Archives du mot-clé Rick Rubin

Eminem « REVIVAL » @@


Glissant sur la pente verglaçante depuis Recovery, ma réaction à l’arrivée de ce neuvième d’un de mes ex-rappeurs favoris était d’y aller à reculons. Était-il capable de tomber plus bas encore? Mon intuition me disait que c’était possible et qu’il fallait envisager cette éventualité. Et ça s’est désastreusement confirmé. Avec REVIVAL, notre ancien cauchemar de l’Amérique devenu drug-free s’est transformé en tout ce qu’il détestait pour effrayer ce public qui se teignait en blond dans les années 2000, celui qui se levait pour le vrai Slim Shady. Un vrai scandale. Revue de mon live-tweet des 8 et 10 Janvier, en m’excusant par avance pour les coquilles qui se sont glissées spontanément.

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Kanye West « The Life of Pablo » @@@½


Je veux vous parler du plus grand artiste rap de tous les temps, d’un album magnifique, de l’oeuvre de toute une vie, le pinacle d’une carrière, l’achèvement ultime après la construction d’une famille avec une femme vertueuse, de quelque chose d’absolument grandiose, qui fait battre notre coeur.
Ce n’est pas du tout l’objet de cette chronique.
Non en vrai, je vais plutôt parler d’un album conçu dans la précipitation dont on pouvait suivre les étapes de ce puzzle comme un programme de Twitter-réalité, et dont l’auteur est un homme avec un immense trou noir entre les fesses et un melon capable de provoquer une éclipse solaire, tout ça pour au final faire la quête pour les Illuminatis.

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Wu-Tang Clan « A Better Tomorrow » @@@½


RZA, Raekwon, Method Man, GZA, Masta Killa, Ghostface Killah, Inspectah Deck, U-God, l’esprit d’Ol’ Dirty Bastard et le « dixième homme » Cappadonna, le clan du Wu-Tang est au complet pour ce qui pourrait bien être leur dernière réunion. Un effort de rassemblement qui a nécessité trois ans de tractations et d’annonces, et qui parallèlement a abouti à la conception d’un album unique vendu aux enchères, Once Upon A Time in Shaolin, dont l’identité de l’acheteur ainsi que l’enchère (donnée pour sept chiffres) n’ont pas été révélés.

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Eminem « The Marshall Mathers LP 2 » @@@


Est-ce que vous entendez la ritournelle « guess who’s back? » Hé oui, encore lui, Eminem est de retour, pour la sixième fois au moins. On se serait un peu douté, il y a eu des signes avant-coureurs : une casquette flanquée de son E inversé sur laquelle étaient cousues les dates de sortie de ses albums dont 2013 et des concerts partout dans le monde, avec cette escale immanquable au Stade de France.

L’annonce de l’album n’a pas tardé : ce sera Marshal Mathers LP 2.

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Kanye West « Yeezus » @@@@


Celui qui pour beaucoup a été considéré comme un messie du rap à ses débuts en 2003 nous présente sa nouvelle « création », sa sixième (si on ne compte pas Cruel Summer), Yeezus. Et c’est devenu une habitude avec chaque nouvelle sortie de Kanye West, les vagues de débats passionnés, des articles de presse plus ou moins bien renseignés, tout ces éléments médiatiques qui font que l’un des rappeurs/producteurs les plus influents de ces dernières années devient le centre du monde, en bien, ou en mal.

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Justin Timberlake « FutureSex/LoveSound » @@@@½


Avec ‘Justified‘ réalisé par The Neptunes/Timbaland, Justin a connu en 2002 une métamorphose spectaculaire en passant de *N’Sync à une carrière solo pop/r&b. Et que vous le veuillez ou non, le pari était franchement réussi. Quatre ans plus tard, la paire Timberlake/Timbaland refait surface avec ‘FutureSex/LoveSounds’ (Jive/Zomba/Sony-BMG) histoire de reconquérir leur suprématie dans le monde de la musique. Timbaland a déjà fait son grand retour avec la chanteuse latino/canadienne Nelly Furtado, Justin Timberlake quant à lui se doit de confirmer les espoirs placés en lui/ses réels talents. Pour ceux qui en doutent d’entrée, il y a le bouton on/off pour cela.

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Slim Thug « Already Platinum » @@@@


Houston, nous avons un problème. Son nom : Slim Thug. Son label : Boss Hogg Outlawz. Son partenariat : Star Trak. Sa maison de disque : Geffen/ Interscope. Ses producteurs : Mr Lee et The Neptunes. Sa clique : Boyz N Blue. Sa hometown : H-Town.

