Archives du mot-clé Usher

Various artists « The Hamilton Mixtape » @@@@


Je voudrai vous parler de The Hamilton Mixtape parce qu’il y a pas mal de choses à en dire et fait beaucoup parler Outre-Atlantique. Pour témoigner de l’emballement autour de ce projet, il faut d’abord comprendre son origine : la comédie musicale Hamilton. Lin-Manuel Miranda, qui est à l’origine du score et cette mixtape, joue le rôle deAlexander Hamilton. La pièce inspirée de la biographie de cet homme d’état qui a vécu l’Amérique du XVIIIe siècle, et best-seller accessoirement, a connu un franc succès depuis les premières représentations en Février 2015 à Broadway, mais la conception de cette mixtape qui a inspiré ce spectacle a démarré bien avant, en 2009.

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Usher « Hard II Love » @@@½


Pas sûr qu’Usher ait terminé sa traversée du désert. Chanteur r&b parmi les plus influents de sa génération avec ses classiques 8701 et Confessions, il peine à convaincre depuis 2007 avec trois albums r&b pas du tout au niveau et fricoté avec la pop et l’eurodance de supermarché de David Guetta. Une lueur d’espoir surgit avec le très bon single « Good Kisser » avant de replonger dans le silence, puis revenir manifester cette année pour la cause avec la chanson « Chains » (en compagnie Nas et Bibi Bourelly).

La trop longue attente a tout de même altéré notre patience, d’autant plus que ces deux extraits ne sont même pas prévus au tracklisting de son huitième album. De quoi faire la gueule, exactement comme sur cette affreuse pochette. Comment ont-ils pu valider un truc aussi hideux chez Sony? À croire qu’il a tout essayé pour qu’on arrête de s’intéresser à lui, et c’est là qu’on fait un lien presque comique avec le titre de ce nouvel album, Hard II Love (‘difficile d’aimer’, NdT). Et ça tristement marché à la vue des maigres scores de ventes avec l’équivalent de 38 000 albums vendus… Y a-t-il quelque chose à sauver?

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« and the ANONYMOUS NOBODY » by De La Soul @@@@


Et ils sont toujours là… Bientôt trente ans après leur formation, les De La Soul ne sont pas morts, pas encore ! La venue du huitième opus, le premier en douze ans(!), de notre groupe hip-hop préféré de Long Island tient du petit miracle. Tout a commencé lors d’une campagne de crowdfunding via la plateforme Kickstarter pour enregistrer un disque, avec un budget fixé à 110 000$. L’engouement a été tel qu’ils ont récolté une somme incroyable de plus de 600 000$… Bien plus que lorsqu’ils avaient un deal ! C’est dire la cote de popularité inaltérable des De La Soul et l’immense sympathie qu’ils inspirent depuis toujours. C’est reparti pour une nouvelle aventure.

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Wale « The Album About Nothing » @@


Pour son quatrième album (hé oui que le temps passe vite), le washingtonien Wale a tenu à faire un clin d’oeil à sa Mixtape About Nothing qui l’a fait connaître en 2008 (suivi plus tard de la suite More About Nothing) et décliner le concept en album. Lui, comme Drake, Kid Cudi, J.Cole, Big K.R.I.T. et bien sûr Kendrick Lamar, a fait partie de cette première génération de rappeurs qui autour de 2010 a commencé par gagner leur popularité sur Internet avec des mixtapes téléchargeables sans dépenser le sou avant de capitaliser dans l’industrie du disque. L’ironie voudra que cet Album About Nothing nous rende nostalgique de cette période pas si lointaine.

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Ludacris « Ludaversal » @@@@


Cinq ans que Ludacris n’avait pas sorti d’album, le rappeur d’Atlanta nous avait laissé sur le souvenir du très moyen Battle of the Sexes. Une carrière qu’il a mise entre parenthèses au profit de sa carrière d’acteur, catapultée grâce à la franchise Fast & Furious, dont la sortie du 7e volet Furious 7 coïncide avec celle de ce 9e album Ludaversal. Voilà Chris Bridges maintenant face à un gros défi : le come-back.

