Archives du mot-clé Dwele

Black Milk « FEVER » @@@@


Black Milk s’était fait très discret après la sortie de If There’s a Hell Below fin 2014, si ce n’est les mini-projets collaboratifs The Rebellions Sessions et Sunday Outtakes avec Nat Turner qui ont reçu d’excellentes critiques. Le producteur-rappeur de Detroit a pris son temps, afin de concevoir de la nouvelle musique, ce qui a eu pour second effet Kiss Cool de nourrir une attente certaine à propos d’un futur album. Comme le futur c’est maintenant, on peut s’offrir un moment d’écoute de FEVER, sixième album solo où l’accent a été mis sur la soul.

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The Robert Glasper Experiment « Black Radio 2 » [Deluxe edition] @@@@


Au-delà de critiques très favorables, le premier volume Black Radio du Robert Glasper Experiment avait permis de redonner un gain d’intérêt à la Nusoul avec un projet rassemblant un éventail d’artistes liés de près ou de loin à ce mouvement musical, comme ce que faisait Roy Hargrove à l’époque avec RH Factor. Maintenant que le pianiste Robert Glasper possède le témoin bien en main, il aborde cette suite avec l’idée d’en faire plus, en regroupant un parterre de chanteurs – et rappeurs! – prestigieux. Encore plus si vous optez pour l’édition deluxe.

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Black Milk « No Poison No Paradise » @@@@@


Dans la liste déjà conséquente des « meilleurs albums rap de l’année 2013 », veuillez noter celui-ci : Black Milk No Poison No Paradise (Computer Ugly/Fat Beats Records). Le rappeur/producteur de Detroit s’est fait très discret ces derniers temps, pour mieux rebondir avec un quatrième LP très travaillé et différent de ce qu’il a pu faire auparavant, de la pochette à la note de clavier.

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DJ Quik « The Book of David » @@@@½


The Book of David est le premier album solo de DJ Quik depuis six ans, déjà. Cela ne veut pas dire que David Blake (de son vrai nom) est resté les bras croisés depuis Trauma en 2005. En 2008 il a produit Egotrippin de Snoop Dogg aux côtés de Teddy Riley et BlaQKout avec Kurupt deux ans plus tard. Puis il y a eu son premier passage inoubliable en France à Lyon en Avril 2010. Ce concert avait commencé par un titre que je connaissais pas du tout… Et maintenant que je m’en rappelle, ce titre qui m’était inconnu à l’époque en fait c’était…

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Nottz « You need this music: » @@@½


Ce n’est pas du tout le genre de super-producteur ultra-tendance mais il a travaillé avec des noms connus et reconnus dans le rap game. Producteur virginien découvert aux débuts de Rawkus et lancé par Dr Dre au début des années 2000 en co-produisant « You Know » pour Xzibit, Nottz a effectivement travaillé pour les meilleurs, et la liste est longue : Busta Rhymes, J Dilla, Skillz, le G Unit, les Little Brother, Kanye West, AZ, Swizz Beatz, Snoop Dogg, The Game, Dwele, Termanology, Rakim, M.O.P., Murs, Skyzoo, Royce Da 5’9, Bilal et dernièrement Rah Digga pour qui il a entièrement réalisé Classic (lire la chronique). Arrivé à douze années de carrière bien remplies, le voilà qu’il se lance en solo en tant que rappeur avec You Need This Music.

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Redman « presents… Reggie » @@½, « Pancake & Syrup » [mixtape] @@@½


Il n’a pas tort Redman, de critiquer la politique de Def Jam qui délaisse les artistes Hip-Hop au profits des plus bankables, de mélodies plus pop… Ce label (de moins en moins) hip-hop a beau être le plus puissant et le plus ancien créé, il a perdu beaucoup de son âme et les premiers à pâtir du manque de promo sont les vétérans. Platines autrefois, aux fonds des classements en ces jours, hot hier, légendes urbaines en perdition aujourd’hui. Conséquence de cette gestion désastreuse, artistique comme commerciale, Reggie est une déception, le Funk Doc n’est plus funky.

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Kanye West « My Beautiful Dark Twisted Fantasy » @@@@½


« Et l’album Hip-Hop de l’année 2010 est décerné à Big Boi avec… » Stop, attendez une minute, je me permets d’intervenir brusquement. Je suis très content pour lui, mais Kanye West a réalisé l’un des meilleurs albums de rap de tous les temps. Je dois admettre, malgré ma réticence à vouloir suivre l’unanimité, que My Beautiful Dark Twisted Fantasy est LA sortie rap majeure de cette fin de décennie.

