Archives du mot-clé Lil Kim

Faith Evans & The Notorious B.I.G. « The King & I » @@@½


Pour fêter les 20 ans de la disparition de Christopher Wallace alias Notorious B.I.G., son épouse Faith Evans a offert un beau cadeau en sa mémoire : un album duo The King & I. Et même plus qu’un classique duo homme/femme, un couple mort/vivant. Avis aux nostalgiques des débuts de Bad Boy Records.

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Puff Daddy « MMM » @@@½


Qu’on aime ou qu’on aime le détester, Sean Combs alias Puff Daddy a/k/a P Diddy est un grand magnat de la culture hip-hop et s’il devait être représenté sur l’échiquier du rap game, il aurait été réélu maire de New York. L’entrepreneur workaholic classy et boss d’un empire qui le classe parmi les plus hautes classes aux Etats-Unis avait décidé de réactiver sa carrière de rappeur en travaillant sur deux projets à la fois, MMM, grâcieusement offert comme cadeau pour son 46e anniversaire, et No Way Out 2, « la suite de » dont je reparlerai en temps voulu.

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Ludacris « Battle of the sexes » @@@ [+bonus]


Battle of the Sexes de Ludacris abordait la question de l’égalité des sexes. On entend souvent dire que le rap c’est misogyne et ça dégrade l’image de la femme, etc, etc… Le concept développé ici par Luda visait de donner la parole aux femmes, à des rappeuses ou ‘femcees’ comme on dit, et c’est ce que j’ai décidé de faire : ce sont Candice, Claire, Hana, Wadji et Natalie qui vont donner leur avis sur cet album et son thème, parce qu’il n’y a qu’elles pour juger si le rappeur d’Atlanta est un vrai gentleman. Ou pas.

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Fat Joe « J.O.S.E.2 » @1/2


Certains auditeurs de rap cainri ont raison de penser que la qualité du rap eastcoast est tirée par le bas si on étudie la question de Fat Joe. Celui qui dans les années 90 a lancé la carrière de Big Pun et qui fut un des piliers du D.I.T.C. n’est plus que l’ombre de lui-même à l’heure où je vous parle.

La sortie de J.O.S.E. 2 permet de faire le point depuis son prédécesseur Jalous Ones Still Envy qui nous ramène huit ans en arrière, période où Fat Joe était au top de sa carrière. En effet, J.O.S.E. premier du nom (dont sont extraits les tubes « What’s Luv » avec Ja Rule & Ashanti et « We Thuggin » feat R Kelly) s’est officiellement vendu à plus d’un million d’exemplaires au pays de l’Oncle Sam. C’est après que sa cote de popularité a dégringolé proportionnellement à ses scores de vente… jusqu’à atteindre le fond avec ce grotesque J.O.S.E. 2. Comment a-t-il pu tomber si bas ? Analyse.

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Keyshia Cole « Just Like Me » @@@@


Keyshia Cole est entrée dans le carré des valeurs sûres du r&b par la grande porte, glorifiée par le platiné The Way It Is. Cette chanteuse californienne à tout pour plaire : une voix qui a du coffre, des textes qui ne laissent pas insensible, un chant maîtrisé reflétant ses émotions et des productions qui s’accordent à son caractère. Le virage de l’album sophomore n’allait pas se négocier dangereusement, Just Like You se place droit dans la continuité de son premier album, sur une autoroute mainstream élargie par une équipe de producteurs variée, allant de Bryan-Michael Cox, Scott Torch et The Runners… au légendaire Pete Rock ! Un an après sa commercialisation, ce second opus a réalisé des chiffres de ventes proche de son premier essai, si ce n’est mieux. 

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Twista « The Day After » @@@


En dépassant la barre convoitée du million d’albums vendus avec ‘Kamikaze’, Twista a troqué son dentier en or contre un nouveau en platine pour ‘The Day After’ (Atlantic/ Warner). Il est vrai que le succès du précédent opus est significativement et indiscutablement dû, osons le dire, à l’apport de Kanye West avec les deux singles « Slow Jamz » et « Celebrity Overnight », sans compter « So Sexy » feat R Kelly. Mais pour ‘The Day After’, ça se fera sans Kanye, d’une part.

Note: cet album de Twista aurait mérité une pire note si on en restait sur des critères purement rap mais les morceaux r&b sont bons… Plus une tempête tropicale qu’une tornade.