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T.I. « Paperwork » @@@


La saga continue pour T.I.. L’un des rappeurs les plus influents des régions Sud a mis son label Grand Hustle et sa carrière en jeu après la sortie de Trouble Man en 2012, en quittant sa maison de disque Atlantic. C’est finalement l’offre de la major Columbia, filiale de Sony, que T.I. a accepté, conseillé par un certain Pharrell Williams, lui-même en contrat solo chez cette maison. Entre Pharrell et lui, c’est une longue histoire : les Neptunes avaient aidé le jeune défricheur de la trap music à se faire un nom dans le Dirty South en produisant le morceau-titre de son premier album I’m Serious en 2001 et ils n’ont jamais cessé de travailler occasionnellement.

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Rick Ro$$ « God Forgives, I Don’t » @@@


God Forgives I Don’t est la conclusion logique d’une campagne promotionnelle qui aura duré plus d’un an. Tout a commencé peu après la diffusion de sa mixtape Ashes to Ashes, quand il annonce le titre de son cinquième album. Tranquillement, il continue de bâtir son empire Maybach Music avec ses compilations, poursuit ses tournées et grossit son catalogue de mixtapes (Rich Forever). Fin 2011, il abat deux singles fin 2011 (« You the Boss » feat Nicki Minaj et « I Love my Bitches » produit par Just Blaze) et son coeur ne bat plus par deux fois. Dieu le garde, il continue oisivement à promouvoir ses artistes, en signer d’autres, balancer des clips en carton…

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Diddy-Dirty Money « Last Train To Paris » @@@½


Mardi 14 Décembre, 7h30, j’attends sur le quai de la gare. Grelotant par -5°C, je regarde désespérément le tableau SNCF indiquant un retard de 30min de mon train habituel, l’arrêt de 7h42, à cause des conditions météo rudes… Rageant. Pendant que je me sens condamné à congeler sur place avec d’autres usagers, je cherche sur la playlist de mon iPod Last Train To Paris, le nouvel album de Diddy que j’ai rippé la veille. Abusé, ce dernier accuse d’un retard de trois mois au moins, il y a de quoi râler gratuitement. Je sors subitement de mes pensées, à moitié engourdi par la morsure du froid, lorsqu’un TER s’arrête devant mon air médusé. Il s’agit en fait d’un précédent train lui aussi très retardé et qui va m’emmener en ville plus tôt que prévu, youpi ! Ni une ni deux, je monte m’y réchauffer, trouve une place assise dans un des wagons et je presse ‘play’.

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Usher « Raymond V Raymond » @@


Ce qui a accompagné la sortie de ce 6e album d’Usher, c’était le flot de commentaires négatifs qui a déferlé sur Twitter. De partout ça criait à la catastrophe, pire que 2012 ! Les premiers singles sont affreux, c’est un fait, et tous ces gens en détresse sur ma timeline qui ont regretté d’avoir écouté l’albuma vant sa sortie ont manifesté pour le boycotter. La colère n’est manifestement pas retombée.

De mon côté, puisque la première tentative de collision géante du CERN a échoué, pour je ne sais quelle raison, un coup de folie m’a pris : je me suis lancé, sacrifié même, dans un twittlive track by track de Raymond V Raymond. Tant qu’à faire, pourquoi pas les copier/coller avec quelques notes supplémentaires, puisqu’une prochaine écoute, il n’y en aura jamais.

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DJ Khaled « Victory » @@


Faire le vide dans sa tête est fortement conseillé si l’on entreprend d’écouter un disque de DJ Khaled. Surtout quand il nous réchauffe la même soupe pour la troisième fois et qu’il nous chauffe littéralement les oreilles avec ses gimmicks insoutenables.

