Flo Rida « Mail on Sunday » @@1/2


Après Rich Boy, Mims, Hurricane Chris, les Shop Boyz, Shawty Lo (l’ex-D4L), le phénoménal Soulja Boy, Plies,… la série des one-hit-wonders continue avec Flo Rida, un rappeur originaire de Floride (admirez la perspicacité), qui a culminé en tête des ventes de single plusieurs semaines d’affilée aux Etats-Unis grâce à son mégatube « Low » feat T-Pain.

Pas grand-chose à raconter sur sa biographie : une signature chez Poe Boy Entertainement (label basé à Miami), une apparition sur We The Best de DJ Khaled, des mixtapes sans écho qui ont manifestement plu aux directeurs artistiques (ce qu’on appelle les « A&R » outre-Atlantique) d’Atlantic Records. Mais qu’on ne s’y méprenne pas, Flo Rida ne fait plus vraiment partie de cette catégorie, car avec son second single « Elevator » feat Timbaland, il est devenu en quelque sorte un ‘two-hits-wonder’.

 

Le souci, c’est que l’énorme succès de « Low », indissociable de la participation de T-Pain, a plus profité au buzz du film Step Up 2, ce qui a visiblement coupé l’élan d’un décollage massif dans les ventes d’albums puisque Mail on Sunday, ce premier essai, n’a trouvé que seulement 100 000 acheteurs américains durant la première quinzaine de sa commercialisation. Mais ce fait de ne pas capitaliser en termes de ventes est aussi symptomatique de ces fameux one-hit-wonder, quoi qu’on en dise.

L’atout principal de ce disque : des invités de marque, chanteurs/rappeurs et producteurs mainstream, garnissant la moitié du tracklisting et chacun garantit un tube potentiel. On a vu les cas de « Low » avec T-Pain et « Elevator », une production-type de Timbo avec refrain inclut dans le forfait, même chose avec Will.I.Am sur « In The Ayer », un breakbeat à tendance électro, et « Roll », featuring Sean Kingston et son producteur JR Rotem. Personne ne sera surpris (mais plutôt exaspéré) de surprendre Lil Wayne sur le prétentieux « American Superstar », ainsi que son père spirituel Birdman quelques pistes plus loin sur « Priceless ».

Et ce n’est pas fini pour la guestlist; l’éternel newcomer Trey Songz apporte sa touche r&b sur « Freakey Deaky », Yung Joc un peu de divertissement (« Don’t Know How To Act ») et le boss de Miami Rick Ross de sa crédibilité sur le superficiel « Money Right ». Il ne manquait plus que Akon pour compléter la liste et c’était le carton assuré.

 

Ses titres solo présentent moins d’intérêt, fallait s’en douter. Flo Rida a pourtant des particularités stylistiques comme un flow chanté (comme Nelly tiens) et grâce à la magie du studio, il backe ses prises de voix et même les refrains de ses guests une octave au-dessus. Pas mal. Seulement voilà, les morceaux en question (mis à part « Mrs Hangover » et « Missing You » pour son côté émotif) tournent entre le passable et le prévisible, dans une veine Dirty South manquant de réelle personnalité et sans laisser de souvenir concret, si ce n’est que ça laisse à désirer.

Avec ces gros featurings qui l’éclipsent durant l’autre moitié du disque (on dit « outshine » aux States), la durée de vie de ce premier colis demeure dérisoire : une première juste pour voir et confirmer les a priori, une seconde pour se réécouter les bangers qu’on a plus ou moins apprécié et une troisième histoire de faire un état des lieux de sortie. Les appréciateurs du genre le ressortiront pour l’été, les autres dans un an histoire de se dire « putain c’était quand pas même génial ce skeud ». Et peut-être que deux ans plus tard postera-t-on un avis de recherche sur ce « mec qui rappait ‘Low’ avec T-Pain et un morceau avec Timbaland » dans la rubrique « qu’est-il est devenu ? », à moins qu’il sorte de l’oubli avec une seconde livraison d’ici là.

Suivant !

 

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. tristan91130 dit :

    J’aime uniquement les titres faits pour les clubs. Il s’est pas trop cassé pour l’album, des guests et voilà. Mes préférés :

    – Don’t Know How To Act (feat. Yung Joc)

    – In The Ayer (feat. Will.I.Am & Fergie)

    – American Superstar (feat. Lil Wayne)

    – Roll (feat. Sean Kingston)

    – Elevator (feat. Timbaland)

    Tous les titres r’n’b ou cools (genre « Freaky Deaky » ou « Ms Hangover ») je les trouve nuls au possible, sans aucun fond, je rentre pas dedans une seconde !

    Ca reste un autre rappeur Dirty South parmis d’autres..

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