Archives du mot-clé AZ

Termanology « Bad Decisions » @@@


Les oreilles affutées avaient découvert Termanology avec le classique underground Out the Gate avec le beatmaker DC, annonçant le rappeur de Boston comme le next big thing du hip-hop de la fin des années 2000. Il y a dix ans est sorti Politics As Usual, une oeuvre censée remettre les pendules à l’heure mais qui n’a pas tenu ses promesses et au fil de sorties plutôt moyennes, Terma a fini par être considéré comme un MC surcôté par une majorité. C’est certain qu’à un moment donné, il a manqué le coche. Alors le bostonien est revenu en 2016 avec More Politics en faisant de meilleurs choix, ce qui n’est pas le cas justement de Bad Decisions.

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Planet Asia « The Golden Buddha » @@@@


À peine remis de nos émotions de Anchovies aux côtés d’Apollo Brown paru chez Mello Music Group l’automne dernier, que Planet Asia remet le couvert avec un nouvel album, The Golden Buddha, son huitième en solo. Comme je n’ai pas grand chose à dire à part du bien et que cette chronique ne va pas générer beaucoup de lectures, autant aller droit au but : c’est du lourd.

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Ghostface Killah « 36 Seasons » @@@@½


Ghostface Killah s’en était excellemment bien tiré de ses histoires macabres avec la familia DeLucas sur le chef d’oeuvre Twelve Reasons To Die. Le super-rappeur du Wu est maintenant de retour dans les quartiers de Staten Island, New-York, avec son nouvel album conceptuel 36 Seasons paru sur le légendaire label Tommy Boy et qui comme son prédécesseur est vendu en package avec Comics, T-Shirt et disque vinyle.

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Cormega « Mega Philosophy » @@@½


Il y a 10-15 ans, l’idée d’un album de Cormega intégralement produit par Large Pro aurait fait l’effet d’une bombe. Aujourd’hui c’est le genre de projet qui attirera l’attention des puristes du genre, les trentenaires et plus comme les jeunes mordus de hip-hop qui se respectent.

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Madlib – Medicine Show #12 « Raw Medicine (Madlib Remixes) » @@@@


Hé ben ça y est, nous y voilà au douzième et tout dernier numéro de Medicine Show de Madlib. Pour clore en beauté, le samplo-maniaque d’Oxnard nous a concocté pas mal de jolies surprises sous forme de remixes. Mais genre des remixes que personne n’aurait jamais pu imaginer, sauf lui bien entendu.

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Wu-Tang « Legendary Weapons » @@@½


Derrière cette sortie sertie de l’emblème du Wu se cache en réalité un intéressant side-project du Wu-Tang, et non un nouvel album officiel du crew de Staten Island. Dans les faits, Legendary Weapons renouvelle l’expérience très réussie de Chamber Music paru durant l’été 2009, dont le principe est de créer un album possédant l’ambiance asiatique et soul typique du Wu-Tang mais avec des producteurs externes : Lil Fame (moitié des groupe hip-hop hardcore M.O.P.), Bob Perry et Noah Rubin.

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Wu-Tang « Chamber Music » @@@@


wutang-chamber-musicIl semblerait que les soldats du clan du Wu-Tang soient parvenus à un consensus, afin de mettre un terme à leurs divergences internes. L’abbé RZA a finalement su trouver la solution pour annihiler la tentative de rébellion de Raekwon the Chief et Ghostface Killah en satisfaisant une partie de leurs conditions : faire appel à des musiciens et d’autres producteurs venus d’au-delà des terres Shaolin.

Ceci dit, le RZA reste maître de l’empreinte sonore du Wu en supervisant ce side-project honorable qui rassemble une partie des sabreurs du Wu-Tang (le Ghost, Inspectah Deck, Raekwon,…) ainsi que d’autres nobles tueurs à gage habitant la Eastcoast (Sean Price, AZ, Masta Ace, Cormega,…). Chamber Music n’est pas un nouvel opus officiel du Wu-Tang Clan, c’est une très bonne surprise.

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Large Pro « Main Source » @@@@



Lorsqu’on part dans une mauvaise direction, il faut faire demi-tour et revenir sur les traces du passé, ce qu’on appelle un retour à la source. C’est l’une des significations principales de Main Source
, le nouvel opus du vétéran et puriste Large Professor, qui ramène ici le Hip Hop à son âge d’or. Main Source, vous l’avez reconnu, c’est bien sûr le nom de son célèbre groupe fondé au début des années 90 et qui a notamment découvert Nas sur le fameux « Live at the BBQ ». Ce disque allusionnel à valeur éducative est en quelque sorte une réminiscence du Hip Hop, pas nécessairement pour montrer ce que la musique Hip Hop aurait dû continuer d’être, mais se remémorer des traditions qui se perdent au sein d’une communauté de pionniers Hip Hop Eastcoast dont l’influence est de plus en plus diminuée. Craig G et Marley Marl avaient lancé au début de l’été leur opération (confidentielle hélas) Take Back Hip Hop (lire la chronique), là, Large Pro rentre plus dans une thématique « back to fundamentals ». Un ouvrage recommandé si vous souhaitez apprendre ou réviser les bases, quel que soit votre niveau d’apprentissage.

