Archives du mot-clé Chrisette Michele

2 Chainz « B.O.A.T.S. II: #METIME » @@@½


J’étais convaincu que je n’allais pas du tout aimer cet album en partant de l’idée qu’il serait une banale suite du premier, que j’avais trouvé bien chiant. Puis je n’arrêtais pas de penser que 2 Chainz n’était qu’un bouffon dont je ne saisissais pas pourquoi tant de rappeurs voyait de l’intérêt à lui proposer des feats si ce n’est pour sa hype (je pense à Cruel Summer, l’album d’A$AP Rocky, etc…). Rien qu’un rappeur au succès tant éphémère que tardif. Je reconnais que je me suis bien planté avec B.O.A.T.S II: #METIME. En réalité, c’est lui qui m’a convaincu du contraire, comme ça a été le cas avec Lil Jon en 2004.

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Eve « Lip Lock » @@


L’album du rattrapage après le rendez-vous manqué Here I Am en 2007. Sa signature pour la seconde fois chez Aftermath a fait chou blanc malgré deux singles qui avaient pourtant bien tourné cet été là, « Tambourine » produit par Swizz Beatz et « Give It To You » featuring Sean Paul. Le disque était fin prêt mais Interscope l’a finalement annulé après de multiples reports. Soit… de toute façon Eve avait de quoi assurer ses arrières grâce à ses programmes TV et autres séries. Ce qui ne l’a pas empêchée d’enregistrer un quatrième disque pendant ses heures perdues, Lip Lock. Onze années sans sortir d’album, ça fait un bail! Faire un come-back est une chose, mais redevenir la rappeuse qu’elle était avant, ça restera au stade de souvenir hélas.

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Robert Glasper Experiment « Black Radio » @@@@


Comme le trompetiste Roy Hargrove, Robert Glasper fait partie de ces musiciens qui ont oeuvré autour des années 2000 au mouvement Soulquarian, cette mouvance réunissant hip-hop et néosoul. Il a travaillé aux côtés de Common, Erykah Badu, J Dilla mais aussi Meshell Ndeogecello, Maxwell, Q-Tip et Kanye West. Accompagné de sa propre formation The Robert Glasper Experiment, le pianiste, qui joue aussi du Fender Rhodes, revient avec Black Radio, son cinquième album paraissant chez le prestigieux label jazz Blue Note.

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Rick Ro$$ « Teflon Don » @@@@


Avec Deeper Than Rap, Rick Ross a trouvé le style sur-mesure qu’il lui fallait, du gros son rap soulful et chic. Et comme il gagne en puissance à chaque nouvelle sortie, cette fois il cache sous les habillages de la J.U.S.T.I.C.E. League, les producteurs qui définissent le mieux son type d’instru de prédilection, un gilet à l’épreuve des balles. Vu son statut, la protection rapprochée des Triple C ne suffit plus.

De ce fait, en plus de porter le nom du célèbre mafieux Freeway Ricky Ross (qui lui a collé un procès au cul dernièrement) ou encore celui d’Albert Anastasia, il se permet de reprendre le nom emblématique de Teflon Don, l’autre surnom de John Gotti, dont la familia veut aussi interdire l’appellation au rappeur floridien. Raison de plus de se prémunir de cette réalité qui rattrape la fiction.

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Raheem DeVaughn « The Love & War Masterpeace » @@@@½


Cela ne fait plus de doute maintenant : Raheem DeVaughn sonne comme un nom prestigieux de la soul/r&b. Confirmé par deux nominations aux Grammy Awards (en 2008 pour son titre « Woman » et en 2009 avec « Customer »), Raheem n’a pourtant pas bouleversé ses habitudes en continuant de collaborer aussi bien avec des pointures du rap (De La Soul, Ghostface, The Game) que des artistes hip-hop pas encore révélés au grand public (X.O. Des Diamond District, Apple Juice Kid,…). Le succès ne lui est pas monté à la tête, seul la reconnaissance de son immense talent lui suffit. Et sa soul music haut de gamme, il s’en sert sur The Love & War Masterpeace (choisissez de préférence la version Deluxe) pour transmettre l’éternel message de paix « faites l’amour, pas la guerre », à travers un discours engagé.

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Wale « Attention Deficit » @@@@


Après Asher Roth, Kid Cudi et Drake, au tour de Wale de faire son entrée dans la cour des grands avec Attention: Deficit. Originaire de Washington et révélé très tôt par son street-hit « W.A.L.E.D.A.N.C.E. » aux MTV VMA 2007, il tape dans l’oeil de Mark Ronson (producteur de Rhymefest et Amy Winehouse) cette même année lorsqu’il lui propose de participer au remix de « Smile » de Lily Allen. Conséquence il signe sur AllIDo Records. Mais ça aurait très bien pu être Roc Nation, pour qui son pote Young Chris a joué les intermédiaires.

Ce sont les mixtapes qui ont surtout fait le buzz de ce rookie et sa reconnaissance croissante ne lui ont pas fait perdre les pédales, la preuve : ses dernières tapes Mixtape about Nothing et Back to the Feature [cliquez ici] sont de très bonne facture. Mais je sais par expérience que l’enthousiasme provoqué par la qualité des mixtapes peut très vite se transformer en désillusion une fois l’épreuve du premier album tombée. En ce qui concerne Wale, il a réussi son examen de passage.

