Stoupe The Enemy Of Mankind « Decalogue » @@@1/2


stoupe-decalogueTiens, j’ignorais que Stoupe sortait un disque. Ben maintenant je le sais vu que je l’ai entre les mains. J’ai dû zapper un truc dans le flux d’informations en continu, tant pis mais au moins je n’ai pas manqué de l’écouter. Bon j’arrête mon petit monologue pour vous parler de Decalogue, le premier album de Stoupe The Enemy of Mankind, producteur très estimé des Jedi Mind Tricks depuis leurs débuts. C’est véritablement cet homme qui a ‘designé’ la texture sonore de ce légendaire groupe underground et de leur nombreux sbires. Ceux qui s’y connaissent en latin ont deviné que ‘deca’ signifie ‘dix’, soit le nombre de titre composant ce disque – sans surprise – aux accents latinos et musique classique prononcés.

Les accents latinos et musique classique, qui sont les éléments de base des instrumentaux de Stoupe, sont effectivement prononcés, comme ça a toujours été le cas, mais le côté latino supplante le classique sur Decalogue. Il nous surprend même à apporter des vibes festives venues des Caraïbes sur « That’s Me » avec Joell Ortiz, le frère spirituel de Big Pun. Venant d’un producteur réputé pour être froid et sinistre, c’est étonnant de sa part de concevoir une track ensoleillée et chaleureuse genre bar cubain de Miami, mais pas désagréable, au contraire. Pareillement, « Speakeasy » avec les Outerspace est vraiment sympa, un terme que l’on utilise quasiment jamais quand on parle des Jedi Mind Tricks, et « Find A Way » feat Lorrie Doriza s’échappe des règles musicales puisque ce n’est pas du rap, ça ressemble plus à une chanson mélancolique. Doit-on parler de softcore à ce compte-là?

La réponse est non, car les soldats les Army of Pharaohs participent à ce Decalogue et logiquement ça fait pencher la balance vers le côté obscur. Sans retrouver l’esprit très hardcores des deux volets des AOTP, les tueurs nés Outerspace, Block McCloud, Demoz, Des Devious, King Magnetic et Reef Da Lost Cauze font leur job instinctivement mais leur ton a baissé d’un ton, leur force de frappe amoindrie. On est en deça du niveau ‘brut de décoffrage’ habituel et on est un peu déçu du coup, peut-être parce que les instrus de Stoupe ont perdu de leur superbe à force de s’adoucir avec le temps. « The Torch » demeure classique avec son sample de classique, on a un lourd sentiment de déjà-vu. Vinnie Paz est le grand absent de cet album, heureusement Jus Allah (qui a effectué sa réinsertion réussie au sein des Jedi Mind Tricks sur History of Violence) rehausse la barre le temps d’un couplet sur « Evil Deeds ».

L’autre particularité de Decalogue, en plus des escapades latines, vient des featurings, des Mcs new-yorkais à forte reput’, comme Joell Ortiz, Saigon, Supastition et des membres destinés à entrer naturellement dans le cercle des JMT, comme Slaine (La Coka Nostra) et les M.O.P.. Hélas, Billy Danze et Lil Fame ont chopé une mononucléose subite sur « Transition of Power » parce que ça ne casse pas la baraque, et Saigon ne motive pas des masses sur « When The Sun Goes Down ».

Pour les non-initiés, Decalogue fait office d’une entrée en matière ‘en douceur’ (comparé à leur violence habituelle) dans l’univers des Jedi Mind Tricks, pour les amateurs des JMT (dont je fais moi-même partie) ce sera un album estampillé JMT pas tout à fait comme les autres, loin d’être passable et loin d’être extraordinaire, et pour les ultrafans un album de plus sur l’étagère à CD.

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