y repense.

Billy Danze et Lil Fame reviennent de loin, c’est le moins que l’on puisse dire. Depuis 2001, ils ont fait des choix qui n’ont abouti à RIEN : un passage chez Roc A Fella, la fin de l’entente Jigga/Dame a été synonyme de brisure de contrat, puis une signature chez G Unit vivement décriée par les puristes, d’autant que Interscope ne prévoyait pas de sortir leur disque avant perpet’. Deux occasions manquées, double manque de bol. Les seuls trucs qu’on a pu se mettre sous la dent sont quelques featurings (ce qui n’a pas ménagé ma patience) et des pseudo-albums réchauffés (Mash Out Posse, St Marxmen et le faux-bootleg Ghetto Warfare). Le régime sec. Alors quand j’apprends que Foundation est leur premier officiel officiel de ce troisième millénaire, je saute sur l’occase comme un chien devant son os à moelle. Et là, deux sons de cloches. Fuck, mon crédo est de faire mon propre avis sur la chose.

Lire la suite M.O.P. « The Foundation » @@@1/2

Prodigy « Ultimate P » (2CD) @@@


Voilà un peu plus d’un an que Prodigy croupit en zonzon et jamais il a paru autant de disque en si peu de temps. Quelques semaines après son incarcération sortait son la second tome de son classique HNIC (lire la chronique de HNIC 2) et à l’automne 2007 le projet Product of the 80s avec Un Pacino et Big Twins. Malgré l’argent de poche que cela a pu lui rapporter, les poches de Prodigy sont presque vides : en plus d’être en conflit avec le label Voxonic, il doit payer les honoraires de ses avocats et les frais judiciaires. D’ailleurs le label français Ascetic, qui publie ce double-CD Ultimate P, ne s’en cache pas pour justifier l’existence de cette compilation offrant des inédits de P (et Havoc), la plupart étant des enregistrements effectués pendant les sessions de Blood Money chez G Unit Records. Dans le livret se trouve même l’adresse où écrire à Albert Johnson (de son vrai nom), des fois que vous voudriez lui apporter votre soutien.

Lire la suite Prodigy « Ultimate P » (2CD) @@@

Amanda Diva « Spandex Rhymes Soul » (FreEP) @@@@1/2


 

srs-amanda-front

On pourrait trouver son nom de scène prétentieux mais il n’en est rien. Ce n’est pas du tout comme si Amanda Diva s’était autoproclamée ‘diva’ comme Beyoncé (avec son titre dirty cradingue du même nom) ou si c’était une star capricieuse qui chante en play-back comme cette pouf de Mariah Carey. Rien à voir. Amanda est une diva à part, dénuée de tous les défauts qui font d’habitude leur réputation.

Pour pas mal de monde, Amanda Diva a été révélée sur « Manwomanboogie » de Q-Tip (tiré de son ‘futur classique’ The Renaissance), mais avant ça, elle a remplacé la chanteuse Natalie du groupe Floetry durant leur tournée en 2007, ce qui lui a permis de partager les scènes et le public avec Marsha Ambrosius (qui est une vraie diva de la Soul, elle au moins). Et avant ça encore, elle était animatrice, poétesse, slammeuse… Nsia (la nouvelle rédatrice sur Streetblogger) a écrit un très bon article sur cette artiste (lire l’article « Amanda Diva ou la diva d’une nouvelle génération »), une artiste polyvalente et douée par nature qui s’est fait un nom dans chaque courant ou métier qu’elle a arpenté. C’est ce don qui correspond sans ambiguïté à la définition de diva : être capable d’être talentueuse, reconnue et acclamée dans divers registres. Voilà la raison pour laquelle Amanda Diva possède un nom qui ne ment pas et qu’elle porte dignement.

