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Busta Rhymes « The Return of the Dragon (The Abstract Went On Vacation) » [mixtape] @@@½


Vous vous rappelez sans doute il y a deux de cette mixtape The Abstract and The Dragon, sorte de gros best-of d’anciens morceaux et de remixes parsemé d’inédits, qui a permis à de nombreux fans de surfer sur la vague nostalgique de la belle époque Native Tongue. Le matin du 25 Décembre 2015, Busta Rhymes s’est déguisé en papa Noël pour offrir généreusement sa nouvelle livraison et pendant qu’il charbonnait pour envoyer sa mixtape dans nos chaumières, Q-Tip a pris des jours de congés. D’où le titre (The Return of the Dragon), et le sous-titre (The Abstract Went on Vacation).

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Busta Rhymes « Year of the Dragon » @@


Pas près de renoncer après le mauvais souvenir de Back on my Bullshit paru en 2009, Busta Rhymes a trouvé le moyen de sauver sa carrière post-Aftermath en signant chez Cash Money Recordings, le plus puissant label du moment. Youpi, le voilà affiché YMCMB… Si on nous avait dit ça il y a dix ans… inimaginable ! Comment passer du rappeur qui a contribué aux Native Tongues – et qui ose encore à l’heure actuelle jouer la carte de la nostalgie avec son documentaire Life & Rhymes ! – à… ça. Hélas, c’est la triste réalité. Ce n’est pas toutefois pas sous cet acronyme anti-puriste de cinq lettres que Busta diffuse son nouvel album Year of the Dragon gratuitement via la plateforme Google Play. Nouvel album? Sérieusement?

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Busta Rhymes « Back On My B.S. » @@1/2


busta-rhymes-back-on-my-bsOn ne peut pas dire que Back On My Bullshit soit bien né, encore fallait-il que sa conception fusse sous de bons auspices. Rewind vers l’année 2007, Busta Rhymes fait parler du successeur de The Big Bang. Before Hell Freezes All Over, c’était le nom de ce second album chez Aftermath Records, toujours dans une veine apocalyptique. Mais malheureusement, il fait plus parler de lui dans les rubriques à potins et judiciaires pour ses affaires d’agressions, peut-être pour tester la méthode de DMX. Mauvaise publicité pour Bus-a-bus.

Mais peu importe les démêlés avec la justice, sa maison de disque lance la promotion de Blessed; l’album a changé de nom entre temps ce qui a provoqué une seconde erreur de communication. Difficile de s’y retrouver dans ce méli-mélo quand Busta affirmait de son côté que son 8e disque sera Back On My Bullshit. Trop tard, la locomotive est lancée à pleine vitesse avec deux singles pour le prix d’un, « We Made It » avec les Linkin Park et le jumpoff « Don’t Touch Me », tout aussi dément que « Touch It ». Touche ou pas touche, Busta voit les choses en grand et force le destin quoiqu’il arrive, le docteur étant trop occupé sur sa thèse Detox. Pire, en pleine promo, il s’embrouille avec son grand patron, Jimmy Iovine. Des divergences et des problèmes de tracklisting qui ont conduit vers une cassure de contrat et son départ précipité vers une autre maison, Universal Motown.

C’est reparti pour un nouveau bordel. Contraint de devoir laisser une partie de son album, Busta Rhymes récupère une moitié du bébé, Dre gardant une partie dans du formol et le reste est éparpillé n’importe comment : « I Got Bass » ne restera qu’à l’état de clip, pareil pour « Don’t Touch Me » et c’est fort dommage. « We Made It » devient une iTunes bonus track, « G-Stro » (produit par les Neptunes) finit sur la bande-son de Fast & Furious 4 et l’album retrouve le nom qu’il a toujours voulu lui donner : Back On My Bullshit, ou B.S pour rester poli. C’est Pharrell qui a eu l’idée de ce titre, car en abrégé, ça fait BOMB. D’ailleurs, cette idée qui n’est pas la sienne est la seule vraie idée de ce disque.

Il fallait s’en tenir à cette phrase pour voir que c’était foutu d’avance. Busta avait déclaré qu’ « un album de Busta sans J Dilla n’est pas un album de Busta ». Gros problème : il n’y a pas de track produite par J Dilla. Promesse non tenue, Back On My BS n’est pas un vrai disque de Busta… C’est con, la pochette est vachement sympa.

