Archives du mot-clé Joe Scudda

Statik Selektah « What Goes Around » @@@@½


Sixième volume pour le DJ producteur de Boston Statik Selektah avec What Goes Around. Notre usine à beats a de nouveau rameuté son noyau dur de MCs et à force de travail, cette dernière évolution est bien partie pour être l’un des meilleurs LP de sa carrière.

Lire la suite Statik Selektah « What Goes Around » @@@@½

Slum Village & Mick Boogie « The Dirty Slums » [mixtape] @@@½


L’excellent Villa Manifesto était annoncé comme l’ultime album des Slum Village, leur tout dernier. Hélas la brouille entre Elzhi et membres vivants restants l’an dernier pendant qu’il faisait la promo d’Elmatic a un peu plus enterré un groupe qui avait déjà perdu deux membres. Triste fin. Mais la vie continue et avec l’appui de Mick Boogie, T3, Illa J (le frère cadet de J Dilla) et le producteur Young RJ raniment les Slum Village le temps d’une mixtape, The Dirty Slums, avec plein de beau monde.

Lire la suite Slum Village & Mick Boogie « The Dirty Slums » [mixtape] @@@½

Rapper Big Pooh « Dirty Pretty Things » @@@@


Après 9th Wonder et Phonte qui ont sorti leurs albums respectifs le même jour et voguent ensemble à travers les Etats-Unis, au tour de Rapper Big Pooh de poursuivre la dynamique avec Dirty Pretty Things, son troisième opus solo. Cette nouvelle sortie est indépendante sur plusieurs points, d’abord parce qu’il vient de fonder son label For Members Only, laquelle édite cet album, ensuite parce qu’il n’a collaboré aucun des deux autres Little Brother (pas même Khrysis,…). Remarquez, eux non plus ne l’avait pas invité sur leurs skeuds… et curieusement, Dirty Pretty Things pourrait bien être son meilleur.

Lire la suite Rapper Big Pooh « Dirty Pretty Things » @@@@

Don Cannon presents HollyWeerd « Edible Phat 2.0 » @@@½


Il y a deux ans, durant l’été 2008, je découvrais le monde des Hollyweerd, un groupe de mecs ATLiénés ultra-originaux, avec leur ‘mixtalbum’ Edible Phat (lire la chronique), dont était extrait leur morceau emblématique « Have You Ever Made Love to a Weirdo ». Deux mixtapes, un EP digital et autant de superlatifs relatifs à leur hip-hop créatif et volage plus tard sort la version 2.0 de Edible Phat mixée par Don Cannon.

Lien : Download Edible Phat 2.0.

Lire la suite Don Cannon presents HollyWeerd « Edible Phat 2.0 » @@@½

Hall of Justus presents Rapper Big Pooh « The Purple Tape » mixed by DJ JayCee @@@½


Un des tendances dans le milieu des mixtapes actuellement est de s’inspirer d’icônes de la musique pour leur concept et les productions. Michael Jackson, Smokey Robinson, Oasis, des hommages à Miles Davis, Louis Armstrong… ils ont été samplés, dépoussiérés, recomposés, remaniés, recyclés, rejoués par des divers expérimentateurs inventifs (Mark Ronson, Cookin Soul, Wizkid, Apple Juice Kid…) pour d’intéressants exercices de style. Le dernier en date est cette Purple Tape de Rapper Big Pooh, moitié des Little Brother, mixée par DJ JayCee et produite intégralement par Black Milk, le beatmaker le plus prometteur de ces dernières années.

Lire la suite Hall of Justus presents Rapper Big Pooh « The Purple Tape » mixed by DJ JayCee @@@½

Statik Selektah « 100 Proof (The Hangover) » @@@@½


De plus en plus sollicité par les rappeurs underground pour ses talents de producteur, de mixtape DJ et d’animateur de la scène de Boston, Statik Selektah a su faire son trou confortablement dans le rap game. Contrairement à certains dont le buzz se limite à crier son nom sur des instrus qui ne sont pas les siens et à tirer partie de son iPhone rempli de numéros de célébrités (hein DJ Khaled), Statik Selektah contribue vraiment à la scène hip-hop.

