Archives du mot-clé Melanie Rutherford

Royce da 5’9 « Book of Ryan » @@@@


Grosse actu pour Royce Da 5’9 cette année en dépit de la fin annoncée du super-groupe Slaughterhouse dont il fait partie. Un mois et demi après le très lourd PRHYME 2, le féroce MC de Detroit ne relâche pas ses efforts avec un nouveau solo, très perso celui-ci, The Book of Ryan. Probablement un des albums les plus imports de sa carrière parce qu’il est autobiographique, mais pas que.

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Royce da 5’9 « Layers » @@@@


Le MC le plus dangereux de Detroit réapparaît en solo cinq ans après le moyen Success is Certain. Revenu sur les devants de la scène avec Slaughterhouse, l’EP de Bad Meets Evil avec son vieil ami Eminem et puis le projet PRhyme avec DJ Premier, Royce Da 5’9 compte bien ne pas décevoir ses fans avec Layers, avec à la production éxécutive nul autre que Mr Porter (anciennement Kon Artis des D-12). Un album qu’il considère lui-même comme « ce qui aurait dû être mon premier album ».

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Kenn Starr « Square One » @@@½


Le trop rare Kenn Starr du crew Low Budget démarre l’année 2015 du label Mello Music Group avec son nouvel album Square One, le successeur de Starr Status qui a fait sensation à la rentrée 2006. Vous avez fait le calcul : plus de huit ans séparent ces deux albums, un bail !  Le second, comme le premier album, est produit par le forgeron Kev Brown, sauf que cette fois, il cohabite avec Black Milk.

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Black Milk/Guilty Simpson/Sean Price, Random Axe @@@½


En cours d’élaboration depuis la mi-2008, le super-groupe Random Axe présente ce mois de Juin 2011 son projet finalisé. Attendu comme un événement underground, cet opus publié chez Duck Down Records, fruit du trio de choc Black Milk (qui produit entièrement l’album), Guilty Simpson et Sean Price est conforme aux prévisions. Un peu trop prévisible d’ailleurs, on aurait aimé quand même quelques surprises. Tant pis, on se contentera de ce contenu compact et musclé verbalement parlant.

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Redman « presents… Reggie » @@½, « Pancake & Syrup » [mixtape] @@@½


Il n’a pas tort Redman, de critiquer la politique de Def Jam qui délaisse les artistes Hip-Hop au profits des plus bankables, de mélodies plus pop… Ce label (de moins en moins) hip-hop a beau être le plus puissant et le plus ancien créé, il a perdu beaucoup de son âme et les premiers à pâtir du manque de promo sont les vétérans. Platines autrefois, aux fonds des classements en ces jours, hot hier, légendes urbaines en perdition aujourd’hui. Conséquence de cette gestion désastreuse, artistique comme commerciale, Reggie est une déception, le Funk Doc n’est plus funky.

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Black Milk « Album of the Year » @@@@


Ce n’est peut-être pas l’album de l’année 2010 mais au minimum on peut parler de la sortie hip-hop de la rentrée, un album qui représente le fruit d’une année de travail de Black Milk. La moitié des BR Gunna avait produit parmi les meilleurs beats de 2008 avec la bombe Tronic, logique que l’on soit impatient d’entendre les douze nouveaux instrumentaux au calendrier de l’Album of the Year, paru chez Fat Beats Records (qui vient hélas de fermer cet été ses deux magasins à New York et L.A). Drums !

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ROYCE Da 5’9″ « Street Hop » @@@@


Street Hop de Royce Da 5’9 produit par DJ Premier, présenté tel quel, ça suscite beaucoup d’excitation. La toute première fois que Primo a produit pour Royce, c’était sur son premier LP Rock City, l’association des deux a fait un grand « Boom ».

Que Primo gère l’exécutif est l’assurance d’un album lourd et solide. Si je dis ça, c’est que le principal défaut des précédents albums solos de Royce venait de la faiblesse de certaines prods qui ne lui convenaient pas. De toute façon tout le monde vous le dira, Nickel Nine est surtout reconnu pour ses perfs énormes, ses lyrics hardcore, ses punchlines et des flows déments.

