Archives du mot-clé Mark Batson

Alicia Keys « HERE » @@@½


Sept ans que je n’avais pas écouté un album d’Alicia Keys, depuis The Element of Freedom. Un bail. Depuis qu’elle a plongé dans la soupe pop en gros. Et « Girl On Fire » m’a cassé les oreilles et le morceau produit par Dr Dre était hyper décevant, forcément je n’ai pas insisté. Puis de toute façon, je la boudais depuis son union avec le producteur Swizz Beatz, c’est comme ça, na. Mais en la voyant avec son look ‘naturel’ l’espoir renaquit en moi. Comme quoi, l’image importe beaucoup et elle n’est pas trompeuse, Alicia a mis du vin de messe dans son eau bénite avec HERE.

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Bishop Lamont « The Reformation – G.D.N.I.A.F.T. » @@@@


Rembobinons jusqu’en 2007. Le californien Bishop Lamont est nouvellement signé chez Aftermath, et deux chemins s’ouvraient à lui : soit succéder au turbulent The Game (éjecté au profit de 50 Cent), soit être condamné à l’enfermement en studio sans voir le fruit de son travail révélé au public. Le rappeur de Carson avait de bonnes cartes en mains, avec une apparition remarquée sur la BO du jeu True Crimes, des street-albums de qualité certifiée tels que Nigger Noize qui a fait pas mal de bruit, le très lourd The Confessional (profitant de prods de DJ Khalil) ou encore la rencontre avec Black Milk sur Caltroit. Hélas pour lui, et pour nous, la seconde porte s’est ouverte…

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Jadakiss « Top 5 Dead or Alive » @@½


A-HAAAA ! Non ce n’est pas ta grand-mère qui rit, c’est Jadakiss qui est content de vous présenter son quatrième solo en major (ah ouais), soit un disque tous les quatre ans en moyenne (grosso modo). Top 5 Dead or Alive, ce n’est pas seulement un titre d’album, c’est l’objectif de toute une carrière (wesh), celle de figurer dans les quinté meilleurs MCs ayant foulé cette planète. He ben ce n’est pas avec cet album qu’il va y accéder (arg).

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Yelawolf « Love Story » @@@½


Le premier album studio de Yelawolf paru fin 2011,  a été une franche déception. Incohérent, passable, trop ‘pop’, les qualités et les bonnes intentions de Radioactive sont devenues transparentes. Peut-être s’attendait-on trop à de la trunk musik. Pour reconquérir ses fans, il tente alors de rattraper le coup avec Trunk Muzik Returns, la séquelle de sa mixtape qui l’a rendu célèbre et offert un contrat avec Interscope. De nouveau, les auditeurs ont été perdu par la tournure expérimentale de ce projet. Alors pour son second album en major, le rappeur cherokee de chez Shady Records a pris une toute autre voie avec Love Story.

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50 Cent « Animal Ambition » @@½


50 CENT ANIMAL AMBITION

Il y a plusieurs années, 50 Cent avait toutes les cartes en main pour devenir l’un des rappeurs les plus influents de la planète. En dehors d’une fortune qui le classe parmi les artistes afro-américains les plus riches des Etats-Unis grâce à ses nombreux business, son poids dans le rap-game a pourtant fondu comme neige au soleil. Quelques explications à cela.

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Eminem « Recovery » @@@½


« Eminem est de retour! », « He’s back ! »… Hé ho les gens, ça fait un an qu’Eminem est de retour déjà ! Ç’aurait pu être son sixième retour mais que je sache, il n’est allé nulle part depuis. D’ailleurs Relapse, l’album contant son retour des bouches de l’enfer et aux productions soignées cliniquement par le Good Doctor Dre (lire la chronique), est actuellement double-disque de platine aux Etats-Unis.

Un Relapse 2 devait suivre, comme il a été annoncé l’an dernier pendant sa période de rémission, mais l’état de santé du MC de Detroit s’est grandement amélioré au point de parler de rétablissement. C’est un Marshall Mathers sain d’esprit et libéré de ses démons, qui opère un retour à normale avec Recovery (Shady Records/Aftermath).

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Eminem « Relapse: Refill » @@@@½


Eminem a réussi amplement son retour : Relapse est l’album de rap le plus vendu vendu aux Etats-Unis en 2009, avec approximativement 1.7 millions de copies écoulées. Dans la conjoncture actuelle, c’est un score plus que honorable.

Son single fracassant « We Made You » a joyeusement infecté les playlists du monde entier, ce qui fut moins le cas du très beau « Beautiful » (pléonasme?). Quoiqu’il en soit, Relapse a été salué par la critique [lire la chronique] et le public qui attendait le tandem Eminem/Dr Dre au tournant les ont reçu à bras ouverts, jusqu’à se jeter dessus, comme à la bonne époque. Mais cette grande satisfaction générale ne suffit pas.

