Guru’s Jazzmatazz « The Mixtape: Back to the Future » @@@


Non content d’avoir reçu des avis à moitié défavorables pour le volume 4 de sa célèbre série des Jazzmatazz (contrecoup de son divorce d’avec DJ Premier ?), Guru revoie ses ambitions à la baisse avec une mixtape, sa toute première depuis 20 ans de carrière. Celle-ci est mixée par le célèbre DJ new-yorkais Doo Wop et distribuée en Europe par la PME allemande Rapster Records. Le concept de cette tape Back to the Future (du nom de la triologie culte de science-fiction de Robert Zemeckis), l’ex-Gangstarr et son nouvel homme de main Superproducer Solar (notez le préfixe ‘super’ prétentieux) revisitent une sélection de standards du patrimoine Hip-Hop comme « Ordinary People » des Arrested Development sur l’intro, le « Know The Ledge » de Eric B & Rakim (revu en « Knowledge »), « Who Got The Props » des Black Moon (reconnaissable facilement sur l’extrait « Who Got It On Locks »), l’intrusion du « Nothin’ » de NORE, des « Jazzy Waves » de Slick Rick (samplé sur l’exclusif « Jazzy Wayz »), « Electric Relaxation » des Tribe Called Quest, etc… De notre côté, ça nous permet de réviser tranquillement ses classiques old school et de les reconnaître à l’oreille. 

 

Dans cette galerie rap old school encombrée par de nombreux visiteurs tels que Aceyalone, Zion I, le latino Tony Touch qui reforme ici les Diaz Brothers avec son comparse Doo Wop, les Blue Scholars venus de Seattle, Nature (ex-The Firm), Lord Tariq (sans Peter Gunz), et plein d’autres encore, se sont glissés les remixes de « States of Clarity » featuring Common et « Stand Up (Some Things’ll Never Change) » avec Damian Marley, tous deux extraits du dernier volet de Guru’s Jazzmatazz. Pour ce qui concerne la démarche de cette mixtape, il est clair que les nostalgiques de la vieille école se sentiront comblés par ces re-créations d’instrus ô combien mythiques sur lesquels Guru lâche des couplets inédits avec son flow limpide reconnaissable entre mille. Néanmoins, cette approche de ramener le passé dans le présent retranscrit implicitement le fait que le MC a du mal à se détacher de la gloire des Gangstarr et ne fait que confirmer son statut de old timer. Chiner et poncer des classiques rap n’est décidément pas la solution pour ramener le bon vieux hip-hop. Il faut savoir vivre avec son temps, n’est-ce pas Guru. Ce procédé entre en contradiction avec son Version 7.0: The Street Scripture bourré de fraîcheur. 

 

Si vous avez quand même trouvé cette mixtape sympa, je peux vous recommander les compilations Hip Hop Forever de Jazzy Jeff et les premiers Jazzmatazz.

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