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The Game « LAX » @@@@


Grâce à Doctor’s Advocate, The Game a prouvé à la face du monde qu’il ne devait pas son talent qu’à son recruteur Dr Dre et les refrains de 50 Cent, mais qu’il demeurait bel et bien le nouvel émissaire de la Westcoast. C’est en lui seul qu’il a puisé les ressources pour tenir le coup dans le rap game, au fait que les gens l’ont enfin accepté comme un vrai MC à part entière – qui sait en plus très bien choisir lui-même ses producteurs -, voguant bien au-delà de sa simple réputation de Bloods originaire de Compton pris sous l’aile du bon docteur en 2004 alors qu’il savait tout juste rapper. Avec le temps, Chuck Taylor (son autre alias) s’est aussi assagi, il attise moins la controverse. L’avez-vous entendu assener un diss ces derniers mois, hormis une pique envers les G Unit placée dans une interview ? Comme quoi, sa campagne G Unot a fait son effet, tout comme le buzz autour d’une possible collaboration avec Dr Dre sur The D.O.C., devenu LAX (le nom de l’aéroport international de Los Angeles), annoncé comme étant son dernier album solo… Info ou intox ? Le mystère demeure, mais le MC de Compton est notoirement une girouette de nature…

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The Roots « Rising Down » @@@@


Pour gagner du temps, on vous dispensera du sempiternel paragraphe d’introduction récapitulant la biographie et la discographie exceptionnelle d’une des meilleures formations hip-hop au monde que sont The Roots.

Aujourd’hui à leur huitième album studio, leur second à paraître chez Def Jam, le groupe de Philadelphie est plus que jamais en phase avec l’actualité et le moral des gens, entre dépression, oppression, menace de récession économique (crise des subprimes), régression de la considération des descendants des immigrés et tout un tas d’autres pressions, tensions, agressions… Et pour cause, le contexte politique et la cause afro-américaine sont au centre de tous les débats aux Etats-Unis en ce moment, et pas seulement avec la campagne de Barak Obama pour l’investiture démocrate. Depuis les dévastations provoquées par l’ouragan Katrina en 2005 qui a transfiguré les Etats du Sud en pays du Tiers-Monde, la cicatrice refermant l’épisode sombre de la traite des Noirs s’est rouverte telle une plaie infectée et béante. Les vieux démons ont rejailli de l’inconscience collective, il n’y a qu’à regarder ce qui s’est passé avec les propos insultants de Don Imus, le fait-divers Jena 6 et le meurtre de Sean Bell. Des affaires sensibles très médiatisées pour constater dans notre une grande démocratie comme la leur que la communauté afro-américaine souffre de discriminations raciales révoltantes et d’aberrations judiciaires tout à fait scandaleuses. Toute cette page politique et sociale est une source d’inspiration pour des artistes hip-hop comme les Roots sur ce Rising Down et prochainement Nas et son très attendu Nigger (rebaptisé Nasir).

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Ghostface Killah « The Big Doe Rehab » @@@@½


Comme Amy Winehouse, Ghostface Killah part en cure, mais une cure un peu spéciale : une cure d’oseille. En réalité, The Big Doe Rehab narre l’histoire d’un rêve de grandeur, celle d’un mec de la banlieue de Staten Island qui possède le temps d’un séjour surréaliste le succès et la célébrité, les liasses de billets verts, les nanas canons,… Imaginez le glorieux délire. Triple chaînes en or autour du cou, poing américain ‘Ghost’ en diamant incrusté, costar blanc immaculé, parka en fourrure, bref la panoplie vestimentaire est des plus clinquantes. L’épate rejoint l’égo lorsque Ghostface se permet de faire décaler la sortie de 8 Diagrams du Wu-Tang Clan qu’il juge merdique. Grosse tête, publicité, coup de gueule ou affaire de goût ? Personne ne sait vraiment. Pendant tout ce remue-ménage, le légendaire Kid Capri ouvre les hostilités avec « We Celebrate », une ôde au Hip Hop festif en reprenant une boucle ultra-connue des Rare Earth.

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Chrisette Michele « I Am » @@@@1/2


Vous l’avez sûrement tous découverte avec émerveillement sur deux singles des grands MCs de ce monde, « Lost One » de Jay-Z et « Can’t Forget About You » de Nas. Je parle de Chrisette Michele, cette jeune chanteuse de soul qui nous a littéralement ensorcelée par sa voix feutrée qu’on jurait provenir des belles années de la Stax et la Motown. Ce qu’on souhaite en général d’une telle artiste après des apparitions aussi remarquables, c’est qu’elle sorte un premier album qui conforte tous nos espoirs placés sur ses épaules, dans la veine soul moderne que l’on s’imaginait.

C’est chose faite avec I Am, notre rêve est devenu réalité. Et pour vous montrer à quel point cette artiste est très estimée, il suffit de scruter la liste de producteurs conviés pour cet opus (dont, pour information, l’enregistrement a précédé sa signature chez Def Jam Recordings) : l’empereur du r&b classique Babyface, monsieur John Legend, Salaam Remi et Will.I.Am.

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Jay-Z « Kingdom Come » @@@½


Quand j’ai écouté pour la première fois ce Kingdom Come, ça m’a procuré le même effet que les précédents disques de Jay-Z : un certain dépaysement, un temps d’adaption à la nouvelle forme sonore (signée Just Blaze et Dr Dre, ainsi que les Neptunes, Swizz Beatz et un très bon DJ Khalil). Bref, c’est comme s’il n’avait jamais pris sa retraite qui n’aura duré que deux ans. Quoique, une fausse retraite puisqu’il a sorti deux albums collaboratifs, un second (cuisant échec) avec R Kelly et un autre mash-up avec les Linkin Park. C’est bel et bien réel. Comme Jordan, il est revenu dans le game. C’est le retour du roi de New-York dans un costard de président du Hip-Hop. Call it a come-back.

D’après un commentaire publié le 3 Décembre 2006

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