Archives du mot-clé Easy Mo Bee

Wiz Khalifa « Rolling Papers II » @@@


Wiz Khalifa avait annoncé l’an passé sur sa mixtape Laugh Now Fly Later qu’il était encore en train de travailler sur la suite de son best-seller Rolling Papers. L’attente fut longue, on peut estimer d’après mes informations qu’il bossait dessus depuis le dernier trimestre 2015. Entre temps, il a sorti un autre album, KHALIFA considéré comme une compilation, et le projet du super-groupe T.G.O.D. Mafia avec Juicy J et TM88 la même année 2016, et de très très gros hits internationaux, comme « See You Again« , « Sucker For Pain » et « Gang Up » issus de trois soundtracks de gros blockbusters. Et le rappeur de Pittsburgh en garde encore sous le coude avec Rolling Papers II.

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Cormega « Born & Raised » @@@@


La patience est la mère de toutes les vertus me dis-je souvent quand je ronge mon bureau. Cet album solo de Cormega était tellement attendu qu’on l’avait presque oublié sur la liste d’attente. Parce qu’entre The True Meaning et Born and Raised il s’est écoulé quand même sept longues années et qu’entre temps Mega s’est éparpillé entre divers projets : la compilation de son label Legal Hustle,l’édition de son premier enregistrement The Testament et le DVD de Who Am I avec sa bande-son. La sortie de ce disque s’est faite sur le tard et l’annonce de l’arrivée au dernier moment forcément ça n’aide pas. Pas de souci, il suffit de regarder le prestigieux casting de producteurs : DJ Premier, Large Professor, Pete Rock, L.E.S., soient les producteurs de Illmatic ! Je continue : Easy Mo Bee, Havoc, Nottz, Ayatollah, DR Period, Khrysis et Buckwild… Presque tous des monstres sacrés du beatmaking qui ont largement contribué à la splendeur du hip-hop des années 90. Comment rester patient avec un tel arsenal et un MC surdoué ?

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Blaq Poet « Tha Blaqprint » @@@@


Alors que tous les hip-hopeurs rêvent d’un album de Nas entièrement produit par DJ Premier, un autre MC basé à QueensBridge l’a devancé : Blaq Poet. Signé sur Year Round Records, le label de Primo, et licencié chez Fat Beats Records, cette rencontre entre le secret le mieux gardé de QB et le légendaire producteur new-yorkais (que l’on ne présente plus à moins que soyez ignorant) allait faire parler la poudre. Comme vous allez voir, Tha Blaqprint, c’est hood, c’est real, c’est hardcore : c’est strictly hip-hop à 100%. Une seule envie nous vient en tête : allumer la mèche.

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Termanology « Politics As Usual » @@@@


Attention, Politics As Usual est enfin disponible au rayon import ! L’album sur lequel reposait tous les espoirs des hip-hopers (en attendant de savoir qu’adviendra-t-il de Saigon et son Greatest Story Never Told), que les passionnés de rap allaient s’arracher, se trouve maintenant en votre possession. Depuis son street-album Out The Gate produit par son acolyte DC, Termanology est devenu le phénomène underground de ces dernières années. Pris sous l’aile du légendaire DJ Premier, le MC originaire de Boston rencontre une estime grandissante à chaque fois qu’il sort un volet de sa série de mixtapes Hood Politics. Pour mieux vivre sa passion et s’en imprégner à 200%, Terma décide de déménager à New-York, car comme citait Alchemist (dans son interview pour Streetblogger), « c’est comme si New-York était un corps et le Hip Hop son sang. »

Politics As Asual, le nom de ce premier album, était annoncé par une prodigieuse liste réunissant des producteurs mythiques de la côte Est, des figures renommées qui ont fait l’âge d’or du hip-hop dans les nineties. Parmi eux, les concepteurs de Illmatic de Nas tels que Primo, Large Professor et Pete Rock… Rajoutez Havoc, Alchemist, Nottz, Buckwild, Hi-Tek et Easy Mo Bee et vous avez une dream-team dévouée à un MC très doué, notre grand favori. Mais… j’ai pensé un moment que tout ça était trop beau pour être vrai. J’ai ressenti un profond doute lorsque j’ai écouté le monstrueux Grey Hairs de son voisin Reks (je l’ai fait savoir dans la chronique). Ce qui m’embarrasse le plus dans ce monde, c’est de me rendre compte que mes intuitions pessimistes ont raison. On va essayer de comprendre pourquoi Politics As Usual de Termanology n’a pas assuré suffisamment pour atteindre son ultime objectif. 

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Mos Def « The New Danger » @@@@


Avant l’an 2000, Mos Def avait marqué les heures de gloire de Rawkus avec son acolyte Talib Kweli (avec qui il formait les Blackstar) et évidemment son premier opus vivement acclamé ‘Black On Both Sides‘. Depuis, il a fait son bonhomme de chemin dans le cinéma (Bamboozled de Spike Lee, Braquage à l’Italienne,…), il lui aura fallu cinq ans pour attendre enfin son second album solo chez Rawkus, ‘The New Danger’.

