Archives du mot-clé Needlz

Cardi B « Invasion of Privacy » @@


« Cardi B est-elle est la nouvelle Nicki Minaj? » enterrons pas trop vite la rappeuse de chez Young Money, qui d’ailleurs a sorti deux nouveaux singles pour marquer de sa présence. Bref, j’aurai pu mettre ce titre racoleur pour attirer quelques lecteurs un peu perdus pour parler de cette vedette de l’émission Love & Hip-Hop devenue n°1 du Billboard 200 et déjà disque d’or le jour de la sortie de son premier album Invasion of Privacy.

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Freeway « Diamond in the Ruff » @@@½


Notre barbu préféré de Philly revient avec un quatrième album serti de joyaux bruts, Diamond in the Ruff, édité par la compagnie indépendante Babygrande. Presque dix ans après la bombe Philadelphia Freeway, force est de constater que Freeway n’a rien perdu de son énergie et de sa fougue. C’était l’occasion pour lui aussi de faire quelques retrouvailles après son album commun avec Jake One chez Rhymesayers, le très plébiscité Stimulus Package.

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Lupe Fiasco « Lasers » @½


« You putting me to sleep nigga (Dumb it down)
That’s why you ain’t popping in the streets nigga (Dumb it down)
You ain’t winning no awards nigga (Dumb it down)
Robots and skateboards nigga? (Dumb it down)
GQ Man Of The Year G? (Dumb it down)
Shit ain’t rocking over here B (Dumb it down)
Won’t you talk about your cars nigga? (Dumb it down)
And what the fuck is goyard nigga (Dumb it down)
Make it rain for the chicks (Dumb it down)
Pour champagne on a bitch (Dumb it down)
What the fuck is wrong with you? (Dumb it down)
How can I get on a song with you? (Dumb it down)
»

C’est le dernier refrain de « Dumb It Down », un des singles de The Cool. À lire entre les lignes, Lupe Fiasco affirmait ne pas se plier au diktat des directeurs artistiques des maisons de disque, qu’il tenait à faire sa musique rap comme il l’entendait… Le MC prodige prévoyait même une trilogie baptisée LupEND. Mais en perdant au bras de fer contre son label Atlantic Records, le emcee de Chicago peut aller pleurer comme un loser. Lasers mériterait d’être le ‘the end’ de sa carrière.

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Stat Quo « Statlanta » @@@½


Statlanta, un album que l’on n’attendait plus… C’est la malheureuse histoire d’un album qui marinait depuis 2003, quand Stat Quo était la seconde signature Shady/Aftermath avec 50 Cent. Laissé pour compte toutes ces années, normal que sa sortie soit passée quasi inaperçue avec tout ce long processus de retour à l’anonymat, sans avoir eu son tour de briller. Si ce n’est des apparitions publiques sur Encore et la mixtape The Re-Up d’Eminem.

Ce trop long début de carrière en statu quo (quelle ironie!), parcellée de singles qui ne terminaient pas assez haut dans les charts et de street-albums, a enfin concrétisé ce mois de Juillet 2010 dans la discrétion la plus totale grâce à un mécène, Sha Money XL, ex-manageur et producteur des G-Unit, qui l’a signé sur sa structure Dream Big Records. Moi-même je n’étais pas au courant de la sortie de Statlanta jusqu’à ce que des reviews soient publiées sur des sites américains. Chronique d’un LP sorti six ans trop tard ? Pas tout à fait.

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Rakim « The Seventh Seal » @@@


Rakim. Un nom, une légende. Le premier et authentique God MC, le MC le plus idolâtré par ton MC préféré, la référence ultime pour Nas, Jay-Z (lui aussi auto-proclamé God MC),… Est-ce nécessaire de ressortir le CV de celui qui a inculqué la science de la rime et révolutionné le flow il y a plus de vingt ans ?

La signature de Rakim sur Aftermath Records avait fait grand bruit en 2000. Le monument Rakim associé à un producteur à sa mesure, le tout aussi légendaire Dr Dre, avec l’assistance d’un autre monstre sacré, DJ Premier. Oh My God !, tel était le nom de code de ce projet qui avait le potentiel d’être le plus grand album de rap de tous les temps.