Si à chaque fois que son nom apparaît dans les crédits est un signe de qualité, ses albums sont eux surveillés de très près par les amateurs de bon son, car non seulement il réunit la crème des MCs Eastcoast (et pas seulement) mais on peut suivre sa progression en tant que producteur. 100 Proof (The Hangover), sa troisième mise à jour, est tout logiquement sa meilleure fournée à ce jour.

Lire la suite Statik Selektah « 100 Proof (The Hangover) » @@@@½

Rapper Big Pooh « The Delightful Bars » @@@


Entre Phonte et Big Pooh des Little Brother, l’un des deux est le meilleur MC et le plus charismatique, le second plus classique et a pris les devants en entamant sa carrière solo dès 2005. Sleepers était un bon album de rap, modeste et typique de la Justus League. ‘Te quant à lui élaborait des projets nettement plus ambitieux et pose en featuring avec qui il le souhaite.

Pas jaloux pour autant du succès de son confrère, Rapper Big Pooh a choisi le moyen le plus basique et radical pour attirer les projecteurs sur lui dans l’intérêt de son street-album The Delightful Bars : une gamme de cinq pochettes différentes présentant de très belles photos suggestives ou érotiques de femmes ne portant sur elle que des bonbons.

En langage primate : des gonzesses à poil ultra-sexy (à lire avec le filet de bave sur le coin de la lèvre). Imaginez la scène : vous regardez tranquillement les CDs mis en avant sur le mur d’étalage de votre disquaire et vous tombez nez-à-nez devant cet album comme un gamin surpris de voir des magasines pornos tout en haut d’une étagère d’un libraire. Vous réagiriez comment vous ???

Lire la suite Rapper Big Pooh « The Delightful Bars » @@@

Termanology « If Heaven Was a Mile Away (A Tribute to J Dilla) » @@@@


termanology-if-heaven-was-a-mile-awayQuand je n’ai pas de trucs neufs à écouter, je m’intéresse volontiers aux mixtapes et j’avoue m’y pencher de plus en plus dessus car je me dis souvent que je pourrais trouver une perle qui ne figurera jamais sur un format physique ou digital. Et comme chaque chose que j’écoute, je fais systématiquement une chronique de mon coup de cœur (je fais du tri sinon je m’en sortirai pas vu le flux incessant de mixtapes diffusées chaque jour).

Comme là par exemple j’ai flashé sur If Heaven Was a Mile Away, la mixtape hommage à J Dilla de Termanology. L’idée de rapper sur des beats de Dilla ne date d’hier, je pense notamment à MIL avec Mil Ruff Draft ou le Dillageance  de Busta Rhymes, mais je voulais savoir comment Terma a posé sur les instrus de Dilla, puis bien sûr prendre du bon temps en écoutant sa sélection d’instrus. Certains diront qu’on aurait préféré entendre quelqu’un d’autre rapper dessus (ça m’arrive moi-même de le penser sans être capable de propose qui d’autre aurait pu le faire), mais c’est sans compter les pointures du rap us présents en featuring. Alors on dit quoi ? « Turn it up! »

Lire la suite Termanology « If Heaven Was a Mile Away (A Tribute to J Dilla) » @@@@

