Archives du mot-clé Public Enemy

Public Enemy « Nothing is Quick in the Desert (except death) » @@@½


De 1987 avec la sortie de Yo! Bum Rush the Show chez Def Jam à cette année, cela fait 30 ans de carrière dans les jambes de Public Enemy. De fait, le groupe emmené par les légendaires Chuck D, DJ Lord et Flavor Flav tient le record de longévité dans la musique rap et pour fêter cet anniversaire, ils ont fait cadeau de cet opus inédit titré Nothing is Quick in the Desert (except death), temporairement téléchargeable gratuitement sur BandCamp (mais plus maintenant, c’était jusqu’au 4 juillet, flûte!).

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Def Jam Rapstar @@@


Ça y est, je l’ai fait. J’ai pu tester Def Jam Rapstar à la maison. Avant de démarrer le jeu, je m’étais dit que ça devait ressembler grosso modo une sorte de karaoké rap. J’allume la Wii, je regarde la présentation et je parcours le menu. Effectivement, c’était difficile de se tromper : on a bien affaire à un karaoké rap. Dans la boîte de Def Jam Rapstar, Konami fournit un outil primordial, aussi bien pour un karaoké que pour un rappeur qui se respecte, le micro. Le précieux objet qu’il nous faut  absolument (brancher) : le microphone (prononcez « maillecrwofôn »), ‘the mic’, l’arme du MC. Test audio, « Mic check one-two, one-two ».

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Public Enemy « How to Sell Soul To Souless People Who Sold Their Soul » @@@@


Hé bien, les papis font la résistance, les Public Enemy semblent toujours aussi increvables par les temps qui courent et malgré la cinquantaine qui approche inexorablement. L’escouade de choc nous avait offert l’an dernier Beats And Places, l’album de leur 20e anniversaire, ainsi que Remix of a Nation, la variante remixée de Rebirth of a Nation (intégralement produit par la panthère noire Paris). Si ma mémoire est bonne, Beats And Places s’achevait sur le titre « If I Gave You Soul ». Pourquoi fais-je allusion à ce morceau, simplement pour faire la transition avec leur nouvelle bombe How To Sell Soul To Souless People Who Sold Their Soul ? (qui se traduit par « comment vendre des âmes à des gens sans conscience qui ont vendu leur âme ? »). Pour des raisons pratiques, j’abrégerai ce nom à rallonge en HTSSTSPWSTS? (afin d’éviter de le retaper en entier à chaque fois). Détail important sur ce disque carrément énorme :  le retour du Bomb Squad à la production, en la personne de Gary G-Wiz. 

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Public Enemy « Beats & Places » @@@@


25 ans que les Public Enemy sont en activité, c’est un anniversaire qui se fête ! Après avoir conquit la planète pour répandre leur message de paix, rallié des millions de partisans pour leur lutte pacifique contre le pouvoir en place, plaidé pour la cause des afro-américains, les vétérans Chuck D et Flavor Flav (krkrkrkr) prouvent leur bonne Foi avecBeats And Places. Un cadeau composé en premier lieu d’une partie CD, qui recueille une bonne douzaine de missiles nucléaires totalement inédits et fraîchement enregistrés, décompte fait de l’intro, de « Do You Wanna Go Our Way » en live, du « Air Conditionning » revisité et de l’interlude « PE Break It To Pe.A.Ces » qui regroupe leurs phrases mythiques. Comme une surprise en cache souvent une autre, un DVD vient compléter le support en proposant une douzaine de clips et quelques documentaires.

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Public Enemy featuring Paris « Rebirth of a Nation » @@@½


Prévu officiellement cet été, ‘Rebirth of a Nation’ (Guerilla Funk Recordings/ Groove Attack/ Nocturne) est sorti finalement au mois de Mars. L’affiche de cet album s’annonçait explosive et sonnait la révolution pour une nouvelle renaissance (en non l’inverse comme la France a connu avec Napoléon): du côté Est nous avons les Public Enemy et de l’autre, l’enemi public numéro 1 de la côte Ouest, la panthère noire Paris. Le trio formé s’était connecté ensemble sur ‘Sonic Jihad’ de Paris, sur l’incendiaire « Freedom (remix) » avec les Dead Prez en featuring. C’était déjà prometteur et donnait un avant-goût d’un album en commun que voici. Les soldats de la vérité font monter le volume et partent en guerre contre les hautes institutions politiques américaines, Bush et compagnie,… L’art de combattre le mal par le bien, à une période où la musique rap adoucit peu les moeurs.

