Archives du mot-clé E1 Music

Young Dro « High Times » @@@


Young Dro est à Grand Hustle ce que Memphis Bleek fut à Roc A Fella Records du temps de sa splendeur, un fidèle et loyal soldat jouant le rôle de second couteau pour le compte du boss-rappeur. Comme Bleek aux côtés de Jay-Z, Young Dro est également la caution ‘hood’ du label de T.I., le mec qui fait l’accord direct avec la rue, Bankhead pour être précis, et qui de l’autre côté reste éloigné du statut du meilleur rappeur de l’écurie, encore plus de celui de best-seller (B.o.B.). Sept ans après Best Thang Smokin’ paru chez Atlantic, Young Dro fait honneur à son rang en récidivant avec High Times.

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N.O.R.E. A/K/A P.A.P.I. « Student of the Game » @@@


La carrière de N.O.R.E. n’aurait pas pu être pire qu’après avoir surfé sur la vague reggaeton au milieu des années 2000 (Ya Tu Sabe) avant de revenir au rap avec le très médiocre Noreality en 2007. Il aura fallu qu’il se reprenne en main avec son allié Capone et deux albums des C-N-N (Channel 10 et War Report II) pour regagner de la crédibilité auprès du public rap. Une aubaine pour le rappeur de LeFrak (se renommant P.A.P.I. pour je-ne-sais-plus-quelle-raison) puisqu’il signe un contrat avec Busta Rhymes sur le label Conglomerate Records, avec une bourse lui permettant de reprendre ses études dans dans le rap game avec un 6e album.

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DJ Drama « Quality Street Music » @@@


La pensée qui me vient inévitablement en tête pour un ventre comme moi en lisant « quality street » est cette boîte de friandises au chocolat, caramel, ganaches… Désolé c’est plus fort que moi mais pas si hors sujet si on prend la chose métaphoriquement. Alors on va tester les friandises de la quatrième boîte Quality Street Music de DJ Drama.

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DJ Drama « Third Power » @@½


Third Power est logiquement le troisième album-compilation de la discographie de DJ Drama. Le DJ officiel de Grand Hustle Records a rassemblé pas moins d’une douzaine de vraies nouveautés, en mettant l’accent sur les jeunes qui montent et les valeurs sûres qui buzzent. Mais cela suffira-t-il a faire de l’ombre au pacha DJ Khaled ?

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Styles P « Master of Ceremonies » @@@


On a beau dire que les albums de Styles P depuis A Gangster and A Gentleman sont franchement pas terribles, le MC tel qu’il est aujourd’hui a beaucoup progressé depuis ses débuts sous l’ère strass et paillettes de Bad Boy Records à la fin des 90s. Écrire des rimes, prendre un micro et les cracher avec son flow, c’est tout un art d’être un Master of Ceremonies. Un métier même. Un bon MC est capable de s’adapter à n’importe quel beat, pour ça Styles P est fort. Mais quand il est question de bien choisir ses beats, là, c’est pas son fort…

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Jim Jones « Capo » @@


Ça m’a fait doucement rire de voir cette grande gueule de Jim Jones flopper avec son Pray IV Reign sorti en major. Retour à la case indépendant chez E1 Entertainement (anciennement Koch Records, label pour lequel il officiait en tant que DA) pour son cinquième album titré Capo, histoire de rappeler sa hiérarchie au sein des Diplomats. Mais représente-il encore Harlem?

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Fat Joe « The Darkside vol.1 » @@@½


Quelle daube c’était J.O.S.E. 2, rholala… Le Gros Joe avait touché le fond, et faut arrêter de dire que c’est la faute des prods. 50 Cent a beau le beefer, de toute façon la crédibilité du Don Cartagena était en lambeaux depuis qu’il promettait de sortir de bons disques. La donne a changé, il est loin le souvenir du Fat Joe présentateur de Pimp My Ride Europe en Hollande, en plus les majors l’ont lâché, euh… Même les D.I.T.C ont ressorti un album sans faire appel à ses services. Au bout d’un moment, quand le pire est passé, les choses finissent forcément par aller mieux.

Il suffisait pourtant de peu pour que Fat Joe redresse la tête, il fallait juste arrêter de penser renouer un jour avec le succès qu’il a vécu il y a dix ans. Point de départ d’une trilogie, Darkside vol.1 est potentiellement son meilleur album depuis le début du millénaire.

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DJ Khaled « Victory » @@


Faire le vide dans sa tête est fortement conseillé si l’on entreprend d’écouter un disque de DJ Khaled. Surtout quand il nous réchauffe la même soupe pour la troisième fois et qu’il nous chauffe littéralement les oreilles avec ses gimmicks insoutenables.