Simulant sa propre gloire et celles des ghettos (de Miami plus exactement), le voilà qu’il se met à crier Victory (We The Best Music Group/Terror Squad/ E1 Entertainment) à qui l’entend. Tous ses potes de Blackberry sont là pour le supporter, nous avec, mais pas dans le sens où il l’entend. Il y a des fois où l’on aimerait être sourd à notre guise. Quand même, on va pas se forcer à l’aimer…

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Gucci Mane « The State vs Radric Davis » @@@


La prison est la résidence secondaire des rappeurs. Qu’ils soient multimillionnaires ou underground, personne n’y réchappe pour des délits anodins (aux States…) comme un port d’arme illégal, détention de substances illicites, infraction au code de la route, agressions ou tentatives de meurtre, et pire, pour homicide volontaire ou non (Cool C, Krumbsnatcha, Saigon). Certains sont des locataires réguliers (comme DMX, Beanie Siegel, T.I.), d’autres viennent de perdre leur pucelage (Game y a fait un court séjour en 2008, Lil Wayne a pris un an) ou purgent actuellement de longues sentences (Prodigy, Shyne vient tout juste d’être libéré après neuf ans d’incarcération). Même de célèbres rappeuses bitchy ont fini au trou (Lil Kim, Foxy Brown, Remy Ma…). Pour beaucoup de rappeurs ou chanteurs, le milieu carcéral est leur fond de commerce, une manière de se rendre crédible et de se vendre quand on n’a pas de talent (Tony Yayo, Akon le mytho…). Le rap possède un casier judiciaire excessivement lourd. Hip Hop vs Justice Américaine, un combat permanent.

C’est dans ces circonstances que Gucci Mane a vu son nom apparaître dans les fanzines de rap et colonnes des sites internet, et manifestement ça lui a servi. Ce rappeur d’Atlanta (de Decatur pour être précis) spécialisé dans la trap muzik tente de percer en 2004 quand arrive son plus gros titre en 2005 : il est inculpé pour avoir flingué un homme qui serait venu l’agresser chez lui. Arguant la légitime défense et faute de preuves, il est relaxé quand la justice le rappelle pour une précédente affaire d’agression. Il prend six mois. Il sort son premier skeud Back to tha Trap House fin 2007, puis retourne en prison en Septembre 2008 (une peine d’un an raccourcie à six mois) pour violation de probation car ce feignant n’a réalisé que 25 heures de service communautaire sur les 600. A sa sortie, il reprend du service dans le rap game en comptabilisant 17 apparitions sur de nombreux remixes et featurings (Mariah Carey, Wale,…) et de nombreuses mixtapes. 2009 l’année des bonnes résolutions ? Que nenni, son second album The State vs Radric Davis est sorti un mois après qu’il soit retourné en zonzon pour violation de sa probation… Douze mois ferme.

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Nelly « Brass Knuckles » @@


Plus de 20 millions d’albums vendus rien qu’aux Etats-Unis, voilà ce qui fait le palmarès de Nelly. Même KRS-One le vantait d’être la raison pour laquelle le hip-hop vendait tant de disques dans le monde. Country Grammar était véritablement un album unique en son genre dans le paysage Midwest/Dirty South, et après ce succès phénoménal, c’est comme si Nelly a préféré devenir l’archétype du rappeur archi-commercial, au sens superficiel et commun du terme. Ceci étant, après quatre disques vendus comme petits pains (industriels), dont l’incroyable coup double Sweat/Suit (et de sa version album unique incluant « Grillz »), Nelly va devoir faire face à un défi de taille s’il veut perdurer dans le rap game : reconquérir l’intérêt de ses millions d’acheteurs potentiels. Les scores de vente de Brass Knuckles (Motown/Universal), son nouvel album, rendront compte de la popularité actuelle de Nelly.