Ce cinquième album du natif de Chicago a été réceptionné par des critiques très élogieuses, dont un XXL de la part du mag US de référence, et des chiffres de ventes impressionnants. Impensable quand on s’aperçoit que les trois-quarts du tracklisting définitif sont des morceaux qu’il a offert gratuitement par Internet (sous-entendus non inédits) chaque vendredi via la vaste opération des GOOD Friday. J’imagine la suite, le même cérémonial que pour ses quatre premiers albums : Grammy Awards, MTV Awards, BET Awards, etc… sous les applaudissements révérencieux.

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Slum Village « Villa Manifesto » @@@@½


Ça a l’air de pas grand chose mais Villa Manifesto LP était à mon avis l’une des cuvées hip-hop les plus importantes et les plus incontournables de 2010. Et ce pour une raison: cet ultime album regroupe toute la famille Slum Village, c’est-à-dire T3, Elzhi, Baatin et J Dilla, puis son jeune frère Illa J et le beatmaker Young RJ.

La famille s’est agrandie depuis le classique Soulquarian Fan-Tas-Tic vol.2 malgré des départs, des remplacements et des décès. Elzhi et les BR Gunna (RJ et Black Milk) sont venus suppléer Dilla respectivement au mic et à la production sur Trinity. Puis Baatin s’est désolidarisé du noyau pendant Detroit Deli et leur LP éponyme car il souffrait de schizophrénie. L’histoire, après, on la connaît, l’hécatombe qu’a vécu les Slum V comme la perte infiniment lourde de J Dilla et celle de Baatin en 2009, année où est sorti l’excellent EP Villa Manifesto qui fait office de prélude à ce long format.

Villa Manifesto n’est pas le testament du groupe de Detroit, c’est la synthèse de leurs expériences, dans la vie comme dans la musique, avec tous les éléments des Slum Village réunis, qu’ils fassent partie de la formation initiale, même les disparus (RIP Baatin et J Dilla), ou qu’ils gravitent autour  d’eux depuis plus de dix ans (Dwele, AB, Illa J, Waajeed…).

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Dwele « Wants, World, Women » @@@@


Bonne nouvelle, il existe encore des soul singers qui font de la NuSoul ! Mis à part la divine Erykah Badu qui a irradié l’année avec Return of the Ankh, dans le clan mâle on peut compter sur Dwele. Le chanteur de Detroit a sorti cet été Wants World Woman (ou WWW en abrégé), son cinquième album. Lui a pris le risque de ne pas entreprendre de virage à 180° comme son confrère Bilal ou en partant dans les vieux sentiers de la mode rétro. Bien au contraire, avec l’âge il continue d’affiner son style, librement et tranquillement, fidèle au genre.

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Raheem DeVaughn « The Love & War Masterpeace » @@@@½


Cela ne fait plus de doute maintenant : Raheem DeVaughn sonne comme un nom prestigieux de la soul/r&b. Confirmé par deux nominations aux Grammy Awards (en 2008 pour son titre « Woman » et en 2009 avec « Customer »), Raheem n’a pourtant pas bouleversé ses habitudes en continuant de collaborer aussi bien avec des pointures du rap (De La Soul, Ghostface, The Game) que des artistes hip-hop pas encore révélés au grand public (X.O. Des Diamond District, Apple Juice Kid,…). Le succès ne lui est pas monté à la tête, seul la reconnaissance de son immense talent lui suffit. Et sa soul music haut de gamme, il s’en sert sur The Love & War Masterpeace (choisissez de préférence la version Deluxe) pour transmettre l’éternel message de paix « faites l’amour, pas la guerre », à travers un discours engagé.

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Dwele « Sketches of a Man » @@@@


« What is a sketch ? Some kind of subjects… » La transition entre ses deux précédents opus chez Virgin et l’album 3 tient en une ligne manuscrite. Libéré de son contrat en major, Dwele signe chez le grossiste indépendant Koch Records afin de voler de ses propres ailes par ses propres moyens. Avec son savoir-faire de musicien/auteur/compositeur/interprète, bercé par les grands classiques de la Tamla Motown durant son enfance, le chanteur originaire de Detroit possède la panoplie complète de l’artiste Nusoul. Il avait d’ailleurs réalisé une apparition remarquée sur le single « Flashing Lights » de Kanye West et nominé cette année aux Grammy Awards pour sa reprise de « That’s a Way of the World ». Au sommet de son art, Dwele livre à 30 ans Sketches of a Man, son album le plus mature à ce jour. 