Cette année son actualité a rempli les colonnes des pages web et des mags hip-hop par les biais des Slaughterhouse (qui a suscité un gros buzz), ses mixtapes Bar Exam, sans compter sa réconciliation avec son mentor Eminem. Mais plus que tout, Detroit attendait Street Hop, seconde sortie majeure de la ville derrière Relapse.

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Slaughterhouse (éponyme) @@@@


Ze big buzz hip-hop indé, c’est eux : Slaughterhouse. Prenez le temps de voir cette dream-team de rappeurs dont le but commun est de forcer le destin ensemble et faire en sorte que chacun soit reconnu à sa juste valeur, car ils sont liés le même point commun : ils auraient pu finir dans les poubelles des maisons de disques.

  • Joe Budden : Champion des mxitapes, le natif du New Jersey a connu le succès en début de carrière mais la direction de Def Jam le laisse moisir. Il revient début 2009 avec Padded Room, un album sombre et pessimiste.

  • Joell Ortiz : Originaire de Brooklyn, ce digne héritier des Biggie et Big Pun est repéré par Dr Dre qui le signe un temps sur Aftermath. Il sortira un street-album en indé avant de redevenir free agent. Malgré sa réputation et son potentiel, il attend son heure.

  • Royce Da 5’9 : Ce punchliner hors-pair découvert par Eminem aurait pu avoir une brillante carrière s’il ne s’était pas brouillé avec son mentor. Le temps passant, il est devenu encore plus féroce.

  • Crooked I : Longtemps prisonnier puis libéré de chez Death Row, Crooked I était un des espoirs de la Westcoast. Jamais il n’a sorti un disque, ses projets ont tous été archivés puis oubliés. Mais son talent n’a pas faiblit, bien au contraire.

Alors que le projet n’était qu’au stade embryonnaire, les tractations laissaient entendre que Saigon et Nino Bless allaient faire partie des élus. Le casting définitif est tel qu’il est affiché aujourd’hui. Effet inattendu : le super-groupe de rap Slaughterhouse a réveillé les hip-hopeurs endormis qui voient en eux ZE super groupe de rap. Un événement.

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Method Man & Redman « Blackout! 2 » @@@@


Avant d’écrire quoi que ce soit, j’aimerai d’abord annoncer le premier anniversaire de mon blog : et oui,  j’ai créé Sagittarius Hip Hop Reviews le 31 Mai 2008, avec comme première chronique 8 Diagrams du Wu-Tang Clan ! Et en transitant habilement par le Wu, je passe à Method Man & Redman qui viennent de sortir le second volet de Blackout! chez Def Jam.

C’est évident que le contexte de cette sortie n’est plus du tout la même qu’il y a dix ans. Réunion explosive entre les deux plus gros fumeurs d’herbe de la planète, Blackout! est sans aucun doute considéré comme un album rap culte, dont sont extraits la tuerie inoxydable « Da Rockwilder » et leur célèbre hymne « How High » dans sa version originale, avec son refrain que tous les fans connaissent par coeur. Un titre incontournable qui a inspiré le film du même nom sorti en 2002 avec un scénario complètement loufoque. En ce temps pas si lointain, le Funk Doc et Mr Mef étaient ultra-hype et leurs aventures en solo cartonnaient bien.
Les choses ont évolué très vite dans le rap game en une décennie mais le charisme et le tempérament des Blunt Brothers demeurent intacts, les chanceux qui les ont vu ensemble sur scène peuvent en témoigner autant que moi. Blackout! 2 n’était pas aussi attendu que son illustre prédécesseur, cependant dans le genre « Machintruc ricain 2, le retour », c’est une bonne séquelle. Rallumez votre poste sur la fréquence WKYA, We Kickin’ Your Ass Radio!

Black Milk « Tronic » @@@@½


Après avoir fait forte impression avec Popular Demand l’an dernier, en confirmant tout le bien que l’on pensait de lui en tant que nouvelle sensation de Detroit, Black Milk n’a cessé d’étendre son territoire des quartiers de Motor City (en produisant pour Guilty Simpson, Fat Ray et Elzhi) jusqu’au quartier général d’Aftermath. Et ce par le biais de sa mixtape associative Caltroit avec Bishop Lamont, le protégé de Dr Dre avec qui il est venu en tournée en Europe courant Octobre, laquelle a généré des échos qui se sont propagés comme des ondes de tremblement de terre dans l’underground du centre-nord à l’ouest des Etats-Unis.

