Archives du mot-clé Sean C & LV

Pusha T « Darkest Before Dawn: The Prelude » @@@@


D’un duo de frangins produit par les Neptunes qui a lancé le coke rap depuis leur bourgade de Virginia Beach dans les années 2000, Pusha T est devenu fin 2015 le P.D-G. de G.O.O.D. Music, le label fondé par Kanye West, celui qui l’a recueilli en 2011 dans son catalogue d’artistes. De dealer à boss de label de musique, comme un certain Jay-Z.

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Smoke DZA « Dream.ZONE.Achieve » @@@½


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« Riiiiiiiiiiight »… Le harlemite Smoke DZA revient avec un second projet solo dont le titre Dream.ZONE.Achieve donne une autre définition à son acronyme DZA. Notre gros fumeur de blunt nous enveloppe dans un cercle d’épaisse fumée, où l’on en ressort comme si on a vécu l’expérience d’un fumeur passif.

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Wale « The Gifted » @@@


Olubowale Akintimehin dit Wale n’est plus le rappeur de Washington backpack sur les bords que l’on a connu autrefois aux côtés des 9th Wonder, Mark Ronson ou les Roots. Son second album Ambition nous l’a bien fait comprendre, cette fois il enfonce le clou avec The Gifted sorti au début de l’été chez Maybach Music Group.

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Talib Kweli « Prisoner of Conscious » @@@½


Attendu de longue date, bien avant même Gutter Rainbow, Prisoner of Conscious (le -ness a disparu entre temps) devait être une nouvelle pierre angulaire dans la discographie de Talib Kweli. Ambitieux sur le papier, le très réputé MC de Brooklyn nous dévoile finalement un 5e album prévisible, de qualité, mais prévisible.

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Joe Budden « No Love Lost » @@½


Avec une carrière reboostée par la signature du super-groupe Slaughterhouse (dont il fait partie) chez Shady Records, Joe Budden avait toutes les cartes en main pour renouer avec le succès qui l’avait lâchement plaqué après le disque d’or de son premier album éponyme chez Def Jam en 2003. Bien que No Love Lost, son troisième album (plus ou moins…), soit édité sur la grosse structure indé E1 (ex-Koch Records), le MC du New Jersey a tout de même pu compter sur des gros featurings et des producteurs à la mode pour se mettre à la page. Il livre ici son album le plus accessible, mais en contrepartie le plus médiocre de sa carrière.

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Curren$y « The Stoned Immaculate » @@@@


Curren$y sort des projets à un rythme industriel et celui qu’il présente maintenant, The Stoned Immaculate, est selon ses propres dires son « premier vrai album », accessoirement son second chez Warner Bros après Week-end at Burnie’s paru l’été 2011. S’il entend par « vrai album » un « album mainstream », okay, dans sa configuration, c’en est bien un. Et il tient très bien la route, le rappeur de la Nouvelle-Orléans a su négocier  son virage sans perdre sa trajectoire initiale, à savoir faire du rap pour l’autoradio.

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The Roots « undun » @@@@@


A chaque nouvelle sortie de l’orchestre hip-hop de Black Thought et Questlove, la même question : cet opus sera-t-il très bon ou juste excellent ? Il semblerait bien que Undun, dixième pièce des Roots, frise le sans-faute.

Pour continuer dans le changement, le groupe de Philladelphie s’est imposé un défi … Lire la suite sur Now Playing »

Raekwon « Shaolin vs Wu-Tang » @@@@


Le concept de cet album a germé dans la tête de Raekwon juste avant la sorti de 8 Diagrams du Wu-Tang Clan : produire un album estampillé Wu-Tang SANS RZA, à qui on lui reprochait de trop asseoir son contrôle sur la troupe de guerriers de Staten Island. Par ce crime de lèse-majesté, Raekwon est par conséquent devenu le chef de la rébellion Shaolin en se soulevant contre l’Abbé du Clan.

Depuis cet affront, la réputation de Rae ne s’est que consolidée ces dernières années par ses multiples sollicitations dans le rap game (jusqu’à figurer sur le remix de Justin hum Bieber…) et son nouveau classique Only Built 4 Cuban Linx 2. Le moment était propice pour lancer son attaque avec Shaolin vs Wu-Tang.

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Reks « Rhythmatic Eternal King Supreme » @@@@


Reks avait marqué l’année 2008 au fer rouge avec Grey Hairs, un album millésimé qui surpassait même le trop surestimé Politics As Usual de son confrère bostonien Termanology. Revoilà qu’il frappe à nouveau avec l’album ‘acronyme’ R.E.K.S. (pour Rhythmatic Eternal Supreme King) chez ShowOff, structure indépendante du DJ/producteur reconnu Statik Selektah. Protections obligatoires, ses rimes provoquent des ecchymoses. Puis zieutez un coup la liste de producteurs sur la pochette, du béton armé !

> Ecouter R.E.K.S. sur One Mic

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DJ Skee presents « Purp & Patron : The Hangover » [mixtape] @@@


Quand y en a plus, y en ren’a. Les bouteilles sont vides mais il reste encore des fonds de verre qui traînent et des mélanges vomitifs. Pour Game ce n’est toujours pas le moment de décuver, alors il est parti enregistrer de nouveaux titres en complément de sa double-mixtape Purp & Patron sortie tout juste la semaine dernière. C’est qu’il nous a fichu parterre avec une méchante gueule de bois. Comme le MC de Compton l’annonce fièrement sur “The Hangover” (du nom cet add-on), tout a été bouclé en une nuit avec un match de basket comme repère temporel pour le prouver.

