Archives du mot-clé Luis Resto

Eminem « REVIVAL » @@


Glissant sur la pente verglaçante depuis Recovery, ma réaction à l’arrivée de ce neuvième d’un de mes ex-rappeurs favoris était d’y aller à reculons. Était-il capable de tomber plus bas encore? Mon intuition me disait que c’était possible et qu’il fallait envisager cette éventualité. Et ça s’est désastreusement confirmé. Avec REVIVAL, notre ancien cauchemar de l’Amérique devenu drug-free s’est transformé en tout ce qu’il détestait pour effrayer ce public qui se teignait en blond dans les années 2000, celui qui se levait pour le vrai Slim Shady. Un vrai scandale. Revue de mon live-tweet des 8 et 10 Janvier, en m’excusant par avance pour les coquilles qui se sont glissées spontanément.

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« Southpaw (La Rage au Ventre) » soundtrack @@@


Le label Shady Records a eu la tâche de gérer le score inspiré du film Southpaw (La Rage au Ventre en France) avec Eminem en chef d’orchestre. C’est le single « Phenomenal » qui a sonné la charge, et la promotion, du film. Mais impossible de ne pas effacer sa tête « Lose Yourself » de la tête. La comparaison semble inévitable hein…

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Yelawolf « Love Story » @@@½


Le premier album studio de Yelawolf paru fin 2011,  a été une franche déception. Incohérent, passable, trop ‘pop’, les qualités et les bonnes intentions de Radioactive sont devenues transparentes. Peut-être s’attendait-on trop à de la trunk musik. Pour reconquérir ses fans, il tente alors de rattraper le coup avec Trunk Muzik Returns, la séquelle de sa mixtape qui l’a rendu célèbre et offert un contrat avec Interscope. De nouveau, les auditeurs ont été perdu par la tournure expérimentale de ce projet. Alors pour son second album en major, le rappeur cherokee de chez Shady Records a pris une toute autre voie avec Love Story.

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Shady Records « Shady XV » @@@


Shady Records fête ses quinze ans, voilà ce qu’on peut lire partout pour justifier l’existence même de cet album-compilation-best of du label d’Eminem. Cela faisait huit ans que les têtes de son label n’avaient pas été rassemblées, depuis sa mixtape The Re-Up. Shady XV permet de faire un état des lieux actuel et de faire le bilan, calmement, en se remémorant chaque instant (…).

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Jhene Aiko « Souled Out » @@@


Vous n’aviez pas fini d’entendre parler de la californienne Jhene Aiko, cette fois pour la sortie de son premier album Souled Out sorti chez le célèbre label urbain Def Jam (qui fête cette année ses trente ans d’existence, c’est important de le savoir). En deux ans seulement, la chanteuse de r&b contemporain s’est fait une place de choix dans le milieu du rap et du r&b, arrivant au sommet de cette nouvelle vague qui emmène dans son sillage des Mila J, Doja Cat, SZA ou encore Tinashe.

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Eminem « The Marshall Mathers LP 2 » @@@


Est-ce que vous entendez la ritournelle « guess who’s back? » Hé oui, encore lui, Eminem est de retour, pour la sixième fois au moins. On se serait un peu douté, il y a eu des signes avant-coureurs : une casquette flanquée de son E inversé sur laquelle étaient cousues les dates de sortie de ses albums dont 2013 et des concerts partout dans le monde, avec cette escale immanquable au Stade de France.

L’annonce de l’album n’a pas tardé : ce sera Marshal Mathers LP 2.

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Slaughterhouse « welcome to: Our House » @@@


Quand les Slaughterhouse ont signé chez Shady Records en 2011, on s’était dit que c’était mérité pour Joell Ortiz, Joe Budden, Royce Da 5’9 et Crooked I, qu’ils ont enfin obtenu reconnaissance. C’était une très bonne nouvelle pour eux et aussi pour Eminem, qui après le démantèlement des D12, signe un super-groupe au potentiel inexploité. La question était de savoir comment il allait être exploité sur Welcome to our House.