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Public Enemy « New Whirl Odor » @@@@


Les Public Enemy venaient de passer un long passage à blanc après leur 5e disque sorti en 1994 (‘Muse Sick N Hour Mess Age’). Nous avons eu droit à la B.O. de ‘He Got Game’ et ‘There’s a Poison Goin On’ (1999) annonçant un pseudo-retour avant que Chuck D, très visionnaire, décide de laisser des exclusivités en libre téléchargement légal sur son site Internet. Mais faute de rentabilité, il est en revenu à un format plus matériel en revenant au début du 3e millénaire avec ‘Revolverlution’ (2002). Sans grands échos.

Dans le contexte actuel que nous connaissons trop bien et l’anti-américanisme palpable dans notre vieille Europe à cause d’un George “double V” qui terrorise la planète entière, Chuck D, Flava Flav, Professor Griff et DJ Lord redébarquent en cette année 2005 avec un plan qui en plusieurs étapes. La première fut d’abord de sortir un nouveau best of de morceaux indispensables (‘Power To The People & The Beats – Public Enemy’s Greatest Hits’), histoire de remettre dans le bain les amateurs de hip hop qui veulent revivre les plus gros cartons des PE du siècle dernier. La seconde étape est d’entamer une trilogie qui commence avec cet album ‘New Whil Odor’, qui sera suivi du fameux ‘Rebirth Of A Nation’ sur la label de Paris (Guerrilla Funk) en Janvier 2006 et puis plus tard ‘How You Sell Soul To a Souless People Who Sold Their Soul ?’ prévu pour l’été 2007.

Note: les Public Enemy ont réalisé un retour fracassant en indépendant avec ce premier volet de leur trilogie. Pour cet album, ils sont même passés chez Ardisson pour leur promo française. Leur trilogie a scrupuleusement suivi leur calendrier prévisionnel.

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Public Enemy « Fear of Black Planet » @@@@@©


De nos envoyés spéciaux de la Planète Noire, Chuck D, Flava Flav, Professor Griff et DJ Terminator X assènent en 1990 un troisième coup dans la nuque des institutions américaines avec ‘Fear Of A Black Planet’. Cette ogive garde la même recette que les opus précédents (surtout ‘It Takes A Nation…’), en se focalisant plus particulièrement sur les thèmes afro-américains en cette période de crise régie par le président républicain George Bush senior qui avait peur d’une sorte de ‘grand remplacement’. L’artillerie lourde est de sortie, tous revendiquant, militant, pour une démocratie pseudo-anarchiste, la reconnaissance et la compréhension d’une sous-population urbaine trop écartée de l’intelligentsia new-yorkaise.

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Public Enemy « It Takes a Nation of Millions to Hold Us Back » @@@@@©


Eté 1988, un tremblement de terre surgit de Long Island : « Rebel Without a Pause ». Un tremblement d’une intensité similaire à celle survenue sur la côte californienne avec l’arrivée de Straight Outta Compton des N.W.A. Cette sirène (qui est en faite une boucle de cuivre retravaillée) qui élève le niveau d’alerte à l’état d’urgence, des lyrics conscients très durs mais pas négatifs : une parfaite description du style de ce groupe mythique, mais ce n’est pourtant qu’un aperçu de ce que nous réserve ’It takes a nation of millions to hold us back’. Un véritable lance-missiles ! Les sirènes hurlent dès l’intro, et l’on est immédiatement amené à faire du bruit par la suite. On n’aurait pratiquement pu rêver meilleure introduction à l’album.

Chronique originale écrite sur Rap2K en Octobre 2005

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