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Cormega « Who Am I? » @@@1/2


CormegaCormega continue de lancer des sorties à son rythme depuis qu’il a monté sa petite entreprise Legal Hustle en 2004. Il y a produit une compilation plutôt intéressante pour son lancement, édité l’album inédit The Real Testament sorti des placards de Def Jam en 2005 (avec une date de péremption dépassée de dix ans), le LP de son protégé Lake (My Brother’s Keeper) et un DVD documentaire Who Am I ? accompagné de sa soundtrack. Et toujours pas de The Inevitable, son très attendu 3e album solo prévu pour…euh, bientôt espérons-le. Pour patienter, faudra faire avec ce disque mi-bande originale, mi-compilation retraçant le parcours de Cormega ces dernières années, entre apparitions sur street-albums (« Use Mad Clips » feat Styles P et produit par Emile et « Ryder Muzik » avec Tragedy Khadafi) et des connexions survenues pendant ses tournées aux States. 

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Kanye West « Graduation » @@@@1/2


Artiste : Kanye West

Album : Graduation
Année : 2007/2008

– Licence de rap option écriture
– Master recherche de samples de soul music
– Master professionnel en production hip-hop avec assistance en synthés électro
– Option réalisation de clips vidéos.

Avis du jury :

Après un édifiant premier projet professionnel déjà inscrit dans les annales du Hip Hop (College Dropout), suivi d’un concours d’entrée brillamment réussi (Late Registration), Kanye a su combler son retard dans sa scolarité en forçant la mesure de son talent aux yeux du monde, et pas seulement au sein du rap game, sous l’œil bienveillant de son maître à penser et président de label, Shawn ‘Jay-Z’ Carter. Un élève tant consciencieux que sérieux, soucieux du détail l’approximant du perfectionnisme, et dont l’ambition affichée se trouve momentanément malmenée par ses péchés d’orgueil et autres coups de gueule médiatiques. Entre prestigieuses récompenses (Grammy Awards) et malédictions chroniques (MTV Video Music Awards), Kanye a su faire la part des choses entre le succès et le domaine artistique.

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Pharoahe Monch « Desire » @@@@


Depuis la fin de la période de gloire chez Rawkus, nous n’avions presque plus eu d’écho de Pharoahe Monch depuis son single « My Life » avec Styles P en 2002. Après une longue traversée du désert, ne survivant pendant quatre années que par quelques featurings au compte-goutte ça et là, l’ex-membre des Organized Konfusion revient huit ans après Internal Affairs.

Dire qu’un second album était attendu tenait du doux euphémisme, surtout lorsqu’il réapparaît en trombe l’été dernier sur The Shining de J Dilla, avant lâcher quelques semaines plus tard son premier extrait au titre évocateur, « Desire », qui deviendra l’intitulé de son deuxième opus. Sur cet instru triomphal signé Alchemist, boosté par les vocalises surpuissantes de Showtyme (et non K-Ci comme certains l’ont cru), Pharoahe montre avec panache qu’il a gardé du poil de la bête : « I am the poetical pastor/ Slave to a label but I own my masters/ Still get it poppin’ without artist and repertoire/ Cause Monch is a monarch only minus the A&R ». Vous l’aurez compris, personne ne dicte la direction artistique de Pharoahe Monch, il est sa propre entreprise, et c’est une très bonne chose.
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J Dilla « The Shining » @@@@½


Mois dé février 2006, James Yancey nous a quitté une semaine à peine après la sortie de ‘Donuts’, laissant un grand vide autour de lui. Tiers des The Ummah (avec Ali et Q Tip) et par défaut membre actif du mouvement Soulquarian (avec Common, Slum Village, The Roots, Erykah Badu, D’Angelo…), Jay Dee aka J Dilla est responsable de l’émergence rapologique de la ville de Detroit, et a marqué son empreinte dans le Hip Hop à tel point qu’il en était devenu un élément indispensable. Irremplaçable même. Ce n’est pas sans amertume que Rap2K vous chronique ici ‘The Shining’ (BBE Records), sa dernière livraison et malheureusement premier album posthume, où il est beaucoup question d’amour de la musique.

Chronique originale écrite le 20 Aout 2006

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