Archives du mot-clé Mannie Fresh

Big Boi « BOOMIVERSE » @@@½


Selon les statistiques, BOOMIVERSE est le troisième album solo du Big Boi, même si techniquement on devrait considérer en plus Speakerboxxx en tant que tel. Cela dit, en tout et pour tout, en comptant l’EP collaboratif Big Grams avec Phantogram, il s’agit de son quatrième projet sans Andre 3000, jusque-là vous suivez? Peu importe la théorie, testons le pouvoir d’attraction de ce nouvel objet circulaire créé par la moitié des Outkast.

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2 Chainz « B.O.A.T.S. II: #METIME » @@@½


J’étais convaincu que je n’allais pas du tout aimer cet album en partant de l’idée qu’il serait une banale suite du premier, que j’avais trouvé bien chiant. Puis je n’arrêtais pas de penser que 2 Chainz n’était qu’un bouffon dont je ne saisissais pas pourquoi tant de rappeurs voyait de l’intérêt à lui proposer des feats si ce n’est pour sa hype (je pense à Cruel Summer, l’album d’A$AP Rocky, etc…). Rien qu’un rappeur au succès tant éphémère que tardif. Je reconnais que je me suis bien planté avec B.O.A.T.S II: #METIME. En réalité, c’est lui qui m’a convaincu du contraire, comme ça a été le cas avec Lil Jon en 2004.

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G.O.O.D. Music « Cruel Summer » @@½


Tout le monde le sait, du moins tout le monde le saura maintenant, G.O.O.D. Music (G.O.O.D. pour ‘Gettin’ Out Our Dreams’) est le label de la diva superstar du rap Kanye West a/k/a Louis Vuitton Don, le mec qui invente toutes les semaines une nouvelle façon de se fringuer (avec un budget de 1000 euros minimum). Il fut fondé la même année que la sortie de son premier album The College Dropout, soit l’an de grâce 2004, et a permis l’émergence d’artistes comme Consequence, John Legend, Kid CuDi et Big Sean. Kanye y a également signé Common, le MC le plus emblématique de Chicago qui a longtemps collaboré avec son mentor No I.D., Mos Def et Pusha T, la moitié des Clipse.

Les années et les albums passent, l’idée d’une compilation fait son chemin, d’abord par des spéculations, des rumeurs, puis des informations au compte-goutte plus ou moins officielles, via la presse ou les artistes eux-mêmes participants à ce projet. Surprise lors du Festival de Cannes 2012, Kanye présente son court-métrage Cruel Summer, et dont il n’y a eu que de faibles échos. Ce film jamais diffusé auprès des petites gens que nous sommes est le point de départ du buzz autour de cette fameuse compilation, qui aura connu de nombreux reports et dont le mystère fut bien gardé jusqu’au bout. Ses singles promotionnels (« Mercy« , « New God Flow« , « Don’t Like remix« …) ont attisé notre curiosité, quelques infos comme l’implication du producteur prodige Hit-Boy et le fait que Kanye a finalisé l’album à Hawaï. Quel mystère insoutenable dites donc! Tout comme l’écoute et la large déception qui m’attendaient…

La déesse aux gros lolos qui orne la pochette a l’air de me dire que je vais me faire baiser. D’un certain point de vue, c’est le cas. Chronique cruelle de ce début d’Automne pourrait-on ainsi dire.

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Gucci Mane « The State vs Radric Davis » @@@


La prison est la résidence secondaire des rappeurs. Qu’ils soient multimillionnaires ou underground, personne n’y réchappe pour des délits anodins (aux States…) comme un port d’arme illégal, détention de substances illicites, infraction au code de la route, agressions ou tentatives de meurtre, et pire, pour homicide volontaire ou non (Cool C, Krumbsnatcha, Saigon). Certains sont des locataires réguliers (comme DMX, Beanie Siegel, T.I.), d’autres viennent de perdre leur pucelage (Game y a fait un court séjour en 2008, Lil Wayne a pris un an) ou purgent actuellement de longues sentences (Prodigy, Shyne vient tout juste d’être libéré après neuf ans d’incarcération). Même de célèbres rappeuses bitchy ont fini au trou (Lil Kim, Foxy Brown, Remy Ma…). Pour beaucoup de rappeurs ou chanteurs, le milieu carcéral est leur fond de commerce, une manière de se rendre crédible et de se vendre quand on n’a pas de talent (Tony Yayo, Akon le mytho…). Le rap possède un casier judiciaire excessivement lourd. Hip Hop vs Justice Américaine, un combat permanent.