Le rêve se brise en 2003, laissant la place à une frustration incommensurable lorsqu’on apprend que Rakim abandonne Aftermath suite à des divergences artistiques avec son producteur, sous prétexte que les beats de Primo ne convenaient pas, que Dre demandait à Ra de faire du gangsta rap…

La pochette de The Seventh Seal, arrivant une décennie après The Master, décrit bien ce qu’a vécu Ra. En jetant un oeil derrière son épaule : le désert. Pour résumer cette longue traversée : un deal sur le label mort-né DreamWorks, quelques rares apparitions dans des clips, un feat sur « Classic » avec Kanye, KRS-One, Nas et Premier sur le beat, quelques mirages ici et là…

L’album était annoncé pour le 7/7/07, l’attrait pour la numérologie complétant la mysticité de l’appellation de ce troisième album mais une malédiction tomba et il fallu attendre deux années supplémentaires pour voir ce que le ‘microphone fiend’ a dans le ventre du haut de ses quarante et un ans.

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Skyzoo « The Salvation » @@@@½


Paris, 2049. La culture neo-hiptronic bat son plein avec des artistes comme S.Carter Jr et Pr Dre (qui vient de sortir Bionic 2050), les petit-enfants de feu Jay-Z et Dr Dre. Dans mon holo-pod tourne aussi des vieux classiques de Kanye West qui datent des années 2000 et les albums du groupe hardcore X-terminatorz Of Human Kind que j’ai téléchargé au format .mss9 (le format de compression semi-quantique de son émo-spatialisé).

Le téléchargement gratuit est monnaie courante à notre époque grâce la légalisation d’un système de paiement ultra-simplifié révolutionnaire en vigueur depuis 2034 grâce au N3D (Nouveaux Défenseurs des Droits Digitaux) : je pose la paume de ma main contenant ma nano-puce biométrique sur l’ID-scan pour explorer en réalité virtuelle la bibliothèque de MacTunes, je choisis les chansons ou les holo-films que je veux et ils téléchargent à la vitesse de 10To/s (vive les connexions satellites) pendant que l’artiste se voit automatiquement rémunéré par l’argent des virtu-publicités. Cette fonctionnalité a sonné la mort de l’industrie du disque à l’échelle mondiale. RIP Universal-Sony.

Mon pépé arrête pas de me rabâcher que la musique hip-hop, c’était mieux avant. Il trouve ce qu’il se fait trop artificiel. C’est sûr que ça n’a rien à voir le hip-hop du 20e siècle et début du 21e avec ce qu’il se fait maintenant avec les techniques de créa-samples, qui permettent d’associer avec parcimonie des loops filtrés à l’avance dans des banques de samples en ligne, des boîtes à rythmes à pulsations et des synthétiseurs à distorsion. En plus tout le monde peut faire son propre instru maintenant depuis la promulgation de la gratuité des samples d’oeuvres datant de plus dix ans. En plus les flows actuels sont soit hyper techniques, on rappe un peu comme des robots, soit abstract et ça ressemble à des récitations pleines de néologismes. Et les artistes qui marchent le mieux sont ceux qui ont le plus de connexions et les plus grosses communautés de net-fans.

C’était bien plus archaïque le hip-hop d’avant dans les méthodes de productions et les flows étaient plus fluides. Mais je respecte le hip-hop et l’électronica comme mon grand-père était fana de rap et adorait le jazz, la soul et la funk en son temps. Il m’arrive de lire ses rétrospectives pour ma culture personnelle. Un jour j’ai lu un article qui date de 2027 et qui s’intitulait ‘Le renouveau du rap new-yorkais à la fin des années 2000’ et dedans ça parlait de The Salvation de Skyzoo, que je connaissais pas du tout. Puisque je suis en parti d’accord avec ce qu’il dit (malgré le fait que j’ai eu du mal à m’habituer à la qualité sonore), j’ai recopié ce qu’il y écrivait dessus.