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Foxy Brown « Brooklyn’s Don Diva » @@@


Huit ans, c’est le temps qu’il aura fallu pour revoir un CD de Foxy Brown dans les bacs. C’était le silence radio complet après son Broken Silence salement taillé à sa sortie en 2001. Pourtant, durant toutes ces années, la Chyna Doll a écumé les colonnes de faits-divers, les ennuis judiciaires, les problèmes de label et de santé. La totale quoi, il ne manquait plus que des problèmes financiers pour l’assommer définitivement.

Besoin d’un court résumé de ses tribulations ? On commence par ce qui devait être son 4e disque chez Def Jam, Ill Nana 2 : The Fever, qui a malheureusement pour elle fini bootlégué en ‘advance’ sur le net aux alentours de 2003, entraînant alors l’annulation de sa commercialisation et par conséquent son départ du label l’année suivante. Durant cette période de mutisme, Foxy Brown est soudainement atteinte de surdité aux deux oreilles mais guérit après des opération chirurgicales. Après quoi elle change d’avis et retourne signer un deal chez Roc-A-Fella/Def Jam en 2006, sous la présidence de Jay-Z avec qui elle s’est réconciliée auparavant. Mais ses aller-retour devant les tribunaux relayés par la presse va très vite lasser les dirigeants d’Island Def Jam qui lui montrent une fois de plus la porte de sortie. Et comme si tous ces emmerdes extramusicaux ne suffisaient pas, Inga Marchand, de son vrai nom, écope de huit mois de prison ferme. C’est la deuxième rappeuse après Lil Kim à passer un séjour à Rikers Island.

 

Sa sortie de prison courant Avril 2008 coïncide avec son retour (plus moins que plus) attendu dans le rap game avec Brooklyn’s Don Diva (Koch Records), son nouvel album… pardon, correction, mixtape. Et là, rien ne va plus. Foxy se chamaille avec le manager de Blackhand, son label, dont elle l’accuse de ne pas s’être concerté avec elle au sujet du tracklisting final de ce disque. Bref, nous, on s’en fiche de ces histoires, on va le chroniquer en l’état.

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AZ « Undeniable » @@@1/2


 

Avec toutes les opportunités qui se sont présentées à lui durant son parcours musical, AZ aurait pu caresser une glorieuse carrière dans le rap. Découvert sur le classique « Life’s a Bitch » de Nas, membre du groupe mort-né The Firm produit par Dr Dre, ce talentueux MC originaire de Brooklyn méritait mieux qu’une discographie majoritairement en indépendant. À vrai dire, il a plutôt l’air de s’être accommodé de cette situation. Aujourd’hui arrivant à son septième album, AZ démontre avec Undeniable que l’on peut être un rappeur underground et livrer un produit commercial.

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Nas « Greatest Hits » @@@@


Maintenant que Nas a signé chez Def Jam, son ancienne maison de disque Columbia en profite pour sortir un Greatest Hits compilant l’essentiel des singles qui ont ponctué la première décennie de la carrière du prodige du Queens. On aurait pu craindre qu’il s’agisse d’un best-of lambda avec une foule de titres emblématiques et mythiques pris au hasard et mélangés aléatoirement. Loin de là, la sélection se veut pertinente, le mieux possible tout du moins, et les titres retenus, de son monument classé historique Illmatic jusqu’à son double-CD Street’s Disciple, sont placés chronologiquement dès la 3e piste jusqu’aux bonus tracks, les deux premières étant réservées à deux inédits : le très bon « Surviving The Times », où Nas fait sa propre rétrospective, et « Less Than A Hour », la collaboration avec Cee-Lo qui a servi pour les besoins de la bande originale du film Rush Hour 3

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AZ « A*W*O*L » @@@@


Fausse alerte l’été 2004 : ‘Final Call’ de AZ ne sortira pas. Les raisons ? Deux hypothèses à cela : la première, ce sont les critiques assez vives de la presse hip hop, qualifiant, ce disque de cross-over et décevant. À titre informatif, le magasine XXL l’avait marqué d’un ‘M’ pour ‘medium’ ; la deuxième : des actes de pirateries qui ont eu pour conséquence de retrouver cet album sur Internet quelques semaines avant sa sortie. Donc on efface l’ardoise et on recommence.

Mais tout n’est pas perdu sur ‘A*W*O*L’ sur la treizième plage bonus, vous trouverez les trois meilleurs extraits de ‘Final Call’, c’est-à-dire « Live Wire » sur une production de Buckwild, le très bon « Magic Hour » avec CL Smooth et le franc parlé « The Truth ».

