Jill Scott « The Light of the Sun » [Deluxe version] @@@@


La température estivale est propice à la sortie de The Light of the Sun, quatrième album de la chanteuse Nusoul Jill Scott. Sa trilogie Words & Sounds terminée avec The Real Thing, cet opus est un nouveau départ pour Jill : nouveau label (Warner), nouveau producteur éxécutif (JR Hutson), nouveaux lieux d’enregistrement (Californie le plus souvent), et une Jill Scott plus radieuse que jamais.

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Les gouttes d’amertumes post-ruptures sont derrière elle maintenant. Jill va de l’avant avec positivité, en partant de ce qu’elle a (« Blessed »). Comme lorsque la vie repart de plus belle, la confiance en soi revient avec la joie et la bonne humeur, on aborde les choses avec plus d’entrain et d’enthousiasme. Les sentiments refont surface sur « So In Love », agréable comme une bouffée d’air frais sous un soleil radieux. Avec Anthony Hamilton, elle forme un beau couple. Et tant pis s’il se dresse un obstacle devant elle, elle le surmonte aussi sec comme elle le fait si bien sur le tonique « Shame » en compagnie de la rappeuse Eve (Philly représente!). « All Cried Out Redux » est la curiosité de Light of the Sun, Jill chantant sur le beat-box de Doug E Fresh agrémenté de piano de saloon. Pourquoi pas !

Quand les doutes persistent et qu’il y a plus de bas que de hauts dans une relation, le temps se rallonge et devient nuageux sur ce « BOOM Vent Suite » de neuf (!) minutes. Et si la situation semble confuse quand Paul Wall (l’unique rappeur masculin qu’elle a choisi d’inviter) lui fait tourner la tête sur « So Gone (What My Mind Says) », naturellement la chanteuse est en proie à de nombreuses questions, elle a besoin de confesser ses craintes en priant sur « Hear My Call ». Pour rebondir plus doucement avec une multitude de ballades câlines et sexy (« Make You Wait », « Until Then I Imagine », « Missing You »…). Une autre habitude que Mme Scott n’a pas perdu, son goût pour le spoken-word. Sur « Womanifesto », elle calme haut et fort qu’elle n’est pas qu’un cul Jill Scott retrouve son estime de soi, mais la nôtre reste toujours aussi grande à son égard.

Enfin, « Rolling Hills » rayonne comme un lever de soleil sur un air qui évoque « Everybody Loves the Sunshine » de monsieur Roy Ayers… et qui se prolonge – pour ceux qui possèdent la bonus track de la version Deluxe – par six minutes d’improvisation sur « The Light of the Sun ».

J’avais sous-entendu dans l’intro que cet album était opportun en période estivale. À vrai dire, peu importe la saison, The Light of Sun peut être chaleureux comme une couette bien chaude et douce en Hiver, avec quelques passages maussades comme une pluie froide d’Automne. Ce n’est pas un chef d’oeuvre comme fut le merveilleux Beautifully Human, il n’empêche que Jill Scott, comme Erykah Badu, continue d’oeuvrer pleinement pour la Nusoul.

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