Archives du mot-clé Blastah Beatz

Heavy Metal Kings « Black God, White Devil » @@@½


Au départ Heavy Metal Kings était un projet collaboratif et très explosif né en 2011 de la volonté de Vinnie Paz (Jedi Mind Tricks, Army of the Pharaohs…) et d’Ill Bill (Non-Phixion), faisant suite à leur titre apocalyptique « Heavy Metal Kings » extrait de Servants in Heaven, King in Hell, grand album des Jedi Mind Tricks sorti en 2007. Dix ans après leur rencontre historique, le duo reforme les Heavy Metal Kings pour Black God, White Devil (Enemy Soil, Uncle Howie Records) avec l’assistance d’un troisième larron, l’autre membre des Non-Phixion, Goretex.

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Blastah Beatz « PhD in Beatmaking » @@@@


Fin 2011, le jeune étudiant franco-portugais Blastah Beatz avec atteint le grade de Master avec Graduate Studies. Mais le cursus n’était pas encore terminé puisqu’il s’est inscrit dans un doctorat de beatmaking qui prendra presque cinq ans de travaux. Soit le temps de rassembler du beau monde venu de l’autre côté de l’Atlantique, de concevoir des prods à leur mesure, mettre en forme le tout avec un artwork chouettement horrorcore… Voici le résultat de ses travaux avec PhD in Beatmaking.

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Army of the Pharaohs « In Death Reborn » @@@@


Army-of-the-Pharaohs-In-Death-Reborn

Il s’est passé quatre ans depuis la dernière campagne des Army of the Pharaohs, un bail ! Mais les batailles n’ont jamais cessé pour nos guerriers : Vinnie Paz a sorti deux albums solo, celui du duo Heavy Metal Kings avec Ill Bill et s’est réconcilié avec Jus Allah pour un nouvel effort des Jedi Mind Tricks (Violence Begets Violence), Apathy a enfin balancé le premier album des Demigodz l’an dernier (KILLmatic), Reef the Lost Cauze a balancé un proiet collaboratif, Esoteric idem avec 7L et Inspectah Deck (l’excellent Czarface)… Personne n’a chômé à vrai dire, les membres d’AOTP menaient sur tous les fronts. Le moment était propice pour Boxcutter Pazzy de ressortir ses troupes des sables et de les mener un nouvel assaut aussi violent qu’inattendu.

Apatha, Blacastan, Block McCloud, Celph Titled, Des Devious, Doap Nixon, Demoz, Esoteric, King Magnetic, King Syze, Planetary, Reef the Lost Cauze, Crypt the Warchild, presque tous les fidèles ont répondu à l’appel aux armes de Vinnie P pour In Death Reborn avec un seul but : encore plus de tueries, du genre à réveiller les morts. Première track, « Curse of the Pharaohs« , une vraie boucherie (signée par le franco-portugais Blastah Beatz) où les grondements du beat ressemblent à des tremblements de terre. Et il y en a 13 autres comme ça qui suivent ! Les thèmes n’évoluent pas d’un iota, tout est question de stratégies de guerre, sous n’importe quelles formes, qu’elles fassent références à l’Ancien Testament, ou qu’elles soient virtuelles (« Digital War« ) ou mafieuses (« Ninkyo Dantai« ). D’un côté, cela peut être perçu comme un reproche, de l’autre, tant mieux si ça ne change pas: on veut du sang, des boyaux, de la rate et du cerveau, peu importe. Les MCs foncent comme des gladiateurs qui n’ont rien à perdre.

Ce qui change un peu, ce sont les producteurs avec l’apparition de nouveaux noms (parfois inconnus) parmi les habitués (C-Lance, Stu Bangas, Vanderslice…). Pour les amateurs d’anime, on reconnaîtra les cris de Sangoku en pleine concentration de sa puissance sur « God’s Particule« , ça colle bien avec le côté bourrin d’AOTP.

U-God « Keynote Speaker » @@@½


Pendant très longtemps U-God était perçu comme le vilain petit canard du Wu-Tang : deux premiers LPs solos honteux, critique envers RZA, personnalité en retrait par rapport à ses camarades… Il se requinque en 2009 avec l’effort honorable Dopium pour conjurer le sort et enfonce le clou avec ce Keynote Speaker, facilement son meilleur album.

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Blastah Beatz « Graduate Studies » @@@@


Blastah Beatz est un nom qui revient sporadiquement dans les crédits d’instrus de rappeurs américains. Il se fait connaître début 2009 en réalisant quelques instrumentaux pour Padded Room de Joe Budden, puis plus tard Kool G Rap et d’autres encore qui se retrouvent sur cet album Graduate Studies. Une des particularités de ce beatmaker repéré par Sha Money XL est qu’il est franco-portugais, mais ce n’est pas tout.

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Joe Budden « Padded Room » @@@1/2


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Padded Room marque la fin de la traversée du désert pour Joe Budden. Son histoire pas drôle on en connaît les grandes lignes mais je vous refais le résumé : laissé pour compte par les responsables de Def Jam sous l’ère Shawn Carter (qui de toute façon ne le portait pas dans son coeur), le rappeur originaire du New Jersey a survécu grâce à sa très bonne série de mixtapes Mood Muzik et la fidélité de ses fans sur la toile, ceux qu’il appelle ses « Internet soldiers ».

Joe n’a pas lâché l’affaire et a pris sa carrière en main, ses efforts récompensés par une signature chez la société indépendante Amalgam Digital, qui offre une véritable plateforme de distribution via le téléchargement légal en plus du format CD. Certes ses ambitions ont été revues à la baisse, pas le choix, ce n’est pas avec les royalties de son premier album éponyme que Joe Budden aurait continué de faire bouillir la marmite. C’était sa seule option pour perdurer dans le rap game et malgré une attitude qui lui fait terriblement défaut, c’est tant mieux pour lui. Quatre ans à galérer pour enfin écouter Padded Room, le deuxième album de Joe Budden. Mais je vous préviens, c’est pas marrant du tout.

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