Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

Ludacris « Word of Mouf » @@@½


Ludacris était de retour pour la seconde fois fin novembre 2001 avec Word of Mouf. Oui parce qu’il a déjà été de retour avec une réédition de Inconegro chez Def Jam South. Avec Word of Mouf (« bouche à oreille », NdT), Luda n’allait pas devenir qu’un pilier incontournable d’Atlanta, mais une des plus grosses figures du Dirty South. C’est en gros, l’album de la confirmation, qui démarre en trombe par un sample de Mozart, pour faire les trucs en grand. Pour l’anecdote, sur l’intro on peut entendre la voix d’un grand inconnu répondant au nom de Tity Boi, qui deviendra plus tard le fameux 2 Chainz.

Et ça deviendra son album le plus vendu (triple disque de platine). Ouais forcément avec un titre comme « Roll Out » produit par Timbaland, ça ne passe pas inaperçu, surtout le clip loufoque. Luda s’étend aussi du côté du Memphis avec les Three 6 Mafia (« Go 2 Sleep ») et la Nouvelle Orleans en collaborant avec les producteurs KLC et Mystikal sur l’hymne « Move Bitch », grosse bombe pas gentille avec un refrain fédérateur. D’aller un peu partout, Cris a des meufs dans toutes les « Area Codes », autre single incontournable et un poil exotique avec le monsieur refrain de l’époque, j’ai nommé l’immense Nate Dogg. Jazze Pha à la prod, producteur sudiste important qui a cartonné dans les années 2000.

Parmi les titres plus posés et sérieux, on peut compter sur le soulful « Growing Pains » et « Keep It On The Hush » avec toujours des saveurs sudistes, comme un bon barbecue. Et tous ces skits humoristiques, comme le faisait Redman, ça devient sa marque de fabrique. Le rappeur d’Atlanta continue aussi de travailler avec Shondrae Bangladesh. Seule ombre au tableau, l’instru de Swizz Beatz sur « Cry Babies » qui tombe pas à pic. C’était histoire d’avoir une prod du hitmaker new-yorkais dans son répertoire. A noter l’incartade r&b sur « Freaky Thangs » avec le rapidos Twista et les amigos Jagged Edge. Pour aider ses frères de son, Luda fait grailler ses membres du Disturbing tha Peace : I-20, Shawnna, Lil Fate.

Qualitativement pas le meilleur Ludacris (dans sa discographie, on peut le classer avant-dernier), on est vraiment dans une phase très mainstream avec une volonté de s’affirmer davantage sur le plan national et international (et ça a marché). Pas suffisamment pour le prendre au sérieux lyricalement parlant.
LA NOTE : 14/20.

Postez vos avis!

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.