« Retour à une période où le hip-hop sortait d’une période de léthargie, une décennie avant que ce mouvement fusionne avec l’électro pour engendrer le son hiptronic actuel, qui contient une multitude de sous-genres comme l’électro-hop (pré-existant au début du nouveau millénaire), du hiptronic soul, l’écolo-hop (issue des camps de réfugiés climatiques), de la basstronic et japster hop. »

« Je parle de cette époque où les graffitis n’étaient pas encore phospho-luminescents, où le sampling était manuel, les scratches se faisaient encore sur de vrais vinyles, les rappeurs étaient signés sur des labels, ils rappaient de manière moins mécanique, et où le bling-bling (très ringard quand on y repense) était à la mode, le hipster-hop n’avait pas encore explosé, le son était stéréo, et où on ne stockait que 8Go de musique dans des antiques iPod aux minuscules écrans tactiles. […] Tout ça paraît tellement dérisoire en ce moment mais à l’époque c’était comme ça, et à mon humble avis, le rap sonnait tellement plus ‘vrai’, plus rentre-dedans, plus spontané, malgré toutes les merdes qui sortaient. »

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Busta Rhymes « Back On My B.S. » @@1/2


busta-rhymes-back-on-my-bsOn ne peut pas dire que Back On My Bullshit soit bien né, encore fallait-il que sa conception fusse sous de bons auspices. Rewind vers l’année 2007, Busta Rhymes fait parler du successeur de The Big Bang. Before Hell Freezes All Over, c’était le nom de ce second album chez Aftermath Records, toujours dans une veine apocalyptique. Mais malheureusement, il fait plus parler de lui dans les rubriques à potins et judiciaires pour ses affaires d’agressions, peut-être pour tester la méthode de DMX. Mauvaise publicité pour Bus-a-bus.

Mais peu importe les démêlés avec la justice, sa maison de disque lance la promotion de Blessed; l’album a changé de nom entre temps ce qui a provoqué une seconde erreur de communication. Difficile de s’y retrouver dans ce méli-mélo quand Busta affirmait de son côté que son 8e disque sera Back On My Bullshit. Trop tard, la locomotive est lancée à pleine vitesse avec deux singles pour le prix d’un, « We Made It » avec les Linkin Park et le jumpoff « Don’t Touch Me », tout aussi dément que « Touch It ». Touche ou pas touche, Busta voit les choses en grand et force le destin quoiqu’il arrive, le docteur étant trop occupé sur sa thèse Detox. Pire, en pleine promo, il s’embrouille avec son grand patron, Jimmy Iovine. Des divergences et des problèmes de tracklisting qui ont conduit vers une cassure de contrat et son départ précipité vers une autre maison, Universal Motown.

C’est reparti pour un nouveau bordel. Contraint de devoir laisser une partie de son album, Busta Rhymes récupère une moitié du bébé, Dre gardant une partie dans du formol et le reste est éparpillé n’importe comment : « I Got Bass » ne restera qu’à l’état de clip, pareil pour « Don’t Touch Me » et c’est fort dommage. « We Made It » devient une iTunes bonus track, « G-Stro » (produit par les Neptunes) finit sur la bande-son de Fast & Furious 4 et l’album retrouve le nom qu’il a toujours voulu lui donner : Back On My Bullshit, ou B.S pour rester poli. C’est Pharrell qui a eu l’idée de ce titre, car en abrégé, ça fait BOMB. D’ailleurs, cette idée qui n’est pas la sienne est la seule vraie idée de ce disque.

Il fallait s’en tenir à cette phrase pour voir que c’était foutu d’avance. Busta avait déclaré qu’ « un album de Busta sans J Dilla n’est pas un album de Busta ». Gros problème : il n’y a pas de track produite par J Dilla. Promesse non tenue, Back On My BS n’est pas un vrai disque de Busta… C’est con, la pochette est vachement sympa.

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Freeway « Month of Madness » (mixtape) @@@@


freeway-monthDécembre 2008, Freeway lance une campagne de grande ampleur, Month of Madness. Objectif :  balancer une track inédite par jour sur Internet. Un mois de tueries quotidiennes. Ce CD regroupe chronologiquement ces missiles produits par Jake OneErick Sermon Alchemist, Oddissee, Needlz, Don Cannon, Cardiak, Blunt… Quand Free pète la forme, Philly est toujours dans la place.

