Archives du mot-clé Frequency

Various artists « The Hamilton Mixtape » @@@@


Je voudrai vous parler de The Hamilton Mixtape parce qu’il y a pas mal de choses à en dire et fait beaucoup parler Outre-Atlantique. Pour témoigner de l’emballement autour de ce projet, il faut d’abord comprendre son origine : la comédie musicale Hamilton. Lin-Manuel Miranda, qui est à l’origine du score et cette mixtape, joue le rôle deAlexander Hamilton. La pièce inspirée de la biographie de cet homme d’état qui a vécu l’Amérique du XVIIIe siècle, et best-seller accessoirement, a connu un franc succès depuis les premières représentations en Février 2015 à Broadway, mais la conception de cette mixtape qui a inspiré ce spectacle a démarré bien avant, en 2009.

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Joell Ortiz « House Slippers » @@@½


Personne n’a oublié l’immense déception qu’était le second et pénible album de Slaughterhouse. Ou comment Eminem a fait de ce super-quatuor rap un groupe « hip-pop » inintéressant. Les aventures solos qui ont suivi n’ont pas été fameuses, on pense au pas fameux No Love Lost de Joe Budden et l’invisible Apex Predator de Crooked I qui n’a même pas vendu 1000 exemplaires à sa sortie. Alors quand on a vu la pochette de House Slippers de Joell Ortiz avec son graphiste payé 10$, ça paraissait mal engagé pour lui.

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Eminem « The Marshall Mathers LP 2 » @@@


Est-ce que vous entendez la ritournelle « guess who’s back? » Hé oui, encore lui, Eminem est de retour, pour la sixième fois au moins. On se serait un peu douté, il y a eu des signes avant-coureurs : une casquette flanquée de son E inversé sur laquelle étaient cousues les dates de sortie de ses albums dont 2013 et des concerts partout dans le monde, avec cette escale immanquable au Stade de France.

L’annonce de l’album n’a pas tardé : ce sera Marshal Mathers LP 2.

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Joe Budden « No Love Lost » @@½


Avec une carrière reboostée par la signature du super-groupe Slaughterhouse (dont il fait partie) chez Shady Records, Joe Budden avait toutes les cartes en main pour renouer avec le succès qui l’avait lâchement plaqué après le disque d’or de son premier album éponyme chez Def Jam en 2003. Bien que No Love Lost, son troisième album (plus ou moins…), soit édité sur la grosse structure indé E1 (ex-Koch Records), le MC du New Jersey a tout de même pu compter sur des gros featurings et des producteurs à la mode pour se mettre à la page. Il livre ici son album le plus accessible, mais en contrepartie le plus médiocre de sa carrière.

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Machine Gun Kelly « Lace Up » @@½


C’est qui ce blanc-bec au look de lycéen punk qui se fait appeler Machine Gun Kelly? Encore un type qui surfe sur la veine de ces visages pâles tatoués comme Mac Miller et Yelawolf ? Ce spécimen de 22 ans qui nous arrive de Cleveland a connu un parcours devenu académique en commençant par des mixtapes en 2006 avant de se connecter avec des poids lourds, ici les Three 6 Mafia qui lui mettent le pied à l’étrier. Ce n’est qu’en 2011 que Diddy lui met la main dessus, lui tend un stylo et une offre qui ne se refuse pas. La suite on la connaît mieux: un feat avec DMX, un EP Half Naked & Almost Famous et maintenant cet album Lace Up, du même nom que sa mixtape parue en 2010.

Merci Wikipedia de m’avoir fourni la moitié de ces infos sur MGK. Ah si, je connais une anecdote sur lui, et c’est par le biais de Vinnie Paz (oui oui) que je l’ai apprise: il a connu le rap grâce à « Roll Out » de Ludacris.

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B.o.B. « Strange Clouds » @@@


Grâce à ses premières aventures, B.o.B. est devenu la poule aux oeufs d’or de Grand Hustle, le label du trappeur sudiste T.I.. Il réitère sans trop de prise de risque sa formule pop progressive à base de rap pour cet album sophomore Strange Clouds, à la nuance près qu’il tait son double Bobby Ray.

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ROYCE Da 5’9″ « Street Hop » @@@@


Street Hop de Royce Da 5’9 produit par DJ Premier, présenté tel quel, ça suscite beaucoup d’excitation. La toute première fois que Primo a produit pour Royce, c’était sur son premier LP Rock City, l’association des deux a fait un grand « Boom ».

Que Primo gère l’exécutif est l’assurance d’un album lourd et solide. Si je dis ça, c’est que le principal défaut des précédents albums solos de Royce venait de la faiblesse de certaines prods qui ne lui convenaient pas. De toute façon tout le monde vous le dira, Nickel Nine est surtout reconnu pour ses perfs énormes, ses lyrics hardcore, ses punchlines et des flows déments.

Cette année son actualité a rempli les colonnes des pages web et des mags hip-hop par les biais des Slaughterhouse (qui a suscité un gros buzz), ses mixtapes Bar Exam, sans compter sa réconciliation avec son mentor Eminem. Mais plus que tout, Detroit attendait Street Hop, seconde sortie majeure de la ville derrière Relapse.

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Snoop Dogg « Tha Blue Carpet Treatment » @@@@


Bigg Snoop Dogg le boss a depuis peu entrepris la responsabilité de porte-parole de la côte ouest, un rôle qui lui tient à cœur depuis la Westcoast Conference de 2005, une rencontre au sommet qui avait pour but de revitaliser les troupes californiennes qui peinaient à se motiver depuis quelques années. Depuis cet événement majeur, les choses se sont améliorées puisque Kurupt et Daz ont fait la paix, The Game (parrainé par Dr Dre) est devenu double-platine avec The Documentary et Ice Cube, E-40 sont devenus disques d’or un an après. De son côté, Snoop Dogg a plaidé la cause de Tookie Williams (un des fondateurs du gang des Crips) avec « Real Soon » et « Real Talk », produit Cali Iz Active des Tha Dogg Pound et préparait le très attendu Tha Blue Carpet Treatment (DoggyStyle/Geffen/Barclay), son huitième album.

Chronique originale écrite le 16 Novembre 2006

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