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Obie Trice « Bottoms Up » @@½


Ce troisième album d’Obie Trice n’a pas l’air de provoquer l’attroupement. Ce qui est largement compréhensible, il est évident qu’il ne concevra jamais un disque de l’acabit de Cheers presque dix ans après. De plus Bottoms Up est sorti en indépendant (Black Market Ent), synonyme de producteurs anonymes (et en plus ça rime haha). Reste qu’Obie a toujours eu une bonne cote de sympathie auprès du public, et le fait qu’il ait survécu à un tir de balle en pleine tête laisse penser qu’il a conservé la vengeance dans la peau.

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Eminem « Recovery » @@@½


« Eminem est de retour! », « He’s back ! »… Hé ho les gens, ça fait un an qu’Eminem est de retour déjà ! Ç’aurait pu être son sixième retour mais que je sache, il n’est allé nulle part depuis. D’ailleurs Relapse, l’album contant son retour des bouches de l’enfer et aux productions soignées cliniquement par le Good Doctor Dre (lire la chronique), est actuellement double-disque de platine aux Etats-Unis.

Un Relapse 2 devait suivre, comme il a été annoncé l’an dernier pendant sa période de rémission, mais l’état de santé du MC de Detroit s’est grandement amélioré au point de parler de rétablissement. C’est un Marshall Mathers sain d’esprit et libéré de ses démons, qui opère un retour à normale avec Recovery (Shady Records/Aftermath).

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Obie Trice « Second Round’s On Me » @@@


Obie Trice, le rappeur le plus ‘normal’ de Shady Records, renfile les gants pour un second round. Pourtant produit conjointement par Eminem et JR Rotem, que l’on surnommait à l’époque le ‘Dr Dre blanc’, ce deuxième album d’Obie a manqué de passer la seconde. Par manque de préparation ou alors le niveau de l’album sophomore était-il trop élevé pour lui ?

D’après un commentaire publié le 12 Aout 2006

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The Game « The Documentary » @@@@½


Rarement dans l’industrie du rap on avait vu un tel buzz pour un artiste qui n’avait pas sorti un seul disque de sa vie. Encore une fois, c’est Interscope qui se cache derrière tout ce remue-ménage, autour d’une jeune recrue au blase très emblématique : The Game, ou Jayceon Taylor de son vrai nom. Ce jeune rappeur originaire de Los Angeles et découvert par JT The Bigga Figga est devenue en deux temps trois mouvement la nouvelle recrue de Dr Dre, dont il ne manquait plus qu’un artiste natif de Compton (tout comme lui) à son roster. Pour des raisons marketing sans doute, The Game a été signé sur Aftermath/G Unit, ce qui ne fait pourtant pas lui le 4e homme de 50 Cent. Le jeune gangsta est entre de bonnes mains. Pour pimenter le tout, il s’est fait de nombreux copains dans le rap game : Memphis Bleek, Joe Budden et Yukmouth. Pour provoquer encore plus d’engouement, l’album originellement intitulé symboliquement ‘Nigga Wit Attude vol 1’, a été maintes fois repoussé toujours pour des raisons stratégiques. The Game robothug? Nous sommes le 17 Janvier et son album ‘The Documentary’ est arrivé dans les bacs et sans plus attendre, voyons voir ce que ça vaut.

Note : La chronique a été publiée peu après la sortie de l’album, en février 2005 il me semble. Bien que Documentary ait très bien vieilli, j’ai encore du mal à le considérer comme un classique… Un album toujours très solide en tout cas et mémorable.

