Archives du mot-clé Damian Marley

Ty Dolla $ign « Beach House 3 » @@@½


Le chanteur/producteur californien aux dreads et $ tatoué en grand sur la gorge a attendu la Cuffin Season’ pour dévoiler ce qui n’est pas la mixtape n°3 de la série Beach House, mais bel et bien son second album. Sans surprise, ce monsieur featuring en puissance nous plonge dans son triangle des Bermudes, entre trap’n b, r&b aux « good old flava » et ambiance westcoast.

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Jay-Z « 4:44 » @@@@


Celui qui est passé du statut de hustler devenu rappeur-entrepreneur devenu homme d’affaires milliardaire, celui que Beyoncé a choisi pour époux, celui qui s’est surnommé le God MC Jay Hova, celui dont les rimes font tressaillir les courbes d’indice du Nasdaq et trembler les loges maçonniques, celui qui se nomme Shawn Carter marque l’année 2017 avec un 13e album déjà platine.

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Stephen Marley « Revelation part 1 : Roots of Life » @@@@


Quelques lignes pour parler de cet événement dans la musique reggae. Roots of Life (Tuff Gong/ Universal Republic / Barclay) est le second album de Stephen Marley, sorti deux semaines après le 20e anniversaire de la mort de son père Bob Marley.

Première partie d’une série d’albums nommé Revelation, ce magnifique opus que Stephen a lui-même produit commence par…

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Lil Jon « Crunk Rock » @@½


Lorsque j’ai découvert Lil Jon & The Eastside Boyz en 2003 avec Kings of Crunk, j’ai jeté aux orties tout ce qu’il faisait, qualifiant sa musique de beats recyclés sur fond de musique techno. C’est en écoutant ses instrus pour d’autres rappeurs que j’ai fini par le respecter puis l’apprécier à un point que je n’aurai moi-même pas eu idée car j’ai acheté l’édition triple CD de Crunk Juice, que je considère comme un classique du genre, au même titre que Kings of Crunk que je détestais tant.

Maintenant quelle déception de constater qu’après quatre années d’enregistrements, de problèmes de labels et de multiples échecs de lancement de cet album (« Snap Ya Fingaz » en 2006 et récemment « I Do » avec Snoop et Swizz Beatz), Lil Jon a liquidé une partie de son crunk non pas dans du rock, mais de la dance. Heureusement, sans David Guetta, on a évité le pire.

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NaS & Damian Marley « Distant Relatives » @@@@@


Il y a d’abord eu ce magnifique duo qu’était « Road to Zion » en 2005, extrait de l’indispensable chef d’oeuvre qu’est Welcome to Jamrock de Damian Marley. Le point de départ d’une relation commune qui s’est officialisée peu après la sortie du fameux album censuré de NaS (Nigger devenu Untitled) en 2008 entre ces deux prodiges de la musique contemporaine. L’un vient du Queens, New-York, c’est un des meilleurs MCs de sa génération, le fils du musicien de blues Olu Dara Jones, le second est né à Kingston, Jamaïque, c’est le plus jeune fils de la Légende Bob Marley et il a insufflé le renouveau de la musique Reggae. Plus que la musique, ils partagent un ancêtre commun apparu quelque part en Afrique, berceau de l’humanité et thème au coeur de Distant Relatives, le fruit de cette union sacrée.

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Raheem DeVaughn « The Love & War Masterpeace » @@@@½


Cela ne fait plus de doute maintenant : Raheem DeVaughn sonne comme un nom prestigieux de la soul/r&b. Confirmé par deux nominations aux Grammy Awards (en 2008 pour son titre « Woman » et en 2009 avec « Customer »), Raheem n’a pourtant pas bouleversé ses habitudes en continuant de collaborer aussi bien avec des pointures du rap (De La Soul, Ghostface, The Game) que des artistes hip-hop pas encore révélés au grand public (X.O. Des Diamond District, Apple Juice Kid,…). Le succès ne lui est pas monté à la tête, seul la reconnaissance de son immense talent lui suffit. Et sa soul music haut de gamme, il s’en sert sur The Love & War Masterpeace (choisissez de préférence la version Deluxe) pour transmettre l’éternel message de paix « faites l’amour, pas la guerre », à travers un discours engagé.

