Anthony Hamilton « The Point Of It All » @@@1/2


L’arrivée d’un nouvel album d’Anthony Hamilton est toujours une nouvelle accueillie dans la bonne humeur dans le carcan des appréciateurs de Soul. Avec The Point of It All, on en est à son quatrième album officiel, son sixième au total en comptant Soulife et Southen Comfort. Et même si des fois une de ses oeuvres est moins bien côtée qu’une autre (comparé à son magnifique Ain’t Nobody Worryin’ qui fait référence dans sa discographie et la Soul moderne en général), on finit toujours par succomber à sa voix si particulière, la profondeur de ses textes et ses chansons pleines de sentiments heureux. Enfin, pas tout le temps, des fois il est mauvais, le temps. Il semblerait que l’humeur maussade et la tristesse palpables au sein de la communauté r&b gagne du terrain, puisque des nébulosité se sont amoncelés également au dessus cet album. C’est qu’il a comme un coup de blues Anthony.

Dès « The News », on sent comme un vent trop froid pour être frais. Les nouvelles ne sont pas si bonnes en ce moment et d’emblée l’ambiance est ternie par une amertume brumeuse. Vous savez, j’ai ressenti la même impression lorsque j’ai écouté The Real Thing de Jill Scott et As I Am d’Alicia Keys, avec qui Anthony Hamilton partage quelques noms de la production, comme Mark Batson (Nas, Marsha Ambrosius) et Jack Splash (Estelle, Plantlife, collaborateur de Cee-Lo Green). Ce dernier lui réserve d’ailleurs le splendide slow-jam « Please Stay » auquel aucune femme ne saurait y résister. Mais la flamme ne nous réchauffe que de doux instants (durant « The Point of It All » et « Cool » feat David Banner qui porte bien son nom), car Mark Batson est apparemment le facteur de contagion du parfum de frustration qui pèse sur les thèmes soul/r&b du courant actuel, avec des instrumentaux sertis de notes de piano qui refroidissent quelque peu l’ambiance de « The Day We Met » et le dramatique « Hard To Breathe ». L’heure n’est pas au sourire et à la joie, mais il ne faudra pas attendre les beaux jours pour avoir rendez-vous avec l’amour, il suffit d’un peu d’entrain comme sur « Fallin’ In Love ». Par ailleurs, cette chanson rappelle un peu son apparition dans le film American Gangster.

D’autres grands producteurs ont été sollicités pour ce projet, et pas des moindres : Salaam Remi (Nas, Amy Winehouse) et Dre & Vidal (Usher, Mary J Blige, Jill Scott), réputés pour être parmi les meilleurs compositeurs. Le premier offre un down-tempo tout mignon (« I Dit It Fo Sho ») et le second habille Anthony avec classe grâce à « Diamond in the Rough ». Notre chanteur termine The Point of It All avec une touche de blues et de gospel pour redonner un peu de baume au coeur et finir sur une bonne note d’espoir pour la suite. Après la pluie vient le beau temps comme on dit.


(ps : pas de sondage, ça bugge. J’en mettrai un quand ça remarchera!)

4 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Y.E.S dit :

    Mouais… Moi j’ai du mal avec le flow de David Banner qui est trop monotone à la limite forcé. J’aurais plus vu un Outkast ou même Ludacris sur ce son sa aurait eu plus de gueule. Pour Moi.
    Y.E.S!

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  2. Y.E.S dit :

    Mouais album passable qui ne tiendra même pas quelques mois dans ma musicothèque. La présence de David Banner était dispensable je pense! Qu’en pense tu Sagitarius?

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    1. Sagittarius dit :

      Bah dans la mesure ou David Banner possède une touche blues dans son genre de rap, il fait l’affaire. Sa voix a un timbre assez « monstrueux » mais je nie pas qu’il ait une vibe assez bluesy dans certain de ses titres. Donc parmi tous les rappeurs sudistes, c’est le candidat le mieux placé pour convenir avec Anthony Hamilton. Dispensable ou pas, à vrai dire je me pose pas la question dans ce cas vu que le choix n’est pas choquant pour moi.

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  3. escobar56 dit :

    Un nouveau Anthony Hamilton ! Que du bonheur !
    Comme à chacunes de ses livraisons le soulmen ne décoit pas. Il nous livre de nouveau une soul teintée de r’n’b, super classe. A titre personnel, j’ai adoré cet opus, même si une ou deux track manquent un peu de punch.
    Des moments d’évasion en veux tu, en voilà, des discours réflechis et conscients…bref très satisfait sur ce coup là.

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