Statik Selektah « Stick 2 the Script » @@@@


Producteur, DJ, A&R et jeune entrepreneur, Statik Selektah a suivi le cursus ordinaire d’un mixtape DJ, se fabriquant une certaine renommée dans l’indépendant au fil de ses services rendus pour les G Unit, Nas et Termanology, qui comme lui débarque de Boston. C’est d’ailleurs grâce à Statik Selkath que Terma a pu se construire une réputation, du circuit des mixtapes au statut de ‘unsigned hype’ le plus convoité. Comme c’est le cas de DJ Green Lantern, Statik est occasionnellement un très bon beatmaker, à notre grand étonnement, ce que personne ne savait avant son premier album Spell My Name Right sorti en Novembre 2007. Il a pu le confirmer davantage en produisant Grey Hairs de Reks (un disque vraiment terrible au risque de radoter), le MC étant signé sur son label ShowOff, et en s’impliquant en tant que directeur artistique sur le fameux Politics As Usual de son pote Termanology, le gros buzz underground de l’année 2008. Mi-Octobre, Statik Selektah, 26 ans, sort déjà sa seconde livraison, Stick 2 The Script, qu’il produit dans son intégralité, en rassemblant les meilleurs activistes de la scène hip-hop actuelle, toutes régions confondues. 

Lire la suite Statik Selektah « Stick 2 the Script » @@@@

DJ Warrior, Mick Boogie & Rapper Big Pooh « Rapper’s Delight » @@@1/2


Rapper Big Pooh des Little Brother va sortir le 4 Novembre chez Hall of Justus le successeur de Sleepers, Rapper’s Delight, du nom du premier tube hip-hop de l’histoire de la musique, lancé à la fin des années 70 par Sugar Hill Gang. Pour donner un avant-goût alléchant du programme de ce second disque, Big Pooh accompagné de DJ Warrior et Mick Boogie nous ont préparé un gros street-album, quelque part entre la future version officielle (qui contiendra par ailleurs d’autres invités notables comme Jay Rock, Oh No,…) et une mixtape classique. C’est un peu comme avait fait Black Milk et Bishop Lamont avec Caltroit, d’abord la mixtape puis ensuite le format physique plus tard. 

Lire la suite DJ Warrior, Mick Boogie & Rapper Big Pooh « Rapper’s Delight » @@@1/2

Jean Grae « Jeanius » produced by 9th Wonder @@@@


Il arrive des matins où l’on se réveille avec une chanson dans la tête et qui ne cesse de se répéter mentalement toute la matinée tellement il est impossible de s’en défaire. Si c’est une chanson qu’on aime, c’est bien, ça peut donner la pêche. Mais quand il s’agit d’une chanson entêtante qu’on ne supporte pas, d’avance, bon courage. En l’occurrence, ce samedi matin, je m’étais réveillé relativement tôt (8 heures) et je ne sais pas comment l’air de « Rayon de soleil » de William Baldé est venu se ficher en mode ‘repeat’ dans ma boîte crânienne. Essayer de focaliser mon attention sur autre chose pour éviter de penser à ses paroles un brin baladeuses (« ma main sur ton petit cul, tu trouveras le chemin ») fut un exercice qui me demanda beaucoup d’efforts de concentration. Je priais de ne pas tomber sur son clip à la télé dans la journée pour que ça me reprenne encore, c’est infernal je vous jure.

jeanius-covMais la providence était de mon côté ce jour-là. Un colis en provenance d’Amazon m’attendait gentiment sur la table, avec à l’intérieur l’album de Jean Grae que j’ai commandé pour 8 euros seulement en import (sans les deux euros de frais de port). Une affaire pour un disque que j’ai attendu patiemment depuis deux semaines. Non, pas depuis deux semaines en réalité,…depuis trois ans : Jeanius est le fameux album de la rappeuse entièrement produit par 9th Wonder qui fut bootlegué en 2005 sur Internet avant de disparaître de la toile. Pour une fois que je n’avais pas à courir chercher après des chimères ! Merci Blacksmith, le label de Talib Kweli d’avoir enfin édité cet album ! Mieux vaut tard que jamais. Bon maintenant, quelle est ma cover parmi les quatre pochettes disponibles (puisque je n’ai pas pu la choisir préablement) ? Suspens…

Lire la suite Jean Grae « Jeanius » produced by 9th Wonder @@@@

Little Brother « …and justus for all » @@@1/2


Au premier trimestre 2007, les Little Brother avaient sorti, avec l’assistance de DJ Mick Boogie, And justus for all, une mixtape téléchargeable gratuitement et légalement (aussi paradoxal que cela puisse paraître) en vue de leur 3e album Getback (commercialisé en Octobre). Le but implicite de cette tape digitale était surtout de préparer le public à l’absence de 9th Wonder à la production, puisque Phonte et Big Pooh s’en étaient séparés quelques temps auparavant suite à un divorce artistique. Je me souviens que Phonte avait d’ailleurs raconté dans une interview que l’enregistrement de The Minstrel Show s’est déroulé principalement sans 9th Wonder et qu’ils avaient utilisé ses beats pour poser dessus et les réarranger à leur façon, tout ça sans lui.