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Chali 2NA « Fish Outta Water » @@@@


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S’il y avait bien une personnalité des plus charismatiques au sein des Jurassic 5, c’est incontestablement Chali 2NA. Ce grand bonhomme souriant reconnaissable entre mille grâce sa voix de stentor est, avec Evidence, l’un des rappeurs les plus emblématiques de la Left Coast.

Maintenant que les Jurassic 5 se sont (malheureusement) séparés, c’était, après douze ans de carrière, le moment idéal pour Chali de pouvoir s’envoler de ses propres ailes après avec Fish Outta Water. Avec pas mal de reports jusqu’à cette date du 6 Juillet, dont il nous résume les principaux motifs dans son interview pour Steetblogger (lire l’article). A la fin de cet échange, Chali souhaitait que ce premier disque soit kiffant aux oreilles de ceux qui l’écouteront. En ce qui me concerne, c’est exaucé !

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B-Real « Smoke N Mirrors » @@@@


Bientôt vingt ans après les premiers tours de vinyls des légendaires Cypress Hill, leur frontman B-Real se lance en solo, enfin ! C’était prémédité dès le départ mais il aura fallu deux putains de décennies, quelques featurings épars, notamment sur les albums des D12 (le fameux « American Psycho » orchestré par Dr Dre) et le single « Vato » de Snoop Dogg, plus une trilogie de mixtapes The Gunslinger pour que le MC latino-californien saisisse l’opportunité de faire cavalier seul avec Smoke N Mirrors, accompagné d’une armada de soldats de la Côte Ouest : Xzibit, Snoop Dogg, Sen Dog, Kurupt, Too Short et j’en passe. La musique est une affaire de famille.

Et ce qui paraît dingue, c’est que ce poids lourds de B-Real n’a pas signé en major malgré un CV à l’argumentaire impressionnant, il a opté pour une signature en distribution en indé chez… Duck Down Records. Damn, Duck Down ! Le label de Buckshot et du Bootcamp Clik ! Preuve que le marché underground se porte en très bonne santé, idem pour ce premier album tant attendu qui montre bien que la Westcoast possède encore des ressources inestimables.

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Musiq Soulchild « Onmyradio » @@@@


Sans même avoir écouté ce cinquième de Musiq Soulchild, on sait par avance qu’il s’agit d’un grand album de NuSoul/R&B et qu’on ne risque pas du tout d’être déçu de sa qualité. Pourtant les fans que nous sommes avions failli lui jeter des tomates pourries lorsqu’on a entendu pour la première fois « Radio », scandalisés par cette fâcheuse tendance à se calquer sur les sons down south. Mais ce morceau ‘crunk’n b’ (un genre hybride créé par Lil Jon avec le gigatube « Yeah » de Usher et que l’on croyait disparu pas longtemps après « Goodies » de Ciara) n’est pas du tout représentatif du contenu de Onmyradio, un titre qui signifie que Musiq s’est fait plaisir en créant sa playlist idéale, entre élégants slow-jams et musique urbaine d’hier et aujourd’hui.

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The Mighty Underdogs « Droppin’ Science Fiction » @@@@1/2


Trois entités terrestres, Lateef the Truth Speaker (Quannum Projects), Gift of Gab (Blackalicious) & Headnodic (Crown City Rockers), ont fait de la musique ensemble dans  la zone 51. Que se passe-t-il ? Un nouveau super-groupe est né : the Mighty Underdogs. Leur projet, un disque de hip-hop mutant très fun, Droppin’ Science Fiction, distribué depuis la base Def Jux. Entre voyages intersidéraux et mélanges des genres, nos trois savant-chiens fous nous en font voir de toutes les couleurs et de toutes les saveurs. Tu veux goûter ? Direction le site Okayplayer pour une écoute complète en streaming (cliquez ici). Une seule règle : ne gardez pas les pieds sur Terre.