Ce futur ponte du Dirty South a fait ses classes parmi Micheal Watts, patron de SwishaHouse, et feu DJ Screw, le même promoteur qui a remarqué Lil Flip. Avec ses compères Paul Wall et Mike Jones (who ?), ils ont à trois signé à eux trois le gros carton de l’hiver 2004/2005 « Still Tippin’ » qui les a fait connaître partout hors des frontières du Texas. Avec sa signature sur Geffen, Slim Thug était d’avance promu au rang de super artiste. Il s’autoproclamait déjà Boss Of The South grâce aux ventes faramineuses de ses mixtapes à H-Town, consacré platine dans le milieu underground. Ce qui a donné l’idée d’appeler son premier disque en major ‘Already Platinum’, avec en renfort les Neptunes et le producteur local Mr Lee à la production de ce rookie de l’année 2005.

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Lil Jon & The Eastside Boyz « Crunk Juice » @@@@@


SaLut leS AMinChes! Lil JoN çA VouS DiT QueLQuecHoSe? Ce MeC QuI GueuLe A Tout Va Des ‘YEAAaAaH’, ‘What?!?’ et ‘OkAyYy’ La BouChe PlaTinEe TouJourS GrAnde OuvErte, SeS GroSsEs LuNEtteS NoiRes eT SeS GroSses DreAds BienS CradoS. LiL Jon C’eSt AuSsi Le ProDuCteuR le Plus GroS VenDeUr De DisQueS en IndéPenDAnt avEc 2 MillIonS d’eXempLAires de ‘KinG Of CRunK’ OuaAAaAAais! C’eSt AuSsI Le HiTCluBber le Plus DeManDé De La PlanèTe aVec PhArreLl. GrAce A Son Tube « Yeah » Avec UshEr, Jon jOuiT DéSormAis D’Un SucCès InTerNatioNAl Sans EquiVoque! CooOoOol!

Chronique originale écrite en Novembre 2004

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Jay-Z « The Black Album » @@@@½


« From my hard knock life time to the gift and the curse/I gave you volume after volume of my work so you can feel my truth/I built a dynasty by bein one of the realest niggas out way beyond reason yall can’t doubt/ From my blueprint beginning to my Black Album ending/If you listen close you’ll hear what i’m about » rappe Jay-Z sur « Moment Of Clarity« , produite par Eminem. Un refrain d’anthologie retraçant toute sa discographie et un parcours hors du commun : deux classiques (Reasonable Doubt et Blueprint), une trilogie, un album du Roc A Fella au complet (Dynasty), un live accoustique (MTV Unplugged), un album duo avec R Kelly (puis un second l’année d’après) et un double-album (Blueprint 2: The Gift & The Curse). Total des courses : près de vingt millions d’albums vendus.

Chronique originale écrite en 2004 revue en 2016

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Public Enemy « It Takes a Nation of Millions to Hold Us Back » @@@@@©


Eté 1988, un tremblement de terre surgit de Long Island : « Rebel Without a Pause ». Un tremblement d’une intensité similaire à celle survenue sur la côte californienne avec l’arrivée de Straight Outta Compton des N.W.A. Cette sirène (qui est en faite une boucle de cuivre retravaillée) qui élève le niveau d’alerte à l’état d’urgence, des lyrics conscients très durs mais pas négatifs : une parfaite description du style de ce groupe mythique, mais ce n’est pourtant qu’un aperçu de ce que nous réserve ’It takes a nation of millions to hold us back’. Un véritable lance-missiles ! Les sirènes hurlent dès l’intro, et l’on est immédiatement amené à faire du bruit par la suite. On n’aurait pratiquement pu rêver meilleure introduction à l’album.

Chronique originale écrite sur Rap2K en Octobre 2005

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LL Cool J « Radio » @@@@½


Milieu des années 80, le mouvement Hip Hop commence à s’organiser avec la création de labels comme Tommy Boy. À cette époque, Russell Simmons (qui n’est autre le frère de Joseph Simmons alias Rev Run des Run DMC) s’associe avec Rick Rubin et Lyor Cohen pour entrer dans le patrimoine du Hip Hop en fondant la structure Def Jam Recordings. L’un des tout premiers artistes à y être signé est un MC qui se prénomme James Todd Smith, il a dix-sept ans et vient de Queensbridge. Son pseudonyme à rallonge qui est le suivant, Ladies Love Cool James, n’évoque pas grande chose pour certains mais le diminutif Ll Cool J, c’est sûrement le cas. C’est ainsi que ‘Radio‘, sorti en 1985, sera le tout premier album de LL mais aussi le premier LP édité par Def Jam. C’est un fait, un fait un historique.

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Beastie Boys « Licensed to Ill » @@@@½©


1986, la musique Hip Hop est en plein essor et voit les premières structures fleurir de toute part (Tommy Boy, Cold Chillin’, Def Jam Recordings…). Un mouvement dont l’ampleur à cette époque était bien sous-estimé et décrié par des gens qui n’envisageaient pas une minute de voir le rap devenir un genre majeur, un style qui englobait une multitude d’adeptes de différents styles musicaux : le reggae, la funk, la soul, le jazz, le blues, le spoken-word, l’électro (qui en était à ses balbutiements) et… le rock’n roll baby !

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