Pour éviter de tomber malade pendant les fêtes de fin d’années, Eminem est retourné chez son médecin traitant chez Aftermath pour lui fournir un renouvellement de prescription : Refill. Dr Dre et lui sont malins, ils ont gardé en réserve un supplément de six inédits, juste au cas où. Et pour nous en mettre plein les yeux, ils ont rajouté « Forever », la super-collaboration avec Drake, Lil Wayne, Kanye West et Eminem, extrait de la bande-son de More Than A Game.

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50 Cent « Before I Self-Destruct » @@@


Alors alors – écris-je en me frottant les mains – j’ai quelque chose de très délicat à confier à mes lecteurs. Beaucoup de gens l’ont peut-être déjà remarqué quand je sévissais sur Rap2K, ces gens-là me reprochant un manque d’objectivité que je niais en réponse, et seules quelques connaissances sont au courant de ce mal qui m’habite depuis sept ans. J’en connais qui vont avoir un air moqueur en l’apprenant, d’autres qui hausseront les épaules mais il faut que ça sorte : je suis officiellement un ‘hater’ de 50 Cent.
Attendez deux secondes avant de me pendre sur la place publique, j’ai dit que je n’aimais pas la personne de 50 Cent mais nulle part que je déteste sa musique. Quand vous regarderez ma page ‘discrographie’, vous observerez que j’ai en ma possession l’édition limitée de The Massacre et Curtis. Et je pense mettre la main sur GRODT bientôt. Cette critique de Before I Self-destruct, qui comme celles de ses précédents albums fera débat, est l’occasion (rêvée ?) de poursuivre avec un malin plaisir mon analyse de la descente vertigineuse et prédite de 50 et son empire dans un premier temps, puis dans un second temps une chronique la plus objective possible de ce quatrième album.

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Eminem « Relapse » @@@@1/2


eminemrelapseGuess who’s back ?!? Son surnom est… Slim Shady ! Nous y voilà enfin, Relapse (qui veut dire « rechute ») est dans les bacs depuis le 17 Mai 2009. C’est la fête ! Le retour d’Eminem a nourri les espoirs de ses Stans en manque ces derniers mois. C’est vrai que le rap game n’est pas pareil sans lui, c’est qu’il nous a manqué le bougre durant ces années d’errance (je reviendrai là-dessus après).

Comme d’habitude, les débats ont commencé à faire rage sur la question de savoir s’il allait réussir son come-back et s’il parviendrait à revenir à son meilleur niveau. Mais qu’est-ce qu’on s’en branle ! C’est officiel, Eminem est là, en bonne santé, avec un cinquième album entièrement prescrit par l’éminent Dr Dre, qui lui a fait soumettre une cure de désintoxication à base de productions haut de gamme.

Toutes les réponses aux questions que vous vous êtes posées, et même celles qui ne vous sont pas venues à l’esprit, se trouvent dans cette sortie événementielle.  Sauf une : quand sortira Detox.

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Anthony Hamilton « The Point Of It All » @@@1/2


L’arrivée d’un nouvel album d’Anthony Hamilton est toujours une nouvelle accueillie dans la bonne humeur dans le carcan des appréciateurs de Soul. Avec The Point of It All, on en est à son quatrième album officiel, son sixième au total en comptant Soulife et Southen Comfort. Et même si des fois une de ses oeuvres est moins bien côtée qu’une autre (comparé à son magnifique Ain’t Nobody Worryin’ qui fait référence dans sa discographie et la Soul moderne en général), on finit toujours par succomber à sa voix si particulière, la profondeur de ses textes et ses chansons pleines de sentiments heureux. Enfin, pas tout le temps, des fois il est mauvais, le temps. Il semblerait que l’humeur maussade et la tristesse palpables au sein de la communauté r&b gagne du terrain, puisque des nébulosité se sont amoncelés également au dessus cet album. C’est qu’il a comme un coup de blues Anthony.

