Archives du mot-clé Wu-Tang

Wu-Tang « The Saga Continues » @@@


Du calme, du calme. The Saga Continues n’est pas le dernier album du Wu-Tang Clan, qui est le moyen A Better Tomorrow, mais une compilation. Comment le savoir? Sur les albums officiels du Wu-Tang Clan, il est marque « Wu-Tang Clan », tout bêtement, or ici, il est juste indiqué « Wu-Tang » sur le dessin de la pochette. De deux, c’est une sortie indépendante et non en major. Et de trois, pour prouver définitivement mon propos, des mots de RZA, The Saga Continues s’inscrit dans la lignée de Chamber Music (2009) et Legendary Weapon (2011) qui étaient des compilations du style Wu & Friends.

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Wu-Tang Clan « A Better Tomorrow » @@@½


RZA, Raekwon, Method Man, GZA, Masta Killa, Ghostface Killah, Inspectah Deck, U-God, l’esprit d’Ol’ Dirty Bastard et le « dixième homme » Cappadonna, le clan du Wu-Tang est au complet pour ce qui pourrait bien être leur dernière réunion. Un effort de rassemblement qui a nécessité trois ans de tractations et d’annonces, et qui parallèlement a abouti à la conception d’un album unique vendu aux enchères, Once Upon A Time in Shaolin, dont l’identité de l’acheteur ainsi que l’enchère (donnée pour sept chiffres) n’ont pas été révélés.

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Wu Block @@@@


Wu-Block est ce projet cross-over annoncé depuis deux ans, réunissant les personnalités du Wu-Tang, super-groupe mythique depuis 1993 et véritable institution rap qu’on ne présente plus, et un autre collectif venant du Yonkers, les D-Block, qui ne sont autres que The Lox, trio de rappeurs découvert par Puff Daddy en 97 et qui a connu des fortunes diverses avec les Ruff Ryders dans les années 2000. Tous ensemble, ils créent l’événement cet Automne avec un opus rap new-yorkais street et hardcore.

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Wu-Tang « Legendary Weapons » @@@½


Derrière cette sortie sertie de l’emblème du Wu se cache en réalité un intéressant side-project du Wu-Tang, et non un nouvel album officiel du crew de Staten Island. Dans les faits, Legendary Weapons renouvelle l’expérience très réussie de Chamber Music paru durant l’été 2009, dont le principe est de créer un album possédant l’ambiance asiatique et soul typique du Wu-Tang mais avec des producteurs externes : Lil Fame (moitié des groupe hip-hop hardcore M.O.P.), Bob Perry et Noah Rubin.

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Def Jam Rapstar @@@


Ça y est, je l’ai fait. J’ai pu tester Def Jam Rapstar à la maison. Avant de démarrer le jeu, je m’étais dit que ça devait ressembler grosso modo une sorte de karaoké rap. J’allume la Wii, je regarde la présentation et je parcours le menu. Effectivement, c’était difficile de se tromper : on a bien affaire à un karaoké rap. Dans la boîte de Def Jam Rapstar, Konami fournit un outil primordial, aussi bien pour un karaoké que pour un rappeur qui se respecte, le micro. Le précieux objet qu’il nous faut  absolument (brancher) : le microphone (prononcez « maillecrwofôn »), ‘the mic’, l’arme du MC. Test audio, « Mic check one-two, one-two ».

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Meth●Ghost●Rae « Wu-Massacre » @@@½


Juste après la sortie de Only Built 4 Cuban Linx 2, Raekwon avait confirmé qu’un album en commun avec Method Man et Ghostface Killah était sur les rails. On en voit des tonnes chaque années des annonces sur des improbables collaborations qui n’en restent qu’au stade spéculatif (T-Wayne, Juelz Santana & Lil Wayne, CRS avec Pharrell, Kanye et Lupe Fiasco, etc…).

Toutefois, le Chef Raekwon n’a qu’une seule parole dont personne n’oserait mettre en doute. Il a promis un classique (comme un tas d’autres rappeurs qui ne savent plus quoi inventer pour vendre leurs disques), il en a sorti un pour de vrai, lui, alors s’il dit qu’il y aura un disque de Rae/Ghost/Meth, il y en aura un. C’est dit, c’est fait, c’est sorti ! Pas dans de bonnes conditions, puisque Wu-Massacre souffre d’une certaine ambiguité, sur le fond et sur la forme.