Lire la suite Amanda Diva « Spandex Rhymes Soul » (FreEP) @@@@1/2

Royce Da 5’9 « Bar Exam 2 » mixed by DJ Green Lantern @@@@


Sur le podium des meilleurs MCs de la scène de Detroit figure sur la 2e marche, à droite d’Eminem, son ancien-ami-devenu-rival-puis-redevenu-en-bon-terme : Royce Da 5’9. Pour nous aider à prendre notre mal en patience en languissant de son prochain album prévu chez Babygrande, Royce entreprend, en partenariat avec HipHopDX.com, son retour sur le circuit des mixtapes avec Bar Exam 2 mixée par l’invasif Green Lantern (l’ex-DJ d’Eminem, comme le monde est petit), téléchargeable gratuitement et uniquement sur le site américain (par ici pour cliquer-droit avec la souris). Et autant y aller sans détour, cette tape défonce !

Lire la suite Royce Da 5’9 « Bar Exam 2 » mixed by DJ Green Lantern @@@@

NaS (untitled) @@@@½


Nas avait en 2006 provoqué LA polémique, une crise sans pareil au sein du rap game, et ce, rien qu’en livrant un album répondant au funeste nom de Hip Hop is Dead, entraînant alors de nombreux artistes de musique rap et leur public dans des débats houleux, passionnés et argumentés pour en arriver à la question qui dérange : faut-il accepter ce fait (plus ou moins avéré) comme une vérité, et si oui, est-ce réversible ? Les réponses ont été tout juste énoncées que déjà Nas revient semer un vent de panique d’un tout autre ordre, en passant à une échelle ‘bigger than hip-hop’, encore avec un nouvel intitulé, Nigger. Les réactions furent immédiatement explosives. Toute la communauté afro-américaine, les américains haut placés, les médias, tous les concernés ont vivement réagi autour de l’usage de ce mot devenu un tabou aux States, autour de ce fameux N-word ouvertement exposé. Du kérosène aspergé sur les braises d’une dispute sur l’utilisation courante de ces mots blasphématoires dans les textes de rap (tels que ‘nigga’, ‘bitch’, etc.), qui, pour de nombreux responsables de maison de disque, de juristes et président d’associations, sont responsables de la banalisation de la violence et de propos insultants, susceptibles de dévaloriser l’image des Noirs. Des rappeurs comme Master P et Chamillionaire ont choisi de ne plus jurer dans leurs lyrics, libre à eux, mais le problème est plus profond, enraciné dans l’histoire et les mentalités.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Nas a reçu le soutien de beaucoup d’artistes rap dans sa démarche de vouloir briser des interdits imposés par la censure, tandis que d’autres n’y voyaient là qu’un coup marketing. Le défi maintenant était de pouvoir sortir ce disque avec cet intitulé qui fait frémir les Etats-Unis. Connaissant les aptitudes innées de Nas en matière d’écriture et de créativité, je me suis dit en attendant sa sortie qu’il fallait simplement lui faire confiance sur le message qu’il allait porter, son intention est clairement de relancer une révolution invisible à peine voilée. Malheureusement, dans un pays où le racisme est ancré dans les institutions, face à la pression de son label (traduite par des reports de sortie), des distributeurs (Wall-Mart en tête) qui ne supporteraient pas de commercialiser Nigger, Nas n’a pu accomplir sa mission jusqu’à terme. L’album est devenu éponyme (ou ‘untitled’), Nas, un geste félicité par le Révérend Al Sharpton. A vrai dire, il aurait fallu un moyen détourné pour y parvenir, comme les NWA avec Efil4zaggin et 2Pac avec Strictly for my N.I.G.G.A.Z. Mais n’en déplaise à ces hypocrites et autres détracteurs, cette modification ne changeait en rien la nature du contenu. Qui plus est, la photo très parlante d’un Nas au dos scarifié de la lettre ‘N’ en couverture compense le poids du mot ‘nigger’. En revanche, il le réutilise pour The Nigger Tape (lire la chronique) et le 15 Juillet 2008, l’album par qui le scandale arrive sort enfin. Une belle victoire en soi.

