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Ghostface Killah « 36 Seasons » @@@@½


Ghostface Killah s’en était excellemment bien tiré de ses histoires macabres avec la familia DeLucas sur le chef d’oeuvre Twelve Reasons To Die. Le super-rappeur du Wu est maintenant de retour dans les quartiers de Staten Island, New-York, avec son nouvel album conceptuel 36 Seasons paru sur le légendaire label Tommy Boy et qui comme son prédécesseur est vendu en package avec Comics, T-Shirt et disque vinyle.

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Styles P « Master of Ceremonies » @@@


On a beau dire que les albums de Styles P depuis A Gangster and A Gentleman sont franchement pas terribles, le MC tel qu’il est aujourd’hui a beaucoup progressé depuis ses débuts sous l’ère strass et paillettes de Bad Boy Records à la fin des 90s. Écrire des rimes, prendre un micro et les cracher avec son flow, c’est tout un art d’être un Master of Ceremonies. Un métier même. Un bon MC est capable de s’adapter à n’importe quel beat, pour ça Styles P est fort. Mais quand il est question de bien choisir ses beats, là, c’est pas son fort…

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Jim Jones « Capo » @@


Ça m’a fait doucement rire de voir cette grande gueule de Jim Jones flopper avec son Pray IV Reign sorti en major. Retour à la case indépendant chez E1 Entertainement (anciennement Koch Records, label pour lequel il officiait en tant que DA) pour son cinquième album titré Capo, histoire de rappeler sa hiérarchie au sein des Diplomats. Mais représente-il encore Harlem?

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« Movies on Demand 2 » starring Consequence [mixtape] @@@@


Les VOD (Videos On Demand) sont devenues une fonctionnalité incontournable des nouvelles offres télés numériques. Le directeur des chaînes de Cons TV a lancé un concept similaire, des Movies On Demand (relire la chronique), qui a rencontré un vif succès sur Internet. Fort de cette audience, Consequence dévoile alors une seconde saison de courts-métrages audio en toute gratuité, avec sur le tapis rouge une foule d’acteurs du rap game.

> Télécharger la mixtape sur lehiphopsurecoute.

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M.O.P. « The Foundation » @@@1/2


Quatre cafés d’ingurgités et j’ai encore la tête dans le cul. Ben tiens, je vais me passer le dernier M.O.P. pour me donner un coup de pied au cul. Neuf ans qu’on attendait un VRAI skeud du duo le plus hardcore de la banlieue de Brooklyn. Putain ça remonte à loin Warriorz quand on y pense, grosse pièce du boucher ça ! Le bordel monstre qu’avait causé « Ante Up » et son remix, « Cold As Ice », des classiques qui font toujours mal à notre époque. Beaucoup de nostalgie quand j’y repense.

Billy Danze et Lil Fame reviennent de loin, c’est le moins que l’on puisse dire. Depuis 2001, ils ont fait des choix qui n’ont abouti à RIEN : un passage chez Roc A Fella, la fin de l’entente Jigga/Dame a été synonyme de brisure de contrat, puis une signature chez G Unit vivement décriée par les puristes, d’autant que Interscope ne prévoyait pas de sortir leur disque avant perpet’. Deux occasions manquées, double manque de bol. Les seuls trucs qu’on a pu se mettre sous la dent sont quelques featurings (ce qui n’a pas ménagé ma patience) et des pseudo-albums réchauffés (Mash Out Posse, St Marxmen et le faux-bootleg Ghetto Warfare). Le régime sec. Alors quand j’apprends que Foundation est leur premier officiel officiel de ce troisième millénaire, je saute sur l’occase comme un chien devant son os à moelle. Et là, deux sons de cloches. Fuck, mon crédo est de faire mon propre avis sur la chose.

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Grand Puba « RetroActive » @@@1/2


L’un des pionniers du mouvement Native Tongue et membre des Brand Nubian revient en solo : Grand Puba sort son nouvel album RetroActive chez Babygrande, et c’est tout à son honneur.

On peut donner plein d’interprétations pour ce titre : ‘rétro’, un regard sur les événements passés et ‘actif’ dans la mesure où ces moments antérieurs ont un effet différé sur ce qu’il adviendra du futur. C’est la définition que l’on prête généralement au terme de ‘rétroactif’, à moins qu’il s’agit de parler de ses anciennes expériences en faisant un album à tendance old school sur des instrus ‘throwback’. Ce qui est le cas.

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Jim Jones « Pray IV Reign » @@1/2


Au début, en 2002, Jimmy Jones n’était pas trop connu dans le rap cainri, c’était le plus nul de la bande des Diplomats. Quelques années plus tard, sa carrière a suivi une courbe croissante, avec comme point culminant son hit « We Fly High ». La hiérarchie au sein des Dipset en a subi quelques bouleversements depuis : Cam’Ron a effacé le numéro de portable de Juelz Santana et Jim, le Capo est aux yeux de tous devenu chef charismatique des Dipset.

Exit le flop cuisant de Harlem’s American Gangster (le contre-plan foireux au American Gangster de Jay-Z), dernier acte de son statut d’indépendant, rien n’a empêché l’ascension irrésistible de Jim Jones. Au top de sa notoriété en 2006, le self-made-man/hustler/rappeur/entrepreneur de Diplomat Records s’est vu offrir le poste de vice-président de Koch Records et une signature en tant qu’artiste chez la maison de disque Columbia, sous la tutelle de Rick Rubin. Sitôt fait, Jim est parti narguer Jay-Z genre « tralalère regarde je taffe avec tes potes, ça te la coupe hein? ».