Simulant sa propre gloire et celles des ghettos (de Miami plus exactement), le voilà qu’il se met à crier Victory (We The Best Music Group/Terror Squad/ E1 Entertainment) à qui l’entend. Tous ses potes de Blackberry sont là pour le supporter, nous avec, mais pas dans le sens où il l’entend. Il y a des fois où l’on aimerait être sourd à notre guise. Quand même, on va pas se forcer à l’aimer…

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Saigon « Warning Shots 2 » @@@


Bon et ben… c’est pas demain la veille qu’on verra The Greatest Story Ever Told dans les bacs. Faute de mieux, faudra se contenter de ce street-album Warning Shots 2, le premier CD de Saigon depuis… bah Warning Shots sorti en 2005. Hmmm, s’il n’y a que ça à se mettre sous la dent, on se contentera pour l’instant de ce second pré-album de ce newcomer de longue durée dont l’issue paraît de plus en plus incertaine.

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M.O.P. « The Foundation » @@@1/2


Quatre cafés d’ingurgités et j’ai encore la tête dans le cul. Ben tiens, je vais me passer le dernier M.O.P. pour me donner un coup de pied au cul. Neuf ans qu’on attendait un VRAI skeud du duo le plus hardcore de la banlieue de Brooklyn. Putain ça remonte à loin Warriorz quand on y pense, grosse pièce du boucher ça ! Le bordel monstre qu’avait causé « Ante Up » et son remix, « Cold As Ice », des classiques qui font toujours mal à notre époque. Beaucoup de nostalgie quand j’y repense.

Billy Danze et Lil Fame reviennent de loin, c’est le moins que l’on puisse dire. Depuis 2001, ils ont fait des choix qui n’ont abouti à RIEN : un passage chez Roc A Fella, la fin de l’entente Jigga/Dame a été synonyme de brisure de contrat, puis une signature chez G Unit vivement décriée par les puristes, d’autant que Interscope ne prévoyait pas de sortir leur disque avant perpet’. Deux occasions manquées, double manque de bol. Les seuls trucs qu’on a pu se mettre sous la dent sont quelques featurings (ce qui n’a pas ménagé ma patience) et des pseudo-albums réchauffés (Mash Out Posse, St Marxmen et le faux-bootleg Ghetto Warfare). Le régime sec. Alors quand j’apprends que Foundation est leur premier officiel officiel de ce troisième millénaire, je saute sur l’occase comme un chien devant son os à moelle. Et là, deux sons de cloches. Fuck, mon crédo est de faire mon propre avis sur la chose.

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Slaughterhouse (éponyme) @@@@


Ze big buzz hip-hop indé, c’est eux : Slaughterhouse. Prenez le temps de voir cette dream-team de rappeurs dont le but commun est de forcer le destin ensemble et faire en sorte que chacun soit reconnu à sa juste valeur, car ils sont liés le même point commun : ils auraient pu finir dans les poubelles des maisons de disques.

  • Joe Budden : Champion des mxitapes, le natif du New Jersey a connu le succès en début de carrière mais la direction de Def Jam le laisse moisir. Il revient début 2009 avec Padded Room, un album sombre et pessimiste.

  • Joell Ortiz : Originaire de Brooklyn, ce digne héritier des Biggie et Big Pun est repéré par Dr Dre qui le signe un temps sur Aftermath. Il sortira un street-album en indé avant de redevenir free agent. Malgré sa réputation et son potentiel, il attend son heure.

  • Royce Da 5’9 : Ce punchliner hors-pair découvert par Eminem aurait pu avoir une brillante carrière s’il ne s’était pas brouillé avec son mentor. Le temps passant, il est devenu encore plus féroce.

  • Crooked I : Longtemps prisonnier puis libéré de chez Death Row, Crooked I était un des espoirs de la Westcoast. Jamais il n’a sorti un disque, ses projets ont tous été archivés puis oubliés. Mais son talent n’a pas faiblit, bien au contraire.

Alors que le projet n’était qu’au stade embryonnaire, les tractations laissaient entendre que Saigon et Nino Bless allaient faire partie des élus. Le casting définitif est tel qu’il est affiché aujourd’hui. Effet inattendu : le super-groupe de rap Slaughterhouse a réveillé les hip-hopeurs endormis qui voient en eux ZE super groupe de rap. Un événement.

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Wu-Tang « Chamber Music » @@@@


wutang-chamber-musicIl semblerait que les soldats du clan du Wu-Tang soient parvenus à un consensus, afin de mettre un terme à leurs divergences internes. L’abbé RZA a finalement su trouver la solution pour annihiler la tentative de rébellion de Raekwon the Chief et Ghostface Killah en satisfaisant une partie de leurs conditions : faire appel à des musiciens et d’autres producteurs venus d’au-delà des terres Shaolin.

Ceci dit, le RZA reste maître de l’empreinte sonore du Wu en supervisant ce side-project honorable qui rassemble une partie des sabreurs du Wu-Tang (le Ghost, Inspectah Deck, Raekwon,…) ainsi que d’autres nobles tueurs à gage habitant la Eastcoast (Sean Price, AZ, Masta Ace, Cormega,…). Chamber Music n’est pas un nouvel opus officiel du Wu-Tang Clan, c’est une très bonne surprise.

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