Snoop Dogg presents « Bible of Love » @@@@


G Funk, gangsta rap, country, EDM, funk, reggae, r&b… Snoop Dogg est passé par pas mal de genres musicaux durant sa longue carrière, sans que son intégrité en soit égratignée, parce que Snoop c’est le cool incarné. Et malgré les cheveux blancs et la vue qui baisse, sa productivité n’a pas faibli cette décennie. Tenez, rien qu’en un an, il a publié un nouvel album, Neva Left, et deux bons EP, plus ce qui vient de sortir, cette compilation qu’il produit, Bible of Love. Il pourra maintenant ajouter « gospel » dans sa liste des genres musicaux qu’il a traversé, et avec éclat.

Snoop Dogg presents Bible of Love contient pas moins de 30 belles chansons. Ce projet soutenu par RCA, filiale de Sony, a été co-produit par Lonny Bereal (Bereal c’est son vrai nom en revanche il s’appelle comme le père de Jésus), une figure discrète du r&b cependant plusieurs fois nominé aux Grammy Awards, ce qu’on appelle une valeur sûre. Aussitôt l’écoute lancée avec « Love For God« , en compagnie de Uncle Chucc, The Zion Messengers et K-Ci des Jodeci (le bougre n’a rien perdu de sa puissance vocale), que la ferveur opère. Croyez-le, que l’on soit croyant ou non, ça marche, c’est la magie du gospel. Ravi de voir également d’anciennes figures familières du r&b (toujours d’actualité toutefois), dont K-Ci, Charlie Wilson, Faith Evans, The Clark Sisters ou encore Mary Mary. Bible of Love ne propose pas seulement que du gospel, c’est l’occasion de ré-entendre également du très bon r&b « à voix », comme on en écoutait à la fin des années 90/début des années 2000. C’est sûr qu’on aurait aimé voir d’autres personnalités (John Legend, Anthony Hamilton ou Mary J Blige peut-être) mais il n’en a pas été ainsi. Mais on a la chance de bénéficier de la présence de cette immense dame qu’est Patti Labelle sur « When It’s All Over« . On met notre main sur le coeur.

Snoop étant sur le coup, il n’est pas étonnant de voir ses proches participer à cet album fleuve. Outre Uncle Chucc, on peut voir Daz Dillinger sur « Chizzle » aux côtés de Sly Piper (vous vous souvenez, le mec qui a fait le refrain façon Nate Dogg du single « Kush » de Dr Dre et Snoop Dogg en 2010?). Par contre, très mauvaise idée d’avoir transformé la voix de Soopafly par de l’autotune sur « Praise Him« , grossière erreur. Le phrasé typé ‘trap’ de Jazze Pha peut déconcerter aussi, mais quand on écoute un titre comme « Crown« , on peut que saluer cet habile mélange de tradition et de modernité. Un autre point sur lequel le grand-père Snoop ne déçoit pas, c’est au chant où les progrès sont notables. C’est bien plus juste qu’il y a dix ans avec « Sexual Eruption » et « Cool« , quand Teddy Riley l’a poussé à pousser la chansonnette pour Ego Trippin‘. Ses prestations sur « Sunshine Feel Good » avec Kim Burrell ou le single « Words Are Few » sont plus qu’honorables.

 

Bible Of Love arrive à point nommé comme ces rayons de soleil qui nous réchauffent le coeur, le corps et l’esprit. Snoop en soutane a fait le taf et même si le résultat aurait pu difficilement être moyen, le rappeur n’a pas eu peur d’y mettre sa patte pour redonner à la fois un petit coup de vieux, et de neuf.

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