Archives du mot-clé Frank Nitty

MED Blu Madlib « Bad Neighbor » @@@½


Bad Neighbor est le prolongement logique du maxi Burgundy Whip EP paru au début d’année 2013 et qui connectait les MCs californiens M.E.D. & blu par dessus des productions du savant fou Madlib. Avec treize morceaux supplémentaires et plein de surprises parmi la liste d’invités, ce ménage-à-trois va peut-être nous étonner.

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Slum Village « YES » @@@@½


Slum Village est un groupe survivant. Il n’a succombé ni aux départs (Elzhi en 2010) et/ou à la mort de deux de ses membres fondateurs, Baatin en 2009 (qui venait tout juste de réintégrer la formation pour Villa Manifesto) ni celle plus importante de James Yancey, alias Jay Dee a/k/a J Dilla, un des producteurs hip-hop les plus influent de son vivant. Villa aurait eu 40 ans cette année.

Si le groupe a pu surmonter toutes ces épreuves, c’est parce que Slum Village peut compter sur un pilier, T3, et une famille qui s’est petit à petit agrandie avec Young RJ notamment et des membres « non-permanents » ou occasionnels comme Illa J (le jeune frère de Dilla), Frank Nitt, Black Milk. Bien sûr la patronne Ma Dukes, j’ai nommé Maureen Yancey, gardienne des bien de son fils disparu, veille au grain. Slum Village a failli s’arrêter après Villa Manifesto en 2010, il finit par renaître en 2013 avec la baffe Evolution. Cette année on fait tous un grand YES! parce que devenez quoi…

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Yancey Boys « Sunset Blvd » @@@½


Yancey Boys était le nom du premier album solo de Illa J, le frère cadet de feu J Dilla, John et James Yancey dans la vraie vie. Aujourd’hui, Yancey Boys est devenu le nom d’une petite confrérie regroupant Illa J donc, l’esprit de Jay Dee vivant dans des cartons d’instrus inutilisés, et Frank Nitte, un proche de la famille, moitié des Frank-N-Dank. On s’en roule une et c’est parti pour Sunset Blvd.

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J Dilla « Rebirth of Detroit » @@@½


La sortie de ce nouvel album posthume de J Dilla sonne la fin d’un long imbroglio juridique et financier pour la famille du légendaire producteur de Detroit. Pour résumer, les droits de successions des productions de J Dilla étaient bloqués ce qui explique pourquoi depuis 2008 (depuis Jay Stay Paid on dira), aucun artiste proche du rappeur (que ce soit Erykah Badu, les Roots, Common, Madlib…) n’a pu profiter de nouveaux beats, à moins qu’ils en aient bénéficiés avant sa mort comme son frère cadet Illa J, Raekwon, MF Doom ou encore Q-Tip.

De plus, la famille Yancey croulaient sous les dettes. Car avant sa disparition Dilla, qui était comme vous le savez gravement malade, a cumulé de nombreuses factures de soins médicaux et de frais hôpitaliers. Résultat la famille, déjà en difficulté, ne voyaient pas les royalties de leur fils qui servaient à rembourser ces dettes. À cause de cette situation désespérée, ils n’ont pas eu d’autres choix que de revendre leur maison. Ce n’est qu’au début de l’année 2010 qu’un accord a pu être statué avec l’administrateur en charge des successions en fondant The J Dilla Foundation, laissant les droits d’utilisations du catalogue de J Dilla aux divers membres de sa famille, notamment sa mère Maureen ‘Ma Dukes’, qui s’est longtemps battue pour que son défunt fils puisse vivre à travers sa musique.

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Oh No « Ohnomite » @@@@


C’est une habitude depuis Exodus Into Unheard Rhythms, Oh No opte pour une solution économe pour conceptualiser ses albums : sampler une oeuvre spécifique ou le catalogue d’un artiste en particulier, ou alors des musiques provenant d’une région du globe bien précise. Pour ce nouvel exercice, Michael Jackson (de son vrai nom) a eu l’autorisation de fouiller la discothèque de Rudy Ray Moore, musicien et acteur afro-américain disparu en 2008, à qui l’on doit des films comme Dolemite, d’où le titre : Ohnomite.