Chronique originale écrite en 2004 revue en 2016

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Notorious BIG « Life After Death » @@@@½©


Branle-bas de combat chez Bad Boy en cette fin d’année 96, le label étant suspecté d’avoir prémédité le meurtre de 2Pac. Notorious B.I.G., engrené dans cette guerre Eastcoast/Westcoast, termine son double-album au titre et à la pochette prophétique, ‘Life After Death‘, dans une atmosphère extrêmement tendue. Contrarié et furieux après l’attaque personnelle de 2Pac et son « Hit’em Up« , Biggie va reprendre du poil de la bête. Ce second opus possède pourtant une ambiance moins ghetto et pesante que son premier classique ‘Ready To Die‘, elle est même plus rhythm’n blues et funky, très mainstream pour ainsi dire. Life After Death était né pour être un gros blockbuster. Cependant une odeur de mort y plane constamment car dans sa paranoïa, Biggie Smalls sait pertinemment que la faucheuse le suit de plus en plus près, sa vie était réellement menacée de mort à chaque instant. La photo de lui posant à coté d’un corbillard n’est que trop parlante.

Note : rétrospective remise à jour à l’occasion des 15 ans de la disparition de Biggie. Cet album a été certifié disque de diamant aux Etats-Unis et a gagné trois Grammy Awards dont celui du meilleur album de rap.

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Busta Rhymes « When Disaster Strikes » @@@@


Après son arrivée fracassante avec The Coming, Busta Rhymes revient l’année suivante en 1997 avec l’album n°2, ‘sophomore’ comme disent les amerlocks, ‘When Disaster Strikes’. Le titre démarrait la thématique de fin du monde qui se perpétuera au fil des prochains albums. Les présentations ainsi faites, inutile de bavarder plus longtemps.

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Busta Rhymes « The Coming » @@@@½


The Coming est le début des aventures fracassantes de Trevor Smith alias Busta Rhymes, surnom duquel il a été baptisé par Chuck D des Public Enemy. Le Dungeon Dragon s’est libéré de ses chaînes de son groupe les Leaders of the New School après cinq ans de bons et loyaux service pour répandre une parole prophétique qui contrastait avec son énergie délirante. Les trentenaires comme moi ont découvert ce trublion aux dreadlocks et à la gueule pas croyable sur MTV avec le vidéoclip clownesque « Woo Hah!! Got You All In Check« , affublé d’un sample tout aussi mutin de « Space » du grand Galt McDermot (le compositeur de Hair).

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2Pac « Me Against the World » @@@@½


Bon bon bon… ce qui va suivre, vous connaissez l’histoire mais je vais quand même la ressasser encore, une fois de plus n’est jamais trop. 2Pac a deux albums à son actif, 2Pacalypse Now et Strictly For My N.I.G.G.A.Z, et sa cote de popularité sur la côte ouest ne cesse de grimper en flèche. Inutile de rappeller que Tupac Shakur est un poète rappeur plutôt beau gosse, charismatique à souhait, parfois sulfureux, capable de toucher l’auditeur grâce à sa rage de vivre, sa profonde sincérité et son engagement politique. Bon ça, c’est déjà dit, rien de vraiment nouveau… En cette année 1994, il est le plus sérieux représentant de Westcoast et le contexte médiatique autour de ses frasques amplifie le phénomène mais surtout le buzz autour de son album en cours. Une vie de thug, c’est plein de rebondissements.

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Notorious B.I.G. « Ready to Die » @@@@@©


On dit souvent que les œuvres des génies ont plus de valeur après leur mort. Ready To Die en est le parfait exemple.
1994. La Eastcoast allait connaître un nouveau phénomène de taille et de poids : Biggie Smalls, renommé The Notorious B.I.G. par son mentor et manager Puff Daddy. L’aventure commence quand cet ancien dealer, dit-on, fut découvert par Sean Combs dans un club de Brooklyn. Et le sobriquet que celui-ci a légué à son protégé n’avait rien d’anodin puisqu’il allait être la poule aux d’or du tout nouveau label Bad Boy Records, et bientôt le Roi de New-York. Catapulté au rang de star avec des singles ambivalents calibrés street et radio tels que « Juicy » (dont l’histoire raconte que le beat était conçu à l’origine par Pete Rock), « Party & Bullshit » ou l’incroyable remix de « Flava In Ya Ear » de Craig Mack, Christopher Wallace est devenu avec Nas et le Wu-Tang Clan le plus fier représentant de la côte est. Quinze ans après son assassinat, sa légende ne dépérit toujours pas et son nom sera à jamais ancré dans l’histoire du Hip Hop.

Note : rétrospective remise à jour à l’occasion des 15 ans de la disparition de Biggie.

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