Pour se lancer dans le grand bain, Jim Jones a fait appel à l’ancien ami de Jay-Z, Dame Dash, pour co-produire exécutivement son disque. La ligue des haters de Jigga au complet, décidément… Même si Jim avance que les Diplomats ont pu trouver un deal chez Roc A Fella grâce à Dame, Jay-Z y était aussi pour quelque chose dans leur réussite mais vous savez, quand deux ex-hustlers businessmen font la paire, avec un troisième qui s’en mêle pour manger la part du gâteau, ça créé des tensions internes qui ont abouti à la fin de la dynastie du ROC (c’est une des raisons du split). Néanmoins, Jim Capo et Dame ne suivent pas la règle du ‘business never personnal’ et ont commencé à faire des provocs envers Jigga leur fond de commerce. C’est bête.

Autre complément pour buzzer, des remixes affreux de « Day N Nite » de Kid Cudi et « Electric Feel » de MGMT, ainsi que le fameux « Jackin’ Swagga From Us » pour souffler sur les braises de son contentieux avec Jay-Z, qui de toute façon le considère que comme un vulgaire moucheron se noyant dans son verre de vin. À force de la ramener de la sorte, il faudra que Pray IV Reign frappe un grand coup. Que de la gueule!

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Pete Rock « NY’s Finest » @@@


Rien qu’avec un titre comme NY’s Finest (Nature Sounds), une liste de featurings alléchante et cette pochette typée Blaxploitation (inspirée de celle de Hell de James Brown), beaucoup de puristes attendaient de pied ferme un retour en bonne et due forme de Pete Rock, tel un messie venant raviver la flamme du Hip Hop (dira-t-on d’un air théâtral). « New-York n’a pas eu un album comme ça depuis trop longtemps », avait-il déclaré sur cette prometteuse sortie. Mais à l’arrivée, nos espérances s’ébranlent : c’est la désillusion, la magie s’est comme dissipée…

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Beanie Sigel « The B.Coming » @@@@


Un album que l’on attendait depuis bien longtemps… celui du bras gauche de Jay-Z, puisque le droit concerne Memphis Bleek. C’était fin 2004. Petit rappel des événements, le label Roc A Fella a été vendu au monstre Def Jam, où a été nommé à sa tête justement notre cher Jay-Z! Un véritable coup de maître, autant dire que Président Carter a fait fort en rachetant la moitié de son propre label. Moitié? Oui Dame Dash possède l’autre moitié des artistes dont Beanie Sigel, devenu son bras droit et fer de lance de son tout nouveau label Dame Dash Music Group, affilié aussi à Def Jam! Jigga possède donc les deux moitiés mais en séparés donc, mais rien ne manque à son contrôle désormais.

Note: dans cette chronique, j’avais écris quelques notes à la première personne en italique. J’avais critiqué le fait que plusieurs titres avaient déjà leaké bien avant la sortie retardée de ce troisième opus solo, qui, au demeurant, est bigrement solide.

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Jay-Z « The Blueprint²: The Gift & the Curse » @@@@½


Et puis il y a eu un ‘deux’… en exposant, pour annoncer un double-CD : The Gift et The Curse. Le pari était risqué pour Jay-Z : faire tapis avec deux paires, ses couilles et ces deux galettes. Réaliser un double-album n’a cependant rien d’un coup de poker, c’est déjà un lourd travail. Le rendre fondamental est une autre affaire, c’est l’attribut des grands rappeurs ou grands groupes, et Jay-Z était au sommet du rap game. 2Pac avait All Eyez On Me, Biggie Life After Death et le Wu-Tang Forever.  Considérés comme des classiques, ils n’étaient pas parfaits non plus il faut l’admettre, il y avait dessus quelques titres bouche-trous ou qui faisaient défaut.

Malheureusement pour Jay-Z, ce ne fut pas le cas pour lui, la critique fut plus tiède qu’espéré bien qu’en termes de ventes il égalait The Blueprint premier avec plus de 2 millions de copies vendues sur le sol américain. Rétrospectivement, appeler cet album The Blueprint² et le sortir juste un an après un classique instantané a été à la fois une malédiction et, mine de rien, une bénédiction. Il serait peut-être temps de la renconsidérer aujourd’hui.

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Jay-Z « The Dynasty : Roc La Familia » @@@@½


Théoriquement,  Jay-Z était censé prendre sa retraite après sa trilogie Life. Mais c’était plus fort que lui, il a besoin du game et le game a besoin de lui. Avec de nouvelles chansons inscrites dans les méandres de ses neurones, il sort à l’automne 2000 son cinquième album ‘The Dynasty‘ sous-titrée ‘Roc La Famila‘, le Roc que Jayhovah sous son bandana noir signifie manuellement de ce signe triangulaire. Comprenez par là que ce LP n’est pas proprement dit un album ‘solo’ de Jay-Z, plutôt celui de son crew de Roc A Fella 2000 : Amil des Major Coins, Memphis Bleek, Beanie Siegel, Clue. Son entreprise ne connaissait pas la crise.

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