Lire la suite NaS (untitled) @@@@½

DJ Green Lantern presents « Charles Hamilton : Outside Looking » @@@1/2


DJ Green Lantern contribue maintenant à l’invasion des hipsters en tournant les projecteurs sur Charles Hamilton. Ce cousin de MC Lyte natif de Cleveland et grandissant dans les quartiers pauvrement huppés de Harlem est en effet une belle tranche de hipster : c’est un fana de consoles de jeux (en atteste la pochette de sa mixtape affichant la mascotte Sonic), il n’a pas honte de porter des vestes roses comme Kanye West et il mélange sans complexe son hip-hop avec du rock comme le fait Lupe Fiasco. Et comme le groupe de hipster-hop The Knux, Charles a vendu son âme à Jimmy Iovine, grand boss d’Interscope, pour un album prévu premier trimestre 2009. 

Ce qu’il faut retenir avant tout de Charles Hamilton, c’est qu’il est surtout un MC/producteur ultra-créatif qui sait jouer des instruments de musique et qui n’a pas peur de suivre son instinct artistique. Si vous ne croyez pas ce que j’avance, foncez télécharger gratuitement sa mixtape hosté par le Evil Genius sur son site Internet www.iamnotcharleshamilton.com

Lire la suite DJ Green Lantern presents « Charles Hamilton : Outside Looking » @@@1/2

Nas + DJ Green Lantern « The Nigger Tape » @@@@


J’aurais pu chroniquer The Confessionnal, la nouvelle mixtape (vraiment très bonne) de Bishop Lamont mixée par DJ Whoo Kid et produite par la team d’Aftermath. Oui mais non. C’est pas tous les jours que Nas sort une mixtape. Quand il le fait, c’est l’événement assuré, surtout s’il s’agit du préambule de son album innommé. Car vu que le titre Nigger ne sera finalement pas retenu (pour des raisons qui nous échappent) après avoir semé un vent de panique tant bien au sein de la communauté noire que dans l’industrie du disque, il le réutilise pour The Nigger Tape.

Oui, vous avez bien lu, le N-word n’est pas censuré sur la cover, seule la bouche de Nas est figurativement scotchée pour en quelque sorte accentuer la force du mot. Son associé pour ces préparatifs n’est autre que DJ Green Lantern, l’ex-DJ d’Eminem, producteur de la bande-son rap de GTA IV  et inspirateur de la Obama Mixtape avec Russell Simmons. C’est ce dernier point qui a rendu logique et possible sa coopération avec Nas en tant que DJ et producteur, fervent supporter du candidat afro-américain. Et pour le féliciter pour sa victoire pour les primaires démocrates, il lui dédie avec une immense fierté « Black President », un morceau emblématique qui reprend une partie de discours de Barak Obama dans l’intro et s’inspire du slogan fédérateur « Yes we can » pour le refrain, sur un beat martial du Evil Genius qui sample judicieusement « Changes » de 2Pac. The Nigger Tape, c’est en plus des futures tracks inédites  et des exclus en pagaille à découvrir de toute urgence.

Lire la suite Nas + DJ Green Lantern « The Nigger Tape » @@@@

Styles P « Super Gangster (Extraordinary Gentleman) » @@1/2


Le délai de sortie moult fois rallongé de Time Is Money (près d’un an après son annonce) n’a pas permis à cet album de chatouiller les six chiffres chez Nielsen-Soundscan, la maison de comptabilité de l’ogre Interscope. Voyez-là l’exemple type de la technique de licenciement du grand manitou Jimmy Iovine (l’équivalent américain de Pascal Nègre et Laurent Bouneau en une personne) et son conseiller artistique 50 Cent. Tant pis, comme son confrère Sheek Louch, il aborde une carrière en indépendant chez l’indépendant Koch Records avec à la clé un 3e album au titre vendeur, Super Gangster (Extraordinary Gentleman), évoquant une suite logique de son premier album nommé A Gangster and a Gentleman. Est-ce le cas du contenu ? Vous le saurez soit en l’écoutant, soit en lisant prudemment les lignes qui vont suivre.

Lire la suite Styles P « Super Gangster (Extraordinary Gentleman) » @@1/2