Note : comme d’autres rappeurs avant lui (Slim Thug, Talib Kweli), son album a fini bootlegué sur le net ce qui n’était pas courant à l’époque. AZ a dû tout réenregistrer, quitte à refaire un nouveau disque. Pour resituer un peu le contexte morose, AZ était aussi en froid avec Nas en 2005.

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Nas « Stillmatic » @@@@½©


Chez cette personne, on peut beaucoup apprécier Nas le rappeur de génie et à contrario très peu Nasir Jones, l’homme, la personnalité parfois contradictoire, distante et manquant d’humilité. Depuis son grand classique Illmatic (lire la chronique), la fine plume de Queensbridge s’était un peu reposée sur ses lauriers et partait un peu à la dérive. En effet, Nas a eu sa période ‘bling bling’ peu glorieuse avec les succès commerciaux I Am… et surtout Nastradamus. Mais la claque en pleine figure que lui a balancé Jay-Z avec son « Takeover » à la rentrée 2001 lui a brusquement remis les idées en place. Voilà comment après Nas Escobar, Nasty Nas et Nastradamus, cette ‘suite’ de son premier classique, livrée à la mi-Décembre de cette année-là, aurait pu s’appeler ‘Nas se rebiffe’.

Car Stillmatic, comme vous pouvez le constater, est un néologisme fort bien formulé pour signaler un véritable retour aux sources du MC. A l’image de « Destroy & Rebuild« , une production de Baby Paul sonnant particulièrement QB à l’ancienne, Nas démontre cette renaissance autant artistique que rapologique du rappeur. De plus, il en profite pour se réapproprier la suprématie de son ‘borough’ que les Mobb Deep lui avaient soufflé. Nas règle ses comptes et reprend du grade en répondant à « Takeover » avec un revers féroce devenu célèbre, le diss « Ether« , destiné à ‘Gay-Z’ et ses potes de ‘Cock A Fella’. New-York et le rap game vivaient en cet instant l’une de ses plus grandes batailles verbales. On sent bien que Nas perdu un peu de son sang froid en étant plus virulent que son rival, il réutilise même au début de cet intstru impérial (servi par Ron Brownz) le « Fuck Jay-Z » scandé par 2Pac sur son titre posthume « Fuck Friendz« . Cependant c’est une très belle passe d’arme, surtout quand il retourne le slogan « I will not lose » envers Jay-Z. C’est de bonne guerre. De nos jours, des sondages font encore rage pour essayer de déterminer lequel des deux MCs a remporté cette manche, et les résultats sont toujours aussi serrés.

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Nas « It Was Written » @@@@@©


Comment donner suite à un grand classique instantané sacralisé par la critique, Illmatic ? C’est cette équation très difficile que Nas a du résoudre pour le 2 Juillet de l’an 1996, date qui coïncidait avec la sortie de Stake is High des De La Soul. Pour ce faire, le rappeur du Queens s’est entouré du très ambitieux manager Steve Stoute et d’une équipe de tueurs qui garantissaient de passer à la radio tout en restant street, Poke & Tone alias The Trackmasters. Ainsi fut It Was Written, ainsi Nas devint Nas Escobar, en gardant les projects du Queens en toile de fond.

Rétrospective écrite en Novembre 2016 pour HipHop Infos France

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Nas « Illmatic » @@@@@ ©


Premiers pas dans le rap, premier album, premier classique. Un Classique parmi les classiques Hip Hop, il n’y a pas d’autres nobles mots qui existent pour définir ce chef d’oeuvre qu’est Illmatic. Ce véritable génie de la narration qu’est Nasir Jones alias Nas, a placé la barre vraiment très, très haut, avant même que Notorious BIG ou Jay-Z furent signés en major. Difficile de trouver qui à l’époque était en mesure de l’égaler, peut-être le maître de la rime Rakim d’un point de vue lyrical.

Ce monument né le 19 Avril 1994 dans les projects du Queens de Long Island n’aurait jamais pu voir le jour si MC Serch des 3rd Bass, son producteur éxécutif, ainsi que Kool G Rap, n’avaient pas fait un peu de forcing pour que le jeune surdoué de 20 ans puisse signer chez Columbia. Illmatic ne serait guère non plus cette Bible Eastcoast si les producteurs renommés de la Golden Era, à savoir les légendes vivantes que sont aujourd’hui DJ Premier, Large Professor, Q-Tip, L.E.S et Pete Rock, n’y avaient pas participé à sa création.

À sa sortie, cet album n’a pas réalisé des scores de ventes mirobolants (12e au Billboard 200), mais il a profondément marqué les rues new-yorkaises et les mentalités dans le rap de manière irréversible. Chose extraordinaire, The Source lui avait décerné suite à leur chronique un ‘5 mics’, la note suprême pour la première fois de l’histoire du magazine rap américain. Et encore de nos jours, Illmatic demeure une référence en matière de Hip-Hop, tous les critiques et les magasines vous le diront. Personne n’imaginait à cet instant, pas même ses auteurs, que ces dix-titres allaient signifier un modèle d’art et de perfection à tous les égards.

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