The Alchemist est déjà de retour avec Russian Roulette, un projet qui se place dans la continuité de Vodka & Ayahuasca de Gangrene (le duo qu’il forme avec Oh No) sorti en ce début d’année 2012. Visiblement il en resté sur la partie ‘vodka’ de la chose avec ce délire russkoff. On voit bien également que travailler aux côtés d’Oh No lui a donné des idées, son confrère d’Oxnard qui a pour habitude de thématiser ses albums autour d’un pays ou une oeuvre. Alors pourquoi pas l’U.R.S.S. pour notre alchimiste caucasien?
Dans le barillet d’Alan : samples rock psychés, beats gangrenés, parfois très jazzy. Il reste concentré derrière les machines sur cet opus, laissant le micro à des snipers d’élite, des potes à lui et à d’autres habitués des sorties indépendantes du moment : Fashawn, Evidence, Danny Brown, Mr MotherFucking Exquire, Action Bronson, Schoolboy Q, Guilty Simpson, Big Twins (Infamous Mobb)… Alchemist a avoué avec une certaine modestie dans une interview pour HipHopDX que ses beats n’étaient pas assez bons pour les MCs qui posent dessus. C’est vrai que les couplets qu’ils lâchent sont d’un très haut niveau mais je dirai plutôt que le problème des trente (!) morceaux (alternant entre instrumentaux et séquence rappées), c’est qu’ils sont trop courts. En revanche ils offrent un kaléïdoscope d’échantillons de rock, soul jazz, funk et d’autres curiosités soviétiques. Les disquaires russes ont du voir passer un sacré client.


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