B.G. « Too Hood 2 Be Hollywood » @@@


Chroniques de la Nouvelle-Orléans, troisième partie. L’auteur du classique sudiste Chopper City sous l’ère Cash Money revient avec un onzième (!) album, Too Hood 2 Be Hollywood, son premier album en major depuis longtemps. Vu le succès rencontré en totale indépendance avec sa série Tha Heart of Tha Streetz et les deux albums des Chopper City Boys, B Gizzle est repassé par la case major par le biais de T.I., qui est le producteur éxécutif de projet dont l’enregistrement a nécessité deux ans. Indication importante : B.G. a stoppé la came, voyons-voir si ça fait une différence.

Des différences, des légères. Ce qu’on voit d’abord sur la pochette, c’est qu’il a minci et qu’il n’a plus ses cernes de croque-morts et des blancs d’yeux injectés de sang. Et à l’entendre sur les premières tracks (on retient « Nigga Owe Me Some Money » feat le regretté Soulja Slim, Lil Boosie et l’incarcéré C-Murder, « My Hood » et « I Swar »), il semble en bonne forme, au point de faire du son rock sur « Hit The Block & Roll ». Too Hood 2 Be Hollywood est comme un album standard de B.G., on le retrouve confortablement assis sur sa cote de street-crédibilité (« Gutta, Gutta », « Back to the Money » feat Magnolia Chop et le son panoramique « Keep It 100 ») et d’autres titres sur comment se faire de la thune sans la rue, son pain quotidien qu’il nous radote depuis plusieurs disques. Sauf qu’il y a du mieux : des beats de Mannie Fresh (« My Hood », « Chopper City is the Army ») et une réunion au trois-quart complet des Hot Boyz sur « Ya Heard Me » (manque Turk, remplacé par Trey Songz pour l’occase).

On lui excusera ses envies de chatte (« Fuck Thang » et « Fuckin’ You Right »), ce n’est pas sa faute, il n’est pas bien beau donc il drague comme il peut. B.G. sait en revanche montrer de quel spliff il peut chauffer quand il s’en donne la peine (et quand on lui donne les moyens). Dans un ultime effort, il livre le très bon « Under Surveillance », suivi par « 4 a Minute », le single officiel de Too Hood 2 Be Hollywood avec son producteur éxécutif T.I. et le producteur Scott Storch , et « I Hustle » feat Young Jeezy sur un instru des J.U.S.T.I.C.E League. Sans quoi ce ne serait pas un album décent la part de B.G. (c’est moi qui dit ça, après l’avoir taillé comme il faut sur ses précédents albums), un album mal accueilli par le public (seulement 26 000 copies vendues la semaine de sa commercialisation) et la critique. Consécutif à cet échec, il remercia Tip et Atlantic.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Drummer dit :

    B.G sort un album tres banal mais bon par rapport au « Heart Tha Streetz Vol 2 » qui etait degoutant(mis à part move around),on peut lui accorder un peu de credit sur cet opus.

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