Grâce à cette mixtape, la transition stylistique ne s’est pas du tout faite brusquement, c’est ce que nous en avions retenu en gros, et Getback a montré par la suite que les deux MCs ont été capable de conserver leur identité sonore en choisissant divers producteurs comme Khrysis (DJ, producteur et ingé son de la Justus League), Illmind, Nottz, Hi-Tek, etc… Le tour de force était plus que réussi, je m’étais permis de ce fait d’affirmer que le départ de 9th Wonder était la meilleure chose qui soit arrivée aux Little Brother et leur éviter de stagner. Pour marquer le coup, le duo originaire de Caroline du Nord réédite ce mois de Juin …and justus for all en street-album, autrement dit une version ‘no-DJ’ en format CD, avec des modifications par rapport à la tape d’origine. 

Lire la suite Little Brother « …and justus for all » @@@1/2

9th Wonder « Dream Merchant vol.2 » @@@1/2


The Dream Merchant vol.1 fait partie de ces objets rarement trouvables en support physique. Et pour cause, il s’agissait d’un CD promotionnel tirés à quelques exemplaires inclus exclusivement dans le package triple CD National Mayhem. Par conséquent, on peut affirmer que The Dream Merchant vol.2 est le premier album officiel de 9th Wonder. Un disque sorti dans un contexte un peu particulier puisque le producteur phare de la Justus League s’est séparé des Little Brother après leur avoir produit les classiques The Listening et The Minstrel Show chez Warner. Mais l’année 2007 est décidément l’année des albums de producteurs et dans cette continuité, la livraison de 9th Wonder était plus qu’attendue par ses aficionados.

Lire la suite 9th Wonder « Dream Merchant vol.2 » @@@1/2

Hall of Justus « Soldiers of Fortune » @@@


Le collectif de la Justus League a permis d’être dévoilé au public hip hop underground grâce à la notoriété des Little Brother, ainsi que leurs divers projets personnels. Ceux qui supportent cette ligue de rappeurs originaires majoritairement de Caroline du Nord connaissent déjà les noms de quelques des affiliés, comme The Away Team, L.E.G.A.C.Y., Chaundon, Joe Scudda (grâce à son featuring sur « Lovin’ It »), le chanteur Darien Brockington, etc… Après quatre années d’activité et d’attente, la Justus League, via le sous-groupe Hall of Justus, fait surface pour la première fois en compilation via le sous-groupe Hall of Justus, avec Soldiers of Fortune (ABB Records/ Nocturne), produit par 9th Wonder, Khrysis, Nottz, Buckwild…

Lire la suite Hall of Justus « Soldiers of Fortune » @@@

Buckshot & 9th Wonder « Chemistry » @@@½


Des mélanges d’acide et de bases, ça fait boum. Maintenant on mélange le prolifique producteur de talent 9th Wonder avec le rappeur Buckshot trois jours dans un studio new-yorkais, ça donne ‘Chemistry’. Si on considère maintenant une personne en tant qu’atome, la Justus League et Duck Down Records deviennent des molécules qui interagissent ensemble pour réaliser cette chimie. Seulement, personne ne connaît le résultat de cette expérience. Une première réaction à chaud est nécessaire.

Note: avec le temps, cet album me paraît meilleur qu’à sa sortie où j’étais moins sensible au flow de Buckshot. Le voir en live m’a fait changer d’avis sur ce disque.

Lire la suite Buckshot & 9th Wonder « Chemistry » @@@½