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Wu-Tang meets the Indie Culture vol.2 « Enter the Dubstep » @@@1/2


Le premier volet de Wu-Tang Meets The Indie Culture a rencontré en 2005 un large écho dans le hip-hop underground, félicité aussi bien par les fans du Wu que par les spécialistes du rap indé. Aujourd’hui encore, on en parle comme un des meilleurs projets parallèles du Wu-Tang.
Quatre ans après, c’est non pas Dreddy Krueger mais Willy Friedman qui est en charge du second volet sous-titré Enter The Dubstep. Comme son nom laisse indiquer, l’idée est de déporter les œuvres des membres du Wu et Wu-affiliates en Angleterre pour rencontrer la culture underground locale. Une manœuvre extrêmement risquée sur le plan musical car on sort radicalement de la culture hip-hop pour une sous-culture urbaine que seuls quelques initiés connaissent. Voici un article qui tombe à pic pour la semaine anglaise sur Streetblogger !

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U-God « Dopium » @@@


Je me rappelle quand j’ai vu U-God, c’était dans un hôtel parisien, à la rentrée 2007. Le Wu-Tang entamait leur tournée européenne pendant laquelle ils commençaient la promo de leur cinquième album 8 Diagrams. On attendait à l’entrée, les journalistes des divers magasines, de choper les grosses têtes de files du Wu pour une interview juteuse. Sauf Method Man qui a loupé son avion, ni Raekwon qui a mystérieusement disparu après l’appel des journalistes hip-hop. Certains chanceux ont pu avoir RZA, Ghostface, GZA ou Inspectah Deck.

Et personne n’a demandé U-God. Parce que c’était le vilain petit canard du groupe ? Toujours est-il que je garde en mémoire cette image de lui, en train de manger un bout tout seul dans le salon de l’hôtel, sans que personne y prête attention, comme un parfait inconnu. Sauf pour moi bien entendu. Parmi tous les membres du Wu-Tang Clan, U-God a sûrement la plus mauvaise discographie. Quand Mathieu (alias Raging Bull) m’avait fait écouter « Jenny », tiré de son second album : affreux de chez affreux cet espère de morceau bâtard qui ressemblait à de l’électro-pop de cave.

C’est avec méfiance – je crains les otites – que j’ai été écouté Dopium (Frank Radio/ Babygrande) mais c’est presque en rigolant que je vous dirai que ce disque est relativement bon ! La troisième c’est la bonne, c’est écoutable et même mieux, appréciable. Sérieux !

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Wu-Tang « Chamber Music » @@@@


wutang-chamber-musicIl semblerait que les soldats du clan du Wu-Tang soient parvenus à un consensus, afin de mettre un terme à leurs divergences internes. L’abbé RZA a finalement su trouver la solution pour annihiler la tentative de rébellion de Raekwon the Chief et Ghostface Killah en satisfaisant une partie de leurs conditions : faire appel à des musiciens et d’autres producteurs venus d’au-delà des terres Shaolin.

Ceci dit, le RZA reste maître de l’empreinte sonore du Wu en supervisant ce side-project honorable qui rassemble une partie des sabreurs du Wu-Tang (le Ghost, Inspectah Deck, Raekwon,…) ainsi que d’autres nobles tueurs à gage habitant la Eastcoast (Sean Price, AZ, Masta Ace, Cormega,…). Chamber Music n’est pas un nouvel opus officiel du Wu-Tang Clan, c’est une très bonne surprise.

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Wu-Tang Clan « 8 Diagrams » @@@@


Décembre 2007, l’Hiver est froid et morne dans la ville natale du Hip Hop. New-York ne brille plus comme la capitale mondiale du rap game, il ne reste plus qu’un terrain délavé depuis que les vagues Dirty South ont déferlé à répétition aux Etats-Unis jusqu’aux côtes européennes. Les beefs à profusion ont remplacé l’esprit de compétition, les tensions règnent au sein de chaque camp, les pionniers tentent tant bien que mal de rester dans le coup, les MCs hot il y a quelques années se voient claquer la porte au nez par les majors et les rappeurs en perte de buzz sont condamnés à survivre sur le marché des mixtapes ou en indépendant…

La situation est critique sur la Côte Est, New York est devenue en quelque sorte un vaste champ de ruine et ses principaux représentants peinent à sortir le Hip Hop de sa profonde léthargie. L’ambiance y est tellement pessimiste et tendue, que même le grand retour du Wu-Tang Clan, l’un des plus grands groupes mythiques que la scène Hip Hop ait engendré, n’a guère pu éclaircir de son sceau le ciel voilé par cette grande dépression rapologique. Pire, cette institution reconstituée a tourné au fiasco et a subi une crise interne sans précédent…