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The Quakers « Quakers » @@@@


Le label Stones Throw nous gratifie d’une des sorties less plus intéressantes du moment. À force c’en devient quasiment un pléonasme. Le nom de cet album éponyme, Quakers, est d’ailleurs très bien trouvé, doublé d’une pochette très évocatrice : le béton tremble parce que l’underground gronde pour arriver à la surface ! Pour résumé le concept : Geoff Barrow des Portishead, son ingénieur du son et Ashley Anderson alias Katalyst ont réalisé 41 beats et composé avec une trentaine de MCs. Dernier argument : les instrumentaux ont été repris pour la bande-son du film de Banksy Exit Through the Gift Shop.

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Madlib – Medicine Show #13 « Black Tape » @@@@


Madlib est un producteur tellement productif qu’avec lui, c’est jamais douze sans treize. Comme beaucoup d’entre vous, je pensais que la série des Medicine Show s’arrêtait au douzième volume. C’est pas faux, c’était prévu comme tel. Et là, surprise, un treizième numéro est sorti de nulle part ailleurs que ses machines, une mixtape spéciale remixes qui supplémente le douzième volume qui était composé uniquement de remixes. Comme il est indiqué, cette Black Tape est conseillée au plus de dix-huit ans, pas que ce soit interdit pour les mineurs de l’écouter, rien d’obscène, mais ils risquent fort de ne pas s’y retrouver dans sa sélection.

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Madlib & Frank Nitty – Medicine Show #9 « Channel 85 presents Greetings from Nittyville » @@@½


Si vous avez scrupuleusement suivi la série Medicine Show, vous savez aussi bien que moi que le numéro 9, Nittyville, nous arrive avec six mois de retard. Ce qui n’a pas empêché les numéros 10 et 11 de suivre le calendrier prévu. Vu que nous sommes plus à quelques secondes de lecture (ou écriture pour ma part) près pour savoir que ce numéro strictement hip-hop a été enregistré avec le MC de Detroit Frank Nitty (moitié des Frank-N-Dank), un membre de l’entourage proche de la famille Yancey (J Dilla, Ma Dukes et Illa J).

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Madlib – Medicine Show #11 « Low Budget Hi-Fi Music » @@@½


Ce 11e numéro du Medicine Show paru en Janvier 2011 marque le retour de Madlib avec du matériau brut 100% indie hip-hop. Principalement des démo, mixes rares et enregistrements inédits sortis de ses placards. Tous les MCs de Stones Throw et autre satellites du label indépendant (Oh No, Strong Arm Steady, Roc C, MED, Guilty Simpson…) sont classés entre quelques instrumentaux typiques de Madlib. Nota : le dessin de la pochette est très original.
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Guilty Simpson « OJ Simpson » @@@


Rap contre justice, jamais il ne se passe une seule semaine sans relater le procès d’un rappeur. Le 18 Mai 2010, la justice américaine s’est exprimée à propos de la nouvelle affaire OJ Simpson, du nom du footballeur et acteur américain rendu célèbre pour le double meurtre dont il a été relaxé en 1995 et dont le doute sur son innocence subsiste encore aujourd’hui.

La victime partage un pseudonyme similaire, Guilty Simpson. Il est black, a grandi dans la violence des quartiers sensibles de Detroit et il est rappeur, ce qui aux yeux de la justice américaine ne plaide pas en la faveur de l’accusé. Les charges qui pèsent contre lui sont nombreuses : outrages envers des agents de forces de l’ordre dans le domaine public, incitation à la haine à travers ses lyrics illicites, tentative de meurtre avec préméditation et usurpation d’identité dans le cadre de la sortie d’une oeuvre discographique.