C’est dans ces circonstances que Gucci Mane a vu son nom apparaître dans les fanzines de rap et colonnes des sites internet, et manifestement ça lui a servi. Ce rappeur d’Atlanta (de Decatur pour être précis) spécialisé dans la trap muzik tente de percer en 2004 quand arrive son plus gros titre en 2005 : il est inculpé pour avoir flingué un homme qui serait venu l’agresser chez lui. Arguant la légitime défense et faute de preuves, il est relaxé quand la justice le rappelle pour une précédente affaire d’agression. Il prend six mois. Il sort son premier skeud Back to tha Trap House fin 2007, puis retourne en prison en Septembre 2008 (une peine d’un an raccourcie à six mois) pour violation de probation car ce feignant n’a réalisé que 25 heures de service communautaire sur les 600. A sa sortie, il reprend du service dans le rap game en comptabilisant 17 apparitions sur de nombreux remixes et featurings (Mariah Carey, Wale,…) et de nombreuses mixtapes. 2009 l’année des bonnes résolutions ? Que nenni, son second album The State vs Radric Davis est sorti un mois après qu’il soit retourné en zonzon pour violation de sa probation… Douze mois ferme.

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B.G. « Too Hood 2 Be Hollywood » @@@


Chroniques de la Nouvelle-Orléans, troisième partie. L’auteur du classique sudiste Chopper City sous l’ère Cash Money revient avec un onzième (!) album, Too Hood 2 Be Hollywood, son premier album en major depuis longtemps. Vu le succès rencontré en totale indépendance avec sa série Tha Heart of Tha Streetz et les deux albums des Chopper City Boys, B Gizzle est repassé par la case major par le biais de T.I., qui est le producteur éxécutif de projet dont l’enregistrement a nécessité deux ans. Indication importante : B.G. a stoppé la came, voyons-voir si ça fait une différence.

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UGK « UGK 4 Life » @@@@


II Trill de Bun B (lire la chronique) nous avait rassuré sur son état et sa détermination plus que jamais invincible de vouloir représenter les UGK jusqu’à la mort après la disparition brutale de Pimp C. Après cet album en or massif, Bun nous avait promis de faire reluire le blason des Underground Kingz une ultime fois, portant la devise UGK 4 Life. Chose promise, chose due.

Après le festival Underground Kingz au second semestre 2007 (lire la chronique), Bun B souhaitait revenir à la source pour dévoiler les derniers souvenirs de Pimp C, vers quelque chose de plus modeste et traditionnel, sans gros producteurs ni faire la course après les collaborations (pour reprendre ses propres propos). Juste Bun B et Pimp C. Pourtant il y en a du beau monde sur UGK 4 Life : E-40, B-Legit, 8Ball & MJG, Akon, Snoop Dogg, Too Short, Sleepy Brown, Raheem DeVaughn, Ron Isley et bien d’autres encore… et pas un seul rappeur de Houston pour des raisons qui nous échappent.

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Rick Ross « Trilla » @@@1/2


Souvenez-vous il y a environ deux-trois ans, Houston avait engrangé un buzz phénoménal. Devenue un temps la capitale du Dirty South, de nouvelles têtes originaires de cette ville ont profité de cette surexposition pour éclater au grand jour en surfant sur la mode du ‘screwed and chopped’ (Slim Thug, Mike Jones, Paul Wall, Chamillionnaire,…).