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NaS (untitled) @@@@½


Nas avait en 2006 provoqué LA polémique, une crise sans pareil au sein du rap game, et ce, rien qu’en livrant un album répondant au funeste nom de Hip Hop is Dead, entraînant alors de nombreux artistes de musique rap et leur public dans des débats houleux, passionnés et argumentés pour en arriver à la question qui dérange : faut-il accepter ce fait (plus ou moins avéré) comme une vérité, et si oui, est-ce réversible ? Les réponses ont été tout juste énoncées que déjà Nas revient semer un vent de panique d’un tout autre ordre, en passant à une échelle ‘bigger than hip-hop’, encore avec un nouvel intitulé, Nigger. Les réactions furent immédiatement explosives. Toute la communauté afro-américaine, les américains haut placés, les médias, tous les concernés ont vivement réagi autour de l’usage de ce mot devenu un tabou aux States, autour de ce fameux N-word ouvertement exposé. Du kérosène aspergé sur les braises d’une dispute sur l’utilisation courante de ces mots blasphématoires dans les textes de rap (tels que ‘nigga’, ‘bitch’, etc.), qui, pour de nombreux responsables de maison de disque, de juristes et président d’associations, sont responsables de la banalisation de la violence et de propos insultants, susceptibles de dévaloriser l’image des Noirs. Des rappeurs comme Master P et Chamillionaire ont choisi de ne plus jurer dans leurs lyrics, libre à eux, mais le problème est plus profond, enraciné dans l’histoire et les mentalités.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Nas a reçu le soutien de beaucoup d’artistes rap dans sa démarche de vouloir briser des interdits imposés par la censure, tandis que d’autres n’y voyaient là qu’un coup marketing. Le défi maintenant était de pouvoir sortir ce disque avec cet intitulé qui fait frémir les Etats-Unis. Connaissant les aptitudes innées de Nas en matière d’écriture et de créativité, je me suis dit en attendant sa sortie qu’il fallait simplement lui faire confiance sur le message qu’il allait porter, son intention est clairement de relancer une révolution invisible à peine voilée. Malheureusement, dans un pays où le racisme est ancré dans les institutions, face à la pression de son label (traduite par des reports de sortie), des distributeurs (Wall-Mart en tête) qui ne supporteraient pas de commercialiser Nigger, Nas n’a pu accomplir sa mission jusqu’à terme. L’album est devenu éponyme (ou ‘untitled’), Nas, un geste félicité par le Révérend Al Sharpton. A vrai dire, il aurait fallu un moyen détourné pour y parvenir, comme les NWA avec Efil4zaggin et 2Pac avec Strictly for my N.I.G.G.A.Z. Mais n’en déplaise à ces hypocrites et autres détracteurs, cette modification ne changeait en rien la nature du contenu. Qui plus est, la photo très parlante d’un Nas au dos scarifié de la lettre ‘N’ en couverture compense le poids du mot ‘nigger’. En revanche, il le réutilise pour The Nigger Tape (lire la chronique) et le 15 Juillet 2008, l’album par qui le scandale arrive sort enfin. Une belle victoire en soi.

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Alicia Keys « As I Am » @@@@


Il aura fallu attendre trois ans pour avoir entre nos oreilles ce troisième album studio de notre chanteuse et musicienne prodige Alicia Keys. Un talent précoce qui lui permet de comptabiliser à son actif deux grands classiques, l’intemporel Songs In a Minor et le splendide Diary of Alicia Keys en 2003, où l’on découvrait une artiste accomplie qui se dévoilait comme dans un livre ouvert. Pour couronner le tout, Alicia avait sorti à la rentrée 2005 le live Unplugged enregistré dans les studios de MTV, un concert aussi exceptionnel et maîtrisé que la pianiste est mature et douée. Magique, il n’y a pas d’autres mots pour décrire nos impressions. Pour reprendre un célèbre slogan, elle a toute d’une grande. Et même dans ses films, Alicia Keys crève l’écran et fait battre le cœur des hommes. Elle a absolument tout pour plaire, tout pour elle.

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Jay-Z « Kingdom Come » @@@½


Quand j’ai écouté pour la première fois ce Kingdom Come, ça m’a procuré le même effet que les précédents disques de Jay-Z : un certain dépaysement, un temps d’adaption à la nouvelle forme sonore (signée Just Blaze et Dr Dre, ainsi que les Neptunes, Swizz Beatz et un très bon DJ Khalil). Bref, c’est comme s’il n’avait jamais pris sa retraite qui n’aura duré que deux ans. Quoique, une fausse retraite puisqu’il a sorti deux albums collaboratifs, un second (cuisant échec) avec R Kelly et un autre mash-up avec les Linkin Park. C’est bel et bien réel. Comme Jordan, il est revenu dans le game. C’est le retour du roi de New-York dans un costard de président du Hip-Hop. Call it a come-back.

D’après un commentaire publié le 3 Décembre 2006

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Snoop Dogg « Tha Blue Carpet Treatment » @@@@


Bigg Snoop Dogg le boss a depuis peu entrepris la responsabilité de porte-parole de la côte ouest, un rôle qui lui tient à cœur depuis la Westcoast Conference de 2005, une rencontre au sommet qui avait pour but de revitaliser les troupes californiennes qui peinaient à se motiver depuis quelques années. Depuis cet événement majeur, les choses se sont améliorées puisque Kurupt et Daz ont fait la paix, The Game (parrainé par Dr Dre) est devenu double-platine avec The Documentary et Ice Cube, E-40 sont devenus disques d’or un an après. De son côté, Snoop Dogg a plaidé la cause de Tookie Williams (un des fondateurs du gang des Crips) avec « Real Soon » et « Real Talk », produit Cali Iz Active des Tha Dogg Pound et préparait le très attendu Tha Blue Carpet Treatment (DoggyStyle/Geffen/Barclay), son huitième album.

Chronique originale écrite le 16 Novembre 2006

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