Usher & Zaytoven « A » @@@@


Durant l’été, Usher travaillait en studio sur son prochain album avec Zaytoven et leur alchimie a tellement bien fonctionné qu’ils ont décidé ensemble de livrer un petit album collaboratif (qui a dit collab EP?). Son nom, « A », pour Atlanta, parce que c’est la métropole que l’iconique chanteur de r&b et le producteur trap music phare représentent, tout en enregistrant à… West Hollywood.

C’est une connexion qui s’est déjà produite par le passé, sur le médiocre Raymond v Raymond, que celle entre le producteur attitré de Gucci Mane et co-responsable de monstrueuses mixtapes Beast Mode pour Future et notre expert ès rhythm’n blues qui n’était plus en odeur de sainteté depuis qu’il a vrillé dans l’EDM. Et leur alchimie fonctionne à merveille pour être honnête sur ces huit chansons. Des surprises, oui et non. « A » suit la tendance actuelle et bien qu’il ne semble pas être ce qu’on définit communément maintenant comme du trap’n b, au niveau de la forme, c’en est. Naturellement sans autotune s’il-vous-plaît. Ce n’est pas tous les quarantenaires qui mettraient les deux pieds dedans avec tant d’élégance, débutant sans broncher « Stay At Home » en compagnie de Future.

Oui Usher a quarante ans mais sur ce projet il en paraît 15 de moins. Il n’hésite pas à mettre du trap flow dans son chant et s’adapte sans problème aux ritournelles du genre. Celle de « ATA » reste bien collée dans le crâne (« lèlèlè lèlèlè lèlè »), avec une musique très inspirée des Organized Noise. Tiens, le sample de voix de « Birthday » qui ressemble curieusement à celui de « Dilemma » de Nelly et Kelly Rowland… Et Ush’ qui veut faire rimer « fête » avec « galipette » façon Robert qui débarque chez une ado. Pour les slows  « She Ain’t Tell Ya » et « Say What U Want » accompagné d’un piano qui confère une atmosphère faussement jazzy, on a droit au même effet de surprise que pour le crunk’n b « Lovers and Friends » avec Lil Jon. Enfin, ou plutôt ‘déjà’, « A » se termine comme il a commencé, avec un morceau plus trap que « ‘n B » avec « Gift Shop » featuring Gunna, conclusion logique peut-on dire. Replay, une fois, deux fois… et toujours pas de mots sur son ex-MILF? les procès qu’il a au cul? son HERPES??? Usher reste très pudique vis-à-vis de sa vie perso, dommage ç’aurait pu être plus croustillant mais la crème de « Birthday » suffira à combler notre faim.

Le double de chansons aurait permis de faire de « A » un ‘best of both worlds’ digne de ce nom. Ça laisse également rêveur quant à un album d’Usher entièrement produit par et avec des gars d’ATL comme les Organized Noise, Cee-Lo, Big Boi, Ludacris, 2 Chainz, Future, T.I., Gucci Mane, pas Young Thug pitié, et les nouveaux qui montent. Pourquoi pas suelque chose de réminiscent de « Yeah » avec Lil Jon et Luda. C’est beau de rêver n’est-ce pas?

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