Qui écoute encore Lil Wayne en 2025? Ok, qui se rappelle qu’il a été gracié par Donald Trump? Maintenant qui soutient Weezy maintenant qu’il en doit une à Trump? Vous voulez lui laisser sa chance? Je vais le faire, d’une oreille, pour Tha Carter IV. Déjà ça commence pas terrible avec cette pochette qui ressemble trop à celle du III…
Allez, on y va, en se forçant, « pour le geste ». Le début semble bien parti avec « Welcome To Tha Carter » et « Bells », puis patatra, l’autotune sur « Hip-Hop », encore cette fâcheuse habitude depuis 18 ans. C’est à cause de lui qu’il y a des Young Thugs, dont le Barter 6 est paradoxalement préférable à ce sixième opus de la série Carter… Mais en dehors de l’autotune, c’est pas que Lil Wayne s’en prendrait à son ancien protégé Drake dessus? Il me semble que si… Il faut reconnaître que cette une entame plutôt correcte, jusqu’à « Banned From NO ». Puis progressivement, ça part en vrille complet. Même problème que tout ses albums depuis Carter III : Allo ? Y a quelqu’un à la D.A.? qui ne soit pas en train de se curer le nez ?
A partir de « The Days » avec Bono de U2, démarre deux tiers d’album insipides et pop/rock radio (le genre que les programmateurs de Virgin Radio raffolent). L’envie de zapper dès l’intro de certains titres est réelle, d’ailleurs elle se réalise souvent, comme pour « Island Holiday » qui interpole horriblement « Island on the Summer » de Weezer. Au point qu’en plus de zapper les morceaux, on appréhende la suite en se disant « merde sur quoi je vais tomber encore ». Et c’est encore la même merde. Il a même bossé avec le comédien-compositeur Lin-Manuel Miranda sur « Peanuts 2 N Elephant » (avec son coucou à Trump…). Les gens qui me connaissent sur Bluesky savent à quel point je déteste Lin-Manuel Miranda (encore plus depuis qu’il bosse chez Disney mais je le hais pas autant que Trump). Saccage de « Ave Maria » d’Andrea Boccelli avec Wyclef Jean comme complice, gros facepalm… Envie de me crever le tympan (j’écoute d’une oreille je rappelle). Vite, le reste en avance rapide, juste de la trap sans âme.
60% de Tha Carter VI est devenu l’un de mes pires cauchemars musical. J’ai lâché l’affaire depuis le titre avec Bono. Heureusement la dernière partie est à moitié sauvée par un Mannie Fresh sur « Bein’ Myself » (mais qui a perdu son style ‘Mannie Fresh’…) et le dernier titre « Written History ». En insistant, on peut ajouter aussi le sample pop vintage pour « Cotton Candy » avec 2 Chainz, sympa mais wtf. Le volume V sorti avant le COVID tenait à peu près la route, le VI, c’est la sortie de route.
LA NOTE : 6/20.


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