Archives du mot-clé Poo Bear

Ty Dolla $ign « Beach House 3 » @@@½


Le chanteur/producteur californien aux dreads et $ tatoué en grand sur la gorge a attendu la Cuffin Season’ pour dévoiler ce qui n’est pas la mixtape n°3 de la série Beach House, mais bel et bien son second album. Sans surprise, ce monsieur featuring en puissance nous plonge dans son triangle des Bermudes, entre trap’n b, r&b aux « good old flava » et ambiance westcoast.

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Lupe Fiasco « Food & Liquor II: The Great American Rap Album part 1 » @@@


Essayons de faire comme si Lupe Fiasco n’avait jamais sorti Lasers. Mmh facile à dire, le mal est fait et ancré profondément. Alors faisons comme si nous ne l’avions jamais écouté? Bah trop tard… Espérons que Food & Liquor II le remette dans le droit chemin alors. Car cette [je-ne-trouve-pas-les-mots-pour-exprimer-cette-infâmie] que fut Lasers a fait passer Lupe de rappeur modèle, qu’il est très vite devenu avec Food & Liquor puis The Cool, à un celui d’un banal rappeur ultra-commercial du même acabit qu’un Flo Rida. Ce nouvel album a un véritable enjeux : reconquérir sa fanbase et de ce fait, récupérer la place qu’il a perdu, celle du rappeur rebel-intello-visionnaire et extrêmement doué avec une conscience politico-sociale. C’est faisable. Cependant sous-titrer Food & Liquor 2e du nom avec The Great American Rap Album c’est exagéré non? Chronique du ‘black album’ de Lupe Fiasco….

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Yelawolf « Radioactive » @@@


Dans le tout premier numéro de Now Playing, j’avais consacré un article sur le phénomène Yelawolf, un rappeur sudiste atypique au sang Cherokee fraîchement signé chez Shady Records. Pas que je veuille me dispenser d’une introduction mais pour simplement éviter la redite, allons directement aux faits : Radioactive doit son nom à quelques morceaux potentiellement ‘radio-actifs’. Pas la peine de crier au loup, c’est pas Fukushima…

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Method Man & Redman « Blackout! 2 » @@@@


Avant d’écrire quoi que ce soit, j’aimerai d’abord annoncer le premier anniversaire de mon blog : et oui,  j’ai créé Sagittarius Hip Hop Reviews le 31 Mai 2008, avec comme première chronique 8 Diagrams du Wu-Tang Clan ! Et en transitant habilement par le Wu, je passe à Method Man & Redman qui viennent de sortir le second volet de Blackout! chez Def Jam.

C’est évident que le contexte de cette sortie n’est plus du tout la même qu’il y a dix ans. Réunion explosive entre les deux plus gros fumeurs d’herbe de la planète, Blackout! est sans aucun doute considéré comme un album rap culte, dont sont extraits la tuerie inoxydable « Da Rockwilder » et leur célèbre hymne « How High » dans sa version originale, avec son refrain que tous les fans connaissent par coeur. Un titre incontournable qui a inspiré le film du même nom sorti en 2002 avec un scénario complètement loufoque. En ce temps pas si lointain, le Funk Doc et Mr Mef étaient ultra-hype et leurs aventures en solo cartonnaient bien.
Les choses ont évolué très vite dans le rap game en une décennie mais le charisme et le tempérament des Blunt Brothers demeurent intacts, les chanceux qui les ont vu ensemble sur scène peuvent en témoigner autant que moi. Blackout! 2 n’était pas aussi attendu que son illustre prédécesseur, cependant dans le genre « Machintruc ricain 2, le retour », c’est une bonne séquelle. Rallumez votre poste sur la fréquence WKYA, We Kickin’ Your Ass Radio!

Fat Joe « The Elephant in the Room » @@@


Pour des raisons qui me dépassent, Me, Myself & I avait réussi à plaire à ceux qui attendaient Joey Crack au tournant, sauf moi. Personnellement, comme peu d’autres, je n’ai pas été convaincu d’un pouce par l’authenticité de cet album. D’abord par le principe de ramener New-York avec des instrus de producteurs de Miami, un Scott Storch en perdition et des feats pas du tout Eastcoast (Lil Wayne et The Game). Et puis en plus par son ambiance générale terne, presque inexistante à mon sens. Je ne l’ai écouté attentivement que trois fois puis je l’ai revendu sans regret le surlendemain.

Elephant in the Room c’est une autre affaire (et pas une mince). J’ai eu l’opportunité d’écouter ce 8e album de Fat Joe dans les locaux d’EMI-Virgin France, avec dans mon backpack des espérances et de franches attentes. Je ne suis pas du genre à oublier un rappeur dès que sa discographie plonge dans la médiocrité, des fois qu’ils pourraient créer la surprise avec du bon gros son ou un renouvellement approuvé par le public. Je suis allé à cette séance d’écoute exclusive avec une appréhension tenace : le prologue « I Can’t Tell » bien mièvre, le street-single « Crack House » (avec l’apparition dispensable de Weezy) et le monstrueux « 300 Brolic », qui m’a fait très plaisir, m’ont laissé sur un pronostic des plus mitigés. A la sortie, je m’étais trompé de peu.

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Lupe Fiasco « The Cool » @@@@@


L’enthousiasme de la critique et des médias autour de Food & Liquor n’a pas engrossé l’ego de ce prodige qu’est Lupe Fiasco, loin de là. La supervision par Jay-Z à la production exécutive, l’entourage d’artistes tels que les Neptunes, Kanye West, Mike Shinoda et Jill Scott, et le succès d’estime pour ce premier album n’ont pas eu raison de l’humilité et du talent inné de ce MC natif de Chicago. Mais il n’a pas été facile de se faire accepter dans le milieu et certaines presses n’ont pas été tendres avec le jeune homme, s’évertuant à lui ternir son image. Parce que Lupe porte des lunettes, a fait un hymne pour les skateboarders, a dévoilé un univers réellement à part et a su démontrer qu’il est un des (si ce n’est le) lyricistes le plus brillant de sa génération, une partie du public Hip Hop l’a catalogué dans la catégorie ‘rap d’intello’ et l’a activement renié (le faux scandale de sa performance dédiée aux Tribe Called Quest en est l’exemple), comme lui-même renie farouchement une industrie du disque qui prône le formatage et le maintien des clichés, ainsi que le rap game dans sa globalité.

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8Ball & MJG « Living Legends » @@@@


Que savez-vous sur le Dirty South Master P et No Limit, Big Tymerz et les Ca$h Money Millionnaires, les OutKast, ou plus récemment Ludacris, T.I. et les Lil Jon & The Eastside Boyz? Et le légendaire duo 8Ball & MJG? Chez certains, cette « perfect combination » ne sont que des rappeurs de featurings ou des gloires locales. Chez les plus connaisseurs adeptes du pimp rap, ce sont des vrais représentants du son crâde du sud, de Memphis pour être exact, ce depuis plus de dix ans, au même titre que les Three 6 Mafia, avec des classiques du genre comme Comin’ Out Hard leur premier album ou bien Top of the World.

Maintenant signés sur Bad Boy South, nouvelle succursale régionale de Bad Boy Records, le combo allait enfin peut-être atteindre la consécration de platine tant méritée. L’intro commence… « To be or not to be? That’s the question… »

Chronique originale écrite en Avril 2004

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