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Mariah Carey « E=MC2 » @@


Je ne vous ai jamais raconté l’écoute de l’album de Mariah Carey en avant-première. Et pour cause, le fait d’en donner mon avis parfaitement subjectif en aurait fait une de mes pires critiques officielles, le genre d’article bien cassant (limite bête et méchant) qui m’aurait valu quelques ires. J’avais déjà fait savoir dans divers commentaires que E=MC2  n’était rien d’autre qu’un album de r&b complètement insipide. Mais pour comprendre comment en suis-je arrivé à scander qu’on devrait destituer Mariah de son titre de diva de la pop/r&b (je vois Christina Aguilera reprendre ce statut), il faut vraiment que je vous donne mes impressions à froid lors de cette séance d’écoute. En lisant le papier du tracklisting (que j’ai gardé en mauvais souvenir), je me remémore ce que j’ai vécu comme un supplice.

Il faut que vous sachiez au préalable avant de lire cette mauvaise expérience (plutôt qu’une chronique à proprement parler) que j’ai bien aimé Mariah Carey à ses débuts. Quand j’étais gosse, j’avais son disque Music Box (que je garde toujours d’ailleurs). Je kiffais beaucoup ses collaborations avec les rappeurs, que ce soit avec ODB, The Lox (sur le remix « Honey »), les Bone Thugs N Harmony, etc… et je vous avoue sans mal que j’ai franchement adoré Rainbow, quand elle avait enfin fait un un disque r&b en entier. Ensuite Glitter, j’ai retenu quelques bons titres (encore avec des rappeurs) mais j’ai farouchement renié son nanar de film, préférant en lire des critiques à se tordre de rire. Summum de la niaiserie, Charmbracelet. Le mal était fait, Mariah Carey est devenue pour moi le stéréotype incarné de la princesse des contes de fée modernes, le truc super cucul-la-praline englué dans de l’eau de rose. Puis il y a eu la réconciliation sur Emancipation of Mimi, où j’ai retrouvé la Mariah que j’apprécie et qui n’en fait pas trop. Maintenant j’espère que vous voyez où je me situe préférentiellement.

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Guru’s Jazzmatazz « The Mixtape: Back to the Future » @@@


Non content d’avoir reçu des avis à moitié défavorables pour le volume 4 de sa célèbre série des Jazzmatazz (contrecoup de son divorce d’avec DJ Premier ?), Guru revoie ses ambitions à la baisse avec une mixtape, sa toute première depuis 20 ans de carrière. Celle-ci est mixée par le célèbre DJ new-yorkais Doo Wop et distribuée en Europe par la PME allemande Rapster Records. Le concept de cette tape Back to the Future (du nom de la triologie culte de science-fiction de Robert Zemeckis), l’ex-Gangstarr et son nouvel homme de main Superproducer Solar (notez le préfixe ‘super’ prétentieux) revisitent une sélection de standards du patrimoine Hip-Hop comme « Ordinary People » des Arrested Development sur l’intro, le « Know The Ledge » de Eric B & Rakim (revu en « Knowledge »), « Who Got The Props » des Black Moon (reconnaissable facilement sur l’extrait « Who Got It On Locks »), l’intrusion du « Nothin’ » de NORE, des « Jazzy Waves » de Slick Rick (samplé sur l’exclusif « Jazzy Wayz »), « Electric Relaxation » des Tribe Called Quest, etc… De notre côté, ça nous permet de réviser tranquillement ses classiques old school et de les reconnaître à l’oreille. 

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Snoop Dogg « Tha Blue Carpet Treatment » @@@@


Bigg Snoop Dogg le boss a depuis peu entrepris la responsabilité de porte-parole de la côte ouest, un rôle qui lui tient à cœur depuis la Westcoast Conference de 2005, une rencontre au sommet qui avait pour but de revitaliser les troupes californiennes qui peinaient à se motiver depuis quelques années. Depuis cet événement majeur, les choses se sont améliorées puisque Kurupt et Daz ont fait la paix, The Game (parrainé par Dr Dre) est devenu double-platine avec The Documentary et Ice Cube, E-40 sont devenus disques d’or un an après. De son côté, Snoop Dogg a plaidé la cause de Tookie Williams (un des fondateurs du gang des Crips) avec « Real Soon » et « Real Talk », produit Cali Iz Active des Tha Dogg Pound et préparait le très attendu Tha Blue Carpet Treatment (DoggyStyle/Geffen/Barclay), son huitième album.

Chronique originale écrite le 16 Novembre 2006

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