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Freeway « Free At Last » @@@1/2


Free At Last, ‘enfin libre’, l’album du come-back, un album qui porte bien son nom depuis deux ans qu’on en parle. Mais bon, il fallait attendre l’instant I pour le sortir ce disque… Il s’en est passé un tas de choses depuis son disque d’or avec Philadelphia Freeway sorti en 2003, elle est loin derrière l’hégémonie du Roc A Fella et des State Property, l’entente cordiale entre Jay-Z et Damon Dash,…Novembre 2007, le Roc retrouve un certain succès grâce aux albums de Kanye West et Jay-Z, mais le nom ne résonne guère comme avant et suscite un faible engouement il faut l’avouer. Une situation que Freeway vit difficilement comme il le ressasse avec amertume sur « This Can’t Be Real » (feat Marsha Ambrosius), un morceau qui reflète bien la nostalgie de la bonne époque Roc A Fella.

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Swizz Beatz « One Man Band Man » @@1/2


Bientôt dix ans après ses premières productions officielles (pour Busta Rhymes et DMX), Swizz Beatz est devenu ce qu’on peut surnommer une usine à tube qui fabrique des beats sur commande (une heure montre en main en tapant sur sa boîte rythme). Tout comme ses confrères Timbaland, Scott Storch, Pharrell Williams ou Kanye West, il se retrouve constamment sur tous les gros albums pour catapulter un artiste en tête des tops singles. Mais quand il s’agit de faire un ‘album de producteur’, un travail personnel synonyme d’exercice de style, il peut se passer l’inverse en terme de ventes et de succès critique. Et c’est ce qui se passe pour le cas de Swizzy. Autant son premier album G.H.E.T.T.O. Stories sorti en 2002 n’a demandé qu’un travail de production et de collaborations (de Ja Rule, Nas, Jadakiss, Ron Isley aux Ruff Ryders en passant par Metallica), sur ce One Man Band Man, le producteur a fait le pari de concevoir un véritable album solo,… en se mettant au rap. 

 

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The Game « The Documentary » @@@@½


Rarement dans l’industrie du rap on avait vu un tel buzz pour un artiste qui n’avait pas sorti un seul disque de sa vie. Encore une fois, c’est Interscope qui se cache derrière tout ce remue-ménage, autour d’une jeune recrue au blase très emblématique : The Game, ou Jayceon Taylor de son vrai nom. Ce jeune rappeur originaire de Los Angeles et découvert par JT The Bigga Figga est devenue en deux temps trois mouvement la nouvelle recrue de Dr Dre, dont il ne manquait plus qu’un artiste natif de Compton (tout comme lui) à son roster. Pour des raisons marketing sans doute, The Game a été signé sur Aftermath/G Unit, ce qui ne fait pourtant pas lui le 4e homme de 50 Cent. Le jeune gangsta est entre de bonnes mains. Pour pimenter le tout, il s’est fait de nombreux copains dans le rap game : Memphis Bleek, Joe Budden et Yukmouth. Pour provoquer encore plus d’engouement, l’album originellement intitulé symboliquement ‘Nigga Wit Attude vol 1’, a été maintes fois repoussé toujours pour des raisons stratégiques. The Game robothug? Nous sommes le 17 Janvier et son album ‘The Documentary’ est arrivé dans les bacs et sans plus attendre, voyons voir ce que ça vaut.

Note : La chronique a été publiée peu après la sortie de l’album, en février 2005 il me semble. Bien que Documentary ait très bien vieilli, j’ai encore du mal à le considérer comme un classique… Un album toujours très solide en tout cas et mémorable.

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Tony Yayo « Thoughts of a Predicate Felon » @@½


La machine G Unit roule toujours avec cette image du groupe gangsta qui aime se faire détester. Poule aux œufs d’or de chez Interscope depuis plus de deux ans, on voit 50 Cent et ses lieutenants partout : dans les magasines, dans les publicités pour leur ligne de vêtement, sur MTV, bientôt au cinéma, sur nos radios. Marketing de masse oblige.