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Lil Kim « The Naked Truth » @@@@


Tout le monde était curieux d’écouter le nouvel album de Lil Kim depuis que la Bible corrompue du Hip Hop avait grâcié ‘The Naked Truth’ d’un chatteoyant cinq micros. Pour la petite histoire, Dave Mays, rédacteur du magasine, fricote avec la manager de Kimberly Jones, donc tout sexeplique. Quatrième disque donc de la petite Kim, enregistré dans l’urgence avant qu’elle ne finisse comme vous le savez, par derrière les barreaux pour avoir menti aux fédéraux : la rappeuse de Brooklyn n’est pas une seinte. C’est un album qui relate toutes les dernières embrouilles et autres tournentes qu’elle a vécues ces derniers mois, d’où émane avec hardeur ce côté ranculnier qu’on ne lui connaissait pas. Chienne de vie ou de vie de chienne ?

Note : qu’est-ce que je me suis pris la tête à créer des jeux de mots poly-sons…

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T.I. « Urban Legend » @@@@½


Le beef entre T.I. et Ludacris fut un des grands épisodes rap sudiste de l’été 2004. On garde tous en mémoire « Stomp » sur l’album de Young Buck (Straight Outta Ca$hville) où les deux protagonistes se sont affrontés verbalement sur les différentes version de ce morceau véner’, et c’est finalement Luda a eu le dernier mot sur l’auto-proclamé King Of South avec « Stay off the TIP of my dick ».

Non content de ce coup de revers, le jeune T.I. (24 ans à l’époque) a mis les bouchées doubles avec Urban Legend son troisième LP, pour se mesurer aux prochaines sorties de Ludacris et Lil Flip, son autre Nemesis sur le terrain Dirty South mainstream. Il faut dire que le rappeur avait la rage puisqu’il venait de vivre peu avant son premier épisode pénitencier. Par conséquent, la liste des producteurs est impressionnante pour l’époque : le roi du crunk Lil Jon, The Neptunes qui l’aident depuis I’m Serious, Jazze Pha, Mannie Fresh et KLC pour la touche Nouvelle-Orléans, Daz Dillinger (« My Life« ), Scott Storch, David Banner, Swizz Beatz… La liste-A comme disent les cairns. Moins d’invités mais non des moindres : Nelly, Lil Kim, Trick Daddy, B.G., Lil Wayne quand il n’était pas devenu l’alien qu’il est aujourd’hui, etc… Certes T.I. a mis un peu de côté la trap music qu’il a initié avec ses deux premiers opus dans le but affirmée de faire un putsch en se donnant les moyens de ses ambitions.

Chronique originale écrite en Novembre 2004.

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R Kelly & Jay-Z « 2004: Unfinished Business » @@@


‘Unfinished Business’ aka ‘The Return Of Best Of Both Worlds’! La surprise de l’année. À la base, un ‘Best of Both Worlds 2’ était prévu avec Baby aka Birdman des Big Tymers. Qu’en est-il advenu? Nous n’en savons rien… Ensuite celà devait être une réédition du premier album du duo R Kelly & Jay-Z avec quelques inédits, et finalement non. ‘Unfinished Business‘ (le même titre que le 2e album des EPMD) est bien un tout nouvel album! Jay-Z a mis sa retraite anticipée en stand-by pour ressortir une suite à son aventure avec le chanteur r&b avec qui il s’est réconcilié après avoir l’abandonné à son sort avec des démêlés judiciaires. Un mini-coup de théâtre en quelques sortes… Enfin bon, c’était tout de même prévisible!

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P Diddy & The Bad Boy Family present… « We invented the remix » @@@@


P Diddy & Bad Boy Records present We Invented The Remix… Oui c’est vrai, P Diddy a ‘inventé’ le remix… dans le monde du rap/r&b. Comme il le dit lui-même dans l’introduction, il n’était alors que manageur des Jodeci chez Uptown Records lorsqu’il a remixé le single de leur hit « Come and Talk To Me » qui a connu un certain succès au début des années 90. Sean ‘Puffy’ Combs a depuis toujours eu le chic de lancer des artistes à succès mais aussi des tendances pourrait-on dire. Au sujet des remixes, c’est un précurseur en la matière et là dessus, pas moyen de lui donner tort. Lui-même, lorsqu’il a sorti ce type de compilation, bon nombre de labels et maisons de disque ont repris cette idée.

Souvenez-vous en 2002 combien les bacs étaient remplis d’albums de remixes douteux à la qualité plus ou moins discutable: Destiny’s Child, Jennifer Lopez, même Nas… Mais avec P Diddy, il faut s’attendre à un bon produit commercial, c’est-à-dire qui plaît facilement tout en faisant ça bien, à partir des derniers hits de ses artistes de son label (exception faite de son amie Mary J Blige) sortis pendant l’année 2001/2002.