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J Dilla « Jay Stay Paid » @@@@


D’habitude on se méfie pas mal des albums posthumes, on en a eu la très mauvaise expérience avec l’héritage de 2Pac : fonds de tiroirs rafistolés grossièrement conduisant à des albums bâclés aux instrus inadaptés, prises de voix approximatives à l’authenticité indéterminée (on n’est pas à l’abri d’une imitation), collaborations virtuelles hautement improbables, bataille judiciaire pour l’attribution des droits d’auteur… D’où cette appréhension à chaque qu’un projet posthume apparaît dans les bacs.

Sauf que lorsqu’on parle de Jay Dee aka J Dilla, c’est le sentiment inverse qui se produit : on veut à tout prix écouter les dernières beats de son vivant et continuer rêver de ce que serait le rap game aujourd’hui si ce génie était encore en vie. Parce qu’il fut un immense producteur, membre de The Ummah, un des piliers du mouvement Soulquarian; Parce qu’il a partagé la vedette du label Stones Throw avec Madlib tout en développant à son échelle la scène hip-hop de Detroit et en restant à l’écart de l’élite de producteurs ultra-friqués; Parce que sa musique, intemporelle, a plusieurs fois évolué en créant des nouvelles tendances. Il était réellement une icône underground inspirant le respect le plus profondément solennel qui soit. Avez-vous déjà en toute honnêteté écouté un instru passable, voire mauvais, de Dilla ? Hein ?

Moi jamais. Du coup, je m’arrache n’importe quel disque pourvu qu’il possède un de ses instrus édités post-mortem (BORN LIKE THIS de DOOM, Yancey Boys, Carte Blanche de Phat Kat, Ode to the Ghetto de Guilty Simpson et bien d’autres encore), même s’ils figuraient sur Donuts! Alors imaginez ma tête lorsque j’ai vu Jay Stay Paid (Nature Sounds), l’ultime recueil des derniers travaux de James Yancey… Faites resonner les sirènes!

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Illa J « Yancey Boys » @@@@


Le 10 Février 2009 est le jour du troisième anniversaire de la mort de J Dilla. Des milliers de ‘RIP’ plus tard, sa musique demeure (et demeurera) à jamais ancrée dans le patrimoine hip-hop. Il était respecté et apprécié par de nombreux rappeurs, chanteurs ou producteurs, adoré par des millions de fans à travers le monde, au point que son style de production minimaliste fait école de nos jours presqu’autant qu’un Dr Dre ou DJ Premier.

Aujourd’hui, ses productions inédites s’arrachent comme des collectors. On se souvient l’année dernière qu’était sorti Jay Deelicious regroupant des remixes et morceaux inédits produits par Jay Dee entre 95 et 98, du temps de sa signature chez Delicious Vinyl. Ce qui est formidable avec cet artiste est que ses œuvres posthumes ont pratiquement été utilisées avec un immense souci de respect. Et qui d’autre de mieux qu’une personne légitimée par les liens familiaux de se voir léguer un lot de prods de Jay Dee jusque-là miraculeusement jamais entendues ? (Un miracle de nos jours de préserver des enregistrements aussi longtemps du piratage et téléchargement). Cette personne, c’est John Yancey alias Illa J, le frère de James Yancey de douze ans son cadet, qui reçoit un stock d’instrumentaux de Jay Dee antérieurs à 99. D’où le titre, Yancey Boys

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DJ Warrior, Mick Boogie & Rapper Big Pooh « Rapper’s Delight » @@@1/2


Rapper Big Pooh des Little Brother va sortir le 4 Novembre chez Hall of Justus le successeur de Sleepers, Rapper’s Delight, du nom du premier tube hip-hop de l’histoire de la musique, lancé à la fin des années 70 par Sugar Hill Gang. Pour donner un avant-goût alléchant du programme de ce second disque, Big Pooh accompagné de DJ Warrior et Mick Boogie nous ont préparé un gros street-album, quelque part entre la future version officielle (qui contiendra par ailleurs d’autres invités notables comme Jay Rock, Oh No,…) et une mixtape classique. C’est un peu comme avait fait Black Milk et Bishop Lamont avec Caltroit, d’abord la mixtape puis ensuite le format physique plus tard. 

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