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The Clipse « Til’ The Casket Drops » @@@@


C’est Décembre, le temps hivernal est propice au retour des snowmen Malice et Pusha T. Les deux frangins galériens de Virginia Beach nous ont concocté de la poudre en sachet avec un changement de taille dans leur composition. La recette n’est plus la même, c’est une première pour les Clipse : les Neptunes ne sont plus responsables de la production toute entière de la nouvelle came des frères Thornton, elle est maintenant partagée avec Sean C & LV (ex-Hitmen) et DJ Khalil & Chin. Et ce n’est pas le seul risque entrepris sur ‘Til The Casket Drops. Aux consommateurs de juger de cette troisième livraison.

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Ghostface Killah presents Ghostdini « The Wizard of Poetry in Emerald City » @@@@


Hey yo, what up son ? Alors qu’on vient tout juste de quitter Tony Starks en featuring sur Only Built 4 Cuban Linx 2, on retrouve Ghostface sous son autre blase de Ghostdeini sur son nouvel LP chez Def Jam, Wizard of Poetry in Emerald City (le titre en version longue). En version courte, ça donne Wizard of Poetry, un album conceptuel qui se veut tendancieusement r&b soulful. Le long de sa carrière, Ghost a bien souvent relaté ses relations avec la gente féminine en les traitant comme il se doit. De là à leur consacrer douze tracks, cette galanterie paraît toute naturelle.

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Fabolous « Loso’s Way » @@1/2


Je pensais qu’un jour Fabolous referait un album de l’acabit de Real Talk, le plus réussi à ce jour pour ma part, mais je ne me fais pas trop d’illusions. Il a beau faire partie de la catégorie des rappeurs mainstreams, j’ai du mal à le considérer comme un rappeur pro. Pour essayer de faire « comme les grands », ou plutôt « comme son ancien boss », Fabo a eu un super idée pour son second LP chez Def Jam : reprendre le concept de American Gangster de Jay-Z, c’est-à-dire s’inspirer d’un film de gangster pour mettre en scène sa vie inventée. En l’occurrence, le film qui lui a servi d’inspiration est Carlito’s Way. En soi, ce n’est pas l’idée du siècle, combien de rappeurs ne sont pas inspirés de films de gangster, Scarface en tête ? Autant vous prévenir, Loso’s Way n’est pas du gangsta rap et ne répond pas aux objectifs.

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Jadakiss « The Last Kiss » @@@1/2


Nouvelle écurie, nouveau label, nouveau départ, nouvel album pour Jadakiss, son troisième en solo. L’ex-Bad Boy devenu un temps membre des Ruff Ryders (involontairement dissolu à cause des frasques hebdomadaires de DMX) s’est installé chez Roc A Fella Records après avoir encré un deal solide avec Jay-Z, le transférant de chez Interscope (où 50 Cent prenait trop de place avec sa grosse tête) vers Def Jam. Une sacrée veine de cocu en cette période difficile où le jeu des chaises musicales consiste essentiellement à passer au niveau inférieur en signant chez un indé, comme c’est le cas de ses deux ssoc’ Styles P et Sheek Louch.

Le plus étonnant (rassurant?) dans tout ça, c’est que le potentiel commercial de Jadakiss semble intact, son public ne l’a pas oublié depuis le platine Kiss of Death sorti été 2004 si on se fie aux chiffres de vente de The Last Kiss (et non pas Kiss My Ass jugé politiquement incorrect par les têtes bien pensantes). Personne ne l’attendait à ce niveau, on est content de voir qu’il compte définitivement parmi le top10 des MC new-yorkais actifs actuellement. Reste à savoir si cet opus, en l’apparence mainstream si l’on s’en tient à la liste d’invités et de producteurs, possède les productions que mérite Jadakiss, un problème récurrent sur ses albums. C’est le moment de vérité.

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Fat Joe « The Elephant in the Room » @@@


Pour des raisons qui me dépassent, Me, Myself & I avait réussi à plaire à ceux qui attendaient Joey Crack au tournant, sauf moi. Personnellement, comme peu d’autres, je n’ai pas été convaincu d’un pouce par l’authenticité de cet album. D’abord par le principe de ramener New-York avec des instrus de producteurs de Miami, un Scott Storch en perdition et des feats pas du tout Eastcoast (Lil Wayne et The Game). Et puis en plus par son ambiance générale terne, presque inexistante à mon sens. Je ne l’ai écouté attentivement que trois fois puis je l’ai revendu sans regret le surlendemain.

Elephant in the Room c’est une autre affaire (et pas une mince). J’ai eu l’opportunité d’écouter ce 8e album de Fat Joe dans les locaux d’EMI-Virgin France, avec dans mon backpack des espérances et de franches attentes. Je ne suis pas du genre à oublier un rappeur dès que sa discographie plonge dans la médiocrité, des fois qu’ils pourraient créer la surprise avec du bon gros son ou un renouvellement approuvé par le public. Je suis allé à cette séance d’écoute exclusive avec une appréhension tenace : le prologue « I Can’t Tell » bien mièvre, le street-single « Crack House » (avec l’apparition dispensable de Weezy) et le monstrueux « 300 Brolic », qui m’a fait très plaisir, m’ont laissé sur un pronostic des plus mitigés. A la sortie, je m’étais trompé de peu.

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