Tony Yayo est le dernier membre du G Unit à son sortir son exercice solo : ‘Thoughts Of A Predicate Felon’. Sa popularité, qu’elle soit en bien ou en mal, a déjà atteint des sommets alors qu’il était encore en prison grâce à la campagne ‘Free Yayo’. Plus besoin de présenter ce gaillard qui se fait porter maintenant comme le porte-parole du groupe et du label G Unit Records pour lui assurer une meilleure exposition médiatique.

Note : je me rappelle qu’avant sa sortie à la rentrée 2005, moment où j’ai écrit cette chronique (qui n’a pas ou peu été retouchée), Tony Yayo avait raconté qu’il vendra 700 000 la semaine de la sortie de l’album. Au final, c’est ce qu’il aura vendu au total. La première douche froide du G Unit, le point de départ de leur chute ?

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Young Buck « Straight Outta Ca$hville » @@@@


Originaire de Nashville, Tennessee (ça sonne comme la chanson de Dorothée), Young Buck commence à faire ses classes vers 2001 en signant chez UTP, label de la vedette des Hot Boyz et Cash Money Juvenile. Sort alors très discrètement son premier album solo  ‘Born To Be A Thug’ en 2002. Après un test grandeur nature aux côtés de la superstar montante 50 Cent sur ‘Get Rich or Die Tryin’, il intègre le G-Unit cette même année en « remplacement » (entre guillemets) de Tony Yayo (indisposé puisqu’il purgeait une peine de prison).

À côté de 50 Cent et Lloyd Banks sur ‘Beg For Mercy‘, on ne donnait pas cher de sa peau n’étant pas un membre original du groupe new-yorkais, où Buck faisait office de caution South. Il s’en sortait tout de même avec un morceau solo (« Footprints« ). Son tour de briller allait venir avec son nouvel effort solo ‘Straight Outta Ca$hville‘, sorti presque simultanément à ‘Hunger For More‘ de Banks. Mieux, le « quatrième G Unit » allait créer la surprise.

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Ludacris « Red Light District » @@@½


Atlanta, 2004. La compétition faisait rage depuis plusieurs mois à entre Ludacris et T.I.. Ce dernier s’étant autoproclamé King Of South, nul doute que Ludacris était indéniablement la Mouth Of The South. Si T.I. a préféré miser sur des producteurs en vogue (The Neptunes, Lil Jon, Scott Storch etc…) pour ‘Urban Legend‘, Luda a préféré faire un ‘Red Light District‘ plus homogène en optant pour des producteurs bien moins connus, quand il ne s’agit pas bien sûr de Timbaland ou les Organized Noise. Autre détail d’importance : l’absence de son crew des DTP au complet, à croire que Cris a tenu à laver son linge seul.

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G Unit « Beg For Mercy » @@@


Ecrasante. C’était un terme bien approprié pour décrire la suprématie  grandissante du « G G G G G G Unit ! » en cette annuité 2003/2004 dans le rap game. Depuis le succès monumental de 50 Cent avec Get Rich or Die Tryin’, le public hip-hop très divisé congratulait et fustigeait à la fois ce groupe qui aimait être détesté et attiser la controverse. Beg For Mercy est le premier album officiel du crew, même si la formation initiale a suivi quelques changements : Tony Yayo en prison, c’est le sudiste Young Buck (ex-protégé de Juvenile) qui le remplace au pied levé, tandis que Lloyd Banks garde le rôle du ‘baby g unit’.

Le buzz autour de ce 1er LP était hallucinant durant l’année 2003, c’était carrément la ‘G-Unitmania’. L’engouement avait une ampleur importante, mais ce que l’on pouvait constater à l’époque, c’est la domination d’Interscope dans l’industrie du rap en possédant le triangle de labels Aftermath/Shady Records/G Unit. Côté publicité, le détail important n’était peut-être pas l’autocollant (un tantinet mensonger) avec marqué dessus « produit par Dr Dre et Eminem » mais le bandana noir porté par 50 autour du cou et ses acolytes déguisés en super-gangsters. Parce qu’après leur invasion via le marché parallèle des mixtapes (50 Cent is the FutureGuess Who’s Back) et un Get Rich Or Die Tryin vendu à plus de 11 millions d’exemplaires à travers le monde, le despote

Fifty allait commanditer son 3e hold up rapologique, en emmenant cette fois ses complices.

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