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Busta Rhymes « The Big Bang » @@@@½


La signature de Busta Rhymes sur Aftermath Records, le bastion de Dr Dre, a fait un grand boum dans le rap game il y a deux ans. La collaboration étroite entre le légendaire docteur et le MC le plus farfelu de la planète, établie sur ‘Genesis’ en 2001 avec le fracassant « Break Yo Neck », a porté son fruit, un fruit qui a mûrit pendant plus d’un an, un an d’attente (de trop) pour les fans habitués aux sorties annuelles de Busta. 2006 est l’année du phoenix et à Busta d’imploser avec ‘The Big Bang’ (Aftermath/Polydor), son septième album dont le titre inspire une certaine ambiguité : la naissance d’un univers et une grosse bombe sonique. C’est par ailleurs le troisième point de départ, si on peut dire, de la carrière solo de Busta Rhymes, et une seconde renaissance après son divorce d’avec J Records. Bus-a-Bus grossit de façon significative les rangs d’Aftermath/Interscope aux côtés de pointures de haut standing : la dream team Eminem, 50 Cent, Eve et The Game. Une nouvelle maison, un nouveau producteur à la renommée indiscutable et un homme nouveau (il a coupé ses dreads de façon symbolique) qui se veut, la trentaine passée, plus que jamais le leader de la nouvelle école.

Chronique originale écrite le 1er Juillet 2006

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Busta Rhymes « It Ain’t Safe No More » @@@@


L’insécurité était omniprésente, partout, depuis les événements tragiques du 11 Septembre 2001. Après sa nouvelle genèse, le chao régnait de nouveau dans l’esprit de Busta Rhymes après ‘E.L.E‘. ‘It Ain’t Safe No More…‘ marque une étape ténébreuse dans la carrière du rappeur, et c’est ce contraste que revêt ce sixième album solo. A la production, on retrouve producteurs à la mode (The Neptunes), compagnons de route (J Dilla, Rockwilder, Swizz Beatz et DJ Scratch) et d’autres personnages qui ne sont pas nés de la dernière pluie acide (Rick Rock et MegaHertz). Sorti en 2002, c’est aussi son second et dernier disque sur J Records, et dernier d’une série d’un album par an en moyenne.

Rétrospective écrite en 2006 revue en 2016

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Busta Rhymes « Genesis » @@@@½


Chaque année depuis 1996, Busta Rhymes sortait coup sur coup un disque solo de haute teneur, ce qui lui permettait de rester constamment dans les charts et parmi le top10 des rappeurs new-yorkais. Hélas ‘Anarchy‘, sorti dans les dernier rayons de soleil du XXe siècle, n ‘a pas fait l’unanimité. Trop avant-gardiste ou trop décalé? Là n’était pas la question, notre rappeur avait besoin de renouveau. La providence a voulu qu’il fusse signé sur J Records, le label que Clive Davis venait tout juste de créer en 2001. ‘Genesis‘, c’était une seconde chance, celle d’un Busta Rhymes 2.0, régénéré après le cataclysme de l’an 2000. Son entourage du Flipmode Squad reste le même, cependant l’équipe de producteurs a évolué pour aller dans une nouvelle direction.

Rétrospective écrite en 2006 revue en 2016

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Busta Rhymes « E.L.E. (Extinction Level Event) : The Final World Front » @@@@


Troisième chapitre discographique de Busta Rhymes avec ‘E.LE. : The Final World Front‘. Comme chaque année depuis 1996, le leader du Flipmode Squad augure un disque dont les titres laissent présager un malheur imminent. Sorti fin 1998 alors qu’il figurait parmi l’élite des rappeurs new-yorkais, ‘E.L.E.’ annonce la fin d’un cycle, d’un millénaire, ou du monde, d’après Paco Rabanne. Un monde sans futur serait plus juste si l’on s’en tient à l’introduction fort pessimiste. Et cette pochette presque prémonitoire avec cette explosion gigantesque en plein milieu de New-York si on repense aux événements du 11 Septembre. Paradoxalement, cet opus est plu est plutôt mainstream et meilleur que le précédent ‘When Disaster Strikes‘, asseyant définitivement son statut de star internationale et – ironie de l’histoire – lui valant d’être nominé dans la catégorie Meilleur Album Rap aux Grammy Awards… en l’an 2000.

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Busta Rhymes « When Disaster Strikes » @@@@


Après son arrivée fracassante avec The Coming, Busta Rhymes revient l’année suivante en 1997 avec l’album n°2, ‘sophomore’ comme disent les amerlocks, ‘When Disaster Strikes’. Le titre démarrait la thématique de fin du monde qui se perpétuera au fil des prochains albums. Les présentations ainsi faites, inutile de bavarder plus longtemps.

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Busta Rhymes « The Coming » @@@@½


The Coming est le début des aventures fracassantes de Trevor Smith alias Busta Rhymes, surnom duquel il a été baptisé par Chuck D des Public Enemy. Le Dungeon Dragon s’est libéré de ses chaînes de son groupe les Leaders of the New School après cinq ans de bons et loyaux service pour répandre une parole prophétique qui contrastait avec son énergie délirante. Les trentenaires comme moi ont découvert ce trublion aux dreadlocks et à la gueule pas croyable sur MTV avec le vidéoclip clownesque « Woo Hah!! Got You All In Check« , affublé d’un sample tout aussi mutin de « Space » du grand Galt McDermot (le compositeur de Hair).

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