Soutenu par toute sa ville et maintenant la Californie, Black Milk se lance dans une nouvelle étape de son évolution avec Tronic (Fat Beats Records), qui comme son titre l’indique dérive petit à petit vers des sonorités électroniques. Comme l’a fait J Dilla avant lui vers 2001/2002. Décidément la comparaison revient une fois de plus avec le défunt producteur dont il assume la succession, bien que leur style de prod n’ont rien à voir. Prêts pour un électrochoc ?

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Redman presents « Red Gone Wild: Theee Album » @@@@


Quatre ans De GestatiOn, c’est trOP. TrOP D’attente tue L’attente et ReDMan L’a aPPris à ses DéPends. À une éPOQue Où Le HiP HOP éVOLue sans cesse au MiLieu D’un MarcHé Du DisQue saturé, iL DeVient aLOrs PriMOrDiaL POur tOut artiste De saVOir cOntinueLLeMententretenir sOn Buzz aFin De rester DanLe cOuP, sinOn iLFinissent Par retOMBer Dans Des DiVisiOns inFérieures (inDé, MiXtaPes…), surtOut LOrsQu’On est Pas La PriOrité D’un LaBeL teQue DeF JaM.

C’est DésOrMais FinLe teMPs Où La siMPLe éVOcatiOn De La sOrtie iMMinentDu nOuVeL aLBuM D’un De nOs raPPeurs PréFérés suscitait un ViF enGOueMent, sitôtransFOrMé en cOnsécratiOn D’Or Ou De PLatine. Maintenant c’est une QuestiOn DePOPuLarité, et D’iMPOPuLarité… ReDMan est un MC tOujOurs autant aPPrécié, Mais DOnt La sOrtie MainteFOis rePOussée De RED GONE WILD a ternLeesPOirs DeFans. UnFâcHeuse situatiOn Qui L’a cOntraint De sOrtir une série De MiXtaPes (ILL At WiLL) aVant QuDeF JaM se raPPeLLe tarDiVeMent De cOMMerciaLiser sOn siXièMe aLBuM aPrès ces PrOLOnGatiOns à raLLOnGe. C’était teLLeMent inesPéré, Que ça Fait PLaisir MaLGré tOut. Reste à saVOir si ce DisQue a raisOn De nOtre Patience.

Chronique originale écrite en Avril 2007

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Slum Village (éponyme) @@@@


Après un passage en major chez Capitol, les Slum Village reviennent en indépendant avec un 4e album éponyme plus brut qu’à l’accoutumé. Donc oubliez le mielleux, mais néanmoins bon, ‘Detroit Deli’ ou la mixtape peu prometteuse ‘Prequel To A Classic’, car de toute façon ils ne pourront plus en refaire de classique tant que Baatin et les productions de Jay Dee seront absents. ‘Slum Village’ (Barak/Scenario Records), tout simplement, est un nouveau départ sur de nouvelles bases pour nos deux MC de Detroit, T3 et le prodigieux Elzhi.

Note : je précise par rapport à cette chronique d’origine que cet album était produit par BR Gunna, un duo de producteur composé de Young RJ, Fat Ray et un certain Black Milk, dont les prémices de ses productions à base de caisses claires caractéristiques se faisaient déjà bien entendre sur cet album.

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Slum Village « Detroit Deli » @@@@


Quand on parlait de la scène rap de Detroit, les noms qui arrivaient en premier lieu étaient ceux d’Eminem, les D-12, Proof, Royce da 5’9, etc… Pourtant évoluait dans l’ombre le groupe Slum Village, propulsé en 2000 grâce à leur classique Fan-Tas-Tic vol.2 et un second album Trinity qui m’a pas remporté tous les suffrages malgré l’appui d’une major (Capitol). Pour ce troisième album studio (officiellement), les SV connaissaient leur troisième mutation. Avant Trinity, Jay Dee avait quitté Baatin et T3 pour être remplacé par un MC très doué, Elzhi. Sur Trinity, Jay Dee laisse à la place au très doué Elzhi. Là, désormais le trio est devenu un duo puisque Baatin été contraint de stopper le rap (il souffrait de schizophrénie aiguë), peu avant la conception de Detroit Deli. Restaient donc T3 et Elzhi.

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