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Usher « Here I Stand » @@@1/2


 

Qu’est-ce qu’Usher a pu bien mijoter pendant ces quatre ans de pause musicale : un tas de choses pour tenter de concilier vie privée et carrière. Depuis son duo avec Alicia Keys, il est venu faire de rares apparitions sporadiques aux côtés de Jay-Z, R Kelly (sur son single « Same Girl ») et sur le dernier Mary J Blige, et puis c’est tout. Pour savoir ce qu’il se tramait en coulisse, il suffisait de faire une revue de presse people et mater de temps à autre les chaînes musicales. Alors qu’il annonçait partout dans les journaux qu’il nageait dans le bonheur et qu’il allait tout nous raconter sur son prochain album, sa fiancée enceinte Tameka Foster, son ancienne styliste de neuf ans sa cadette, contrecarre ses plans de retour en laissant courir une rumeur de mariage, une union qui finit par se concrétiser en Juin 2007.

Usher retente de faire parler de son come-back « pour bientôt », mais c’est là qu’arrive un heureux événement, puisqu’il devient fin Novembre papa d’un petit garçon (baptisé Usher Raymond V), et en Janvier 2008 une tragique nouvelle, le décès de son père. Des bobards nous informent que Tameka maintient une emprise sur son mari de chanteur pour qu’il se consacre plus à sa vie de famille qu’au studio. Puisque ça se passe comme ça, le producteur Polow Da Don balance intentionnellement sur Internet des extraits de l’album attendu encore en cours de gestation : « Dat Girl Right Here » avec Ludacris, « Love in this Club » qui devient rapidement un single puis un énorme hit, et « Moving Mountains » qui laissait entendre que Timbaland était à la prod. Branle-bas de combat, le buzz s’amplifie démesurément, dans le but de provoquer une sortie en trombe. Le pari marche : Usher se grouille pour mettre la touche finale à Here I Am, cette 5e œuvre censée décrire ce nouveau chapitre de la vie du chanteur r&b. Bon ça, c’est fait comme on dit.

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Mary J Blige « Growing Pains » @@@@


Growing Pains est le nom de baptême du huitième standard de la Queen of Hip-Hop/Soul, Mary J Blige. Cet opus très attendu par le public Soul/r&b était déjà disque de platine aux Etats-Unis quand il est sorti en France au début du mois de Février 2008, un bel exploit en soi. Pourtant la tâche n’était pas mince, puisque cet album succède au multi-platine The Breakthrough qui a rayonné sur le plan international grâce à sa superbe ballade « Without You » et son duo avec Bono de U2. Dans ce dessein, MJB s’est entourée des meilleurs compositeurs r&b du moments, tels que la révélation Neff-U, Dre & Vidal, les Stargate, The Neptunes (en la présence de Pharrell Williams), le hitmaker Tricky Stewart et bien entendu son producteur préféré Bryan-Michael Cox. Et ne vous fiez pas au titre peu optimiste de cet album, Mary est dans une très bonne période, plus humaine que jamais dans les sentiments qu’elle nous communique.

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Jay-Z « Kingdom Come » @@@½


Quand j’ai écouté pour la première fois ce Kingdom Come, ça m’a procuré le même effet que les précédents disques de Jay-Z : un certain dépaysement, un temps d’adaption à la nouvelle forme sonore (signée Just Blaze et Dr Dre, ainsi que les Neptunes, Swizz Beatz et un très bon DJ Khalil). Bref, c’est comme s’il n’avait jamais pris sa retraite qui n’aura duré que deux ans. Quoique, une fausse retraite puisqu’il a sorti deux albums collaboratifs, un second (cuisant échec) avec R Kelly et un autre mash-up avec les Linkin Park. C’est bel et bien réel. Comme Jordan, il est revenu dans le game. C’est le retour du roi de New-York dans un costard de président du Hip-Hop. Call it a come-back.

D’après un commentaire publié le 3 Décembre 2006

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