Puis les projecteurs se sont braqués vers la Floride, sur la ville cosmopolite de Miami, avec des artistes établis tels que Pitbull, Trick Daddy, Trina, l’assourdissant DJ Khaled… Miami est le carrefour caribéen idéal entre les Etats-Unis, Cuba, Porto Rico et les pays d’Amérique latine, une destination de rêve pour tout vacancier en quête d’exotisme, immigrés clandestins hispaniques et trafiquants de drogue.

Dans ce vivier de gros poissons en tout genre, communément surnommée Vice City, Rick Ross a propagé sa réputation depuis son Port of Miami en 2006, grâce à ses classiques « Hustlin’ » et « Push It ». Pour asseoir sa notoriété plus que quiconque, le rappeur fait part de son nouvel arrivage, Trilla, en référence au célébrissime Thriller de Michael Jackson.

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T.I. « T.I. vs T.I.P. » @@@


Avec King, T.I. a atteint les sommets (des charts, des top ventes, des award shows…) pour enfin devenir ce qu’il a toujours prétendu être : un MC incontournable de la scène Hip Hop, une figure influente et puissante qui dépasse son statut d’autoproclamé King of the South (comme on aime à le rappeler). Mais suite à pas mal d’événements malheureux encourus durant l’année 2006/2007, comme le meurtre de son ami et garde du corps plus la déception lors des Grammy Awards, T.I. s’est regardé sur le revers du disque de platine plutôt que le nombril. Face à sa propre conscience est né le concept de son cinquième album, cette confrontation avec son alter-ego T.I.P., une remise en cause qui a découlé sur le schisme T.I. vs T.I.P. Clifford Harris schizophrène ? Ange et démon ? Pas du tout, il s’agit seulement d’un rapport centré sur soi-même purement humain, entre l’ego et l’homme. Répercussion directe sur le plan artistique, l’opus se scinde en trois actes : T.I., T.I.P. et T.I. vs T.I.P..

(chronique écrite le 11 Juillet 2007 sur Rap2K.com)

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Chingy « Hoodstar » @@½


Malgré un Powerballin’ ultra-mainstream et certifié (que) disque d’or, les amateurs de rap ne se souviennent de Chingy que pour ses gros cartons « Right Thurr » et « One Call Away ». L’ex-protégé de Ludacris et fugitif des Disturbing Tha Peace a perdu gros en traçant sa route en solo, alors qu’il n’était qu’un ‘one-hit-wonder’. On aurait dit la réaction d’un adolescent qui s’impatientait de quitter les bras de son tuteur, grossière erreur que de trop s’écouter. Quoi qu’il en soit, les scores de vente de ce Hoodstar (Slot-a-Lot/Capitol), qui peine à atteindre les 200 000 exemplaires, donnent raison aux détracteurs qui ne voyaient en lui qu’une machine-à-fric au succès éphémère. Ce n’est pas pour autant que l’on ne va pas s’attarder à disséminer quelques progrès chez Chingy (si progrès il y a) avec ce 3e album, qui se départage en deux parties comme suit :

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T.I. « KING. » @@@@½


½Ces deux années 2004 et 2005, nous avons assisté à la montée en puissance de T.I., le rappeur originaire d’Atlanta. Parti de rien, Tip s’est distingué avec deux albums certifiés or, ‘I’m Serious’ et ‘Trap Muzik’ (dont était extrait le hit « Rubberband Man ») avant qu’il ne fasse face à des adversaires de taille: Ludacris et Lil Flip. En constante progression, il s’autoproclame King of The South, un titre dont certains rechignent à admettre, préférant décerner le trône à Scarface. Malgré tout, il répond aux sarcasmes de ses détracteurs avec ‘Urban Legend’, son 3e opus certifié platine. Ce succès, il le doit à un talent certain, sa structure Grand Hustle et à un entourage de producteurs en vogue, du style Lil Jon, David Banner, Jazze Pha et Swizz Beatz qui lui a réalisé le tube « Bring’em Out ». Et pour courronner le tout, sa chanson « U Don’t Know Me » a été nominée aux Grammy Awards dans la catégorie Meilleur Single Rap/R&B.