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Ghostface Killah « FishScale » @@@@½


Dur de ne pas rester impatient et impassible face à certaines nouvelles sorties. Tout le monde était visiblement pressé d’écouter le ‘FishScale’ (Def Jam/ Barclay) de Ghostface, son premier album produit sous l’ère Shawn Carter alias Jay-Z. Le buzz a été conséquent effectivement, et les facteurs qui y ont contribué étaient nombreux: le street-album ‘Put It On The Line’ de Ghostface Killah & Trife Da God, l’annonce d’une collaboration future sur disque avec MF Doom, l’énorme street-single « Be Easy » (produit par Pete Rock) et son refrain accrocheur, … Mais avant toutes choses, l’envie d’écouter un brillant MC au talent indéniable de part ses performances et son charisme.

Chronique originale écrite le 22 Avril 2006

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Wu-Tang meets the Indie Culture @@@@


Dreddy Krueger s’est inspiré du slogan de la firme Apple ce projet avec ‘Think Differently Music’, dont l’emblême est le signe du W aux couleurs arc-en-ciel. Le concept de ‘Wu-Tang Meets The Indie Culture’ est alléchant pour ne pas dire excitant et n’a rien d’une compilation anodine: associer des membres du Wu-Tang Clan, et autres affiliés du Wu, avec la crême des rappeurs undergrounds et indépendants pour en faire des combinaisons redoutables (comme ci-dessus sur le sondage), le tout sur des instrumentaux signés par le maître RZA et son disciple Mathematics. Bien que la majeure partie du Wu-Tang n’ait pas répondu présente (Raekwon, Method Man, Ghostface, Masta Killa et Inspectah Deck out), ce qui importe c’est de voir quel mélange de couleurs rendra le meilleur contraste.

Note: probablement le side-project le plus intéressant du Wu encore à ce jour.

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Masta Killa « No Said Date » @@@@½


Masta Killa est le dernier membre du Wu-Tang à avoir sorti son premier album, c’est pour ça que No Said Date (Nature Sounds) ce quelque chose de particulier par rapport aux autres membres du groupe. C’était un réel événement sur la planète Wu. Après onze ans de carrière rapologique et quatre albums avec le Wu-Tang Clan, voici enfin (!) donc le premier album solo de Masta Killa. Ce n’était pas trop tôt…

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Wu-Tang Clan « Wu-Tang Forever » @@@@©


Récapitulons. Après le boom de Enter The Wu-Tang, Method Man, ODB, Raekwon, GZA et Ghostface Killah ont sorti chacun leurs albums, échelonnés sur trois ans, cumulant wu-bangas, wu classics, dont deux classiques indiscutables, des disques d’or et des renommées internationales, chacun sur des labels différents, chacun affirmant son style, son égo, sa technique. On a très bien compris que ce sont les meilleurs d’entre eux qui ont pu avancer sur l’échiquier, sous le contrôle du monomaniaque RZA bien entendu.

Définitivement, The Abbot est la pièce maîtresse du jeu, celui qui envoie son armée sur le champs de bataille en développant stratégie, avec un droit de regard sur tout, le tout en avançant à leurs côtés : c’est bien lui le roi. Et cette stratégie a admirablement fonctionné, le Wu-Tang a ainsi conquiert la planète, une vague puissante qui est venue s’échouer jusque sur nos côtes méditerranéennes avec IAM.

Rétrospective écrite en Octobre 2016

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Wu-Tang Clan « Enter the Wu-Tang (36 Chambers) » @@@@@©


9 Novembre 1993. Cette histoire, on la connaît tous, jusque sur le bout des ongles, comme chacun des refrains de ce monument sacré.

Enter The Wu-Tang (Loud Records) raconte les débuts de huit combattants légendaires venus de Brooklyn et Staten Island, rebaptisé Shaolin, et de leur abbé, ce maître à penser qui les guidera tels les pièces d’un échiquier dans leur conquête du rap new-yorkais, de la Eastcoast puis de tous les States, et enfin, du monde entier. Il n’y avait pas de hiérarchie pré-établie dans ce groupe soudé né dans les rues de deux ghettos new-yorkais. Si Raekwon avait l’attribut de chef…

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