Future « FUTURE » @@@@


La surprise de ce début d’année : Future sortait le 17 Février un nouvel album studio, son cinquième, portant son nom écrit en lettres capitales. Joli coup. En moins d’une semaine les gens ont subitement réclamé leur dose de lean servie par le roi de la trap music. Des mères vont boire du Sprite à la codéine.

On ne change pas une équipe qui gagne et ça Future le sait fort bien. Metro Boomin’, Southside, DJ Spinz, des membres des 808 Mafia (qui étaient à l’origine du terrible « March Madness« )… bref toute cette clique d’Atlanta rempile pour concocter des instrus à base de boom-boom bresom, hi-hat en rafales et mélodies hypnotiques. D’autres producteurs assez fameux sont crédités sur ce projet, j’y viendrai juste après parce que FUTURE commence très fort avec « Rent Money« , d’autant plus que Southside accentue les caisses pour défoncer les cervelles, alors que la chorale spectrale en arrière-plan givre nos sens. Future n’a plus qu’à balancer un refrain qui scotche littéralement : « Ya baby mama fuck me better when the rent’s due/I just fucked a rapper bitch, I should diss you/She sucked my dick, she came home, I bet she kissed you ». Reste à savoir s’il parle de Blac Chyna ou de Nicki Minaj.

Simplicité et efficacité sont les maîtres mots de Future. Il n’a plus qu’à écrire des formules assassines dont il mâche les consonnes et gomme les voyelles avec l’autotune qui rend ses intonations très approximatives. Et des ad-libs en mode illimité, en particulier sur « Scrape » (« scrp scrp scrp scrp ») et « So Groovy » (‘mmmh mmmh’), et des images dignes d’un clip de rap avec tous les clichés du puissant rappeur plein aux as et qui inspire le respect de tous. En parlant de respect, il tacle en subli sur « Zoom » les pâles copies (tiens prends ça Desiigner) et enfile son costume de « Super Trapper » pour montrer son invincibilité dans la trap music que seul le Dieu Gucci Mane pourrait lui contester dans ce domaine (et peut-être le parrain Jeezy). Enfin, il laisse entrevoir une facette plus sensible de sa personnalité le son très doux « When I Was Broke« , avant de reprendre les choses sérieuses avec « Feds Did Sweep » pour clôturer l’album, avec 0% de featuring.

Côté instrus, ceux qui râlaient comme moi par le passé que le contenu trap était trop homogène vont être servi. Entre des tueries comme « Draco » et « Might As Well » (qui sample Arcade Fire), on notera la présence de Illmind (le beatmaker à l’origine du style boom trap) et Jake One, à l’origine du samples soul/blues de « Outta Time« . Bien entendu, il y a ce « Mask Off » dont le sample de flûte déniché par Metro Boomin’ et laissé dans son jus a rendu dingue la twittosphère (même si dans ce domaine spé Timbaland reste loin devant). Résultat des courses, Future donne l’impression de prendre de la hauteur et de devenir de plus en plus indispensable album après album, sans parler du fait que… il y a eu un autre nouvel album la semaine suivante : Hndrxx.

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