Heavy Metal Kings « Black God, White Devil » @@@½


Au départ Heavy Metal Kings était un projet collaboratif et très explosif né en 2011 de la volonté de Vinnie Paz (Jedi Mind Tricks, Army of the Pharaohs…) et d’Ill Bill (Non-Phixion), faisant suite à leur titre apocalyptique « Heavy Metal Kings » extrait de Servants in Heaven, King in Hell, grand album des Jedi Mind Tricks sorti en 2007. Dix ans après leur rencontre historique, le duo reforme les Heavy Metal Kings pour Black God, White Devil (Enemy Soil, Uncle Howie Records) avec l’assistance d’un troisième larron, l’autre membre des Non-Phixion, Goretex.

Quelques secondes viennent à peine de s’écouler depuis l’intro de « Seance Gone Wrong » qu’on se prend des coups de massues dans le crâne. Et c’est pas prêt de s’arrêter avec les douze morceaux qui suivent. La trachée caverneuse de Vinnie Paz racle les conduits auditifs tandis qu’Ill Bill crache des flammes et Goretex postillonne de l’acide. En trois mots, c’est du rap criminel, maléfique et violent (hardcore ça paraît gentillet). Pas de punk shit, niveau M.O.P. minimum car le duo + 1 à temps partiel ne lésine pas sur les armes à gogo, références à l’Ancien Testament, visions d’horreur, et même de la coke à sniffer  (« Bad Hombres« ). The Punisher serait totalement dans son élément dans cet univers sans foi ni loi.

Black God, White Devil recèle (légalement) de morceaux très puissants (« Golan & Gobus« , « Killing Technologies« , « Black Mass Lucifer« ), où Ill Bill paraît titanesque (« If You dont believe in God I’ll prove You Lucifer exists ») et ne plie genou que pour prier pour les monstres sacrés partis rejoindre l’Au-Delà trop tôt (« RIP Sean P » lâche-t-il sur « Egyptian Moses« ). Ils ont beaux s’appeler les Heavy Metal Kings, il n’y a toujours pas de sample de hard rock et encore moins de heavy metal dessus, ç’aurait été grandiose, juste du rock à la limite (comme sur « Mercyful Fate« ). Mais l’état d’esprit « heavy metal » est bien présent. Evidemment, pour les habitués des JMT ou AOTP qui ont pu se forger à leur mentalité guerrière, la douleur paraît plus facilement supportable puisqu’on retrouve des beatmakers que l’on connaît bien, comme C-Lance, Sicknature, DJ Eclipse, Apathy et notre Blastah Beatz national qui assure sur deux titres, dont « Gemini Lounge » avec cette petite ritournelle semblable à une musique de Noël pour enfants.

Il est vrai qu’avec Louis Dog, les sorties se suivent et se ressemblent, ce n’est pas la première fois que j’en fais la remarque qui me paraît légitime. Alors qu’on se pose la question de savoir si on doit s’en lasser ou pas de ce manque de renouvèlement, la connexion Brooklyn-Philly éclabousse de la cervelle partout avec les grosses cartouches de ce Black God White Devil. Finalement, ne rien changer à leur musique diabolique c’est pas si mal.

 

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