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R Kelly & Jay-Z « The Best of Both Worlds » @@@


2Pac, Notorious BIG, LL Cool J étaient parmi les précurseurs de la fusion rap/r&b au milieu des années 90. Depuis, ce mélange parfois commercial est devenu un moyen d’adoucir la musique rap pour la rendre plus accessible, allant jusqu’à la ramollir sévèrement (on parle de Fabolous et Ja Rule?).

Pour faire un vrai album de « rap’n b » (appellons ça comme ça), il fallait le meilleur rappeur de l’an 2000 et le meilleur chanteur r&b. Qui d’autres que le King of NYC et le King du R&B pouvaient mieux représenter les deux genres? Alors pourquoi pas les combiner? C’est de là qu’est parti le concept de ‘Best of Both Worlds’ pour peut-être faire naître définitivement un nouveau genre hybride.

Chronique originale écrite sur Rap2K.

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Mobb Deep « Murda Muzik » @@@@½


1999, Mobb Deep, quatrième acte. Alors que les fans de rap Eastcoast se déchirent pour savoir lequel des classiques consécutifs, Hell On Earth ou Infamous, est supérieur à l’autre, les deux lascars bre-som du Queens sortent leur troisième et dernier classique à l’intitulé tout aussi dangereux : Murda Muzik. C’était l’époque où Prodigy n’avait pas encore son flow lymphatique et Havoc était au sommet de son art, mais commençaient déjà à pointer quelques faiblesses.

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Jay-Z « In My Lifetime, Vol. 1 » @@@½


Après avoir contracté un deal avec Def Jam Recordings pour son label Roc A Fella Records, Jay-Z voit les choses en grand en développant nouveau concept dans le rap : faire une trilogie et In My Lifetime en est le premier volet de cette trilogie ‘Life’ . Le virage de ce second album n’est guère évident, Jigga est en plein succès consécutivement à un Reasonable Doubt qui allait bientôt gagner le titre de classique. Entre-temps, il aura perdu un être cher, l’immense Notorious BIG. Par défaut, Jay devient la grosse star de Brooklyn et pourra s’apprêter à reprendre le titre de King Of New York, mais pas immédiatement. In My Lifetime est un second album mal aimé et par ricochet, mésestimé. En effet, même si ce volume a atteint la consécration de platine, Jay-Z s’est lancé dans un style plus facile, plus accessible, limite crossover…

Retrospective écrite en 2004 revue en 2016

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Puff Daddy & The Family « No Way Out » @@@@½


Nous sommes en 1997 et la Eastcoast venait de perdre un très grand soldat : Notorious BIG, l’un des meilleurs MC que la planète rap ait engendré dans les années 90. C’était entre autre le meilleur ami de Sean « Puffy » Combs alias Puff Daddy, le businessman/ entertainer/ rappeur et responsable du label Puff Daddy Records devenu Bad Boy Records. Sans lui, Biggie n’aurait jamais pu être découvert et connu le destin (tragique) qu’il a vécu et inversément, Puff n’aurait jamais pu engrosser de telles recettes et de succès, ni avoir la fâcheuse habitude de danser dans des clips.

L’un n’était rien sans l’autre et réciproquement. ‘Life After Death‘ venait tout juste de sortir et l’assassinat de Notorious BIG aurait pu tout stopper net. Pourtant ça n’a pas empêché Puffy et Mase de tourner le clip de « Mo’ Money Mo’ Problems ». Et à Puff Daddy de saisir l’opportunité de sortir ce premier album ‘No Way Out’ quelques jours après que la vidéo cartonne sur MTV, où l’ombre fantômatique de Christopher Wallace plane tel un spectre, normal puisqu’il en est le producteur éxécutif.

Rétrospective écrite en Octobre 2006

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Missy ‘Misdemeanor’ Elliott « Supa Dupa Fly » @@@@½


Quand un des jeunes producteurs les plus géniaux du hip hop américain rencontrait son âme soeur créative et hors-norme, cela donna naissance à ‘SupaDupaFly’. Nous sommes aux alentours de de 1996/1997, Timbaland, qui faisait déjà figure d’élite des producteurs grâce à sa ghostproduction pour les Jodeci et ses productions r&b pour Ginuwine (The Bachelor) et Aaliyah (One in a Million), a réalisé le rêve de son amie Missy Elliott avec ce premier disque. Et pour ne rien faire comme personne, ‘SupaDupaFly’ est une oeuvre cross-over rap/r&b, fusionnant le flow et le chant, samples et beats syncopés ultra-novateurs, beat-box cosmique et synthétiseurs orgasmiques. Bienvenue en avance dans un millénaire nouveau.

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