Chronique originale écrite le 7 Avril 2006

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Young Jeezy « Let’s Get It : Thug Motivation 101 » @@@


Alors que l’album des Boyz N Da Hood stagne dans les charts US, Young Jeezy aka Da Snowman file en solo sur Def Jam (et non pas Bad Boy Records où son groupe est signé). On s’était déjà fait une petite idée de ce nouveau venu d’Atlanta dont le buzz est inversément proportionnel à son talent. Certains auditeurs le caricature même comme le Cam’Ron version sudiste au niveau du flow et des lyrics. Toujours est-il que Def Jam voit en lui l’espoir de faire quelques ventes depuis les flops de Memphis Bleek et Young Gunz.

Note: Oui oui oui je sais déjà ce qu’on va me dire, j’étais pas été DU TOUT tendre avec lui à sa sortie à la rentrée 2005… Mais c’est pas ma faute si l’album m’avait endormi. Malgré cela, TM101 a été certifié platine grâce à son single « Soul Survivor » avec Akon.

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Bun B « Trill » @@@@


Il semblerait que la ville de Houston (Texas) semble vivre un second souffle par les temps qui courent, notamment grâce à des personnalités comme Lil Flip et la clique de chez Swisha House. La démocratisation du type “screwed & chopped” fait partie des facteurs à l’origine de la réémergence de la scène rap de H-Town. Cette figure emblématique qui se plait d’être considérée comme le President of The South, a participé à un nombre incalculables d’apparitions sur divers albums de Beanie Sigel à Chamillionnaire en passant par Lil Kim, histoire d’imposer au mieux sa présence dans le rap game. C’est pourquoi le Underground King Bun B, moitié du groupe mythique des UGK, profite de ce tremplin pour lancer sa première aventure solo, ‘Trill’ (chez Rap-A-Lot), la première depuis quinze ans de carrière au moins.

Note : Le membre des UGK Bun B clôt une année 2005 riche en sorties en provenance de Houston avec Paul Wall, Chamillionaire, Slim Thug et Mike Jones. Tout un symbôle, à double titre. C’est lui d’ailleurs qui a démocratisé le terme ‘trill’ avec ce premier volet de sa trilogie. Peut-être à force de représenter en cumulant un nombre important de featurings… sans s’arrêter  jusqu’à aujourd’hui !

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T.I. « Urban Legend » @@@@½


Le beef entre T.I. et Ludacris fut un des grands épisodes rap sudiste de l’été 2004. On garde tous en mémoire « Stomp » sur l’album de Young Buck (Straight Outta Ca$hville) où les deux protagonistes se sont affrontés verbalement sur les différentes version de ce morceau véner’, et c’est finalement Luda a eu le dernier mot sur l’auto-proclamé King Of South avec « Stay off the TIP of my dick ».

Non content de ce coup de revers, le jeune T.I. (24 ans à l’époque) a mis les bouchées doubles avec Urban Legend son troisième LP, pour se mesurer aux prochaines sorties de Ludacris et Lil Flip, son autre Nemesis sur le terrain Dirty South mainstream. Il faut dire que le rappeur avait la rage puisqu’il venait de vivre peu avant son premier épisode pénitencier. Par conséquent, la liste des producteurs est impressionnante pour l’époque : le roi du crunk Lil Jon, The Neptunes qui l’aident depuis I’m Serious, Jazze Pha, Mannie Fresh et KLC pour la touche Nouvelle-Orléans, Daz Dillinger (« My Life« ), Scott Storch, David Banner, Swizz Beatz… La liste-A comme disent les cairns. Moins d’invités mais non des moindres : Nelly, Lil Kim, Trick Daddy, B.G., Lil Wayne quand il n’était pas devenu l’alien qu’il est aujourd’hui, etc… Certes T.I. a mis un peu de côté la trap music qu’il a initié avec ses deux premiers opus dans le but affirmée de faire un putsch en se donnant les moyens de ses ambitions.

Chronique originale écrite en Novembre 2004.

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