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Tony Yayo « Thoughts of a Predicate Felon » @@½


La machine G Unit roule toujours avec cette image du groupe gangsta qui aime se faire détester. Poule aux œufs d’or de chez Interscope depuis plus de deux ans, on voit 50 Cent et ses lieutenants partout : dans les magasines, dans les publicités pour leur ligne de vêtement, sur MTV, bientôt au cinéma, sur nos radios. Marketing de masse oblige.

Tony Yayo est le dernier membre du G Unit à son sortir son exercice solo : ‘Thoughts Of A Predicate Felon’. Sa popularité, qu’elle soit en bien ou en mal, a déjà atteint des sommets alors qu’il était encore en prison grâce à la campagne ‘Free Yayo’. Plus besoin de présenter ce gaillard qui se fait porter maintenant comme le porte-parole du groupe et du label G Unit Records pour lui assurer une meilleure exposition médiatique.

Note : je me rappelle qu’avant sa sortie à la rentrée 2005, moment où j’ai écrit cette chronique (qui n’a pas ou peu été retouchée), Tony Yayo avait raconté qu’il vendra 700 000 la semaine de la sortie de l’album. Au final, c’est ce qu’il aura vendu au total. La première douche froide du G Unit, le point de départ de leur chute ?

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Eminem « Encore » @@@@


Cher Marshall

Voilà je me décide enfin à t’écrire 3 ans après que mon frère Stan et sa copine ont eu leur accident. Maintenant j’suis dans un orphelinat de merde, enfin j’dis maintenant parce que j’ai plusieurs fois fugué de chez mes connards de parents d’adoption et donc après ils m’ont ramené à la case départ.

Chronique originale écrite le 16 Novembre 2004 sur Rap2K

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D-12 « D-12 World » @@@


“Y’all chicks didn’t even know the name of my band!”, c’est D12 bon sang! Le groupe à Eminem, avec d’autres rappeurs de Detroit comme Bizarre, Proof, Kon Artis, Swift et Kuniva. C’est le boys band le plus hardcore du monde, impossible de se tromper. Em’ le leader de la bande ! Tout de même satyrique comme chanson, contrastant bien avec la mélodie un peu bal musette. Le finish salsa, c’est bien fendard quand même ! Ils pètent tous un câble sur cette track, quelle bande de déconneurs ceux-là… Une bonne manière de re-présenter le groupe black (?) trash. Cool!

Chronique originale écrite en Avril 2014 sur Rap2K

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G Unit « Beg For Mercy » @@@


Ecrasante. C’était un terme bien approprié pour décrire la suprématie  grandissante du « G G G G G G Unit ! » en cette annuité 2003/2004 dans le rap game. Depuis le succès monumental de 50 Cent avec Get Rich or Die Tryin’, le public hip-hop très divisé congratulait et fustigeait à la fois ce groupe qui aimait être détesté et attiser la controverse. Beg For Mercy est le premier album officiel du crew, même si la formation initiale a suivi quelques changements : Tony Yayo en prison, c’est le sudiste Young Buck (ex-protégé de Juvenile) qui le remplace au pied levé, tandis que Lloyd Banks garde le rôle du ‘baby g unit’.

Le buzz autour de ce 1er LP était hallucinant durant l’année 2003, c’était carrément la ‘G-Unitmania’. L’engouement avait une ampleur importante, mais ce que l’on pouvait constater à l’époque, c’est la domination d’Interscope dans l’industrie du rap en possédant le triangle de labels Aftermath/Shady Records/G Unit. Côté publicité, le détail important n’était peut-être pas l’autocollant (un tantinet mensonger) avec marqué dessus « produit par Dr Dre et Eminem » mais le bandana noir porté par 50 autour du cou et ses acolytes déguisés en super-gangsters. Parce qu’après leur invasion via le marché parallèle des mixtapes (50 Cent is the FutureGuess Who’s Back) et un Get Rich Or Die Tryin vendu à plus de 11 millions d’exemplaires à travers le monde, le despote

Fifty allait commanditer son 3e hold up rapologique, en emmenant cette fois ses complices.

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